Robinet Testard (Français, actif entre 1471 et 1531), Récolte du baume. Balsamier, Recueil "Livre des simples médecines". Vers 1520-1530, enluminure, Paris, Bibliothèque nationale de France

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Robinet Testard (Français, actif entre 1471 et 1531), Récolte du baume. Balsamier, Recueil "Livre des simples médecines". Vers 1520-1530, enluminure, Paris, Bibliothèque nationale de France
La «fabrication d’un enfant sur mesure» inquiète le père des bébés éprouvettes
Il est de gauche et athée mais s’inquiète du détournement des progrès de la science à des fin eugénistes par la libéralisation de la PMA et la GPA. Jacques Testart, le médecin qui a donné naissance à Amandine, le premier bébé éprouvette français, confie sa préoccupation face aux «tentations eugénistes» de notre société dans un essai disponible jeudi en librairie, intitulé Faire des enfants demain.
Sommes-nous fous quand nous parlons de marchandisation à venir des enfants ? Loin de là, si l’on en croit le biologiste. Jacques Testart fait ainsi valoir que le tri des embryons est déjà pratiqué dans plusieurs pays et menace la France : «au Royaume-Uni, on peut faire un DPI sur un embryon conçu par FIV pour éviter le strabisme, aux États-Unis pour choisir le sexe de son futur enfant». «Ce qui m’inquiète, c’est la fabrication à venir d’un enfant sur mesure. Avec de possibles dégâts psychologiques.», explique le médecin. «C’est du clonage social», ajoute-t-il.
La PMA pour les couples homosexuels ? Jacques Testart est réservé : il vaut mieux trouver un donneur parmi les amis du couple, ainsi l’enfant «connaîtrait ses racines».Le biologiste s’inquiète en effet de voir des enfants «sans origine», et de la détresse que cette situation entraînera chez eux. La GPA ? «Je suis contre, c’est de l’esclavage», s’insurge le médecin.
Alors, «ne prenons pas des airs de demi-dieux […] là où nous n’avons été que de petits sorciers», conseille le biologiste en citant Edmond Rostand.
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