Les employés du Carrefour Market sourient tout le temps, à tout le monde. (C’est faux).
Ils pensent certainement que ça donne envie d’acheter des avocats à 2€49 la pièce. Parce que j’ai une vrai passion pour Guacamole en ce moment, mais ce n’est pas le sujet. J’en reviens au prix des avocats, je ne vois pas comment le Carrefour Market oserait mettre en compétition dans mon porte-monnaie un avocat avec un hamburger de chez Macdo …
Si je suis au Carrefour Market, c’est parce que j’ai souvent faim. D’ailleurs je crois que je mange trop, ou je me demande si je n’ai pas une gestion catastrophique de mes ravitaillements en nourriture.
Je me suis longtemps demandé si, comme les vaches je n’avais pas plusieurs estomacs ?
En tout cas, j’ai de la chance car le Carrefour Market est à 5min à pied de chez moi. C’est un supermarché de taille moyenne ou le concept est de proposer tout ce dont le citadin (ou pas) à besoin à des prix encore plus scandaleux que la famille Kardashian. Cet endroit abrite des formes de vies très surprenantes ; outre le propriétaire, ses employés et quelques souches de Listeria se ballade allégrement d’un frigo à un autre, il y vit une caissières qui nourrit envers moi une haine tenace et particulière.
Elle, c’est une indienne minuscule, j’ai déterminé un jour qu’elle devait être indienne à cause de son teint de peau. Elle est toute petite, certainement 1m55 et ses cheveux sont si long qu’ils balayent le sol ce qui j’en déduis est pratique car elle doit gagner du temps au travail. Son plus gros problème, c’est son ton de voix ainsi que la tonalité qui en résulte, elle ne parle pas fort, et n’exprime certainement que quatre syllabe par phrase. Par exemple, si elle veut dire cela fera 25 euros et 40 centimes, on entend juste : ça fera vingt --- et le reste n’est qu’un petit murmure inaudible, comme une prière ou des insultes exotiques.
[Merci de prendre note pour plus tard : Je ne suis pas si certains que cela d’être une vache, en effet sinon elle me respecterait puisque tout le monde le sait ; les indiens respectent la Vache Qui Rit ; divinité pour eux car elle apporte richesse et opulence quand ils s’en servent pour faire des petits pains fourrés. Ainsi, manger un naan fromage, au-delà d’une expérience culinaire, est une arnaque et une source de quolibets à propos des pigeons que nous sommes.]
Je me fais un vilain plaisir de toujours passer à sa caisse lorsque je la voie, je la gratifie même d’une salutation chaleureuse qui ne m’est jamais adressé en retour. J’ai l’impression de lancer un frisbee intitulé « amour propre » mais il ne revient jamais … Elle le laisse filer et il se cogne à la devanture du magasin et tombe lamentablement dans un frigo ou sont stockés des viandes desquels je ne m’approche sous aucun prétexte.
Je fais mon shopping, un œil sur ma montre ou sont stockés mes listes de provisions et l’autre sur les promotions à date courte, soudainement ; je la vois s’approcher. Je suis très intimidé par cette femme mais j’essaie de ne rien laisser transparaitre. Dans l’idée d’avoir l’air occupé, je me jette sur un pack de yaourts avant de me rendre compte que ceux-ci sont bio ce qui me poussent à les lâcher dans un sursaut, je suis dégouté par le manque de pesticides et d’hormones de croissances … Elle m’interpelle finalement.
- C’est à vous le --- ?
- Pardon ?
- C’est à vous le --- ?
- Le quoi ?
Elle soupire.
- Le sac plastique ?
Elle me tend un sac plastique flaqué du logo « Monoprix » que j’ai fait tomber dans le magasin. Je prends toujours un sac plastique d’une enseigne différente de celle où je vais aller faire mes courses ; tout d’abord je souhaite mettre la pression et signifier qu’ils ne de devraient pas forcément me tenir pour acquis. Ensuite c’est pour éviter tout imbroglio pendant le passage en caisse ; si je viens avec un sac Carrefour, ils vont croire que je viens de le prendre et donc me le faire payer, ce qui est absolument hors de question … Je préfère encore donner ces quelques centimes à une association humanitaire. Je ne le ferai surement pas, mais je préfère.
Ce que j’aime le plus dans les supermarchés, c’est flâner entre les rayons. J’aime être surpris par le magasin ou je me trouve. J’aime me rendre compte au coin d’un rayon qu’une nouvelle marque de soupe tout prête est en vente. Ce genre de petit plaisirs me permettent de m’évader de mon quotidien, et puis c’est mon pêché mignon. Mais mon vrai plaisir dans ce type de structure c’est d’observer les clients … Ha qu’est-ce que j’aime observer les gens ! J’aime les regarder hésiter entre deux marques de gâteaux avec lesquels ils tenteront de remplir le vide affectif et le manque de sens de leur existence … Et si l’un d’entre eux, un peu trop impatient ouvre le paquet avant son passage en caisse [C’est un peu mon noël avant l’heure] je m’empresse de le signaler à la sécurité du magasin.
Une fois mes courses terminées, je me dirige vers la caisse. La petit indienne ne se presse jamais et souvent laisse se créer une file qui semble être de plusieurs kilomètre de long, c’est très étonnant surtout les Dimanche … Cette matérialisation physique de l’attente me donne de manière instantané mal au dos. J’avance donc à petit pas, ne me collant jamais à la personne en face de moi et essayant de créer le plus d’espace possible pour créer du stress chez les personnes derrière moi, en effet j’aime quand dans un espoir incertain elle se colle derrière moi espérant un coup d’accélérateur miraculeux mais cela n’a pour résultat que de me faire me retourner et demander à la personne si elle fais exprès de me frôler les fesses afin de la mettre mal à l’aise.
Je m’apprête enfin à déposer mes articles sur le tapis roulant, quand quelqu’un m’interpelle derrière. Une dame poussant un jeune homme dans un fauteuil qui me semble visiblement atteint d’une paralysie me dit quelque chose. [Ou sinon il le simule très bien]
- Excusez-moi, est ce que je peux passer ? Mon fils ne peut pas attendre.
- Pardon ?
- Mon fils, il est malade …
- Euh, bon ok d’accord.
- Merci Monsieur.
