MICROFILM teaser #4 from Raphael Guillemot on Vimeo.
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MICROFILM teaser #4 from Raphael Guillemot on Vimeo.
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MICROFILMS teaser #1 from Raphael Guillemot on Vimeo.
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QLF
Étude comparée
Aujourd’hui, j’ai beau poster dans Tracks, ce n’est pas vraiment la critique d’une track que je vais faire, mais bien de deux (bande de petits veinards): l’originale et la remix. C’est la première fois que je me prête à cet exercice, j’ai fait quelques…
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News
Bonjour à tous et à toutes!
Une news uniquement pour dire que j'arrête le blog les rubriques AlbumAutopsy, où j'avais chroniqué presque que dalle.
Parce qu'en fait, moi et Calvin Saltona on va écrire sur un blog commun qui s'appelle Musicophagie (http://musicophagie.wordpress.com/)
Du coup comme ce blog n'a pas pour vocation d'être un blog de critique, c'est plus simple, et puis le format que j'avais choisi pour faire ça ne me convient guère finalement. Trop long, trop chiant à écrire.
Mais si vous aimez mes critiques, si vous aimez la musique, venez sur Musicophagie, on s'y amuse comme des petits fous.
A bon entendeur,
Cyph3rt
#AlbumAutopsy 2
Artiste: Tv on the radio / Album: Dear science / année: 2008
tv on the radio by cyphert on Grooveshark
Dear science fait partie de ces albums que vous mettez une fois, qui vous plaisent sans plus, que vous ré-écoutez deux mois plus tard et ouais, c'est pas mal, effectivement. Encore deux mois plus tard: vous l'écoutez deux, trois fois et franchement c'est vachement bien. Finalement vous l'écoutez en boucle. Et de l'apparente masse relativement insipide du début il n'est plus question: vous connaissez toutes les chansons par cœur.
A la base, j'avais écouté l'album car une des chansons m'avait fait forte impression dans la B.O. de Breaking Bad (quelque part dans la saison 2 ou 3...), concluant un épisode avec une scène forte se terminant sur un noir faisant office de point d'orgue sentencieux. Comme d'habitude, quoi.
L'artiste
TV on the Radio est un groupe de rock américain à géométrie variable originaire du quartier de Brooklyn à New York, mélangeant rock et soul, avec des influences free jazz, doo-wop, teintées souvent de psychédélisme.
Démerdez-vous avec ça.
L'album
L'album est sorti en 2008 , mais comme prévu j'ai dit que j'allais pas faire que des critiques d'albums juste sortis, ou très récents. Pour ceux qui seraient pas content, je vous encourage à aller sur le blog où je fais des critiques d'albums juste sortis ou très récents : albumjustesortisoutresrecents.tumblr.com
Pour ceux qui sont restés : Je vais parler un peu de l'album, histoire de meubler.
Cet album à un son très sec, très entrainant aussi. Il joue énormément sur des petits riffs, peu réverbérés, simple et efficaces, des rythmes autant à base de batterie que de claps, de percus, d'automations... En gros tout ce que le batteur trouve à portée de main (Je dirais entre 2 mètres 50 et 3 mètres autour de lui)
A l'inverse, un travail plutôt complexe sur l'harmonie et la mélodie est à noter : c'est lui qui apporte vraiment toute la saveur de l'album. Passé des phases trépignantes et relativement peu chantantes, souvent le morceau s'emballe et passe soudain d'une aridité grincante à une profusion de choeurs, un magma de cuivres, une pluie de cordes, le tout formant un torrent subtilement organisé. (métaphore un jour...) Le flow du chanteur (car j'ai décidé d'appeler cela un flow puisque souvent relativement scandé) est très particulier, alternant d'une rapidité nerveuse à des mélodies douces et pop. Ici aussi, le contraste fait partie intégrante du charme. Car c'est bien sur ça que repose l'album, que ce soit au sein d'une chanson, ou en maniant l'enchainement de celles-ci pour alterner du très doux à du très entrainant...
Graphique de l'album
Chansons notables :
Dancing Choose / DLZ (c'est celle de breaking bad)
Moments notables :
La subtile douceur du refrain de dancing choose, qui s'applique comme un baume avec un couplet acéré
Les violons pizzicato de Stork & Owl, très « j'habille mon personnage dans Les Sims »
La quasi totalité de Red Dress, complètement décomplexée sur les cuivres en midi et le chant, quasi-caricatural parfois.
