Nouveau tournant parfumesque.
Cette année, je suis précoce. Grosse grosse envie de printemps. J’ai mis mon nez sur la marque cheap de Solinotes, et j’ai bien aimé leur Santal, assez rêche, un poil épicé. Mais un brin austère tout seul. Et j’avais envie de trouver un jus au MIMOSA donc un bouquet chez moi embaume.
Bille en tête, je suis allée chez Santa Rosa, ma boutique préférée de parfum à Toulouse et j’ai exposé ma requête. J’ai senti de très belles choses, notamment le Belle de Grasse de Fragonard qui restitue assez fidèlement l’odeur du mimosa. Mais la patronne m’a fait découvrir Grand Chalet de Astier de Villatte, maison de parfum et de bougies très ancienne que je ne connaissais pas du tout. Coup de foudre. Il y a du mimosa, mais j’ai eu la joie de sentir aussi la fleur de tilleul que je respire si puissamment dans mon jardin tout le mois de juin. Il y a d’autres ingrédients aussi, incapable de les discerner à vrai dire, mais qui donnent à ce parfum un je ne sais quoi de chic, de vif, qui fait un peu penser à Wild Bluebell de Jo Malone pour le côté fusant, mais adouci et enveloppant avec une note miellée très agréable, alors que normalement je ne suis pas une grande fan de miel.
Les deux parfums se marient hyper bien. Ils sont assez légers, hélas, mais Grand Chalet, pour une eau de toilette, a quand même de la tenue. La marque a l’air assez vieillotte, un peu vintage, et très BCBG. Le nom aussi est censé évoquer je suppose les Alpes, et le chalet que la famille fortunée regagne en février pour skier ou l’été pour faire de belles balades (voix de Valerie Lemercier)… peu importe, j’ai l’impression moi-même en le portant d’être une version vintage d’Heidi et ses pâturages, une Heidi à qui on ne la fait pas, une Heidi qui a déjà quelques heures de vol, mais qui se soucie encore de fraîcheur et d’élégance.
C’est un vrai bonheur, dont j’ai ardemment besoin en ce moment, pas vous ?