Ils passent et celui qui se trouve dans le fauteuil article quelque chose d’incompréhensible en me regardant. La dame se trouvant devant moi, qui avait l’air hostile à ma présence me gratifie maintenant d’un sourire et me dit :
- Bravo Monsieur, vous l’avez laissé passer, et lui il vous a remercié !
Elle est gentille, j’essaie du coup d’être de connivence avec elle : [C’est totalement faux, je vais juste essayer de la mettre mal à l’aise pour me venger de son air méprisable avant cet évènement]
- Oui peut-être, Mais vous n’avez jamais pensé au fait qu’on ne peut pas se moquer des personnes handicapés alors que eux, si cela se trouve, nous insultent sans arrêt dans leurs langue ?
Très mal à l’aise, elle me répond un « oui, oui » bref, puis se retourne. J’espère qu’elle a compris.
Voilà, c’est enfin mon tour.
La caissière passe mes produits devant son scanner. Elle a l’air de connaître par cœur l’emplacement des codes-barres sur les articles ce que je trouve absolument incroyable.
Je l’observe avec une grande attention juste entre les deux yeux pour qu’elle soit sous pression et qu’elle ne passe pas deux fois le même article.
- Vingt euros quatre ---
- En carte s’il vous plait …
- Allez-y
- Désolé, j’ai oublié de vous montrer la carte de fidélité du magasin.
Elle soupire, je jubile. Je lui tends d’abord la carte du magasin Monoprix avant de me reprendre et enfin lui présenté celle du lieu où je me trouve. Elle la scanne, puis me redonne le signal pour payer. Je mets ma carte, 2-3-9-0 … Voilà, le terminal me dit de patienter ; « Transaction refusée »
- Peut-on réessayer ?
La caissière s’exécute, je rentre le code à nouveau et le même message surgit. Les regards haineux des gens qui attendent dans la file commencent gentiment à me bruler la peau.
- Je m’exclame d’un traditionnel : je ne comprends pas ; j’ai de l’argent.
- Ça ne marche ---
- Non je ne comprends pas, je ne sais pas quoi faire.
J’attends qu’elle me dise que ce n’est pas grave, que je suis un habitué et donc mes courses sont offertes, mais elle ne me dit rien et me regarde juste dans les yeux.
- On ne peut vraiment rien faire ?
- Quoi ? non pas poss----
- Ok, bon d’accord désolé …
J’abandonne donc de manière très lâche mes articles à la caisse. En attendant j’ai faim, je réussi donc à me faire inviter par ma copine ce jour-là au restaurant. Après lui avoir raconté que je n’avais pas pu faire les courses, elle me demande :
- Mais du coup, il s’est passé quoi avec ta carte ?
Je lui révèle donc la vérité :
- J’ai fait expres de rentrer un mauvais code.
- Hein ? Mais pourquoi ?
- Je voulais vérifier que je n’étais pas une vache.
- … Quoi ?
- Une vache, si je l’étais, elle m’aurait offert les courses.
Sur ce, je plonge mon poulet dans sa sauce barbecue et sous son regard sidéré, en ressors un morceau de poulet que je porte à ma bouche. Je le mange de manière bruyante en en mettant partout autour, et je vois les personnes autour de moi m’observer avec dégoût. Je les ignore.
De toute façon, la vie n’est qu’un freestyle cosmiques ou les anges et les démons observent la performance d’un œil distrait.
Je viens de rentrer du sport, comme tout bon salarié, j’ai rien glandé toute la journée en dévisageant ceux qui travaillent dans ma société, les yeux gonflés de je-m’en-foutisme, l’air de dire : « Alors les gars, ça payes le travail ? ». Je suis exténué, j’ai besoin d’un bon gros dodo, j’insère la clé dans la fente quand –
MAIS PUTAIN, TU COMPRENDS PAS CONNARD QUE TON CANCER ASSÈCHE MA CHATTE PLUS FACILEMENT QU’UN AIRBLADE DE DYSON ?
Je dois vous avouer que cette poésie dans un premier temps m’a agréablement surpris … Nous avons ce genre de sèche main dans mon entreprise, c’est le modèle le plus silencieux de la marque (Mais ça fait quand même beaucoup de bruit) et donc j’en conviens que ce modèle de sèche main laisse disponible plus de décibels disponibles pour crier très fort après quelqu’un …
Je suis pas très à l’aise dans ce genre de conflit, donc je m’empresse de rentrer chez moi car je n’ai pas envie d’entendre les voisins s’engueuler comme des putois. Mais malheureusement, les logements récents ont quelque fois des failles, et le miens à certaines parois trop fines …
- CELA SUFFIT ! JE TE QUITTE !!! [grondement …] NOOOOOOON ! PAS CA ! [Bruit de couteaux, puis de tronçonneuse] MON BRAS !!! ESPÈCE DE SALAUD
Je ne suis pas une personne que les images ignoble dégoute, alors je dois vous avouez que cela m’a ouvert l’appétit. J’inspecte le réfrigérateur : et visiblement le néant prend source dedans. Bon allez, j’exagère un temps sois peu. Il y a quand même quelques œufs, un peu d’alcool et surtout plein de papiers menaçant de l’administration, d’huissier et d’autre créancier en tout genre … Et puis dans un coin, je trouve un porte-clés, ou est écrit :
I WILL LOVE YOU FOREVER
C’est certainement un cadeau de mon ex, alors je sors et je glisse ça tranquilou dans la boîte à lettre de mes voisins.
Comme je suis souvent dans un régime permanent avec moi-même, j’ai souvent du mal à me mentir sur mes envies de junkfood qui peuvent vite devenir obsessionnel. Donc oui à ce moment-là, j’avais envie d’acide gras trans-américain. J’avais envie de cette infarctus du myocarde gout bbq, en plus depuis quelques années j’ai une étrange obsession pour le KFC (J’adore le poulet). Nom d’un poulet frit … allé direction le KFC et ce bucket de poulet, avec cette viande tellement tendre, puis cette variété de sauces … Jamais broyade d’os, de ligaments et de gras ne m’avais fait un tel effet. En plus en ce moment, il y a une promotion certains jours de la semaine, je craque donc …
Je suis totalement d’accord avec vous pour dire que ce poulet n’a rien de naturel, sauf si tu as déjà essayé de pané un fœtus … (Quelle drôle d’idée …)
Après quelques minutes de voitures, me voilà en face du KFC le plus proche de chez moi, devant le drive un groupe discontinu de voiture m’obstrue le passage, cela me gave donc. Je décide donc je descendre de la voiture pour faire comme tout le monde quand un groupe d’ado obstrue également l’entrée de mon restaurant favori :
- PARDON
- Excusez-nous Monsieur, On vous avait pas vu, même si c’est difficile à croire
- [rire étouffés]
Je réprime ma colère
- Ecoute moi bien mon grand, quand t’auras vécu ce que j’ai vécu, tu pourras parler, OK ?