Conclusion
Album atypique d'un groupe atypique, Dear science est, malgré une inconstance nette, un très bon album, que je conseille à tout le monde. Si vous arrivez à passer la première écoute sans vous arrêter et abandonner, les suivantes n'en seront que meilleures.
Oui, comme pour la sodomie.
Je ne parle pas d'expérience bien sûr.
J'ai lu des livres.
symptômes from Raphael Guillemot on Vimeo.
Projet de cinéma expérimental de fin d'année au SATIS, Symptômes avait pour but de travailler sur la synchrèse son/image.
Toutes les images sont issues de radios du corps humain (dont les miennes), et les sons viennent en grande partie d'un synthétiseur Roland, modifiés par la suite.
Réalisé par Raphael Guillemot et Gaetan Teissier
Les incroyabuleuses aventures du Koalapin
C'était un soir de répétition. Je sors de l'hôtel de la musique, enfile mon bonnet parce qu'il fait un peu froid, et me dirige vers la banque populaire la plus proche, à 50 mètres, dans le but de retirer quelques billets roses, histoire de payer ma part du loyer du local. De musique. Vu que j'avais répétition ce soir-là.
Tout concorde. Je marche donc tranquillement sur ce petit parking en direction de la banque, en pensant que, quand même, ça fait chier, avec ce loyer je pourrais me payer au moins cinq pizzas, et d'ailleurs j'ai faim. Ah mais je peux plus prendre de pizza avec du jambon parce que j'essaye d'arrêter, mais au final la pizza c'est très bon aussi sans viande. Mais si j'essayais de devenir vegan, est-ce que je pourrais manger de la pizza sans fromage ? Probablement pas. Et alors la vie vaudrait pas la peine d'être vécue.
« Ce matin, un lapin, a tué un chasseur... »
La vie sans pizza ce serait l'enfer en fait, je sais même pas si je pourrais me consoler juste en mangeant des crêpes. Ah mais non y'a du lait et des œufs aussi. Ouais, donc, impossible.
« Ce matin, un lapin... a tué un chasseur... »
Je sors de mes pensées, car, derrière moi, une voix de haut-parleur chantonne. Je suis presque devant la banque.
Je me retourne, et m'aperçois qu'une voiture de police me suit, au pas, sur ce parking, et que le passager, avec un sourire narquois, me regarde, son petit micro de megaphone dans la main. Il y a quatre flics dans la voiture.
« Ce matin, un lapin... a tué un chasseur... »
J'arrive devant le distributeur, et je me retourne carrément devant la voiture qui s'arrête à mon niveau, à quelques mètres de moi. La vitre ouverte, le type me regarde et me lance : « Tu veux que je continue ? »
-euh... ...non ça va.
Petit blanc.
Sourire narquois.
Deuxième petit blanc.
Je décide de me retourner et de retirer mes 5 pizzas en liquide. Derrière moi la voiture redémarre doucement.
« C'était un lapin qui... avait un fusil... »
La voix disparaît, la voiture accélère, trois petit tours et puis s'en va.
Alors moi j'ai des questions quand même :
-Est-ce que c'était des vrais flics ?
-N'ont-ils pas mieux à foutre que de vanner les citoyens, quand bien même auraient ils un bonnet ridicule ?
-Me suis-je endormi quelques minutes entre le local et la banque, et tout ça n'était qu'un rêve ?
-Si les flics en civil existent, l'inverse est-il possible ? Et si oui, pourquoi ?
Vous avez deux heures.
Conclusion :
Alors d'abord c'est pas un lapin, c'est un koala.
Donc nique la police.
