Steve WARING & Le WORKSHOP DE LYON
"Mirobolis"
(7". Le Chant Du Monde. 1978) [US/FR]
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Steve WARING & Le WORKSHOP DE LYON
"Mirobolis"
(7". Le Chant Du Monde. 1978) [US/FR]
POST-SCRIPTUM 881
DHARMA QUINTET, Archipel, SouffleContinu Records
« Do your own music! » conseillait Albert Ayler, message clairement reçu en France ! Cohelmec Ensemble, Workshop de Lyon et Dharma Quintet, trois formations proches dans l'esprit, en ont illustré chacune à leur manière le principal précepte local : prendre ses distances d'avec le free jazz américain. Encore qu'en ce qui concerne le Dharma, l’approche, voulue communautaire afin (dixit) d’échapper à tout académisme (les musiciens habitent ensemble, répètent inlassablement, achètent collectivement le matériel nécessaire), évoque celle de l’A.A.C.M. avec lequel le groupe se sent des affinités, mais revues et corrigées par Gong malgré une profonde admiration pour Anthony Braxton rencontré à Paris au début des années 1970 ! Mai 68 est passé par là, et l'heure est encore aux remises en question contestataires : aucun leadership n'est envisageable et le personnel est susceptible d'être modifié au gré des enregistrements (sur Archipel, un nouveau batteur fait ainsi son apparition ; cependant, aucun disque ne témoigne à ce jour de la formation avec Jean Querlier et François Méchali).
Tout comme le précédent End Starting, Archipel est un disque construit, mêlant free rock et free jazz à l'européenne dans d'incessantes explosions collectives basées sur des improvisations abruptes et contrastées. La plupart du temps, piano, guitare et saxophone s'entrelacent sur des rythmiques d'enfer, tandis que l’électricité fait feu de tous bois. Rétrospectivement, d’aussi saisissantes combinaisons de timbres, évoquant par endroits les passages free de Cinemascope de Joachim Kühn avec Toto Blanke, font regretter l’avortement prématuré du Dharma en 1974, sa modernité n'ayant déjà rien à envier aux avancées ultérieures des groupes de Paul Bley avec guitare (Pat Metheny, John Scofield), ou de Om sur Rautionaha (pour les alliages Urs Leimgruber / Christy Doran), le piano électrique de Patricio Villaroel apportant toutefois au Dharma une touche étonnamment singulière bien qu'héritée des recherches de Chick Corea chez Miles Davis. Sans compter çà et là, quand les choses s'accélèrent, une certaine violence incisive propre au Dharma Quintet, et un son aussi dense que celui de On The Corner de Miles Davis, ou Stark Reality, la formation de John Abercrombie à la même époque grosso modo. Quoi d'autre pourrait être approximativement proche du Dharma Quintet au même moment ? Emergency, quintette ayant lui aussi sévi et enregistré en France, entre autres composé de Glenn Spearman au saxophone, Boulou Ferré à la guitare et Takashi Kako au piano électrique. Voire Masabumi Kikuchi au Japon.
Au même titre que le Cohelmec Ensemble, le Workshop de Lyon, le Full Moon Ensemble, Perception, Armonicord ou le Michel Portal Unit, le Dharma Quintet s'est imposé comme une des plus importantes formations du free jazz tel qu'il se pratiquait en France au début des années 1970.
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“Do your own music!” was Albert Ayler’s advice, received loud and clear in France! Cohelmec Ensemble, Workshop de Lyon and the Dharma Quintet, three groups close in spirit, which would each illustrate in their own way a local principle: to get some distance from American free jazz. As far as Dharma is concerned, the community-based approach was put in place to escape (they stated) from any academism (the musicians lived together, rehearsed endlessly together, and collectively purchased the necessary material together). This may draw comparisons with the l’A.A.C.M. with whom the group felt a certain affinity, but they were also influenced by Gong, in spite of a deep admiration for Anthony Braxton who they met in Paris at the beginning of the 1970s! The events of May 68 were fresh, and protest was still in the air: no leadership structure was possible, and personnel could change with each recording (on Archipel, a new drummer makes an appearance; however, there is no recorded trace of the group with Jean Querlier and François Méchali).
