Tous les lyrics de l'album "Un peu de temps"
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Croire en l’Homme (prod Sauzé)
Croire en l’Homme j’en rêve mais dis-moi comment faire
Quand on a jeté un œil dans une section commentaire
À chaque polémique ça devient horrible et chaud comme l’enfer
Bienveillance et intelligence reposent en paix
Ceux pas trop portés sur les actes moreaux comme Stéphane Moreau
Se disent ya peut-être un peu d’abus mais pas mort d’homme
Bien sûr j’en ai marre que l’intégrité soit denrée rare
Mais laisse-moi trop dans les bars et peut-être que je flanche et foire
Trop facile de se dissocier genre ya les mauvais et les bons
Rien de commun entre moi et les monstres
Donc plus besoin de chercher à comprendre, « comprendre c’est excuser »
Détestable cet air qu’on prend, on pense être très rusé
Leurres et dénis font qu’à petit feu on meurt, c’est l’ennemi
Refouler comme n’écouter que ses émotions entraîne pleurs et cris
Derrière les masques toujours dans la peur et triste
On devrait fuir ces faux semblant et peut-être qu’on serait libres
Croire en l’Homme j’en rêve
Mais l’Homme omet un genre, des gens
Ça fait mauvais genre d’entrée
Croire en l’Homme j’en rêve
C’est important, je sais, c’est dur pourtant j’essaie
Croire en l’Homme j’en rêve
Mais l’Homme omet un genre, des gens
Ça fait mauvais genre d’entrée
Croire en l’Homme j’en rêve
C’est important, je sais, c’est dur pourtant j’essaie
Croire en l’Homme j’en rêve mais dis-moi comment faire
Quand le patriarcat est toujours roi, entraîne autant d’merde
Pour une moitié de l’humanité pas de parité, déconsidérées
Et dès qu’on s’y attaque on voit par vagues des cons sidérés
Des sales taches de gars lâches se cachent, crachent leur backlash
J’acclame les bravades de bravaches mais ya même des femmes que ça fâche
Tant dans la psyché c’est profondément enraciné
J’suis conscient que c’est un effort constant de s’en vacciner
Plus tu dénigres plus c’est puissant donc tue le déni
« féminisme » c’est pas un gros mot, pas de raison que tu te méfies
Plonge toi dans ce monde, fonce, écoute, lis, réfléchis
Nique nos privilèges décrépits, gagnants quand l’injustice rétrécit
Si si, toi aussi ça te concerne, toi aussi t’as du taf
Et j’t’accuse pas d’être une ordure et j’te jure ça tue pas
Contrairement à ce que subissent tant, à petit feu ou littéralement
Respect, jouissance pour tous les clit’ ou ça va péricliter salement !
Croire en l’Homme j’en rêve
Mais l’Homme omet un genre, des gens
Ça fait mauvais genre d’entrée
Croire en l’Homme j’en rêve
C’est important, je sais, c’est dur pourtant j’essaie
Croire en l’Homme j’en rêve
Mais l’Homme omet un genre, des gens
Ça fait mauvais genre d’entrée
Croire en l’Homme j’en rêve
C’est important, je sais, c’est dur pourtant j’essaie
Croire en l’Homme j’en rêve mais dis-moi comment faire
J’crois vraiment pas que je suis en train de trop m’en faire
Dérèglement climatique, autoritarisme, avec les forts en guerre
C’est terrible, on n’est pas déter’, ressemble au pot en terre
Et celle-ci se meurt, on s’baffre et ça se paye en espèces
Dont on se repaît, certaines disparaissent et on laisse faire
Et on SE laisse faire et on serait frères et sœurs, faut qu’on se respecte
Mais ya pas de recette, pourtant on recèle de ressources pas de sombres merdes
J’décris ces problèmes endémiques, confiné en pleine pandémie
Comme tout le monde me demandant « et quoi maintenant ? » mais en écrivant des rimes