- Vous avez fait la guerre du Viêt-Nam Msieur ?
- C’est un héros, il a mis en faillite le chinois à volonté …
Je ne peux pas perdre la face, alors je repère donc une voiture similaire à celle de la BAC …
- AU SECOURS, CES JEUNES GENS ME HARCELENT MESSIEURS LES POLCIERS …
Ils se retournent tous, j’en profite donc pour filer à l’intérieur.
Comme d’habitude à cette heure, il y a toujours trop de monde. Au comptoir, un gamin ayant tout juste l’âge légal de travailler traite les informations que lui donnent les clients qui semblent hypnotisés par les panneaux présentant les différents plats disponible, bien entendu je suis allergique au contact humain, je passe donc commande à la borne.
- La machine me demande si je souhaite me connecter à mon compte KFC, non mais sérieux ; ne me fait pas chier avec ça putain.
- Préférez-vous manger sur place ou à emporter ? A emporter ? Sérieusement tu me vois bouffé dans ton fast-food de merde tout seul ?
- Composez votre menu. (Bucket de poulet pour 6 personnes)
- Choisissiez vos sauces (Curry x3 & BBQ x3)
- Extra sauce ? (Curry x6 : putain du curry, tout le temps, partout …)
- Une petite faim ? Rajoutez Wing x6 [… … Valider]
- Ça fera 44,30€, suivez les instructions sur le terminal de paiement [2-3 9-0 … … Valider]
- VOTRE COMMANDE EST EN COURS DE PREPARATION [dépêche-toi, merde …]
Je me place juste devant le comptoir, pour les commandes sur les bornes, prêt à bondir sur mon sac une fois prêt. Au bout d’une minute, je m’impatiente déjà … Qu’est ce qu’ils sont lents … Autour de moi, j’observe d’autre personnes dans la même posture, le même constat pour chacun, personne ne sait ou regarder. La règle d’or dans ce genre de situation, surtout pas d’eye contact … Un peu comme dans un ascenseur, le KFC c’est une sorte d’ascenseur géant vers l’enfer de la gastronomie, j’angoisse. J’ai l’impression d’être de plus en plus gros, et de plus en plus petit, les gens se rapprochent autour de moi, à moins juste que cela soit les autres qui deviennent de plus en plus petit et gros …
- COMMANDE 17 !
Je sursaute.
- C’est moi.
- Monsieur, je pense qu’il y a une erreur, vous avez commandé 96 dips et 9 chicken wings ?
Quelques gouttelettes de honte pure à 99,99% se forment sur mon front. Les gens autour de moi ne font pas un bruit, mais mes yeux sentent sur les yeux des gens sont rivés sur moi et mon vente qui semble en expansion constante un peu comme l’univers.
- C’est bien ma commande
- Ha, d’accord.
Il prépare mon sac, me le tend, je lui arrache des mains comme un Roumain arrache un sac à main, je m’apprête à sortir quand je freine sec …
- Une minute …
Imagine une scène d’un western …
Tu y es ?
Retentit une musique digne d’un bon vieux Sergio Leone, C’est maintenant. C’est la scène finale, la rédemption des damnés. Ce soir je venge toutes les injustices qui m’ont frappé depuis quelques siècles. Je venge ma scolarité ratée, ma carrière en berne, ma vie sentimentale digne d’un bégaiement de SDF alcoolisé en attente d’un généreux billet provenant du distributeur vide. Ce soir je vais écrire ma légende, mon destin à l’encre rouge, au sang de vierge, ici, à cet instant. Je fais demi-tour, je m’approche du comptoir, sans quitter les yeux l’équipier, un rictus au bec, je déballe le sac.
- Dites donc … Vous n’auriez pas oublié quelque chose … Par hasard …
L’équiper regarde le sac, ou plutôt dans le sac. Il secoue la tête de manière béate de droite à gauche l’air de ne rien comprendre.
- Etes-vous sur ???
Il regarde autour de lui, je crois qu’il cherche de l’aide. Je me raidis et bombe le torse.
- Pas la peine de regarder autour, Obama lui-même ne pourrait rien faire pour vous si il était ici.
- Mais monsieur je ne comprends pas.
Je fulmine.
- PUTAIN VOUS AVEZ OUBLIE LES SAUCES PUTAIN …
Explosion comme dans un film indien, ma réplique tombe à pic et le déstabilise. Il se confond en excuses et rajoute même du rab de sauce en claquant des genoux, il ne manque pas de se casser la gueule sur une frite. Je quitte les lieux, serein. J’ai pris ma revanche sur la vie.
Une fois dehors, une légère brise me caresse le visage, la fumet de mon bucket remonte le long du sac et me titille les narines. Le soleil se couche, l’instant est parfait pour un selfie avec mon sac de chez KFC. Putain, je le sens, je vais réussir à écrire un super article.
Je ne fréquente pas trop/plus trop les supermarchés, mais avec moi c’est toujours le même problème quand je dois aller acheter du papier toilette, cela m’angoisse tellement quand j’y pense que je sue, je m’agite et je me mords même le bout des doigts puis souvent je les avale. C’est le sujet le plus sensible du monde moderne, celui qui fait fructifier le capitalisme : LE CHOIX & son putain d’excès …
Et moi ça me pose problème quand je dois choisir le papier toilette, tu vois ça me dérangerai pas qu’un dictateur adipeux et paranoïaque s’en occupe pour moi tellement la tâche est compliqué.
De manière légitime (et comme un bon crevard) je suis donc passé à un choix de quasi gratuité, c’est une question de principe en fait, est ce que selon vous, cela vaut le coup de claqué plus de 1€ pour des demi-rouleaux de sopalin ?