Like its predecessor End Starting, Archipel is a constructed album, mixing free rock and European free jazz in a series of collective explosions based on abrupt and contrasting improvisations. For much of the time, piano, guitar and saxophone intertwine over intense rhythms, with everything and anything being electrified. Retrospectively, such remarkable timbral combinations, evoking sometimes the freer passages of Cinemascope by Joachim Kühn with Toto Blanke, make the demise of Dharma in 1974, even more regrettable. Their modernity has nothing to envy of the later advances of Paul Bley with guitar (Pat Metheny, John Scofield), or of Om on Rautionaha (for the alliance of Urs Leimgruber/Christy Doran), Patricio Villarroel’s electric piano adding a nonetheless surprisingly singular touch to Dharma, inherited of course from Chick Corea’s work with Miles Davis. This is without mentioning a kind of incisive violence when things speeded up, which was unique to the Dharma Quintet, or a sound as dense as that of On The Corner by Miles Davis, or Stark Reality, John Abercrombie’s group from around the same period. Who else could seem approximately close to the Dharma Quintet at the same time? Emergency, a quintet which had played and recorded in France, including, among others, Glenn Spearman on saxophone, Boulou Ferré on guitar and Takashi Kako on electric piano. Masabumi Kikuchi in Japan also deserves a mention.
Along with the Cohelmec Ensemble, the Workshop de Lyon, the Full Moon Ensemble, Perception, Armonicord or the Michel Portal Unit, the Dharma Quintet stand out as one of the most important examples of free jazz as it was played in France at the beginning of the 1970s.
( Agitation Frite 1, 2 & 3, par là )
V/A
"Chevance (etc.) - Outremusique pour Enfants"
(LP. Born Bad rcds. 2019 / rec. 1974-85) [FR]
POST-SCRIPTUM 833
WORKSHOP DE LYON - LA CHASSE DE SHIRAH SHARIBAD
En France, dans les années 1960-1970, des musiciens se sont demandés comment transposer les luttes du free jazz sur un territoire politique différent. Parmi les premiers, le pianiste (agitateur, théoricien et militant) François Tusques répond en enregistrant Free Jazz , avant de récidiver avec Le Nouveau Jazz, équivalents français de la Nouvelle Chose américaine. Au point que l'initiative essaime, entendue à Lyon par les musiciens du Free Jazz Workshop, devenu Workshop de Lyon en 1975 avec l’arrivée du clarinettiste-saxophoniste Louis Sclavis.
Ce qui réjouit encore aujourd’hui dans ce deuxième album au lyrisme fiévreux, s’incarne dans la dimension constamment narrative du contenu, quelque soit par ailleurs la subtilité des textures développées dans le cadre d’improvisations collectives contrastées. D’une grande fraîcheur mélodique jamais prise en défaut, le Workshop de Lyon s’invente progressivement, dès ce disque, un folklore imaginaire à nul autre pareil, savant mélange d’avant-garde et de traditions, où le jeu collectif le dispute, avec panache et de manière complexe, à l’urgence de solistes inspirés. Et même sans l'appui d’images filmées, la théâtralité et l’humour des prestations scéniques du groupe, pourtant composantes essentielles, peut s’appréhender en creux, au fil de longues suites au matériau thématique varié, expressif et joyeux.
Difficile de mieux honorer le parrainage fantasmé d'Albert Ayler et de l'Art Ensemble of Chicago. Encore !
