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I don't ever include anything from my personal life in this blog as I remain anonymous, but I listen to this podcast called 'Tell Em' Steve Dave' and they mention their love for GHOST in this podcast. Check it out if you want. It's pretty fuckin entertaining! Oh and Sebastian Bach drops in too! Plus it's totally free! Go take a listen and check it out!
Pour en finir avec une légende naissante
Hier soir sur France 2, les journalistes nous ont resservis, comme par hasard, un des couplets favoris du Directeur Général.
Pauvres conseillers qui ne voient pas le résultat de leur activité !
Or, le Suivi Mensuel Personnalisé (SMP) obligeait les conseillers, jusqu'à ces derniers mois, à convoquer régulièrement - théoriquement mensuellement - les privés d'emplois qui lui étaient affectés.
Si une personne convoquée avait trouvé un emploi temporaire ou définitif, elle le signalait à son conseiller, ce qui justifiait son absence au rendez-vous.
Par ailleurs, les conseillers disposent d'un outil informatique qui leur signale les passage du "portefeuille actif" au "portefeuille inactif" et la raison du transfert. Le "portefeuille inactif" regroupe les personnes qui ne sont pas à convoquer, entre autres les personnes qui ont travaillé au moins 78 heures le mois précédent.
Reste le cas des personnes qui reprendraient un emploi et qui interrompraient leur inscription sans indiquer le motif de l'interruption, le plus souvent en s'abstenant de "pointer".
Ce cas de figure présente des inconvénients pour le nouvel embauché :
s'il est indemnisable et qu'il a repris le travail en cours de mois, il ne perçoit pas des indemnités auxquelles il a droit,
s'il remplissait les conditions pour un cumul entre salaire d'activité réduite et complément d'indemnisation, il se prive de cette possibilité,
s'il est en période d'essai et que cette période d'essai n'est pas concluante, il devra se réinscrire.
Par expérience, les "non pointages" surviennent en général au bout de plusieurs mois d'activité (réduite ou non) sans complément d'indemnisation. Donc le conseiller a accès à l'information quant à la reprise d'activité.
Il a par ailleurs accès aux "Attestations Employeurs" (AE) transmises, comme leur nom l'indique, par les employeurs en fin de contrat de travail. Or les contrats de travail sont de plus en plus souvent des contrats courts, voire très courts. La dématérialisation des AE, fait que l'information est transmise plus systématiquement qu'auparavant.
Au final et contrairement à la légende naissante, les conseillers avaient bien jusqu'ici les outils pour savoir si les privés d'emploi qui leur sont rattachés avaient retrouvé du travail, même temporaire, ou pas.
Pourquoi cette légende, alors ?
Le problème est que jusqu'à présent seuls les conseillers savaient, ou du moins avaient les moyens de savoir.
Les Directions locales, territoriales, régionales, générale, n'étaient pas en mesure d'agréger efficacement les chiffres et d'en faire des éléments de comparaison.
Ainsi les conseillers ont bon dos !
Le suivi mensuel des conseillers par le calcul du TSED (taux de sorties vers l'emploi de plus de six mois), réalisé au moyen des DPAE, peut apparaître comme une réponse à une demande des conseillers.
Alors qu'il est l'instrument qui vise à détruire le métier de conseiller et à le remplacer par celui de "caseur".
Faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin ?
Toute la communication de Paul Emploi de Mille-Quinze est centrée sur la volonté affichée de :
Faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin
Il s'agit effectivement de "faire plus" pour une partie des travailleurs précaires ou privés d'emplois inscrits. Limiter à soixante-dix le nombre de personnes suivies par un conseiller permettra à ce dernier de rencontrer plus souvent chacune d'entre elles. Les conseillers qui devront suivre 300 ou 350 personnes seront forcément moins disponibles.
Après 1 an d’inscription, est considérée comme raisonnable l’offre d’un emploi compatible avec les qualifications et les compétences professionnelles du demandeur d’emploi et rémunéré au moins à hauteur du revenu de remplacement perçu par l’intéressé prévu à l’article L. 5421-1 du Code du travail ;
L'accompagnement personnalisé, le projet personnalisé d'accès à l'emploi et l'offre raisonnable d'emploi
Nouveau départ pour l'Offre dite Raisonnable d'Emploi
"Chômeurs soyez raisonnables !"
Sur les 500.000 radiations-sanctions annuelles, nous avons vu que seulement 0,2%, ont été prononcées pour refus d'emploi.
C'est en quelque sorte un échec pour l'Offre Raisonnable d'Emploi, instituée en urgence pendant l'été 2008. Ce texte de loi institue des critères précis, en fonction de la durée de chômage, concernant les offres que le travailleur précaire ou privé d'emploi ne peut pas refuser. La sanction (exclusion) tombe après le second refus d'une offre dite raisonnable.
Le pilotage de Pôle Emploi par le TSED (taux de sorties vers l'emploi "durable") est à même de réactiver cette disposition très peu appliquée. En effet si elle ne l'est pas, c'est tout simplement parce que les conseillers n'en faisaient pas une priorité jusqu'ici. Et c'est tout à leur honneur.
Mais :
dès lors que l'URSSAF transmet nominativement les déclarations d'embauche à Pôle Emploi, le conseiller aura connaissance a minima des contrats commencés mais abandonnés par les privés d'emploi, voire même, ce point est encore à éclaircir, des déclarations d'embauche non suivies d'effet. Il ne s'agit donc plus seulement des offres d'emploi publiées par Pôle Emploi et refusées.
et surtout la mise en concurrence des conseillers entre eux par le moyen d'un benchmarking généralisé, le processus "d'amélioration continue" en vue de maximiser le taux d'embauches au sein de chaque "portefeuille", sans égard à la qualité des embauches, est de nature à pousser les conseillers à utiliser à son maximum le dispositif ORE, d'autant plus que 85% des conseillers ne relèvent plus du statut public comme en 2008, autant dire qu'ils ont perdu leur "marge de manoeuvre".
Si l'ORE, que M. Moscovici appelait en 2008 "la traque aux chômeurs" selon le JDD, n'est pas réellement appliquée, sauf exceptions, le système informatique qui la met en oeuvre est parfaitement opérationnel pour ce qui concerne les mises en relation effectuées par Pôle Emploi.
Le plan stratégique sarkozyste "Pôle Emploi 2015" dont le coeur est le suivi mensuel des conseillers en fonction du taux de sorties vers l'emploi "durable" des travailleurs précaires ou privés d'emploi qui leur sont affectés, est l'outil coercitif applicable sur les conseillers pour les "contraindre à contraindre".
Est-ce bien raisonnable ?
Des radiations aveugles aux radiations ciblées ?
Cinq cent mille radiations-sanctions par an, dont 90% environ pour absence à convocation, 2% pour insuffisance de recherches d’emploi et … 0,2% pour refus d’emploi.
Depuis la fin des années 1990, l’arme lourde de la radiation administrative est utilisée pour l’essentiel à l’aveugle. Le principe est le suivant :
100 personnes sont convoquées
20 ne se présentent pas et reçoivent un avertissement avant radiation
10 ne réagissent pas à l’avertissement et subissent la radiation
Il est en fait très simple (à condition d’être bien informé) d’éviter la radiation sans même avoir d’excuse “valable” pour l’absence au rendez-vous. L’avertissement avant radiation étant envoyé en lettre simple et non pas en lettre recommandée, il suffit de contester l’avoir reçu pour que la procédure soit viciée.