Impro métro
J'étais dans le métro y'a pas longtemps. Genre ce matin. Genre y'a une heure. Il était approximativement 10h50, j'avais pas mangé, ni bu de café, ou de thé, ou de vodka-redbull : j'étais pas réveillé. J'arrive sur le quai, le pas léger et la bouche pâteuse, et je remarque une mélodie. Celle de la voix d'un type, qui chante quelque chose de très triste. Je le localise : en face, sur l'autre quai, le mur en carreau blanc s'ouvre sur un tunnel qui mène à un escalier, vers la sortie. Dans ce tunnel est assis un sans-abri, jeune, la trentaine, qui chante cette chanson très jolie et triste. Pour le coup on dirait un chant d'église, avec des accents médiévaux. Ma connaissance de la musique médiéval s’arrêtant à « ça fait église », je vais pas essayer de mieux le décrire. Mais ça n'a pas de structure distincte, et pourtant il chante juste, comme une mélodie improvisée infinie. Donc ce type m'émeut, je suis ému, je me meus mollement vers un siège mais omets de m'assoir. Je reste concentré sur la mélodie. Mais j'entends de la guitare. Le type s'accompagne à la guitare. Non.
Impossible.
Je l'ai vu, il n'avait pas de guitare. Et aucun musicien près de lui. Je jette un œil à droite, et aperçois un musicien de métro sur le quai. Le mien de quai. Pas celui d'en face. Celui duquel on peut voir le chanteur. Ce musicien, qui est probablement arrivé peu après moi, improvise de la guitare par dessus le chant médiévalo-psalmodique de l'homme. Et apparemment, je suis le seul à trouver cette scène merveilleuse.
Pendant peut-être une minute, avant que le métro arrive, je me recueille, je m'étonne. J'observe et constate ma chance. La mélodie obtenue est très belle, le guitariste joue en regardant le chanteur avec un sourire, mais crispé car il essaye de suivre son chant difficile à prévoir, et probablement en dehors de son répertoire habituel. Le métro arrive enfin, tout le monde rentre et c'en est fini du moment parfait. Le guitariste rentre derrière moi et se met sans plus tarder à chanter des chansons hispaniques très estivales, à grand renfort de tapage du pied. Il joue sa routine du saltimbanque de transport, il fait ses trois stations réglementaires et s'en va. Il ne sourit plus.
#AlbumAutopsy
Aujourd'hui j'inaugure une nouvelle rubrique sur ce blog que j'ai nommé Album Autopsy (AA pour les intimes, AAA pour les anciens alcooliques anonymes).
Chaque semaine (ou plus si la rubrique plait et si j'y arrive), je ferais une petite critique et résumé d'un album, qu'il soit récent ou pas, qu'il soit connu ou pas, qu'il soit bien ou bien.
Je tiens à préciser que cette rubrique à pour objectif secondaire de traiter d'un album en entier, dans son organisation et sa cohérence interne, et non pas d'une chanson par-çi par-là. Nous sommes une génération qui perd un peu (même si j'évite de généraliser) la notion d'album, ayant des bibliothèques musicales immenses mise en aléatoire, ou un lecteur mp3 de 16Go, 2645 chansons, 128 heures de musique. J'évite la comparaison avec le zapping car ce n'en est pas vraiment, mais l'époque où on achetait un album/vinyle et qu'on l'écoutait en entier au calme pendant une heure n'est plus. En tout cas pour ma part et de ce que j'ai pu observer jusqu'à maintenant. Cette rubrique à donc aussi pour objectif de refaire de l'écoute entière, posée et attentive (car il s'agit aussi de cela : écouter et ne rien faire d'autre, écouter en s'immergeant) d'un album quelque chose d'habituel. Si vous n'avez présentement pas le temps d'écouter un album entier, mettez le de côté, revenez plus tard, faites-vous un thé avec des cookies. Et écoutez. Pleinement.
Je vais commencer par un album que j'écoute beaucoup en ce moment :
Artiste : Cloud Nothings / Album : Attack on memory / année : 2012
Cloud Nothings / Attack on memory by cyphert on Grooveshark
(c'est bien : vous pouvez le lancer et commencer à l'écouter pendant que vous lisez ! Attention, si l'album se termine avant que vous ayez fini de lire, c'est que vous avez 7 ans, tout au plus. Je vous conseillerais alors de consulter un médecin au plus vite)
L'artiste
Cloud Nothings est un groupe de rock indépendant lo-fi américain formé à Cleveland, en 2009. Le groupe est composé du chanteur et guitariste Dylan Baldi, du guitariste Joe Boyer, du bassiste TJ Duke et du batteur Jason Gerycz 2009. Le groupe était à l'origine le projet solo de Dylan Baldi qui a réalisé ses premiers enregistrements dans la cave de ses parents en utilisant Garageband et en jouant des différents instruments.
