Amour haché
★ Mention de domination, violence morale et physique et faible mention de sexe.
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Son parfum boisé a rapidement rempli la pièce, ses cheveux mouillés collent à son front et des goûtes d’eaux froides ruissellent sur son visage inhabituellement trop pâle. Il ne bouge pas, ses yeux ne cillent même pas et pourtant sa peau est si froide qu’elle me donne des frissons. JungKook est dépité ce soir, il ne sourit pas ; derrière ses yeux vitreux l’alcool fait son office, après l’euphorie l’hérésie s’installe. Mon amour sombre donc peu à peu dans les profondeurs d’un sommeil agité. Son corps tombe lourdement sur le tapis du salon, et le silence m’envahit soudain. Je m’agenouille et me glisse près de lui, fatiguée, apeurée, éreintée par le trop plein d’amour qui m’envahit et qu’il refuse d’accepter, piétiné mon cœur est ce qu’il fait de mieux, écrasé cet amour qu’il hait si fort, réduire à néant ce qui le rend faible et commun.
L’homme qui dort à côté de moi a ce visage paisible que je ne lui connais pas. J’aimerais dormir tout près de lui, être câlinée, embrassée, caressée sans être jetée du lit comme un oisillon qui se serait trompé de nid. Jungkook a tellement plus de pitié les paupières closes. Je caresse ses cheveux, son visage, approche ma bouche de la sienne pour embrasser ses lèvres et humer son haleine alcoolisée. Je suis comme un animal en manque d’affection, en pleine période de chaleur, à la recherche de son lui entier pour combler mon moi meurtri.
Je suis à sa merci et je me déteste autant que je meurs pour lui. J’étais parti il y a une heure pour ne plus jamais le revoir, j’avais tout jeté chez lui, sa table, sa télé, les draps, tout ce que je trouvais pour lui prouver à quel point je brûlais. Le canapé s’est renversé après qu’il m’ait jetée dessus comme si je n’étais rien, mais mes côtes me font moins mal depuis qu’il est là. Comment cet homme qui me fait si souffrir peut me faire autant de bien à la fois ?
Je me suis endormie, et au réveil ma tête tourne plus vite qu’un manège sans frein. La place a côté de moi est vide et mon cœur s’affole aussitôt. Une silhouette noire au-dessus de moi m’arrache un sursaut. JungKook est là, les cheveux en bataille et les yeux rouges dus au trop plein d’alcool. Sans sourire, sans un mot, il se dirige dans la cuisine pour revenir avec un verre d’eau qu’il me balance à la figure. Est-ce bizarre de ne pas être surprise par ce geste ? C’est comme ça qu’il satisfait son envie de me faire honte, plutôt que de me punir.
Je suis minable, je ne bouge même pas, ma bouche est pâteuse et mon corps entier me fait souffrir d’avoir dormi à même le sol. Je ne sais plus réagir face à lui, parfois il devient si doux que c’est difficile à croire qu’il peut aussi passer de l’ange au marbre froid habituel et inversement. Il s’agenouille pour m’enlever mes vêtements, je me laisse faire comme une poupée sans vie.
- Nous allons nous doucher maintenant. Susurre-t-il
J’acquiesce presque automatiquement.
Dans l’eau du bain mes muscles se détendent un à un, il me nettoie, amusé de jouer les nounous. JungKook pince soudainement mon clitoris, je m’accroche au rebord de la baignoire sous la surprise. Il sourit et je ferme les yeux pour retenir l’image adorable de mon amoureux avant qu’il ne saute dans l’eau encore tout habillé. Je ne sais pas si j’ai lutté ou si je l’ai aidé à se déshabiller, mais je me retrouve la peau collée au carrelage gelée, le visage écrasé, à me faire sodomiser par cette bête sauvage qui refuse d’aimer à ma manière.
Je ne peux plus respirer.