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In France, in the years 1960-1970, musicians pondered over how to transpose the political struggle of free jazz onto a completely different political terrain. One of the first to do so was pianist François Tusques (agitator, theorist and militant) who recorded Free Jazz, and then continued with Le Nouveau Jazz, French equivalents to the American New Thing. The word spread, and was picked up by the Free Jazz Workshop which became the Workshop de Lyon in 1975 with the arrival of clarinetist-saxophonist Louis Sclavis.
Still a source of joy, this lyrically feverish second album maintains a narrative dimension however subtle the textures developed through the contrasting collective improvisations. With their ever-inventive melodicism, the Workshop de Lyon invent an imaginary folklore on this album which is unlike any other. It is a knowing mix of the avant-garde and the traditional, collective playing vying, with panache and complexity, with the inspired urgency of the soloists. Even without filmed images the theatricality and humour of the group's live performances, essential components of their identity, can be felt during the long thematic suites which are both expressive and full of joy.
What better way to honour their imaginary mentors, Albert Ayler or the Art Ensemble of Chicago! More, More!
( Workshop de Lyon, par là )
POST-SCRIPTUM 834
FREE JAZZ WORKSHOP - INTER FRÉQUENCES
En 1967 est mis sur pied le Free Jazz Workshop dont le premier disque, Inter Fréquences, ne sort qu’en 1973. Entretemps malheureusement, il n'existe aucune trace phonographique de ce groupe dont le premier batteur est Pierre Guyon avant d’être remplacé par Christian Rollet en 1970.
L’un des mots d’ordre de l’époque suffit à camper le tableau : « La libération des esthétiques n’est qu’un prélude à la libération de l’humanité. » De cette émancipation des mentalités telle qu’elle fut vécue en France par certains musiciens, la trajectoire du Free Jazz Workshop (devenu Workshop de Lyon en 1975 avec l’arrivée du clarinettiste-saxophoniste Louis Sclavis) se révèle emblématique. Trajectoire d’une longévité exceptionnelle, un « mi-centenaire » comme disent ses membres, durant lequel la formation - selon les mots-mêmes de Christian Rollet - passe « d’atelier exploratoire revendiquant de ne rien tenir pour acquis des certitudes musicales majoritaires » à institution devenue classique.
Dès ce premier album, l'on sait que la formation fera oeuvre commune, sans leadership. Héritées du free jazz américain, des influences s'entendent encore : Albert et Don Ayler, tout comme Ornette Coleman et Don Cherry chez les souffleurs Maurice Merle et Jean Mereu ; Cecil Taylor pour le pianiste Patrick Vollat, absent du groupe après le deuxième album, La Chasse de Shirah Sharibad ; Gary Peacock et Barre Phillips pour ce qui est de la basse ; Sunny Murray voire Milford Graves en ce qui concerne le foisonnement rythmique ; mais aussi l'Art Ensemble of Chicago dans la dimension collective.
À l'instar de ceux réalisés par le Cohelmec Ensemble à la même époque, ou par François Tusques précédemment, ce disque au lyrisme incandescent représente un des sommets du free jazz joué par des musiciens français.
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The Free Jazz Workshop came into being in 1967 but their first album, Inter Fréquences, only appeared in 1973. Unfortunately there is no recorded trace of the group including the first drummer Pierre Guyon before he was replaced by Christian Rollet in 1970.
One of the slogans doing the rounds at the time sets the tone: "Aesthetic liberation is but a prelude to the liberation of humanity." The trajectory of the Free Jazz Workshop (which became the Workshop de Lyon in 1975 with the arrival of clarinetist-saxophonist Louis Sclavis) is emblematic of the emancipation of the mindset of certain French musicians during this period. It has been an exceptionally long-lived trajectory a "half-century" as the members say, during which the group - in Christian Rollet's own words – went from being "an exploratory workshop who claimed to take no account of the musical certitudes of the majority" to becoming something of a classic institution.
