“J'avais 14 ans et je sortais de quatre années de collège assez difficiles quand je suis sortie avec Florian Petitalot. J'étais très fragile psychologiquement et j'avais déséspérément besoin de compagnie. Au bout de deux semaines de relation, je l'ai invité chez moi, et nous sommes allés dans ma chambre. Quand il a commencé à aller plus loin que de simples baisers, je lui ai signifié que je refusais que ça aille au delà. Il a pris note mais ne s'est pas arrêté. J'ai fixé le plafond en attendant que ça passe. Il a ensuite considéré mon corps comme un dû, et a commencé à exiger de moi que je lui fasse des fellations ou que je lui envoie des messages susceptibles de l'exciter. Au milieu de notre relation (de 7 mois), j'ai commencé à être dégoûtée par lui et j'avais cessé de lui écrire spontanément. Il m'a alors harcelée pour que je lui dise, non pas ce qui n'allait pas, mais que je l'aimais. J'ai mis 3 mois à réussir à le quitter, à chaque tentative, il pleurait, suppliait et refusait de me laisser tranquille. Lorsque j'ai finalement réussi à m'en séparer, il s'est scarifié et drogué (médicaments, alcools...) et m'a envoyé des messages dans lesquels il me l'expliquait afin de me faire culpabiliser. Il a continué à se dire amoureux de moi pendant une année supplémentaire, et n'a pas hésité à s'énerver contre moi lorsque je suis sortie avec d'autres personnes, à pleurer ou a me montrer sur ses bras combien je lui faisais du mal par mes agissements.
J'ai longtemps tiré une grande honte de cette relation sans en comprendre la cause. En effet, j'avais oublié tout de ces évènements, et les rumeurs qu'il répendait sur nos actes sexuels (il raccontait à ses potes que nous l'avions fait, que j'avais fait ceci ou celà...) me semblaient infondées. Pendant 5 ans (du jour où il a cessé de ressentir quoi que ce soit pour moi à il y a peu), j'ai ignoré ses remarques insistantes et allusions salaces (allant d'un simple "très jolie" au plus violent "j'ai peur de te violer si je bois en ta compagnie"), pensant comme les autres membres de mon groupe d'amis qu'il ne s'agissait pas de choses importantes, seulement d'une facette de son personnage d'"obsédé". Le déclic et la mémoire ne me sont venus qu'après qu'une de mes amies m'a racconté le harcèlement sexuel dont il s'est rendu coupable envers elle. Il avait en effet insisté pour qu'elle le suce, et ce à plusieurs reprises, prétextant tantôt un désir pressant, tantôt que ça le réconforterait dans une période difficile. J'ai d'abord pensé que j'inventais des souvenirs, étant donné que beaucoup d'histoires le concernant devenaient connues dans mon groupe d'amis (nous sommes aujourd'hui et à ma connaissance au moins 3 à avoir fait les frais de ce garçon), puis je me suis souvenue d'un reproche qu'il m'avait fait, au lycée, lorsque je lui avais demandé de cesser de mentir sur notre vie sexuelle passée. Florian m'avait alors reproché d'avoir tout oublié de notre relation, phrase sur laquelle je n'avais alors pas tiqué, mais qui donnait à mes souvenirs le crédit dont j'avais besoin.
Aujourd'hui, Florian Petitalot est connu pour avoir été candidat pour le Parti Communiste en 2015, il tient une chaine Youtube militante, et fait partie d'associations féministes et LGBTQ+. Au vu de ses actes, sa présence au sein de la JC, du PC, du syndicat Solidaires et de l'association étudiante Wake up est intolérable.”