i live in fear of death and yet i kick me own balls

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We are ENFANT TERRIBLE - Melted
HOW DO I ART
ARE WE BEING PUNK'D?!!?!??!
Douglas and The Beauties - We Are Enfant Terrible / L'Aéronef
Douglas and the Beauties, glam-tech hermétique. Un démarrage à froid brutal qui laissa plus d'un spectateur perplexe, surtout celui qui aura consciencieusement révisé sur internet avant le concert.
Adieu le vernis pop appliqué aux morceaux disponibles sur Myspace : le révélateur du live transforme la musique de Douglas and the Beauties en expérience technoïde étrange, animale et déroutante. Quitte à laisser tout le public sur le carreau.
Adieu également l'aura glamour de la chanteuse suggéré par le clip : nous n'aurons ce soir qu'une petite blonde raide, froide, le visage bloqué sur une moue affectée. Une attitude en décalage avec une performance vocale anodine.
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Nous avons donc plus affaire à un happening qu'à un concert. Il faut d'abord savoir dépasser la répulsion naturelle provoquée par la présence d'un ordinateur qui génère la totalité des sonorités électroniques. Ensuite accepter un dispositif scénique haut en couleur, combinant trois musiciens aux styles hautement hétérogènes.
Nous avons déjà survolé la gravité hors-sujet de la chanteuse, mais il y a également des romans à faire à propos d'un chanteur branché sur courant alternatif, présentant les morceaux pendant les interruptions avec la conviction d'un boucher de supermarché, et bravant la crise cardiaque prématurée à chaque chanson en inventant l'aérobic artistique.
Une prestation qui donne donc la sensation de voir trois musiciens jouer ensemble mais dans leurs trois genres musicaux respectifs, concept qui aurait peut-être pu plaire à quatre heures du matin. En 1994. En Allemagne.
Douglas and the beauties par oaoa
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We Are Enfant Terrible apporta ensuite un changement de ton radical, évoluant dans le style beaucoup plus aguicheur de l'électro pop saupoudrée de 8-bit.
Un show parfaitement emballé, les trois membres étant les premiers goodies d'un groupe et d'un son fournis en kit prêt-à-aimer: un guitariste-bidouilliste sombre et renfermé, un batteur chargé d'animé le concert à grand coup de comique troupier, une chanteuse-bimbo dégingandée juste ce qu'il faut pour la rendre attachante.
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Constater les artifices nécessaires aujourd'hui au déplacement des foules ne manque pas d'invoquer une forme de lassitude immédiate et automatique, le vieux réflexe de l'amateur de musique qui rejette instinctivement ce qui parait trop lisse et séducteur.
D'autant que cette configuration racoleuse transpire dans leur musique : l'omniprésence des rythmiques 8-bit viennent édulcorer chaque morceau et provoquent l'impression désagréable d'être la victime d'un syndrome de Stockholm musical.
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Puis cette méfiance s'écroule d'elle-même alors que nous passons imperceptiblement au niveau 2 de la prestation de We Are Enfant Terrible.
Et on s'aperçoit qu'au delà du décorum et de l'apparence du tube fabriqué d'après recette, chaque morceau recèle sa petite part de créativité rythmique et mélodique, diffuse, sincère, comme une idée avec laquelle on s'amuse quelques minutes pour la laisser filer ensuite. Une fois qu'on a accepté ce principe de relation friandise, on peut commencer à secouer la tête sereinement.
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On commence alors à compter les points entre les petits défauts et les qualités discrètes, comme on déballerait une pochette surprise adressée à plus jeune que soi.
Ainsi la tonne d'effets qui peinent à cacher la voix mal placée et l'accent français maladroit de la chanteuse, les imitations d'handicapés mentaux du batteur, l'effacement chronique du guitariste même quand il prend le micro finissent par former une émulation positive et insufflent indubitablement une âme dans un concert qui laissera un souvenir en forme d'amourette un peu honteuse que nous prolongerons prochainement avec une tweet-interview - si le groupe l'accepte encore après ce post.
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Précisons que nous attendons toujours la réponse de l'Aéronef à ce mail envoyé le 15 janvier : http://jukeblox.tumblr.com/post/15879953484/mail-ouvert-a-laeronef-a-la-cave-aux-poetes-au-grand.
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Merci à Boris D. pour son sauvetage visuel.
he was making a movie called stabbed. he was stabbed.