Saint-John Perse (de son pantalon)
En ce moment je prends pas mal le train, deux fois en deux jours. Ce qui vaut à 3 articles écrits en deux jours. C’est énorme, c’est même presque inquiétant. Si je donne pas de nouvelles c’est que j’ai fait une syncope ou un truc du genre. Sans plus tarder, l’article.
c’est vrai ça, cessons de tourner autour du pot avec des intros à n’en plus finir, des préfaces et des prologues, allez. L’article. Sans plus tarder. Tout de suite.
L’article.
Maintenant. Bon la semaine dernière j’ai fait un tournage. Le film ça s’appelle Jo est mort. Je vous le donne en mille, ça parle d’un mec qui s’appelle Jo. Ca c’est le synopsis en résumé. Les acteurs : quatre, dont un mort, Jo. Les lieux : une route, deux appartements, un intérieur avec un cercueil. Celui de Jo. Qui s’appelle donc Jo.
Objectivement
L’équipe était très sympa: un accessoiriste qui imite le moineau à merveille, une costumière qui imite le pigeon a merveille, et moi qui imite le perchman à merveille. Non franchement on dirait vraiment que je perche des fois. Sisisi.
Tournage de 6 jours, dont deux en extérieur. Ces deux là ont été particulièrement étranges, parce que vu que c’était des séquences voitures, j’avais presque rien à faire à la perche, vu que je pouvais pas suivre la voiture en courant. Du coup j’attendais juste que mon ingé son se planque sur la banquette arrière, et moi j’aidais à placer les micros d’appoint quand la voiture repassait à mon niveau. Et le reste du temps je me les pelais sur un bord de route assis sur une chaise en métal, à côté des poubelles, en piétinnant pour me réchauffer. Mais avec un soleil rasant c’était presque joli. Ouais si un peu des fois. En regardant bien.
Parlons un petit peu de la réalisatrice. C’est un fille plutôt dynamique, et honnêtement, rigolote. D’ailleurs si vous voulez faire un film un peu burlesque, ou une comédie un peu décalée, et que vous avec besoin d’un personnage féminin un peu marrant, je la trouve douée en mimiques. A mon avis il y a clairement moyen d’en tirer quelque chose: c’était flagrant lorsqu’elle dirigait les acteurs, et qu’elle mimait les expressions qu’elle voulait, en les appuyant plus que nécessaire. Eh ben moi qui en général ne faisait rien d’autre que faire chier le monde avec ma perche et mes câbles, j’ai noté ça. Elsa Rysto : comédienne burlesque. (bon c’est réducteur mais c'est pour m'en souvenir) Ah oui parce que les câbles c’est toute une affaire. Lorsque tout le monde est prêt et que toi tu viens de boire ton café en 0.003 secondes, plus vite que google (en te brûlant la gorge au 3ème degré au passage), t’amène ton bordel de câble en butant au passage dans absolument tout (rails de travelling, cubes de machinos, scripte qui traînait là), et là t’as 20 secondes pour les démêler. Vous avez déjà eu à démêler des fils d’écouteurs en vrac, gardés dans une poche de jean ? Ben là pareil, sauf que ça fait 20 mètres, que t’as très peu de temps et que toute l’équipe t’attend en tapant du pied. Bon c’est pas tout à fait vrai. Mais une fois quand même je me suis trimbalé avec un sac de nœud qui me suivait partout dans l’appart en ramassant toute la poussière, et se soulevait à chaque fois que je levais les bras. Mais à part ça je suis pas trop un baltringue.
Subjectivement
Je vous fait une brève description de l’équipe :
La réalisatrice, l’accessoiriste, la costumière, c’est fait. Mais y’avait aussi un chef machino très sympa mais avec une drôle de coiffure, rasé sur les côté mais long et souple sur le dessus. Une scripte avec un sac quechua et des chaussures de rando, une ingé son qui parle fort et rigole tout le temps, un chef op image un peu flegmatique-souriant, un assistant cam / pointeur assez discret mais avec quelques bonnes blagues (il fait le point : « nan attends là je suis mou sur ta bite » … et là, on a bien rigolé, avec les copaings).
Une chef déco qui me faisait penser à quelqu’un et j’ai JAMAIS réussi à trouver qui, et ça m’exaspère.
J’en oublie mais j’arrête là.
Conclusion
Une semaine fatigante. Pour vous dire le dernier jour je me suis levé à 5h40, et couché à 5h40 le lendemain. Une simili-nuit blanche. Comme dans mon premier article. D’ailleurs, la boucle est bouclée, et c’est sur ce, et avec panache, que vous annonce que ce blog s’arrête, définitivement. Adieu la scène, adieu les fans, adieu le succès naissant, la spirale de la drogue, adieu les meufs.
Eh non eh oh c’est pas vrai oh je déconne.
Eh revenez…
..
Eh…
Bientôt Jo 2: Undead Nightmare.












