Supernormal - Robert Mayer
“Tout ce qui n’avait pas eu lieu, voilà ce qui se trouvait au-delà des frontières de l’univers.”
Cela fait quelques mois maintenant que je suis de nouveau inscrite à la médiathèque de ma ville. Il m’arrive d’y faire de belles trouvailles, ou d’emprunter des livres qui m’intriguaient sans pour autant qu’ils me plaisent au point de les acheter. Supernormal est un peu hors catégorie. En effet, c’est une de mes amies qui l’avait emprunté, et la quatrième de couverture avait quelque chose des Indestructibles qui me plaisait bien, alors je me suis laissée tenter.
Qu’est-ce que ça raconte ?
David Birkley est journaliste, père de famille, banlieusard de New York. Mais pas seulement. Avant d’adopter ce mode de vie, il était avant tout un super-héros originaire de Cronk, acclamé à travers tous les continents, qui a sauvé la Terre à de nombreuses reprises. Aujourd’hui pourtant, et depuis huit ans, David est affaibli, il perd ses facultés et n’est pas plus apte à sauver le monde en permanence. Il vit depuis caché à Middletown, avec Pamela et ses deux filles, qui ne savent rien de son identité secrète, et se morfond sur son impuissance croissante lorsque des émeutes éclatent à New York. Le taux de criminalité est à son apogée, tout porte David à intervenir pour accomplir un dernier exploit. Mais n’est-ce pas le but de toute cette violence ravivée ? David a l’impression d’être la victime d’un grand complot, et ses soupçons pourraient bien s’avérer fondés...
Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un roman aussi léger, tant sur le fond que sur la forme, et je dois dire que parfois ça fait du bien de relâcher un peu le style. La lecture de Supernormal a été assez agréable, bourrée de références issues de la culture pop, touchant autant à la publicité, aux super héros qu’aux joueurs de baseball. Heureusement, l’édition propose des notes qui permettent de toutes les saisir, car même le lecteur averti pourrait s’y perdre, tant elles sont nombreuses et recherchées ! Supernormal est en fait un joyeux bazar, narrant des événements totalement absurdes ou/et lubriques (si vous avez lu la scène des Mantra dans la cage d’acier, vous savez de quoi je parle) qui donnent presque l’impression que le roman a été écrit sous ecsta’. J’ai quand même vaguement eu l’impression de lire le genre d’histoires qu’on écrivait avec mon cousin quand on était plus jeunes et qu’on se retrouvait chez ma grand-mère. Notre héros anonyme ne s’appelait pas David mais Lillian, et les personnages qui lui venaient en aide relevaient plutôt de l’univers de Dora et de Nintendo que des comics, mais l’idée est là. Un sacré délire à lire, un bon divertissement pour l’été : il ne faut pas non plus s’attendre à être transcendé par cette joyeuse parodie de Superman, qui offre un nouveau regard sur l’univers des comics et qui a su inspirer les plus grands du genre.
Vous voulez l’acheter ? J’ai trouvé ce livre à la médiathèque de ma ville, mais il est aussi disponible à la Fnac, et dans d’autres grandes librairies, pour 8€ au format poche.