D’autant plus que lorsque l’on y réfléchi, ça terminera certainement souillé puis jeté dans la cuvette, c’est un peu à l’image des relations amicales quand j’arrive à les entretenir …
Ce que j’aime dans ce type de PQ, c’est son emballage toujours très sobre avec une police d’écriture adéquat, cela ressemble un peu à une propagande soviétique. L’emballage aura certainement servi auparavant à étouffer quelqu’un vu sa texture étrange, d’ailleurs il est impossible que ce même plastique se dégrade dans la nature, donc vous aurez la joie de le retrouver dans un millier d’années, même quand le soleil aura englouti la terre, que les galaxies se soit entrechoqué, même quand l’univers sera englouti dans un trou noir …
Ce plastique polluera toujours quelque chose dans l’univers …
Ce papier toilette de couleur rose, mais pas rose bonbon, rose un peu comme du sang infecté par Ebola dilué dans de l’eau de canalisation provenant de Tchernobyl. Sa texture sera assez rappeuse pour rayer du diamant, mais se diluera dans de l’eau pour faire de petit pâté.
Ma conclusion : PARFAIT ! Surtout pour essuyer des fesses de crevards si tu veux bien utiliser un rouleau par session aux toilettes …
Après cette expérimentation désastreuse que certain qualifierons comme merdique (tu l’as ?), j’ai décidé d’investir dans le PQ, celui qui te rend instantanément bourgeois aux yeux de la clientèle de ton supermarché habituel.
C’est un peu comme un achat coup de cœur, l’emballage est tellement qualitatif que tu souhaites obligatoirement le garder à la maison après l’avoir ouvert, parait-il que si tu le lèche il a des vertus thérapeutique …
On peut constater dessus de chaleureux petit dessin ainsi que la griffe d’un grand couturier, le jeu concours te permet même, si tu gagnes, de revenir 20 ans en arrière pour ne plus faire les mêmes erreurs.
Les rouleaux sont tellement beaux, que l’on a l’impression de manipulé de magnifique papyrus antique, mais vu le degré de luxe atteint j’hésite quand même à l’utiliser. Enfin si, peut être comme doudou ou comme meilleur ami, ce papier toilette est tellement doux qu’il ferait passé la langue allemande pour du Nutella et Hitler pour un chouette type.
Pour conclure, si tu es encore en train de lire, te fait pas chier et va acheter une marque de distributeur ni trop bien, ni trop nul. Et si tu es vraiment trop un crevard, que tu veux pas claquer de thune de manière ridicule je te donne ma combine : tu te diriges vers une brasserie un peu fréquenté avec un sac à dos, tu commandes un expresso et tu demandes ou se trouve les toilettes, tu rentres, tu dévalisé le chiotte du PQ qu’il contient mais avant fait attention au prix de l’expresso qui est souvent en étroite relation avec la qualité du PQ, oublie pas de boire ton breuvage et pique la cuillère.
Depuis que je suis tout petit, je pense que je fais une fixation sur les pieds des personnes que je croise.
Je ne sais pas tellement quand est-ce cela à commencer mais je rappel tout de même de deux ou trois éléments assez marquant.
Je pense que le premier élément à l’origine de ma phobie provient de mon père, depuis petit il m’a toujours forcé à découvrir mes orteils et je pense avoir toujours détesté cela, franchement aujourd’hui personne ne me fera mettre une paire de tong ou de chaussure à doigts de pieds apparent … PERSONNE.
Le second élément, provient certainement de la forme de mes pieds, objectivement parlant ils ne sont vraiment pas beau, j’ai clairement une forme de pieds en brique, en cas de tempête je reste fermement ancré au sol sans aucun problème … Et puis cette phobie du pied à l’air libre m’a donc contraint à toujours laissé mes pieds enfermé lors des évènements lié à ma vie sociale, considérant que la chaussure ouverte est une porte ouverte vers la seconde zone de l’espèce humaine ; d’autant plus chez un homme je n’en porte donc jamais.
Qui dit pieds enfermé 12h par jour, dis donc roulement de chaussette important, ongle incarné, mycose diverse et varié ce qui n’a donc jamais arrangé leurs états, aujourd’hui ils se portent plutôt bien …
Mais encore pire que des pieds d’homme, les pieds de femme. Je peux parfois compter les doigts de pieds sortant de leurs chaussures une bonne dizaine de fois avant d’être sûr que tout y est … Et les pieds d’une femme, c’est particulier ! Je me rappel très bien un jour dans le métro d’une paire de doigt de pied jumelé ensemble un peu comme Stéréo dans les Zinzins de l’espace d’une meuf qui avait des tong, ça ma horrifié à vie.
Les pieds chez une meuf, c’est l’une des seules parties de son anatomie, avec son vagin et ses mains, qu’elle ne peut pas vraiment modifier, améliorer, uniformisé, alors quand c’est beau, ça va c’est magnifique. Mais quand c’est dégueulasse, bah c’est chaud ...
On ne va pas se mentir, le problème avec l’été, c’est qu’il amène son lot de visions désagréables. Mais est-ce que les pieds sont vraiment rébarbatif chez ta futur moitié ? Voire même carrément éliminatoire ?
A en croire certains, oui. Bastien, 32 ans, raconte : « Je suis arrivé dans cette soirée. Au loin, j’ai vu une fille que je connaissais en train de danser sur un podium. C’est une bombe la meuf, je l’avais déjà chiné quelques semaines avant. Je me suis approché d’elle pour lui parler, mais arrivé à sa hauteur, sans qu’elle ne m’ait encore vu, je me suis retrouvé « nez à pieds » avec elle. Et là, l’angoisse. Jamais vu un truc pareil. Elle avait comme des griffes d’aigle à la place des orteils. Je ne lui ai même pas parlé, je me suis cassé direct. »
Alors il est certain que la réaction de Bastien est un peu extrême et assez injuste, parce qu’on le répète, la meuf n’y peut rien s’il est née avec « ça » au bout des jambes. Mais bon, c’est le même postulat dès qu’on évoque l’aspect physique des gens, et cela ne saurait nous empêcher d’en parler. Oui, Dame Nature est parfois une vraie pute, mais c’est comme ça, on n’y peut rien.
