Velux, vu sur le monde est une série photographique née d’un point de vue contraint. Sous les toits, le velux devient la seule ouverture vers l’extérieur, le seul lien avec le monde. Jour après jour, saison après saison, la vitre se transforme en paysage. La pluie, la poussière, le pollen, le givre ou la buée s’y déposent, brouillant la frontière entre dedans et dehors. Le ciel se fragmente, se voile, se dissout. Ces images ne montrent pas le monde tel qu’il est, mais tel qu’il m’apparaît : filtré, altéré, parfois abstrait. Le velux devient alors un écran, un seuil, un miroir du temps qui passe. À travers cette fenêtre immobile, le monde change. Et c’est peut-être dans ces variations discrètes que se loge l’essentiel. (Extrait). (C)Ludovic Bourgeois.
