(oui, je suis wikipediophile)
L'album
Cet album est sorti il y a peu, et on peut déjà noter que le suivant sortira cette année, car comme Dylan le dit : “or else I’ll feel like I’m lazy.”
Contrairement au précédent, qui sonnait plutôt rock californien, limite skate/plage, celui là est plus sombre, plus sérieux, moins sautillant. Tout en gardant une pêche et une force monstrueuse.
Mélange de rock ado mélodique, de punk/grunge et de rock indé harmonieux un poil minimaliste, je trouve que cet album dégage quelque chose de particulier. Une sorte de nostalgie, comme un regard jeté en arrière sur ses influences. Très original cependant, car il arrive à surpasser les modèles du genre en apportant une science de l'harmonie mélangée à un instinct rock primaire à base de grosses montées en deux temps et quatre accords.
Cet album n'est constitué que de tubes, ou presque. Sur les 8 chansons, 6 au moins pourraient être de très bons singles.
La voix du chanteur est un élément sur lequel on peut s'attarder, car même si certains pourraient la trouver trop instable, voire presque désagréable, je trouve qu'elle se marrie parfaitement au mélange aigre/doux des morceaux. Elle apporte une touche grunge là où la disto n'est pas assez sale pour le faire...
Graphique de l'album
Chansons notables (si je devais en choisir deux) :
Stay Useless / No Sentiment
Moments notables
-La fin de Wasted Days, une chansons assez longue : après 4 minutes de stagnation/jam sur le thème principal, avec quelques déclinaisons, et une phase plus lente et calme, les derniers accords font complètement redémarrer la chasons, qui prend un nouveau souffle inattendu et se termine peu après.
-La chanson Separation, instrumentale et un peu dissonnante sur le refrain (mais est-ce vraiment le refrain?)
-Le début de No sentiment, au rythme tombant à la fois étrangement et parfaitement sur cette note répétitive et insistante, qui, au lieu de la mettre en avant, la relègue au rang de fond sonore finalement assez discret.
Conclusion
Un troisième album extrêmement réussi après deux albums passables (à mon sens), qui arrive à puiser dans des genres pourtant usés jusqu'à la corde et réussir à en tirer le meilleur tout en se forgeant une vraie identité : celle d'un groupe aussi bon sur scène qu'en studio, grâce à son mélange subtil de force et de douceur mélodique.
N'hésitez pas à me dire si vous pensez que cette rubrique est intéressante ou pas, si vous pensez qu'elle s'inscrit dans l'esprit du blog, si vous pensez que je devrais arrêter le blog et vendre des churros au carnaval de Dunkerque à la place.
Toute remarque/critique/insulte/menace de mort est la bienvenue.
Saint-John Perse (de son pantalon)
En ce moment je prends pas mal le train, deux fois en deux jours. Ce qui vaut à 3 articles écrits en deux jours. C’est énorme, c’est même presque inquiétant. Si je donne pas de nouvelles c’est que j’ai fait une syncope ou un truc du genre. Sans plus tarder, l’article.
c’est vrai ça, cessons de tourner autour du pot avec des intros à n’en plus finir, des préfaces et des prologues, allez. L’article. Sans plus tarder. Tout de suite.
L’article.
Maintenant. Bon la semaine dernière j’ai fait un tournage. Le film ça s’appelle Jo est mort. Je vous le donne en mille, ça parle d’un mec qui s’appelle Jo. Ca c’est le synopsis en résumé. Les acteurs : quatre, dont un mort, Jo. Les lieux : une route, deux appartements, un intérieur avec un cercueil. Celui de Jo. Qui s’appelle donc Jo.
Objectivement
L’équipe était très sympa: un accessoiriste qui imite le moineau à merveille, une costumière qui imite le pigeon a merveille, et moi qui imite le perchman à merveille. Non franchement on dirait vraiment que je perche des fois. Sisisi.
Tournage de 6 jours, dont deux en extérieur. Ces deux là ont été particulièrement étranges, parce que vu que c’était des séquences voitures, j’avais presque rien à faire à la perche, vu que je pouvais pas suivre la voiture en courant. Du coup j’attendais juste que mon ingé son se planque sur la banquette arrière, et moi j’aidais à placer les micros d’appoint quand la voiture repassait à mon niveau. Et le reste du temps je me les pelais sur un bord de route assis sur une chaise en métal, à côté des poubelles, en piétinnant pour me réchauffer. Mais avec un soleil rasant c’était presque joli. Ouais si un peu des fois. En regardant bien.