Evidemment, il reste l’option (qui ne devrait pas en être une, d’ailleurs) de passer en pédicure quand on a le pied disgracieux. C’est la base, et à défaut d’être beau, au moins il sera soigné. Mais sinon, pas grand-chose à faire, si ce n’est de ne pas le bousiller encore plus en portant des chaussures trop petites, par exemple. Le meilleur exemple reste les Chinoise qui se bande les pieds pour les avoirs les plus petits possible, là au moins c’est radicale car tu vois rien, l’inconvénient c’est que tu passes tes journées avec une meuf-momie.
Marco, chômeur de 26 ans, nous raconte : « J’étais bien avec ma copine. Encore un peu, et je tombais amoureux. Mais le hic, c’était ses pieds. Courts mais très épais, c’était quasiment des moignons, mais avec dix Knacki Balls collées au bout. J’ai essayé de ne pas calculer le plus longtemps possible, mais au bout d’un moment ça a viré à l’obsession, je ne pouvais plus m’empêcher de les regarder. Ils me foutaient un cafard pas possible. Alors j’ai craqué, et je l’ai quitté. »
Triste histoire que celle de Marco. Alors, la vraie question est la suivante : que faire avec une meuf qui a de sales pieds, si on est sensible à ça ? Compliqué, parce qu’on ne peut pas vraiment lui en parler, c’est hautement vexatoire, et d’ailleurs cela ne servirait à rien. A votre place j’opterai pour l’ablation, enfin je lance l’idée comme ça …
L’autre option qui s’offre à vous c’est de faire en sorte qu’elle évite au maximum les sandales et autres spartiates. Mais comment le suggérer sans être blessant ?
Et s’il fait chaud ? Non,
Aucunes autres options que d’en faire abstraction (ça se tente), ou de lâcher l’affaire avec la personne.
Après tout, si elle avait un bec de lièvre ou un strabisme, vous ne vous poseriez pas tant de question, ça serait bye-bye direct.
Depuis que je suis petit j’entends à tout bout de champs que les drogues dur c’est pour les «crackheads» ou pour les «schlags», bon ce genre de message ne vous induit jamais en erreur et souvent les porteur ne sont pas complètement cons ; notamment quand ce même genre de personnes décrète que les enfants c’est le futur. C’est forcement indéniable, pas seulement parce que ils sont nés après nous, mais c’est aussi parce que c’est une logique imparable, quand eux seront à l’âge d’avoir des poils pubiens ; les plus malchanceux d’entre nous seront morts, à quelque exceptions près.
Je suis aussi prêt à reconnaître qu’ils peuvent aussi être notre présent.
Il existe une multitude de gosse célèbre, par exemple : Jordy. Ce gamin, né après plein de trucs important comme la chute du mur de Berlin (je ne vérifie pas ma source : FUCK) a réussi à se faire plein de frics et a gagner une sombre télé réalité Française. J’admets tout de même qu’il faut se méfier de ce type de réussite.
Même si je souhaite beaucoup de réussite à tous les gamins dont les parents auront choisi leur carrière, personne ne pourra m’empêcher de penser qu’il y a peu de chance pour qu’ils deviennent des adultes équilibrés. Par exemple les enfants de stars, ils ont le choix entre deux avenirs bien distincts : soit ils décident de vivre dans l’ombre de leurs parents ou ils explosent. L’exemple le plus probant reste celui de Lindsay Lohan je pense que je n’aurai pas besoin d’aller plus loin dans mon explication.
Maintenant, je suis presque certains que vous en êtes à considérer que, dans notre culture occidentale, ce sont que de rares exceptions les enfants dont les parents font tout pour les initier à la notoriété dès qu’ils ont l’âge de passer plein de casting et ceux notamment pour le plus beau bébé GEMO ou les plus belle fesses Pampers. Et vous avez raison, quoi que …
Le problème, c’est qu’il existe d’autres parents qui ont plus ou moins le même comportement mais qui, eux, ne sont pas connus.
Je pense qu’il existe deux types de parents susceptibles de perpétrer de tels actes ignobles :
1) Ils ont la trentaine, sont souvent bien élevées et appartiennent à une classe assez moyenne pour porter des Barbour, mais pas assez pour taquiner des clubs de golf (l’endroit où tu t’emmerde en famille le Dimanche …) Ce genre de parents qui ont plutôt bien choisi le moment pour faire des gosses, mais ils ont été moins malin quand il a fallu les éduquer. En somme ils leur filent des prénoms bien nuls comme « Marius » et les traitent comme s’ils étaient le prochain Hérault d’une romance à succès. Vous savez, cette génération de parents qui font croire à ces débiles de gamins qu’ils pourront devenir ce qu’ils voudront.
2) Ceux qui regardent un peu trop de téléréalité, sont beaucoup trop moches et trop cons ; quoi que le dernier critère n’est que subjectif et rêvent de célébrités facile pour leurs enfants. L’accès à la notoriété semble tellement évident, ils revendiquent que l’on vote pour « INSERE UN PRENOM RINCE » sur FB dans le concours du bébé le plus mignon de France …
Je pense qu’il est d’abord essentiel de comprendre pourquoi cette génération de gamins va vous détester quand ils seront grands. Il y a cette théorie que tout le monde connaît : trop protéger ton enfant le rend encore plus vulnérable à toutes les formes d’allergies et de maladies. Les petits tas de chaires humaines devraient ainsi se retrouver confrontés aux microbes et bactéries de toutes sortes afin de s’immuniser.
Si l’on suit cette théorie, il apparait que les enfants devraient donc manger le plus naturellement possible de la boue (comme les porcs), jouer mutuellement dans un bac à sable ou mon chien aura au préalable pissé et bien entendu jouer avec des objets tranchants ; des gosses quoi.
