J’t’aime, voilà, y a pas plus simple. Mais y a pas plus compliqué. Surtout avec moi. Le savais-tu ? Je suppose, mais après tout, même tes amis n’étaient pas au courant apparemment... Et c’est eux qui insistent pour que je te dévoile ce que couve mon cœur depuis un an et demi, putain. Mais c’est aussi vrai que je n’y arrive pas, et que je préfère me taire en buvant une boisson et ça depuis des temps et des temps. Seconde cuite, et voilà que j’enchaine l’alcool par ta faute, et encore, si y avait eu que ça. J’me suis merdée, et j’me merde, vraiment. Mais c’est putain de triste, parce que je me merde à t’attendre, et toi, t’attends plus, ça y est. Je sais que tu reviendras, par contre, mais quand ? Dans deux mois ? Dans deux ans ? Un jour ? Un soir ? Une nuit ? Mais moi, j’ai besoin que tu reviennes maintenant, ou bien, reviens-mois dans deux mois, dans deux ans, je t’attendrais peut-être encore, et surement. Mais c’est triste, car pour toi, j’passe peut-être à côté de quelqu’un d’autres, et ça tu t’rends compte ? Va encore falloir que j’attende quelqu’un de plus exceptionnel que toi pour t’oublier ? La tâche risque d’être difficile. Et j’compte pas faire comme toi, parce que toi tu régresses dans tes choix et tes goûts, ce que feras que tu ne m’oublieras jamais non plus, et je sais que là, j’peux te faire douter, te faire revenir, parce que bon dieu, tu t’es merdé aussi. Tiens, ça te rappelles pas des souvenirs, cette histoire de deux branleurs qui se merdent et pourtant qui s’aiment ? Un jour, on fera évoluer cette histoire, un jour on la cloturera. Mais elle ne se finira jamais d’un adieu, j’veux plus te voir. Parce que c’est une histoire à la con, une histoire comme dans les films, ouais, on est le genre de personne à se retrouver des années plus tard et à finir ce qui a été commencé, après maintes excuses et regrets. Ouais, p’tain. On attends encore pour rien, on fait genre y a plus rien, mais merde : y a plus que ce qu’on ne se dira jamais.
Et p’t’être qu’un jour, un soir, une nuit, tu auras le lien de ce Tumblr, ou bien ces paroles en face. Peut-être qu’un jour je me risquerais à entendre ta réponse, ou bien tu la souligneras d’un baiser sincère de compréhension et d’attentes. Ou bien encore, tu partiras sans un mot, et que la main de ta copine passagère me claquera le visage.