Parlons un petit peu de la réalisatrice. C’est un fille plutôt dynamique, et honnêtement, rigolote. D’ailleurs si vous voulez faire un film un peu burlesque, ou une comédie un peu décalée, et que vous avec besoin d’un personnage féminin un peu marrant, je la trouve douée en mimiques. A mon avis il y a clairement moyen d’en tirer quelque chose: c’était flagrant lorsqu’elle dirigait les acteurs, et qu’elle mimait les expressions qu’elle voulait, en les appuyant plus que nécessaire. Eh ben moi qui en général ne faisait rien d’autre que faire chier le monde avec ma perche et mes câbles, j’ai noté ça. Elsa Rysto : comédienne burlesque. (bon c’est réducteur mais c'est pour m'en souvenir) Ah oui parce que les câbles c’est toute une affaire. Lorsque tout le monde est prêt et que toi tu viens de boire ton café en 0.003 secondes, plus vite que google (en te brûlant la gorge au 3ème degré au passage), t’amène ton bordel de câble en butant au passage dans absolument tout (rails de travelling, cubes de machinos, scripte qui traînait là), et là t’as 20 secondes pour les démêler. Vous avez déjà eu à démêler des fils d’écouteurs en vrac, gardés dans une poche de jean ? Ben là pareil, sauf que ça fait 20 mètres, que t’as très peu de temps et que toute l’équipe t’attend en tapant du pied. Bon c’est pas tout à fait vrai. Mais une fois quand même je me suis trimbalé avec un sac de nœud qui me suivait partout dans l’appart en ramassant toute la poussière, et se soulevait à chaque fois que je levais les bras. Mais à part ça je suis pas trop un baltringue.
Subjectivement
Je vous fait une brève description de l’équipe :
La réalisatrice, l’accessoiriste, la costumière, c’est fait. Mais y’avait aussi un chef machino très sympa mais avec une drôle de coiffure, rasé sur les côté mais long et souple sur le dessus. Une scripte avec un sac quechua et des chaussures de rando, une ingé son qui parle fort et rigole tout le temps, un chef op image un peu flegmatique-souriant, un assistant cam / pointeur assez discret mais avec quelques bonnes blagues (il fait le point : « nan attends là je suis mou sur ta bite » … et là, on a bien rigolé, avec les copaings).
Une chef déco qui me faisait penser à quelqu’un et j’ai JAMAIS réussi à trouver qui, et ça m’exaspère.
J’en oublie mais j’arrête là.
Conclusion
Une semaine fatigante. Pour vous dire le dernier jour je me suis levé à 5h40, et couché à 5h40 le lendemain. Une simili-nuit blanche. Comme dans mon premier article. D’ailleurs, la boucle est bouclée, et c’est sur ce, et avec panache, que vous annonce que ce blog s’arrête, définitivement. Adieu la scène, adieu les fans, adieu le succès naissant, la spirale de la drogue, adieu les meufs.
Eh non eh oh c’est pas vrai oh je déconne.
Eh revenez…
..
Eh…
Bientôt Jo 2: Undead Nightmare.
#NowPurityring
Il y a un bon mois de ça, je suis allé à un festival de musique, où j'ai découvert quelques groupes sympas. Je vais aujourd'hui vous faire quelques courts paragraphes sur chacun de ces groupes, parce queuuuh.... Ben non parce que rien. Je vais faire des paragraphes sur ces groupes parce que rien. Parce que c'est mon blog et que j'ai pas besoin d'expliquer ce que je fais. Et parce que si vous êtes pas contents vous êtes géniaux, continuez à lire mon blog je vous aime et vous respecte. Paix et guérison.
Purity ring
Un des premiers groupes que j'ai découvert et bien aimé. Composé d'un DJ (prononcer déji), mais sans platines (un liver quoi), et une chanteuse, qui de temps en temps tapait sur un gong. Ouais. Bon.
