Un jour, je sais que tu cesseras de me manquer, je sais que je cesserai de t’aimer, parce que tout est éphémère, tu me l’avais dis, et quand ce jour arrivera, j’écrirai sur les murs de la ville, que t’es qu’un connard.
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Un jour, je sais que tu cesseras de me manquer, je sais que je cesserai de t’aimer, parce que tout est éphémère, tu me l’avais dis, et quand ce jour arrivera, j’écrirai sur les murs de la ville, que t’es qu’un connard.
Spleen-nocturne (Tumblg Blog)
Je me suis posée beaucoup de questions cette semaine, et je pense sincèrement que j’ai beau écrire je refoule une infinité de choses. Ces derniers jours ont été comme des gifles continuelles pour que je vomisse finalement ces malheureux secrets dont je ne peux parler ouvertement sans avoir la douleur au ventre. J’ai beaucoup aimé dans ma vie, et je sais qu’employer le verbe aimer est une erreur de ma part, mais je ne saurais décrire autrement cette détresse continuelle que j’ai pue vivre, ou que je vis. J’ai peur de l’abandon. Je le dis ouvertement, et n’importe qui me répondra que, c’est dans la nature humaine. Je ne suis pas d’accord. Il y a ce post sur Tumblr, qui m’a fait rire, “- Je t’ai aimé, tu sais ? ; - Mais on ne s’est vus qu’un soir” et dans lequel je me suis particulièrement reconnue, car l’attachement permanent et infini est un phénomène qui m’atteint régulièrement. Je m’attache à la moindre attention, parce que je n’en ai jamais réellement reçu. Je m’attache comme à une branche d’arbre alors que je tombe dans le vide. Je suis lourde, la branche tombe alors et je continue ma destinée. Le vide. C’est d’ailleurs mon état d’esprit permanent. J’ai beau me sentir vide, ce vide est plein de sentiments qui s’entremêlent et qui se jettent les uns sur les autres. Aucun n’est resté, j’ai toujours vécu l’abandon. Ce sentiment désastreux, comme si l’on m’arrachait l’âme. La tristesse, automatique, plongée dans le néant, la cigarette, les comprimés amers, les pages blanches devenues grises à cause d’écrits, les larmes, et les messages remplis de reviens, je t’aime. Je m’attache à la foutaise, je rejette l’amour. Ensuite vient la haine coléreuse, qu’on ne peut soigner que par le crachât, les injures, les mots dures que l’on crie à l’autre et à soi. Puis, peut-être enfin la prise de conscience, une routine avec des souvenirs qui font sourire et pleurer. Un enchaînement d’incohérence avec lequel on vit jusqu’au renouvellement d’un énième abandon. Ensuite le tout s’enchaîne, et l’on se retrouve misérablement dans une cage. Cette cage, que je connais également lorsque l’on m’accorde de l’importance. Je fuis. J’ai peur. Rien n’a de sens, beaucoup critique ma fragilité, et je répéterai éternellement que je préfère me briser inconditionnellement que de ne rien ressentir. J’écris parce que j’ai mal, que j’ai besoin de vomir. Au quotidien, je ne marche pas les cernes sous les yeux, les larmes qui coulent, et les mains sur le ventre car j’ai mal. Je souris, je ris, je vis. Je suis vivante. Je suis en vie, l’âme trouée des balles que l’on m’a tiré. Il y a deux ans, jour pour jour, heure pour heure, j’étais assise au café avec l’être que j’aurais le plus aimé jusque là. Ce soir-là, il m’a tout appris. Sa cigarette entre les lèvres, il m’expliquait que les gens n’étaient que des abrutis et que j’allais m’en sortir. J’avais quinze ans, mes jambes tremblaient sous la table et je l’écoutais, fascinée par sa sincérité car il n’a jamais eu peur de me foutre la réalité dans la face. Je devais me foutre du monde, gifler les préceptes, courir dans la foulée du malheur la foutaise dans les veines, l’indifférence face aux connards qui me jetaient à terre. Ce n’était qu’en étant moi-même que je pouvais réussir, et ce fut la clé pour briser mon silence. Ses blagues étaient pourries mais je riais. Quand le stock de maux était vidé, on se regardait et on écoutait le monde qui nous entourait, en se regardant, le sourire aux coins des lèvres, la gêne entre deux inconnus. C’était beau. “Tu n’as pas de temps à perdre, tu leurs fais un doigt et t’avances”. Je sais. Je t’ai écouté. En deux ans, tout a changé si ce n’est le regret de ne plus l’avoir dans ma vie. Néanmoins, il y a les autres, des