Photo 321 - vendredi 9 septembre 2016
Ils sont trois comme les trois ours, mais ce ne sont pas Papa Ours, Maman Ours et Petit Ours. Il s’agit plutôt de la famille Blaireau et nous ne sommes pas dans la salle de bain de boucle d’Or.
Ces trois blaireaux sont posés, le long de la glace, sur le bord de la double vasque dont on aperçoit les creux.
A droite, un authentique bénitier – porte savons. Au fond, un tube de dentifrice.
Le blaireau de gauche a été acheté dans une grande surface, son poil est dru et dur. Le manche noir est en plastique, froid et fonctionnel.
Le blaireau du milieu est le plus ancien. Il me suit depuis 1994. Son manche est d’ailleurs ébréché et ses poils souples sont un peu plus clairsemés. Il a été acheté à Londres, chez Taylor of Old bond Street (apparemment une référence depuis 1854), il y avait accompagnant ce blaireau, un rasoir qui a été perdu. Le problème a certainement été celui de la compatibilité des lames. Comment trouver des lames de rasoir compatibles avec un outil vendu à des gens qui conduisent à gauche. Ils se rasent forcément avec des lames pour main gauche.
Le blaireau de droite a été acheté plus récemment, dans une boutique qui vend des savons de Marseille et autres accessoires de mode. Le manche est en bois et les poils sont certainement en sanglier, ils sont un peu durs et neuf, ils avaient une odeur particulière.
Bref, trois blaireaux en 22 ans, ce n’est pas du luxe, alors que mon grand oncle m’avait avoué qu’il s’achetait un blaireau par an, car au-delà de 12 mois, un blaireau était usé.