THE SCANERS - Alien Boy 7” 👽 Supersonic gonzo-synth punk from the year 2077. Intergalactic garage rock soundtrack for UFO pilots and weird aliens. . . . #thescaners #alienboy #synthpunk #vinyl #nowspinning #instavinyl #punkvinyl (at Lyon, France) https://www.instagram.com/p/CPoxHRwJ7YI/?utm_medium=tumblr
The Scaners lors de leur retour en Suisse, le 29 janvier à Genève.
Lors de leur passage à Berne le mois dernier, j’ai eu l’occasion de rencontrer les lyonnais de The Scaners avant qu’ils n’enflamment la salle du Rössli à la Reitschule. Arrivés sur Terre il y a quelques années pour nous mettre en garde, ils me parlent de leurs vies d’extraterrestre, de leur chanson The Dries, de capsules de cryogénisation, et plus encore. Le second disque du groupe, The Scaners - II, sort le 29 mars !
Salut les Scaners, bienvenue en Suisse ! Est-ce que c’est votre première fois à Berne ?
Pierre Scaner : Oui, et même en Suisse !
À quoi ressemble votre vie à Lyon lorsque vous n’êtes pas en train de tourner ?
Pierre : On est dans des capsules de régénération en attendant notre prochaine mission. Car nous sommes des Scaners, nous sommes ici pour divulguer la vérité tout simplement. C’est pour ça qu’on parcourt le monde entier, pour révéler la vérité.
BX Scaner : En fait, on paraît beaucoup plus jeunes que ce qu’on est. On est en réalité très vieux, mais on passe beaucoup de temps en capsule de cryogénisation. On n’a pas de vie entre les tournées !
Je vais m’enfoncer, mais est-ce que vous faites quelque chose à côté de la musique ?
Pierre : Bah de temps en temps il faut sortir de la capsule pour faire quelques révisions du satellite, voir s’il y a pas un truc qui merde… il faut graisser un peu le mécanisme.
BX : Se nourrir aussi, on va acheter de la nourriture. De là où on vient, l’argent et le travail ont été abolis. Ça c’est votre problème sur terre, ça ne nous concerne pas. Dans ma vie humaine, j’adore le fromage.
The Scaners à Berne, pris avec mon Olympus Trip.
Je voulais aussi parler de votre album, que vous avez sorti sous plusieurs labels dont Dirty Water Records à Londres. Je les aime beaucoup car ils ont travaillé avec d’autres groupes très sympas comme Archie and the Bunkers et the Cavemen. C’était comment de travailler avec eux ?
Pierre : On communique par email, très souvent. Le problème, c’est que les humains ne sont pas encore prêts à communiquer par télépathie. Parfois il nous arrive de les croiser quand on est sur leur territoire.
DD Scaner : Ce sont des gens fort sympathiques. Les groupes que tu as cités aussi.
Pierre : Ouais on les a rencontrés, on les aime bien.
DD : On leur a envoyé un lien privé du premier album, qu’on a envoyé à quelques labels pour voir si ça pouvait intéresser les gens. Petit à petit, on a construit une équipe de labels qui ont sorti ce disque-là. Il y aura moins de labels sur le deuxième album.
Je crois que la chanson que je préfère, c’est The Dries. Mais je ne comprenais pas ce que ça voulait dire, alors j’ai cherché sur google et voilà ce que dit l’urban dictionary : " Ever feel parched, drained, broke, dry or thirsty? Well then, you may be suffering from a sporadic case of the dries…”
Pierre : Ah dries, genre desséché quoi.
DD : On a trouvé ça dans un dictionnaire russe d’ufologie. Ca s’appelle Book of Alien Races, c’est un bouquin du KGB ! The Dry, c’est une race d’extraterrestres en fait ! Ils sont grands, minces et assez agressifs. Les Russes ont recensé à peu près 300 ou 400 types d’extraterrestres. T’en as des grands, des petits, des gentils, des pas gentils… Les Dries sont l’une de ces espèces-là et ils ont la particularité d’être assez agressifs. Ils sont censés revenir en 2022 sur votre planète. Ils vont et ils viennent comme beaucoup d’extra-terrestres. C’est un peu une alerte aussi, parce que ceux-là ne sont pas tendres. Ce morceau parle d’eux.
Si vous pouviez enregistrer un album dans un endroit improbable, que choisiriez-vous entre la lune, la terre durant la préhistoire et le macdo ?
Pierre : Ça dépend, il faut voir l’acoustique du lieu. Si le Macdo a une acoustique intéressante pour l’enregistrement pourquoi pas. Après, si ça peut être la salle des fêtes du bled du coin…
DX : Il va plutôt se poser un gros problème technique d’enregistrement, c’est le manque d’air dans l’espace donc de propagation du son. Enregistrer dans l’espace, c’est quand même très compliqué. Dans la préhistoire, il y a quand même le problème des dinosaures, qui sont une vraie menace. Du coup, d’un point de vue technique et pratique, je dirais plutôt le macdo. Je ne défend pas la firme macdonald, mais c’est beaucoup plus simple d’enregistrer dans un macdo plutôt que sur la lune… ou alors peut-être dans une station lunaire avec de l’air pressurisé, où on pourrait communiquer et enregistrer. Et puis, comme on t’expliquait plutôt, on vit dans des capsules de cryogénisation. La préhistoire, on a connu. Personnellement, c’est pas une période que j’ai énormément appréciée. Déjà, il n’y avait pas de fromage.
Pierre : Et puis la scène locale… bon, il y avait quelques petits groupes, mais ça finissait pas très bien en général.
Que peut-on espérer des Scaners dans le futur ?
DD : Énormément de choses.
Pierre : Le truc, c’est qu’on est là pour prévenir, mais pas pour sauver la planète. Nous on est là pour vous donner des conseils, pour vous orienter un peu.
BX : Ce qu’on peut espérer de mieux c’est que vous les suiviez, ces conseils.