Il est évident que vous, parents, avec une sorte d’instinct naturel consistant à essayer à tout prix de protéger ta progéniture. (Je le fais avec mon chien) Mais par pitié, si vous ne les laissez pas s’amuser comme ils le veulent par peur qu’ils se fassent du mal, ils vont finir en adultes fragiles et blafards, gémissant et reniflant, incapables de déjeuner en public et ils passeront le plus claire de leur temps libre à élaborer des plans pour se venger des types qui les humilient en public …
Au lieu de devenir des adultes résistants et intelligents, ils deviendront de pauvres fils ou fille à Papa, incapable de prendre des décisions et ils passeront leur vie à essuyer leur morve qui coulent sur l’épaulière de votre veston Barbour … Ils seront cloîtrés chez eux à écrire des romans, publié sur des blogs de merde la façon dont vous les avez trop couvés. Ils regretteront certainement le jour où vous les avez empêchés d’aller faire un paintball avec leurs copains. Puis un jour, quand ils seront plus vieux, au lieu d’aller faire le tour des évènements caritatifs de la région comme leurs parents, ils iront « troller » sur internet le forum de Doctissimo à adapter le roman Vipère au poing en vous prenant comme personnage principal.
Je vous rappelle à bon entendeur, que l’espérance de vie s’accroit d’année en année, donc vous vous retrouverez très certainement condamnés à contempler le fruit de votre faillite éducative un jour ou l’autre.
Par pitié, ne leurs imposé pas non plus votre vague idée de ce qui peut être cool ou non. Cette putain de génération d’enfant cyborg aux cheveux long me fait flipper sur l’idée d’un jour percevoir une retraire en guise d’allocation. Parce qu’avec le nombre de café Starbucks que leurs parents de centre-gauche (votant Macron) s’enfilent, j’ai peur que ces gamins deviennent aux choix soit des adultes ultra-libéraux de droite, ou fanatique d’un extrême politique juste pour contredire leurs vieux parents. Ils peuvent aussi choisir de voter extrême droite à force de se prendre des droites en bas de chez eux par des enfants issues de l’immigration (sujet sensible)
Un jour vous entendrez vous enfants vous demandez : « Pourquoi m’avez-vous fait ça ? » ou « Wesh, pk tma fé sa le daron ? » La réponse sera très certainement celle-là : « Car j’ai voulu faire de toi, ce que j’aurais voulu être à ton âge, ont à décider de s’installés à la Goutte-d’Or, mais on avaient largement les moyens de s’installer à Levallois aussi, à cette époque nous aurions voulu que tu deviennes un adulte rempli de créativité, nous avons essayé de l’instiller en toi, mais en vain, tu es devenu un adulte banal et en plus tu as choisi d’être ingénieurs en informatique juste pour nous faire chier, connard. »
Un jour ils se rebelleront, vous pouvez en être sûr. Vous verrez vos enfants juste pour vous parler de caution solidaire pour le prêt qu’ils souhaitent faire pour ce vilain Scénic et enfin d’héritage quand vous aurez passé la barre des 80 ans. Ils vous détesteront certainement pour ces samedis après-midi passé dans le musée municipale, et si un jour ils ont l’ambition d’aller jusque-là, ils sucreront le budget du ministère de la culture une fois Président.
Je tiens à rajouter mon avis perso : Votre vie, la vie de vos enfants n’a pas besoin d’être parfaite. La vie est trop courte pour se faire chier avec des futilités. Oui, ils peuvent manger un Happy Meal, si votre enfant à l’air plus heureux en s’empiffrant avec un hamburger insipide qu’avec des lentilles bio achetées dans une épicerie. Par pitié, arrêtez de les regarder comme si il venait de s’allumer un joint après qu’il en est réellement allumé un. Si vous cacher des choses à vos enfants, c’est évident qu’ils seront encore plus curieux. Si vous n’avez de cesse de cracher sur la « malbouffe », votre enfant va se mettre à devenir fétichiste de la junkfood.
Je pense que dans la vie, tout n’a pas besoin d’être constructif ou bon pour la santé. Je comprends que vous n’ayez pas envie que votre gosse gaspille tout son talent en « frag » sur Call of Duty ou à faire des GIF porno. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut les forcer à devenir ce que vous voudriez qu’ils soient. Le seul bénéfice qu’il tirera de ses dix années de clarinette, c’est d’épater la galerie à trois heures du matin, quand tout le monde sera sous coke et qu’il aura joué Titanic à la flute. Mais les probabilités sont fortes pour que de toute manière, cette facétie ne lui serve même pas à baiser le soir même car il sera trop bourré, et puis le lendemain tout le monde aura oublié qu’il sait jouer de la clarinette. Donc pitié, laissez les choisir leurs activités extrascolaires.
A un moment de ma vie, quand j’étais trop jeune encore pour comprendre les paroles des chansons d’Eminem, avec mes amis, on se battait avec des pistolets à air comprimé, on faisait fondre avec des briquets tout et n’importe quoi et on téléchargeait illégalement tout ce qui était possible d’avoir sur Emule. Est-ce que tout cela a nui à ma vie ? La réponse peut vite devenir discutable je pense, mais selon moi je m’en suis bien sortit car je suis toujours pas mort d’overdose ou d’accident de la route. En fait, la plupart des adultes épanouis et heureux que je connais (pas beaucoup) ont été de vraies têtes de cons durant leur jeunesse. En revanche, je connais beaucoup d’adultes instables, arrogants, dépressifs et détestables qui se levaient à huit heures du matin le samedi pour aller à leur cours de clarinette, pendant que je traînais avec mes amis en ville, en claquant des boules puantes et tirant sur les clodos du Macdo avec des stylo-sarbacanes.
Je ne mets pas en avant le fait qu’il faille que vous offriez du crack à vos enfants pour ses 8 ans. Les enfants sont des enfants, ils sont débiles donc ils font des trucs débiles mais tant que personnes n’aient blessé, qu’ils ne blessent personne merci de lâcher du lest. Votre choix de traiter vos enfants comme un prince d’Arabie est sans doute votre réaction à l’éducation rigide inculqué par vos parents. Alors laissez vos gamins bouffer de la merde, faire de la merde et ne calquez pas vos frustrations d’adultes sur ces petites excroissances de sang, sinon c’est eux qui vont vous faire bouffer leur merde pour le reste de la vie.
J’ai souvent essayé de comprendre dans mon groupe de potes, pourquoi certains étaient bien plus populaire que moi, et comme un très souvent ; c’est un peu de ma faute …
Comme beaucoup de jeune dans le monde, mon dernier moment de gloire doit à peu près remonter au collège lorsque j’étais délégué de classe.
