THE SWORD IN THE STONE (1963)
Un vieux classique Disney, mais différent: derrière son faux titre français, MERLIN L’ENCHANTEUR, le film du studio de Mickey dispose bel et bien de certaines caractéristiques des œuvres animées de la firme; et pourtant, cette relecture fantaisiste du mythe arthurien se démarque sur plusieurs plans. Pas de Disney Princess en ce Moyen-Âge plutôt difficile, où l’omniscient et célèbre sorcier attend la venue de Moustique, jeune écuyer innocent promis à un avenir royal: un origins-movie sur Arthur, ou presque, bien avant les concertations autour d’une table ronde. Néophyte de la vie, Moustique va être pris en charge par le loufoque Merlin, bien décidé à lui enseigner tout ce qu’il peut: un exercice très dangereux à base de métamorphose en divers animaux, qui donneront des sueurs froides au gamin. Complètement à la ramasse, le magicien va littéralement mettre en danger Moustique -drôle mais dramatique si pris au sérieux-, sauvé à chaque fois -in extremis- par Archimède, le hibou parleur ronchon et compagnon de Merlin: THE SWORD IN THE STONE a beau chantonner quelquefois, c’est un Disney à l’ambiance assez dark, à la manière des environnements parfois extrêmes/sauvages de SNOW WHITE (1937). Un bon point qui n’évite pas certaines précipitations, à l’image du personnage de Madame Mim, laide sorcière intervenant un quart d’heure avant la fin du film: climax sous fond d’Excalibur, et pas de véritable bad-guy à affronter. Amusant parcours médiéval-fantastique à l’ancienne, THE SWORD IN THE STONE a vieilli, mais son humour fait parfois encore effet: de plus, en dépit d’un son quasi-mono -lol-, le blu-ray du film respecte les standards de qualité exigés. Image stable et nette, animation fluide, rien à redire: c’est toujours mille fois mieux que FROZEN (2013), sans aucun doute! Mais pourquoi malgré cette sympathie, MERLIN L’ENCHANTEUR ne nous enchante pas plus que ça? Le réalisateur Wolfgan Reitherman a pourtant fait un nombre conséquent de classiques chez Disney, de PINOCCHIO (1940) à THE FOX AND THE HOUND (1981): le résultat est, encore une fois, différent. En conclusion, THE SWORD IN THE STONE est un Disney à ne pas voir en étant sobre...
MERLIN LE DEALER /20