chagrins que j’encaisse tant bien que mal ou des fuites continuelles aux pauvres garçons qui me jettent leurs cœurs. Hier soir, j’ai beau avoir figuré dans le plus grand cliché de l’adolescente transformée en Bridget Jones par le destin, j’ai pleuré. C’était soudain, comme si l’on m’avait volontairement plongé la tête sous l’eau pour que j’admette douloureusement que je l’aime encore. Je n’aime pas cette idée. Je pensais avoir guéri mais je n’ai pas guéri en me faufilant dans d’autres bras qui avaient juste son odeur. C’est un bel exemple de foutaise et d’abandon. Je pourrais mourir à ses genoux, il lèverait les sourcils en me répétant que je suis folle. Il a raison, je le suis. Je suis folle car je suis amoureuse, j’ai dix-sept ans et c’est une fatalité. C’est comme apprendre que l’on a un cancer à peine six ans. Je suis malade de lui. Je l’aime comme une esclave, il aura beau me regarder avec de la haine, me traîner au sol en me tirant les cheveux, me frapper à coup de pierres, je ne ferais que pleurer et lui dire je t’aime. C’est terrifiant, si malsain, si innocent. Ma vie est destinée à pleurer son manque de réciprocité et le monde qui l’entoure me demandant de m’en aller. Je ne veux pas laisser tomber, je veux me battre, je veux lui prouver ce qu’il pense être impensable. Je prierai les cieux, je me mettrai à genoux durant mes nuits blanches, je sacrifierai mon âme, je le vendrai au diable, pour qu’il me regarde encore une fois avec de l’espoir. Je demande l’impossible, et un matin je me réveillerai en ayant oubliée mes sentiments. Peut-être qu’alors, tout ira pour le mieux. C’est une fatalité de le vomir, ce sont mes pires secrets et je me livre. Je n’y prends aucun plaisir, je me vide de mes démons nocturnes, car je les couvrais ces dernières nuits sous des cachets de codéine que j’avalais sans me soucier de ma destruction physique. Si ce n’est toi, il y a lui aussi. Je lui en veux. Dans l’intimité, allongée dans ses bras à l’écouter, j’avais compris qui il était. Un enfant comblé par les biens, les filles, de l’amour parental, et de la réussite successive le rendant humainement stupide. Pourtant, je l’adorais. Il était le pire, pourtant chaque minute passée avec lui me montrait son besoin infini de se cacher dans les bras d’une fille car ses illusions s’effondraient sur son chemin. Il avait besoin d’oublier, moi aussi. Un échange d’affection, deux inconnus les vendredis après-midi. Deux inconnus qui s’assemblaient pour devenir “quelqu’un”. Oui, j’en ai quelque chose à foutre qu’il me regarde sans dire un mot comme si rien n’avait jamais existé, comme si nous étions deux étrangers ignorants même nos prénoms. J’en ai quelque chose à foutre, de me sentir invisible alors qu’autre fois je n’étais que désirée. J’en ai quelque chose à foutre de manquer de ses baisers dans mon cou, de ses discutions qui ont suivi ces minutes. J’en ai quelque chose à foutre, car malgré tout, j’ai des regrets. Tu n’est qu’une trace sur mon corps, comme une cicatrice, et n’oublie jamais que j’ai laissé la mienne sur le tien, misérable inconnu. Toi, et toi. Autre concept que je n’avais jamais réellement conçue, car je n’en ai jamais vu l’intérêt. Je n’avais pas envie de me blesser, rien qu’à vos belles gueules je peux présager l’avenir de mon cœur. Il n’y a qu’un pas entre l’amour et la haine me dira-t-on, tu peux me dire que je t’énerve, ce sera éternellement ton plus beau je t’aime. Je ne m’approcherai pas de toi, tu es comme un loup gardant la bouche ouverte. Je ne serai pas la biche cette fois-ci, peut-être qu’à la pleine lune, en fumant cigarette, je t’écrirai que le loup aime une louve, autant que ces propos n’auront pas de sens, je réfléchirai à la possibilité de céder à la tentation de tes yeux figés que j’ai toujours apprécié. Ma plus grande faiblesse, j’ai toujours cherché ton attention, tu ne voyais qu’à côté. Tu me terrifies à me regarder comme si j’existais réellement. Dis-moi, tu dors ? Je n’arrive pas à dormir, j’ai besoin de parler. Dis-moi combien de filles t’as laissé pleurer dans les chiottes, promet-moi de l’or, souris-moi encore une fois, tu veux peut-être la fin de ma clope ? Il a suffi 7 jours à Dieu pour construire le monde, il m’en a fallu 5 pour reconstruire le mien.