Right from this first album it is clear that the group would function as a collective with no designated leader. The legacy and influence of American free jazz can be heard throughout: Albert and Don Ayler, or Ornette Coleman and Don Cherry for the horns of Maurice Merle and Jean Mereu; Cecil Taylor for the pianist Patrick Vollat, absent from the group after the second album La Chasse de Shirah Sharibad; Gary Peacock and Barre Phillips for the bass; Sunny Murray or Milford Graves for the rhythmic agitation; but also the Art Ensemble of Chicago for the collective aspect.
This lyrical, incandescent album, alongside those released by François Tusques and the Cohelmec Ensemble at the same period, represents one the high points of free jazz produced by French musicians.
( Ornette Coleman, par là )
POST-SCRIPTUM 835
WORKSHOP DE LYON - TIENS ! LES BOURGEONS ÉCLATENT...
Collective, la démarche du Workshop de Lyon aboutit en 1977 à la création de l’ARFI (Association à la Recherche d’un Folklore Imaginaire) dont le but possède tout de la profession de foi : « Défendre l’improvisation, diffuser les musiques plurielles et donner les moyens du jeu à qui est prêt à s’y consacrer… Établir un folklore. » Avec en tête quelques référents dont l’A.A.C.M. (Association for the Advancement of Creative Musicians) créée douze ans auparavant, avec pour idée (voisine) l’aide matérielle et la défense des intérêts des musiciens créatifs, afin de favoriser l’émergence d’une musique neuve. Véritable structure ouverte, l’ARFI finira d’ailleurs par s’autoproduire grâce à son propre label, à l’origine de presque tous les disques du Workshop de Lyon à partir de Concert Lave.
Troisième album de la formation, Tiens ! Les bougeons éclatent… se révèle exemplaire de la musique du groupe au moment de sa sortie en 1978, un peu moins d'un an après son enregistrement en studio. Le pianiste Patrick Vollat parti mais toujours bien présent dans l'ARFI (ne serait-ce qu'au sein de la géniale Marmite Infernale), le Workshop de Lyon se stabilise autour d'un quartette constitué par Louis Sclavis, Maurice Merle, Jean Bolcato et Christian Rollet, témoignant à l'époque déjà d'un matériau à nul autre pareil. Qui, depuis, n'a jamais cessé de s’élargir au gré des rencontres et des changements de personnel, sans rien perdre en générosité ni prendre une ride, conférant ainsi au Workshop de Lyon une certaine universalité digne de ses modèles de départ, Albert Ayler ou Art Ensemble of Chicago pour ne citer que ces deux-là, largement honorés et transfigurés en une esthétique lyrique pas banale, faite d'ouvertures et d'échanges tous azimuts. Irrésistible !
( Christian Rollet, par là )
POST-SCRIPTUM 803
WORKSHOP DE LYON, 50e Anniversaire - BISOU RECORDS / ARFI - BIS-004-U / AM063
En 1967 est mis sur pied le Free Jazz Workshop dont le premier disque, Inter Fréquences, ne sort qu’en 1973. Entretemps malheureusement, aucune trace phonographique de ce groupe dont le premier batteur est Pierre Guyon avant d’être remplacé par Christian Rollet en 1970.
L’un des mots d’ordre de l’époque suffit à camper le tableau : « La libération des esthétiques n’est qu’un prélude à la libération de l’humanité. » De cette émancipation des mentalités telle qu’elle fut vécue en France par certains musiciens, la trajectoire du Free Jazz Workshop (devenu Workshop de Lyon en 1975 avec l’arrivée de Louis Sclavis) se révèle emblématique. Trajectoire d’une longévité exceptionnelle, un « mi-centenaire » comme disent ses membres, durant lequel la formation selon les mots-mêmes de Christian Rollet passe « d’atelier exploratoire revendiquant de ne rien tenir pour acquis des certitudes musicales majoritaires » à institution devenue classique.