Depuis je sombre dans l’oubli abyssale de mes anciens camarades quand je sors de leur champ de vision. Pourtant j’ai tout fait pour essayer de me montrer, j’ai envoyé mes textes à des revues web, envoyé des blagues sur rincé à une fille sur Tinder et même demander une augmentation à mon patron – le tout restée sans réponse.
Je trouve que globalement la vie est triste et injuste.
Mon existence est fastidieuse, mais elle le devient encore plus lorsque mon meilleur pote se pointe avec un pantalon vert pomme et un sweat ou est ironiquement inscrit « Procrastination master ». Il m’invite à une énième soirée à laquelle l’ensemble des participants semblent exagérément ravi de participer. L’ensemble de ces personnes l’adorent et seraient prêts à faire du covoiturage pour boire un verre en terrasse à Mulhouse avec lui alors que habituellement ils estiment que faire cinq arrêts de métro un samedi soir pour venir chez moi est beaucoup trop contraignant.
Dans cette tragédie plus que sombre, je me suis souvent demandé pourquoi le monde semble inexorablement être attiré uniquement par lui quoi qu’il arrive ?
Quand on n’est pas populaire, cela revient souvent à être confronté à des personnes qui monopolisent l’attention. Quand on ne monopolise pas cette attention, on est relégué au rang de grouillot ayant pour seule mission dans une soirée d’apporter les gobelets.
Mais comment expliquer cette popularité ?
La popularité peut clairement être expliquée par la réussite, la réussite elle-même explique une certaine admiration. On vit dans une société qui admire les gens remplit de réussite, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Alors forcément, si ton meilleur pote parle dix langues, qu’il vient de passer son dernier été au Tibet, qu’il a vécu 1 an avec une tribu Amérindienne lors de son dernier été et si comble de la réussite ; il s’apprête à publier son premier roman. Tu ne pèses pas lourd et il devient difficile pour toi de te mettre en avant avec ton stage de 3 mois dans une start-up de 3 personnes.
De façon générale les gens sont impressionnés par les choses qui peuvent être saisies, visualisé et personne ne sait réellement ce que les gens qui bossent dans des Start-up font de leur journée. J’ai lu un jour quelque part, que ce qui rend populaires des personnes provient de leur facilité à prendre des risques, à sortir de leur zone de confort et donc de s’aventurer en terrain inconnue.
Mais la réussite sociale ne suffit pas à expliquer la popularité, puisque je connais un bon nombre de merde qui sont arrivé à s’élever au rang de chef (voir président).
Je peux essayer de t’expliquer ça dans le fonctionnement d’un groupe de pote dans le siècle ou nous vivons.
Au sein d’un groupe d’individu, il y a deux catégories de personnes : les conformistes et les déviants.
Chez les conformistes, on trouve celui qui estime être le leader ; les acolytes qui sont toujours d’accord avec lui ainsi que ceux qui n’ont jamais d’avis. Les conformistes sont toujours les plus populaires dans un groupe, car ce sont ceux qui vont se plier le plus vite aux règles sociales et à normes dictées par le groupe auquel ils appartiennent.
Leur but dans tout cela ? Se sentir accepté le plus vite possible.
Le déviant lui dans tout cela ? Il cherche plus que les autres à montrer sa personnalité. L’être humain dans sa généralité est un animal grégaire. Le besoin de reconnaissance est pour certains un besoin et/ou une motivation fondamentale, au même titre que manger et dormir. En cas d’échec, ces personnes souffrent d’anxiété, de maladies mentales et vont parfois jusqu’à mettre fin à leurs jours (Cf : le Japon)
Les conformistes vont donc tout mettre en place pour plaire, ils acceptent les règles du jeu et essayent de les utiliser pour obtenir le plus de bénéfices pour eux-mêmes. Ils ne laissent aucune émotion paraitre, c’est une réelle confusion de leurs intérêts …
Accepter chaque règle du jeu pour gagner en popularité revient à faire de sa personnalité un pur produit de la société de consommation. Prenez par exemple la « fille cool » de votre groupe de potes, oui celle dont vous rêvez qu’elle passe sous un train tellement elle vous agace. Elle a beaucoup trop d’amis pour que cela soit vrai, elle ne sort qu’avec des mecs de son microcosme rencontré lors de soirée scabreuse dans des établissements qui le sont tout autant et l’afflux régulier d’argent de la part de ses géniteurs la plonge dans une constate remise en question du sens de sa vie.
Mais enfin de compte elle n’est que ce modèle hyper sexualisé de la fille « solaire » et « libérée » vendu par l’ensemble de la presse féminine.
Je pense la même chose des trentenaire qui achète uniquement des caleçons Calvin Klein …
Si ces personnes peuvent sembler au premier abord détestable, elles ne font que se marier avec des codes qui peuvent leur permettre de « s’élever » dans le rang social.
Le conformisme est donc une voie facile puisqu’il permet une intégration rapide à un groupe en faisant ce que tout le monde attend de vous : « être cool » …
A partir de ce moment-là, personne ne peut vous reprocher quoi que ce soit.
Ce qui va suivre peut être dur à entendre, mais c’est pourtant la vérité, si votre meilleur copine est bien populaire que vous, c’est carrément de votre faute.
Connaissez-vous la théorie de la dynamique des groupes ?
Pour faire court, dans cette théorie ont met en avant que l’homogénéité des membres d’un groupe est primordiale, c’est impossible qu’un groupe fonctionne si tout le monde se ressemble.
Même dans un groupe adepte de cosplay, de VR et de soirées World of Warcraft, il y a une hiérarchie. Lorsqu’un groupe se forme, l’intégralité des membres agissent et réagissent les uns face aux autres. De cette manière, les membres d’un groupe ont tendance à se spécialiser dans une tâche bien précise et à endosser un rôle selon leurs motivtations.
Si souvent vous vous sentez en retrait, incompris et jamais écouté, c’est que quelque part vous l’avez choisi consciemment ou inconsciemment.
A partir du moment où vous acceptez cela, vous avez un rôle déterminant dans la popularité de votre pote. Le rôle du déviant est primordiale, comme votre meilleur pote populaire est très souvent narcissique, il/elle a besoin de vous comme d’un miroir, et vous êtes celui qui le pousse à toujours en faire plus, enfaite tout ça … C’est grâce à vous, vous pouvez être fier.