L’heure est grave pire que la voix suave de Barry White
C’est comme dans Festen si l’ambiance est presque celle d’un repas familial
Amour-Haine, l’espoir –pfrrr- pas d’nouvelles
Les Droits de l’Homme, chépa, va checker la poubelle
Mais besoin de croire en nous et en notre Histoire même si ya pas d’synopsis
Comme j’dis « l’enfer c’est les autres mais le paradis aussi ! »
Croire en l’Homme j’en rêve
Mais l’Homme omet un genre, des gens
Ça fait mauvais genre d’entrée
Croire en l’Homme j’en rêve
C’est important, je sais, c’est dur pourtant j’essaie
Croire en l’Homme j’en rêve
Mais l’Homme omet un genre, des gens
Ça fait mauvais genre d’entrée
Croire en l’Homme j’en rêve
C’est important, je sais, c’est dur pourtant j’essaie
Croire en l’Homme j’en rêve
Mais l’Homme omet un genre, des gens
Ça fait mauvais genre d’entrée
Croire en l’Homme j’en rêve
C’est important, je sais, c’est dur pourtant j’essaie
Les réseaux sociaux, c’est ego, gloriole
Ce qui sort de ce trou ne m’intéresse pas comme un glory hole
La désinformation, la bêtise et leurs oripeaux
La petitesse, la méchanceté, tant de trucs horribles, glauques
Ceci-dit, c’est trop addictif, j’y passe des plombes
Certes ya des bons côtés mais l’équilibre n’est pas très bon
Ne tiens qu’à moi de gérer, pas me laisser aspirer
J’peux pas faire la victime s’il suffit de ne pas cliquer
L’islamophobie, infâme arme des faibles et fourbes
Insulte à l’intelligence, racisme masqué et lourd
Souvent balourd, beuglard, alors qu’il y a
Des millions de façons de vivre en faisant de l’or avec sa foi dans l’Islam
Ceci-dit, l’ambiance empêche de dire des choses publiquement
Les critiques sur les maux de la Ummah se chuchotent pudiquement
L’obscurantisme, les rétrogrades ne sont pas trop rares
Trop de gens, surtout trop de femmes subissent traumas, cauchemars trop graves
Et les dégâts des extrémistes catholiques bourgeois
Ou du pasteur cainfri qu’a trop d’fric, s’fourvoie
Ou les délires New Age spirituello-mystico-malsains
Ou les coaches winners qui à part du fric sur ton dos ne gagnent rien
Ceci-dit ma spiritualité est malade, pas de foi, parfois le cafard
T’empêche pas de croire même si aux croyances je préfère les savoirs
Je n’juge pas, des bons chemins j’pense qu’il n’y en a pas qu’un
Respecte la quête de chacun respectant la quête de chacun
Pas comme chefs d’états démagos je me soucie de la Palestine
Occupation, répression, oppression, justifications pathétiques
Pouvoir inhumain, fanatisme endémique et nuisible
Critiques valables réfutées, vite accusé d’antisémitisme
Ceci-dit Oh que non ! Les juifs ne contrôlent pas le monde
Beaucoup se disent juste antisionistes mais on n’y croit pas une seconde
Tant minimisent et participent à perpétuer les vieux fantasmes
Et RIEN ne justifie ça, dis-moi ce que tu veux je m’en tape
Des années après, c’est pas passé, j’ai encore cette haine
Ces afghans qu’elle a renvoyé vers une mort certaine
Des sans-papiers, au personnel soignant, aux malades
Niveau cynisme et incompétence, Maggie DeBlock blague pas
Ceci-dit ya 1000 piques que je justifie mais pas l’physique
Pareil pour l’âge de Brigitte, les relents de misogynie
Indigne, minable, je refuse de me rabaisser
J’ai d’autres armes et d’autres gens que je n’veux pas blesser
Comme Trump, DeWever et Franken sont des trolls
À chaque fois qu’on relaye leurs provocs quelque part on déconne
Car pire que leurs déclarations : leurs très sales actions