En six disques compilant huit albums, un coffret revient désormais sur cette démarche collective aboutissant en 1977 à la création de l’ARFI (Association à la Recherche d’un Folklore Imaginaire) dont le but s’avère déjà : « Défendre l’improvisation, diffuser les musiques plurielles et donner les moyens du jeu à qui est prêt à s’y consacrer… Établir un folklore. » Avec en tête quelques modèles dont l’A.A.C.M. (Association for the Advancement of Creative Musicians) créée douze ans auparavant, avec pour idée (voisine) l’aide matérielle et la défense des intérêts des musiciens créatifs afin de favorise l’émergence d’une musique neuve. Véritable structure ouverte, l’ARFI finit d’ailleurs par s’autoproduire grâce à son propre label, à l’origine de presque tous les disques du Workshop de Lyon à partir de Concert Lave, Fondus par exemple ayant été produit par Noël Akchoté et Quentin Rollet pour le compte du label Rectangle.
Ce qui réjouit encore dans ces disques aujourd’hui, s’incarne dans la dimension constamment narrative du contenu, quelque soit par ailleurs la subtilité des textures développées dans le cadre d’improvisations contrastées. D’une grande fraîcheur mélodique jamais prise en défaut, le Workshop de Lyon s’invente progressivement un folklore à nul autre pareil, savant mélange d’avant-garde et de traditions, où le jeu collectif le dispute de manière complexe à l’urgence de solistes inspirés.
Bien qu’exclus du coffret du fait de l’absence d’images filmées, et pourtant essentiels, la théâtralité et l’humour des prestations scéniques s’appréhendent en creux, au fil de longues suites au matériau thématique varié, expressif et joyeux.
L’histoire du Workshop coure ici de 1973 à 1991, agrémentée d’inédits datant de 1979 et 2010. Soit un matériau dont on constate qu’il n’a jamais cessé de s’élargir dans le temps et au gré des changements de personnel, sans rien perdre en générosité ni prendre une ride.
Encore !
( Workshop de Lyon, par là )
POST-SCRIPTUM 786
FESTIVAL MUSIQUES (RE)BELLES
JAZZ LIBRE À BERTHELOT (19 & 20 OCTOBRE 2017)
En France, dans les années 1960-1970, des musiciens se sont demandés comment transposer les luttes du free jazz sur un territoire politique différent. Parmi les premiers, le pianiste (agitateur, théoricien et militant) François Tusques répond en enregistrant Free Jazz, avant de récidiver avec Le Nouveau Jazz, équivalents français de la Nouvelle Chose américaine.
Dans l'effervescence musicale de l'après-Mai 68 née des labels BYG et Futura, la notion de création collective se révèle essentielle, ce dont les formations Workshop de Lyon, Cohelmec Ensemble et Dharma (Trio et Quintet) s'avèrent représentatives : dans ce processus, l'identité individuelle trouve certes à s'exprimer, mais cadrée par une pensée commune non hiérarchisée et axée sur l'expérimentation. Jouer de la musique devient un plaisir partagé au vocabulaire réfléchi, et militer (pour certains) dans un mouvement d'extrême gauche se fait souvent en parallèle, ce qui nourrit la création en lui offrant une éthique.
Soudés comme les doigts d'une même main, les membres de ces trois formations, plutôt qu'ils ne rejettent quelque ordre établi comme il est courant au début des années 1970, préfèrent construire ensemble, abandonnant à d'autres toutes revendications politiques trop explicites. En France déjà, c'est en quête d'un folklore imaginaire que l'on préfère transgresser certains acquis du free jazz, cette volonté d'émancipation n'excluant évidemment en rien leur appropriation.
Le plaisir de jouer collectivement, voici ce qu'avant tout vont célébrer la réunion des membres de trois groupes essentiels et précurseurs du jazz libre en France : Workshop de Lyon, Cohelmec Ensemble et Dharma, formations sans chefs basées sur l'écoute réciproque, mais aussi sur le dialogue entre écrit et improvisé, où tous les membres ont des responsabilités égales, quelque soit l'instrument.
( François Tusques, par là )