C'est une sorte de pop-electro avec des gros accents de dance parfois, et surtout une utilisation pas du tout modérée du side-chain à partir du kick. (pour les non-initiés, en gros à chaque fois que ça fait BOUM, y'a tout qui fait CHUIIP). Mais c'est un peu leur marque de fabrique après tout, il est tellement partout cet effet que ça fait partie intégrante de leur son sans qu'on l'entende comme un effet.
Je vous le conseille, c'est très sympa, c'est rond, c'est doux, ça chante joliment. Lalala.
http://grooveshark.com/s/Lofticries/3G7tkC?src=5
http://grooveshark.com/s/Obedear/4Bvsli?src=5
Liars
En fait je connaissais liars d'avant mais je m'en souvenais plus. Thom yorke a fait une remix d'une de leurs chansons. Bref.
J'ai pas tellement aimé le live, pour tout dire, parce que le chanteur me tapait vraiment sur les nerfs à hurler des conneries et à danser comme un con. Je trouvais qu'il jouait un personnage, ça sonnait faux, et à chaque fois qu'il faisait son numéro, je me faisais un facepalm mental. MAIS c'est quand même super bien comme groupe. C'est une espèce de post-punk assez bizarre, assez moderne et qui joue beaucoup sur la dissonance, le désaccord et un mélange subtil entre l'acoustique, l'électro et la guitare électrique.
Je vous le conseille, c'est très sympa, c'est bizarre, c'est dérangeant parfois, c'est acide. Zoing.
http://grooveshark.com/s/No+Barrier+Fun/2I0SMA?src=5
http://grooveshark.com/s/Proud+Evolution/2JzQuL?src=5
Grizzly Bear
Probablement le groupe le plus connu du festival. Moi je connaissais pas du tout, et le live était bien mais ne m'a pas marqué particulièrement. Mais j'ai ensuite écouté chez moi, surtout le dernier album, c'est il faut bien avouer que c'est vraiment excellent. C'est une petite pop-rock-folk très originale, très subtile, haute en couleur. (mon dieu, est-ce que je viens d'utiliser l'expression haute en couleur ? Suis-je devenu rédacteur dans un magazin gratuit d'une mairie, vendant le dernier spectacle de marionnette ? Je vais me passer de l'eau sur le visage et je reviens.)
…
Je vous le conseille, c'est très sympa, c'est mélodique, c'est recherché, c'est reposant. Timdaam.
http://grooveshark.com/s/Sleeping+Ute/4OprN1?src=5
http://grooveshark.com/s/Yet+Again/4KYalI?src=5
Totally enormous extinct dinosaurs
Le seul artiste au final que j'étais vraiment venu voir. Et je n'ai pas été déçu. Un gros show, très marrant, très décalé, avec un thème halloween complètement assumé, et deux danseuses habillées soit en piaf soit en dinosaures. Et le mec derrière ses machines, avec une toque indienne qui s'allume. TEED c'est du gros electro danse intelligente (de l'idm?), c'est puissant, ça chante aussi, ce qui en fait quelque chose de plutôt accessible mais qui peut paraître au premier abord assez creux, ou assez typique d'une production commerciale et pas très intéressante. Mais ça ne l'est pas.
Je vous le conseille, c'est très sympa, c'est harmonieux, c'est puissant, c'est rigolo. DidouBWOB
http://grooveshark.com/s/Trouble/4JyeX6?src=5
http://grooveshark.com/s/Garden/4JyeJf?src=5
Conclusion :
Je m'éloigne un peu de la forme object/subject mais c'est ça la maturité, je prends du recul sur moi-même, sur ma vie. Et pis j'ai la flemme aussi / Seulement quatre personnes ont compris le jeu de mot débile du titre. Bravo à vous, vous gagnez une peluche en forme de gad elmaleh.
(Les petites boules blanches à côté du mec c'est un controleur en fait. oui oui.)
SABLE from Raphael Guillemot on Vimeo.
Ce film a été réalisé pour le concours d'ARTE: "le jour le plus court". Vous pouvez voter pour lui ici: php.arte-tv.com/court-circuit-off/00_NEW/concours/playerConcours.php?film_id=266 &page=20&vote=0&concours_id=10&order=orderTitre
Synopsis: Le lendemain d'une supposée fin du monde, un homme se réveille sur une plage. Seul...