Les deuxièmes masquées par les premières vu leur force d’attraction
Ceci-dit s’il est clair que ce qu’ils sont en train de faire pue de trop
C’est trop facile de mettre tous nos problèmes sur leur dos
Petits pseudo-dieux individualistes, consuméristes et apathiques
On a des responsabilités dans cette situation dramatique
Je m’en fous (prod Dark Factory)
Ce qui intéresse le rappeur lambda ? J’m’en fous
Genre j’trouve de moins en moins de mes semblables dans ce mouv’
C’est pas grave, juste que je sens un décalage
D’aucuns diraient que c’est un dégât d’l’âge
Ou que j’suis pas un vrai homme ou que je suis très snob
Pourtant très stone des conneries j’en kiffe des tonnes
Et je me repais du spectacle de tous ces petits trous de balles
Booba/Kaaris pas d’paix, des clashs, laissez-moi mes plaisirs coupables
Soit. Quand le Beat est Dope, je vis des hauts
Mais je vis des bas quand il y a des jeux vidéos
Je méprise et j’bad quand je subis dans des canap’
Participe même pas car allergique et grave naze
Gamin j’ai trouvé ça fort drôle de mater Dragon Ball
Mais ça ne vaut pas un milliard de réfs dans leurs raps trop pauvres
Me fous de leur lean, leur coke, leurs drogues à hautes doses
De leur tout nouveau, tout beau, Polo Ralph Lo’ rose
Des styles vestimentaires si rincés
Relativement du foot, du vroum vroum des grosses cylindrées
Des expressions à la mode que je devrais utiliser
Leur compte en banque, la dernière tendance qu’ils tentent de subtiliser
Perte de temps car pendant qu’ils courent après pour être trop frais
Quelqu’un bosse déjà sur la prochaine
J’me fous des techniques pour rouler, fumer, faire pousser la beuh
De ceux qui croient qu’on les like pas parce qu’on est tous
Des exploits fantasmés, des vies mises en scène sur les réseaux
Des blockbusters au ciné, de beaucoup de films de Super Héros
Des vexations de ceux qui ont choisi d’aduler des porcs
Des blagues sur crasseuses, michtos, sensées amuser les hommes
De leurs ex, des débats sur les histoires de couples et
Du nombre de mecs avec qui une meuf a couché
J’me fous des jeux, des applis, d’être en VIP
Flamber en club les fait bander comme le priapisme
J’me fous pas du sort des gens en Palestine
Mais je me fous des phases démagos sur la Palestine
Tout comme leur avis sur la polémique du jour
De leurs fantasmes de tortures sadiques sur Marc Dutroux
De leur vidéo vérité de « onnouscachetout point com »
De leurs « vous êtes tous des moutons et moi j’vous informe »
De leurs rimes qui ressemblent à celles de 10.000 autres wack bêtes
Et de leur putain de projet pour lequel on n’est pas prêts !
Des goûts, dégoût (prod Crystal Camino)
Nique leur outrance toute rance de nouveaux riches
Ou de wannabe, pourtant tout l’temps tous posent trichent
Croient faire de l’effet, plaire aux filles comme Drogo
Obsédés par le prix, le selfie et le logo
Font de tout tristes voyages en touristes pitoyables
Dans chaque ville squattent mêmes quartiers aux mêmes boutiques, s’croient hype
Puis boivent les mêmes mojitos dans les mêmes bars aux mêmes déco
Avec la même electro pourrie, ils sont tout vide et s’aiment trop
Les plus futés ont appris à aimer ce qu’il faut aimer
Si pas du même monde, de la même espèce immonde, ignoble et laide
Ignorez-les quand ils balancent des refs pour faire les cultivés
Ces nullités n’ont pas de personnalité et d’univers
Les marques de luxe j’évite mais j’confesse j’aime le style
Et je brille, sapologie même un bête mercredi
