Cher Arnaud
J’ai souvent pensé à t’écrire, et aujourd’hui semblait un bon moment pour le faire.
Ce n’est que la deuxième fois que je visite l’Institut, mais déjà je rentre avec plus de questions que j’en avais. Cette communauté, la fraternité entre les membres de la promo, la facilité avec laquelle ils m’ont fait me sentir acceuillie et juste bien. Leur foi, aussi, surtout. Je me dis qu’il doit y avoir quelque chose qui les relie, quelque chose de fort, je me dis Dieu ? J’aimerais aussi partager cela, je crois. J’ai été à la messe aujourd’hui avec eux, la messe du dimanche, dans leur si belle chapelle. Il y avait beaucoup de familles, week-end de représentations théâtrales oblige, et tout le monde avait l’air à sa place. Moi peut-être moins. J’ai hésité à aller communier, parce que ça me semblait presque une hypocrisie, bien que je sois baptisée et confirmée. Je sais pas trop si j’aurais dû y aller finalement, mais je suis restée agenouillée, portée par les voix qui chantaient.
Je crois que je ne pensais à rien.
J’ai beaucoup parlé avec ma cousine, qui fait son année là-bas, et je crois que je comprends – à défaut de partager – sa foi. La foi en général peut-être.
Et toi ? Tu es rentré au Texas finalement ? J’espère que tes projets d’enseignement se concrétisent – tes futurs élèves auront beaucoup de chance de t’avoir comme professeur. J’ai vraiment pris goût à l’analyse littéraire durant ces dernières années, et sans doute qu’avec toi comme prof beaucoup de jeunes le découvriront également.
Ça fait longtemps que je ne t’ai pas écrit, et j’espère que tu utilises encore cette adresse.
Je te souhaite tout le meilleur,