Spleen-nocturne (Tumblr blog)
Je sais que j’ai un faible pour les artistes, pour ceux qui laissent une marque d’eux-mêmes dans le monde. Et qui sont salauds à la fois, sinon ce n’est pas drôle.
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Dix-sept ans de maux : Chéri/e, écoute, maman est devenue dépressive quand elle avait quatorze ans parce qu’elle était perdue comme toute adolescente, elle fantasmait sur un chanteur homosexuel qui vivait dans un monde inconditionnellement surréaliste, elle a grandi en l’écoutant et en s’inspirant de son monde, avec le temps elle a réalisé que c’était uniquement parce qu’elle manquait d’un modèle paternel, elle était tellement flippée de son avenir qu’elle n’a pas pu aller au cinéma pendant plus d’un an sans supposer que le film qu’elle regardait était son avenir, qu’elle refusait de savoir celui qu’elle s’était imaginée aux côtés de son artiste préféré. Maman a passé sa vie à haïr son père, parce que ton grand-père avait des problèmes, autant que grand-mère, tu sais. Parfois la nuit, maman pleure encore parce qu’elle n’a jamais su leur en vouloir suffisamment pour leur parler de son chagrin. Le bruit des verres de vin contre la table résonne dans son crâne à chaque fois qu’elle n’arrive pas à dormir, certains détestent la fourchette contre une assiette, elle, c’est ce bruit qu’elle déteste. Puis, maman grandissait, et elle avait besoin de s’attacher à la réalité. Elle avait quinze ans quand elle a cherché du secours auprès de son voisin de palier dont elle était amoureuse depuis qu’elle l’avait croisé pour la première fois un soir en cherchant une baguette. D’ailleurs, je suis certain que s’il sonnait à la porte de la maison, elle ferait ses valises et s’en irait avec lui. Il l’a beaucoup aidé, du moins c’est ce qu’elle pense, même si au fond d’elle elle sait que non. Elle a fait le grand pas, elle a vu quelqu’un. Tu sais, une psychologue, comme elle voulait être quelques années ensuite. Puis, maman a déconné, comme à chaque fois qu’elle est amoureuse, elle lui a laissé une lettre sous la porte, la lettre faisait trente pages. Maman n’avait que quinze ans. Maman touchait le fond, son voisin lui disait, qu’elle faisait une crise d’adolescence. Maman était au lycée, maman souffrait, de sa bêtise passée. L’année de ses quatorze ans, jamais elle n’oubliera, quand elle s’est amusée à mettre des somnifères dans les verres de ses amis à une soirée. Des amis qu’aujourd’hui, elle hait, elle avait tenté de les détruire autant qu’ils l’ont fait l’année d’après. Comme si elle avait su. Maman était devenue timide, elle ne parlait pas, demeurait silencieuse, la seule personne à qui elle s’ouvrait était ta marraine, ou son voisin. Le voisin a foutu le camp, il ne pouvait plus regarder ce désastre amoureux, elle se faufilait entre ses jambes comme Lolita de Nabokov. Maman avait seize ans, elle allait mieux. Maman commençait à tenir des cigarettes entre ses doigts frigorifiés. Maman souriait, maman parlait et de temps en temps elle pleurait. Maman s’accrochait, elle tenait des crayons autant que des cigarettes, des stylos et écrivait. Maman tombait amoureuse, maman avait des chagrins d’amour, maman rencontrait des garçons sur internet. Maman aimait la drogue, maman est allée à Londres, elle en est revenue défoncée en oubliant même la hauteur du Big Ben. Maman a rencontré un marin, une contrefaçon du voisin, une contrefaçon qu’elle chérit encore aujourd’hui, comme si Dieu lui avait enfin permis d’avoir un ami. Maman est tombée amoureuse, maman est tombée d’un escalier durant plus de six mois, quand elle est arrivée