Esthète bousillé par les states, kiffe sans mettre sur un piédestal
Sensible à l’Art de la Discussion, quand c’est creux c’est détestable
Dresse des tables pour un festin genre Fuck That’s Delicious
New-York et les meilleurs spots pas snobs du globe, j’les apprécie tous
Épicurien, veux d’la nature, de la culture et puis d’l’humain
No Julia Roberts, juste être là si un truc épique survient
Et pour les moments où ça manque cruellement de feux d’artifice
J’compte sur l’inépuisable listing des œuvres artistiques
Donc jamais j’m’emmerde, des potos aux grands maîtres, plus d’misère
Quand tu t’enrichis de qui a personnalité et univers
Hihihi Hahaha Hohoho (prod Taipan)
J’aime bien avoir Raison comme TDE
Admettre que ce n’est pas toujours le cas c’est difficile
Je déborde de talent en tout cas, une compile Dreamville
Veux pas le gâcher à cause de mon ego, Kyrie Irving
Les wacks des bactéries, moi la pénicilline
Magique avec des bout de ficelle, Benda Billili
Légende éternelle, David Bowie, Queen, Prince
Je fais des classiques intemporels, Billie Jean
La concurrence semble insignifiante, riquiqui
Ils ne l’avouent pas mais m’étudient en catimini
Mais ils n’ont pas les clés pour décoder mes rimes sibyllines
Du coup ils tentent, échouent et chialent comme des petits flics tristes
Incompétence visible comme celle des ministres qui dirigent
Du coup souvent je trouve ça plus saoulant que 10 Gin Fizz
Mes tueries sont trop ignorées, féminicides
Mais la zik et moi comme Vanessa c’est une divine idylle
Que c’est facile que c’est rigolo
Quand ya Tar au Mic, tout va bien, Hakuna Matata
Sont bof et beauf comme Hanouna, compare pas, pas d’amalgame
Je décèle un truc pas naturel, poudre aux yeux, mascara
Maquillent la vérité, piquent un phare quand j’grille leur mascarade
Réunis-les, c’est « Bidons Ville », moi c’est la classe Palace
Je vois plein de drôles de créatures, j’me marre, Madagascar
Je crache du feu et leur crache dessus, Alpaga
Le rap et eux ça va pas ensemble : Pizzas et ananas
Veulent s’approprier mes ressources, colons au Katanga
En moi 10 albums précieux comme vibranium, Wakanda
Vrai style et imagination fertile, Pachamama
Plus d’bons sons et d’rimes que d’confettis au carnaval
Plus de richesses traversent ma tête que l’canal de Panama
Leurs groupes splittent comme banana, j’suis le rap Maharaja
Au-dessus des ricains, Canada, les bouffe comme calamars
Merci Mams, Man, Sat, merveilles indiennes Taj Mahal
Que c’est facile que c’est rigolo
Tu kiffes, j’tue trop, c’est frais, ça pète, Kokoko
Ya du style, virtuose, Kokoroko
Suprême MC lyriciste, Black Thought, Mos, Royce
Nasir Jones, Hov’, Ghost, Pharoahe Monch, Common
Mas sapes j’coordonne, stylé même sans Polo Sport
Dans le rap chez moi, autochtone, flows colossaux
Explosif, révolutionnaire, cocktail Molotov
Tu l’entends pas tu m’révulses grosse merde, achète un sonotone
Mes textes meilleurs quand ils sont piquants, provolone
Les tiens endorment, chloroforme, vous sonnez pareil, homophones
Tu fais le frère, t’es qu’un Gus qui ruse, Hermanos Pollos
Je vois le poteau rose, je te colonoscope !
Ma lourdeur te pose problème, tu stresses, grossophobe
Je devrais enchaîner les succès, Ringo, Georges, Paul, John
T’es imbuvable, 16-64, fuck une gross Kro chaude
J’fais un 16, pourrais faire 64, Comodore !
Si j’avais du succès (prod Math Mayer)
Plus de grosses bières, plus de bide
Plus de projets mmmh plus de bides !