Cafardeux sirtaki / Moussaka dépressive
Hier je suis allé voir un film, « l'éternité et un jour », de Théo Angelopoulos. Enfin c'est probablement pas hier pour vous, mais à l'heure où j'écris cet article c'était hier. Pour vous hier ce sera il y a 3, 4 jours, voire une semaine. Dans mon futur vous comprendrez que hier pour moi aujourd'hui c'est en fait il y a une semaine pour moi. Enfin dans mon futur ce sera pareil que vous. Mais là c'était hier.
Objectivement
Alors je sais pas si vous connaissez Angelopoulos. C'est un réalisateur grec, qui est mort il n'y a pas longtemps (quelques mois tout au plus), et super bêtement : il s'est fait renverser par une moto qui, en gros, avait rien à foutre là parce qu'il tournait un film. La régie, qui bloquait très certainement les route, a dû la laisser passer par inadvertance, ou bien le mec a forcé le passage, et il en résulte que le réalisateur, déjà âgé, est mort. Pas de bol.
En tout cas c'était un grand réalisateur, respecté partout dans le monde, et qui a une œuvre conséquente et reconnue.
Alors, « réalisateur grec », vous devez penser : « ce mec doit faire des films à base de tiramisu ». Eh ben vous avez deux fois tort : d'abord le tiramisu c'est plutôt l'Italie, pas la Grèce, et deuxièmement, c'est PAS DU TOUT représentatif de la Grèce.
Je vais vous dire un truc : Je suis allé pas mal de fois en Grèce. Surtout l'été c'est vrai, mais bon l'été dure la moitié de l'année là-bas. Eh ben Angelopoulos, je sais pas s'il a juste pas eu de bol où s'il a vécu dans le seul coin de grèce où il fait moche, mais dans ses films, la Grèce ça ressemble à Dunkerque. Les mauvais jours.
Il pleut souvent, il fait moche/gris, les gens ont l'air triste, y'a du brouillard 5 heures par jour, les accordéons sont désaccordés, les pauvres sont très pauvres et les riches très tristes. C'est presque la Biélorussie, avant la chute de l'URSS. Et après aussi.
Subjectivement
J'ai bien aimé le film. Bon, comme dans tous les Angelopoulos, y'a 30 minutes de trop (le film dure 2h15), surtout qu'il a la fâcheuse manie de foutre des fins de film partout. Je m'explique : au bout d'une heure 45 de film, alors que tout le monde est bien déprimé et rêve que le monde extérieur est plus beau que ce qu'on vient de voir, il fait un long plan de fin, s'approchant du personnage principal, qui vient d'avoir une forte émotion (le seul cri du film ou presque), et il s'en va avec son enfant adoptif (je résume), prendre un bus. Le bus démarre, plan large, il laisse une route vide, la musique monte, 3 cyclistes en k-way jaune fluo passent lentement, c'est même assez cocasse. La musique prend de l'ampleur. TOUT LE MONDE s'attend au générique sur la route vide. Eh ben non. Pas du tout. Au plan d'après ils sont dans le bus et foutent encore rien pendant 20 minutes.
Quand soudain, 3 musiciens du conservatoire montent dans le bus, avec leurs instruments (violon, violoncelle, flute), et entament le thème principal du film ! Moment d'émotion, l'homme et son enfant regardent, émerveillés. Idem, c'est pas du tout la fin du film.
Bref, je pense que tout le monde a compris le principe : après 4 ou 5 « fausses fin », le film s'arrête sur la vraie fin, le générique défile, tout le monde se lève, les gens ont l'air fatigués, ils ont les yeux mi-clos, la mine maussade. On pense tous le même genre de choses: le monde est pourri / la vie c'est nul / je regrette mon enfance / j'irai jamais en Grèce / j'ai faim, mais à quoi bon ?
Conclusion
Angelopoulos c'est bien, c'est plein de très beaux plans-séquences lents, c'est profond, c'est subtil, c'est basé sur du ressenti pur. C'est bien. Regardez ses films. / Si vous avez déprimé devant le fabuleux destin d’Amélie poulain, ne regardez pas ce film ! Il en va de votre santé.
