Frontlines : Théo Mercier, au mauvais moment, au bon endroit
Pierres d’aquariums, arbres à chats, quelques godes et pas mal de répliquas… Jusqu’au 1er juillet, Théo Mercier installe son cabinet de curiosités au cœur du très feutré Musée de la Chasse et de la Nature, à Paris.
« Je me sens plus proche de l'artisan que de l’artiste contemporain. Depuis mes débuts, je suis resté très attaché au bel ouvrage, au savoir-faire, au bien-fini. S’il se doit de n’être qu’une seule chose, l’Art se doit d’être bien fait » nous confie Théo Mercier, en plein accrochage de son nouveau méfait artistique, à voir les deux prochains mois, dans les salles du Musée de la Chasse et de la Nature. Dix ans après y avoir donné sa première exposition personnelle, le sculpteur revient dans cet étrange espace, témoin historique des tentatives de« domestication » de la nature par l’homme.
Chaînes, suspensions et œufs durs au sein d’un lieu salonnard et boisé… Si l’approche carnavalesque, colorée et plastique de ses débuts a laissé place à une forme de sérénité, le geste de Théo Mercier reste hautement inflammable. Qu’il s’agisse de ses solos shows ou de la mise en scène de spectacles et de performances – Radio Vinci Park, La Fille du collectionneur et plus récemmentAffordable Solution for Better Living aux côtés de Steven Michel –, l’artiste continu de mettre son époque en pièces dans une écriture acérée.
Une poignée d’heures avant son vernissage, i-D est parti à la rencontre de Théo Mercier pour parler avec lui de création contemporaine et de sa collection de pierres d’aquarium.
La suite de l’entretien chez i-D, ici.