Elle est bonne hein, ça vient d’un vieux couplet
Mais t’as pas écouté donc je recycle, j’ai ce toupet
Et si tu m’écoutes, t’es peut-être saoulé par tant d’complaintes
Je te culpabilise, ya plus malin à faire j’en conviens
Donc pas d’Nième explication de ce qui me tue, m’ulcère
Le thème de ma petite rédaction : « Si j’avais du succès »
Direction plaisante dimension parallèle
Où mes streams se comptent en millions, des raisons de la ramener
Sans cesser de faire mon son sans concessions
Sans excès, juste la passion, enchaînant longues sessions
Rimes riches complexes, si bon flow, concepts de compétitions
Complètement conscient de mes compétences d’exception
Pas par mail, des rencontres, ensemble, noctambules
Je garde mes beatmakers mais en prends d’autres en plus
Buckwild, Hi-Tek, Exile, NO ID, 9th Wonder
Pourquoi pas Dre, Organized Noise, Hit Boy, Boi-1da
Neptunes, Timbo, Swizz, Alchemist, Tip et Ali
Et j’remet Pete Rock, Black Milk, Juste Blaze, Primo, Madlib
Un peu à LA, beaucoup à New-York, j’écris 7 albums
Je nie 9/10 du rap français, décline des sales sommes
Pas d’sponsors de beauf 3 tonnes de sapes folles !
Salles pleines, j’cartonne, grave set, pactole
Sortir de sa zone de confort, musicos, autres styles
Pas collaborer qu’avec des gros, donne de la Force aux petits
J’aime scorer mais c’est mieux si je fais plein d’assists
J’suis Magic mais le Showtime c’est du taf fils, être un artiste
Je sais ce que ça représente, j’ai vu mon père, c’est sacré
Éthique, rigueur, travailler et qu’ça paye, c’est ça le rêve
Suceurs et Yes Men je les verrais venir, grillerais leurs sales airs
Je savourerais, jamais j’oublierais mes 25 ans de galères
Si demain je venais à avoir du succès
Les nieurs ne venez surtout pas me sucer
Je finirais pas par dire ma musique m’a usé
L’objectif resterait créer et m’amuser
Car l’objectif, c’est créer et m’amuser
T.A.R. One, Math Mayer… Créer et s’amuser !
Bronx 97 (prod Crystal Camino)
Il y a perdu sa virginité
Puis niqué tout un tas de bitches vite quittées
Éventré Phillies vidés, remplis de weed, imitait
Les OGs qui dealaient, appétit illimité
Sur le rooftop du monde, surplombe coupe-gorge du Bronx
Seul, il scrute la skyline en quête d‘une solution
Jusqu’à se faire à l’idée qu’il n’y a pas d’échappatoire
Il mettra à l’état de passoire son pote qui n’verra pas le soir
Emmitouflé dans sa North Face, homme de fer comme Ghostface
Profite de l’autre, smoke quand les mômes bouffent leurs cornflakes
Calme avant la tempête, dans combien de drames il a trempé
Rempli d’un vide sidérant, errant telle une âme en peine
Obstinément conquérant, étrange, argent, crème, cash, rentrées
Pourrait prendre comme délivrance que l’arme s’enraye
Mais bon comme d’hab’ fuite en avant, le SMM n’a pas l’temps
Pistol Pete vise l’autre snitch, laisse pas le trône vide, vaquant
Le pote à Lord Tariq et Peter Gunz, pas celui de Joe et Big Pun
Pistol Pete vis l’jeu depuis jeune, tu piges ?
Son père était haut placé, bossait pour le Boss Nicky Barnes
Et puis vite barge, lis l’visage, Iblis, diable
Concours de T-shirts mouillés les plus baignés de sang
Crack Epidemic, réaction épidermique : naissait le gang
Terroriser, assassiner, organiser
Des gros réseaux, arroser sans se formaliser
Démographie, haine, chômage, crise, des traumatismes
Ces mêmes spirales, ces clivages, ces ostracismes
À vouloir faire passer Nino Brown pour un p’tit joueur
En première ligne, tant d’meurtres et d’crimes, le voilà pris l’shooteur
N’a pas encore écopé d’son siècle, a établi son siège
Depuis sa cellule, on l’consulte, donne ordres et conseils
Dès que c’est su on s’exécute sinon on l’est, jamais t’hésites
Suge pense à tout ça en écrasant le roach avec ses Timbs
Niant les codes moraux, rat est-ce que Twin a choisi d’être
Un fort soldat aux faits d’arme mémorables mais moisi, traître
Pas d’oisiveté, d’hésitation pour liquidation de personnes
Pour tirer ready, killer : Reggie Miller, Chuck Person
Même si y’en a eu tant, pas l’moment de se remémorer
Les bons moments, douter pourrait s’avérer jeu bête, mortel
Pour lui, sa grand-mère, c’est Twin qu’il faut qu’on enterre !