en bas, elle pleurait car jamais on ne lui avait dit je t’aime. Maman aimait partir en Pologne, elle aimait se couper du monde, elle a toujours aimé hiberner, comme si son entourage lui nuisait l’âme. Maman se faisait du mal, souvent elle refusait de dormir sur le ventre, ses cuisses étaient parfois en sang. Maman s’est perdue dans ses pensées, une nuit d’été, dans une ville qui lui avait été inconnue, elle a atterri à l’hôpital, le bras bandé, elle a parlé à quatre murs durant une heure, quand elle en est sortie, elle a souri. Maman avait seize ans quand on lui a dit qu’elle était borderline. Ce n’était qu’un mot pour décrire ses maux. Maman avait peur de l’abandon, Maman faisait des crises de nerfs, Maman était toujours en colère, Maman faisait de la boulimie, Maman haïssait son corps, Maman était accro à la cigarette, Maman était une fille facile. Maman a eu dix-sept ans, on lui a dit, je crois que tu guéries. Maman y a cru, parfois elle allait bien, parfois elle n’était pas là. Maman a aimé, Maman a beaucoup aimé, elle aurait aimé que lui aussi, Maman a aimé quand même, même quand il lui faisait mal. Maman allait chez un garçon, juste pour jouer, elle voulait connaître ce qu’elle n’avait jamais connu. Elle offrait son corps tandis que d’autres auraient dû lui offrir des fleurs. Maman souffrait du manque d’amour, Maman avait besoin d’une présence masculine. Les filles l’admiraient, les garçons ne la regardaient que pour jouer. Maman a commencé à prendre de la codéine. Maman écoutait la radio des nuits entières tout en fumant ses Marlboros, après avoir avalé trois ou quatre cachets. Maman écrivait beaucoup, Maman n’a jamais cessé de faire l’amour aux mots. Maman a toujours écrit, Maman a toujours laissé une trace de sa vie. Maman avait dix-sept ans et elle devait le stéréotype d’une débauchée. Maman perdait l’esprit, Maman pleurait la sienne. Maman faisait de son mieux, elle voulait oublier. Maman avait tellement souffert. Maman rencontra un garçon, il l’a rendu heureuse sept jours, autant de jours que Dieu a crée la terre, son Dieu a elle a détruit la sienne en autant de temps. Maman aimait tous les garçons, Maman voulait se faire aimer, Maman essayait, Maman n’avait toujours pas entendu je t’aime. Maman creusait son trou. Maman attendait. Maman a perdu sa virginité, alors qu’elle n’en avait pas envie. Maman a fermé les yeux et a attendu, allongée sur une table de cours. Maman pleure encore quand elle le revoit la regarder dans les yeux. Maman pleure encore la tendresse qu’elle n’a jamais reçue dans un tel acte. Maman a failli tomber enceinte. Maman a essayé de s’en remettre. Maman a essayé d’arrêter la codéine. Maman n’a pas réussi à arrêter de fumer. Maman s’est mise à réfléchir en faisant du vélo. Maman était une adepte des cafés en terrasse à Paris, les jours de pluie comme les jours ensoleillés. Maman ne connaît pas le reste de l’histoire mais Maman s’est battue avec la vie, Maman se bat, Maman n’arrêtera jamais de se battre.
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On a fait l’amour, Une fois, Deux fois, Peut-être trois, Je voyais bien qu’elle n’était pas là, Même si elle avait atteint la petite morte, C’est son âme qui l’avait ressenti plus que son corps, Elle a fondu en larmes et m’a tourné le dos, “Qu’est-ce qu’il y a ?”, j’ai demandé en m’allumant une clope “Rien, c’est juste que t’es pas lui” elle m’a répondu la môme insolente.
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Si je devais tout quitter pour une nuit avec toi, je me donnerais même la mort.
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