« Je ne connais plus qu’un mot en langue esquimaude et souvent, je pense à lui. Le mot, c’est tateka, tate. Tate, c’est la même chose que tateka. En français, cheval c’est la même chose que chevaux. Je ne sais plus ce que tateka veut dire. C’est-à-dire que je ne peux pas traduire tateka en français. Mais je sais que ça veut dire quelque chose de beau, de très beau, de très très heureux. Quand je suis triste je pense à tateka comme à quelque chose que j’ai perdu, j’appelle tateka. Quand je suis heureuse, je pense à tateka comme à quelque chose d’arrivé. Peut-être que ça veut dire soleil, peut-être feu, peut-être baleine, peut-être maman. »
Le nez qui voque - Réjean Ducharme