La grèce selon Angelopoulos (ici la frontière avec l'Albanie je crois)
Bleuça
J'ai filmé un machin. Je vous épargne les intros "hé les amis j'ai un truc à vous dire". L'essentiel est là : j'ai filmé un machin. C'était rigolo, au final ça rend pas si mal (pour une fois), et c'est donc.. le sujet du jour. *jingle*
Objectivement
On a écrit des scénarios pour un concours, avec des amis, qu'on a mis en commun, et on a voté pour les meilleurs. On voulait choisir 3 scénarios parmi tous, mais comme au final on a été trois à en écrire, le vote a servi à rien et on a choisi d'en faire un chacun. (quelle bande de cons me direz vous, et permettez moi de rétorquer : ah-bah-euh-quand-même-un peu-oui-c'est-vrai-mais-bon-euh.)
Y'aurait beaucoup à dire sur les trois autres films, mais je vais rester sur le mien, vu que quand même c'est mon blog merde. Si j'étais pas un peu narcissique j'écrirais des nouvelles de science fiction que je publierai anonymement sur des forums. D'abord.
Donc.
Le film. Voilà.
Le synopsis : un homme se réveille sur une plage, à poil, et du coup bah il se baigne. Le lieu : une plage toute vide et grande, donc on a dû aller super loin. Le moment : un matin gris. Donc comme la plage est loin, on s'est levé à 5h du mat. Super délire. L'acteur : merci à lui. L'équipe : des joyeux rigolos. Le budget : dans mon autre pantalon.
On s'est levé hyper tôt, on a écouté du Sum 41 alors que le soleil était même pas levé, on est arrivé vers 8h à la plage, on est reparti 14h, crevés, couverts de sable, de sel, et de honte. (mais surtout de sable)
Pourquoi ce scénario ? Les contraintes étaient : un film de deux minutes sur la fin du monde, pour un concours pour ARTE
donc forcément, j'ai mis : un mec à poil, à l'allure de viking, un décor épuré, une image un peu désaturée, une voix off monocorde-mais-envoutante.
Un truc un peu ARTE quoi. Un peu "nostalgie de la RDA"
Subjectivement
Pour une fois, je renie pas ce que j'ai fait. Y'a des problèmes, c'est pas toujours aussi nerveux que je voulais, la voix off manque un peu d'intonations, et mériterait d'être mieux montée, et le réal mériterait d'aller chez le coiffeur.
Mais l'image est belle, les FX sont beaux, le son est très décent, la voix off a un joli timbre, et le réal assume. Même sa coiffure
Bon y'a quand même eu quelques moments amusants.
Comme quand, par exemple, on a dû filmer la scène ou il a le visage couvert de sable : Un de mes assistants (c'est tellement classe de pouvoir dire ça), tenait une pelle pleine de sable juste au dessus du visage de l'acteur déjà entièrement recouvert, on lançait le moteur, il répandait le sable, et en guise d'« action », je lui tapais dans la main. Parce qu'il était sourd à cause du sable.
Ah si, une chose importante : j'ai découvert les joies de la compression et des exports. Et des rendus.
Pour expliquer : filmé au canon 60D et 7D, les rushs sont en H264. Un format qui lague dans final cut. Donc j'ai du les convertir en Apple Pro Res 422, ce qui les rend 20x plus lourds. J'ai fait mon montage, puis importé l'export en .mov dans after effets. A la sortie d'after j'avais un fichier de 15Go sans perte, pour un film de deux minutes. J'ai dû le convertir en Pro Res et l'importer dans final cut et appliquer un filtre d'anti-aliasing juste sur quelques plans qui foiraient, puis le ré-exporter en H264 pour réduire la taille
Ca c'est la méthode qui a marché. Je vous fait grâce de toutes les autres, que j'ai dû tester, avant de trouver celle-là. Je pense qu'en tout, si on les met bout à bout, j'ai passé 10 heures à faire des compressions et des exports. En restant parfois jusque minuit et demi à la fac.
Mais ça valait le coup. (enfin je sais pas si ça le valait mais j'ai intérêt à me le dire pour pas sombrer dans la drogue)
Conclusion
Un viking à poil et pas une seule fille sur le tournage. Tout le monde s'accorde à dire que c'est du gâchis / j'arrive pas à croire que j'ai écouté du Sum 41 mais que j'en garde un bon souvenir / ma meilleure blague du tournage : « eh, eh, les gars, on a qu'à creuser le sable avec l'appareil photo, ça ajoutera du grain à l'image XDDDD »
utiliser un char à voile comme dolly: check