Super-héros malgré lui
Philippe Lacheau, 2021
Mouais... Peux mieux faire. La bande à Lacheau s’attaque au flim de superslip, et le résultat n’est quand même pas folichon. La majorité des vannes sont éventées dans la bande annonce, donc l’effet de surprise est passablement gâché, ce qui n’aide pas à sauver un scénario quasiment existant. Pour ne pas améliorer les choses, le jeu des acteurs est approximatif, Lacheau en tête. Certes, il a beau être doué pour jouer l’idiot halluciné, ça ne suffit pas à porter un flim. Rien qui n’incite à la clémence, donc. Cependant, on sent bien une certaine tendresse pour le genre, ce qui amène à une revisitation « comique » des poncifs du genre, ainsi qu’une poignée de scènes « stylées », sérieuses, où visiblement l’équipe veut se faire plaisir et faire comme les vrais. Malheureusement, l’ensemble fait un peu ribambelle sans queue ni tête qui, s’il se laisse regarder sans franc déplaisir, ne passe pas le cap de l’anecdotique. Le flim reste à un niveau de blagounette très bas du front, sans jamais atteindre le niveau d’un vrai pastiche façon ZAZ. Bref on a l’impression d’être resté une heure et demi à regarder un site de mèmes : on a souri par moments, mais on en ressort avec un grand vide dans la tête.
3/6 pour les quelques sourires arrachés