Ya un Plan A, un Plan B, il sait parfaitement comment faire
En trêve, les gangs s’disent Peace pour l’game de Thanksgiving
Suge l’amadouera même s’ils s’méfient vite
À renfort de vannes et de tapes sur le dos qui est précisément la cible
Coincé, impossible d’esquiver quand ça tire
Bang Bang les coups tombent, plus tard les assassins aussi
Pour toujours le statut de Pistol passera à Saint OG
En encaissant l’max plutôt que de desserrer la mâchoire
Rouge sang n’avait pas fini de colorer l’quartier abattoir
Les petits, fais les rire, bien se sentir et réfléchir
Pour 10 minutes ou toute une vie rude, accepter l’idée de fléchir
Apprendre à apprendre, pas conditionner
C’est beau comme l’amour inconditionnel
Il est possible de l’trouver même quand il a manqué à la base
Je l’ai vu et sais comme il est tentant de s’ancrer à la rage
La tristesse de voir lueur disparaître d’un regard
Un seul peut te sauver ou te transformer en crevard
Tellement de façons de s’éteindre
Comment survivre sans étreinte, c’est le cas de certains, c’est dingue
Des souffrances universelles, d’autres réservées aux gens dans la merde
Y’en a qui sont servis, subissent sévices, en galère
Stigmatisés pour motifs rances, abjects, sans qu’ça n’gêne
Même dans le camp de ceux font semblant d’être engagés
Veux voir mains tendues par millions mais pas celles de nazillons
Si mes bonnes actions sont du vent, vive l’effet papillon
Saletés déversées côtoient beauté renversante
Dans la vie de la ville que beaucoup traversent en stressant
Déchets toxiques injectés, drogues dures comme la descente
Plus conquérants que bien heureux pour ceux en mode Alexandre
Genre les coudes c’est pas fait pour se serrer mais pour en jouer
Écraser ou l’être, un faux dilemme si tu en doutais
En mode « mon code est hors de votre portée, même si t’arrives
À la trouver tu ne sauras pas ce que cache ma cicatrice
Nuits blanches excessives, hantées, fuir le silence
Se dire qu’en sortie c’est peut-être sordide mais pire si j’rentre
La solitude, le face à face avec soi-même
T’as plus la foi, juste un foie que tu malmènes
50 nuances d’autodestruction
Diverses addictions, petites morts glauques et pulsions
Plein d’embûches nous encombrent comme des invendus
La situation l’est donc tant ont besoin d’une main tendue
La qualité la plus sous-estimée ever
C’est l’écoute, bien entendu elle élève
Très seuls dans ce bordel High Level, nulle part où mettre les voiles
Ils tournent en rond comme un bagel et veulent que la pente on dévale
Nous dévalorisent et nous dévalisent
Pas pour voyages via les cieux mais sous les yeux qu’on a des valises
Les micro agressions épuisent, les micro bonnes actions esquissent
Un embryon de bien-être que tu reçoives ou rendent ces bons services
À part soi-même, ya personne que l’on puisse sauver
Juste insuffler l’élan vers le bon chemin à ceux qu’ont pris le mauvais
Un regard, un sourire, une phrase, un message, une discussion
Peut faire la différence comme un disque, du son
Qu’importent les désillusions, si ça ressemble à une bête morale
Ou si je n’ai l’aura, de prôner ça j’ai l’audace
Littéralement ou métaphoriquement, tiens la porte
Pour ceux derrière, réalise ce que le bien t’apporte