Bon alors, si je résume vous êtes (je suis) foutu socialement parlant, mais je peux vous mettre un bon coup de bâton derrière la tête en vous disant que la science explique que le cerveau d’une personne populaire n’est pas fait comme le vôtre.
Des études ont montré que le système nerveux des gens populaires ne réagit pas de la même façon que le vôtre à certaine stimulations.
Grosso modo, la popularité c’est inné, une chose contre laquelle vous ne pouvez pas lutter. De plus la popularité est enfaite un cercle vertueux qui s’entretient de lui-même. Votre cerveau, se concentre naturellement sur ce qui fait votre popularité aujourd’hui. Votre cerveau lui, s’attarde à lire mon blog dégueulasse qui vous explique quelque chose que vous savez déjà.
C’est un peu dur à avaler peut être, vous passerez certainement le reste de votre existence dans l’ombre du barman tatoués.
Mais un cerveau qui fonctionne de manière différent ne témoigne pas forcément d’une plus grande intelligence, par exemple le cerveau d’une personne solitaire fonctionne de manière différente au votre.
Même si le problème de popularité révèle un complexe de la dynamique de groupe, je pense qu’il faut comprendre que nous vivons dans une société qui tend à devenir de plus en plus individualiste, cette société à besoin de gens populaire …
(Le nombre de films de super héros sortant au cinéma en est un bon exemple)
Les gens veulent des leaders et des « self made men » (exemple : Donald Trump)
Le management moderne aime les gens qui jouent sur un mode personnel et individualiste plutôt sur un intérêt collectif. Leur propre développement personnel passe avant tout. Personne ne souhaite de leader effacé … Le management en entreprise reprend les mêmes principes que ceux qui font un groupe, du coup, si vos potes sont plus populaires que vous, c’est évidemment qu’ils se servent du groupe pour assouvir leurs intérêts personnels et narcissiques. Ils ont besoin de prouver qu’ils sont bons. Un peu comme un sportif de haut niveau qui cherche la récompense avant la performance …
Mais là où la popularité débarque, c’est parce que leur individualisme devrait finalement porter ses fruits au reste de la communauté, c’est-à-dire vous.
Il y a quelques années, la vie m'a définitivement fait comprendre que les centres villes n’étaient pas pour moi... Je n’ai jamais aimé la fausse ambiance détendue des quartiers rongé par les foodtrucks, les restaurants sympas et leurs autochtones trop cool pour être vrai qui finiront de manière inexorable par me casser les couilles. Lorsque je repasse dans certaine ville ou j’ai vécu aujourd'hui, encore forcé par la vie, je me rends compte à quel point cette ambiance ouverte et conviviale est devenue irrespirable.
Entre les primeurs et les sandwiches turcs encore fréquentables se presse désormais une population anxiogène dont la vie ne semble déterminée que par une idée, un état d'esprit, un concept difficilement descriptible à en croire Wikipedia: l'être cool.
Les bras ballants, le sourire aux lèvres, l'œil aguicheur toujours pointé en direction de la bonne personne, les jambes croisées, un masque de décontraction absolue ; tout cela semble dissimuler autant de pervers narcissiques, de sommes insondables de pathos et autant de frustrations diverses. C'est en tout cas ce que j'ai appris des « gens cool » ces dernières années. Et c'est ce qui m'a poussé à essayer de comprendre ce qui motivait de pauvres hères à tenter de se réfugier dans cette attitude déplorable, nombriliste, et parfaitement inutile passé l'âge des 25 ans.
Mais déjà il faut savoir un truc : avant de chercher vaguement à devenir cool, j'étais probablement la créature la moins cool que la terre n’ait jamais portée en ce bas monde.
Je suis presque fils unique, à papa / maman, affichant un surpoids comme un fardeau régulièrement moqué par autrui, j'ai très rapidement trouvé refuge dans le cinéma de science-fiction et les jeux vidéo. Bloquant sur la série « Stargate » plus qu'aucun de mes camarades de classe, plongé dans le magazine Science et vie à partir de 8 ans, je suis arrivé à l'adolescence en portant des vêtements trop ample et parfois même des costume/gilet. Tout ça parce que je voulais ressembler aux héros des films que j’ai pu voir plus jeune – sans comprendre pourquoi un jour, dans ma ville, un mec m'avait craché dessus en me demandant « en quoi j'étais déguisé ». Après coup, j’ai tellement bien appris à me défendre que plus jamais personne ne m’a fait chié.
Je crois que ma mère était fière d'avoir un rejeton anticonformiste. Moi je ne le vivais pas comme ça. Je me trouvais pas hyper classe mais mes connaissances acquises grâce aux bouquins ou au magazine me donnait une certaine confiance en moi et quoi qu'en pense le reste du monde, je me sentais bien dans mes pompes un jour sur deux. J'écoutais tous les CD de la Fnac ou du Virgin Megastore du coin que je pouvais me payé. Je n’aimais pas trop la radio, mais de temps en temps j’écoutai Fun Radio et même Spliknot sans distinction – ça peut sembler fou, mais j’adoré aussi la pop aussi bien hip-hop … Surtout dans une tranche de vie ou ce que tu écoutes dicte ce que tu es en tant que adolescent.
Encore très éloigné de l'idée que mes camarades commençaient à se forger de « l'être cool », j'ai commencé à m'intéresser à d'autres trucs vers 14,15 ans. Les autres trucs étant : les comics, le cinéma des années 20 et la littérature Américaine. Tout ça en portant des manteaux Barbour et l'occasionnel pantalon trop grand en peau de pèche que ma mère m'avait acheté. Autant dire, l'antithèse absolue du cool. Pour le collégien français de base tout du moins, provincial qui plus est – et dans un établissement de centre-ville bourgeois de surcroît.
Vers 2006, dans cette partie de l'Hexagone, la dictature du cool avait cependant commencé à frapper mes congénères.
Je crois que les tout premiers mecs cool furent ceux qui avaient des grands frères. Je me souviens qu’au collège, un mec ramenait autant de cocaine que de valium piqué dans le sac de sa mère par son grand frère. Ce sont eux qui leur ont montré la voie du cool à certain. La voie de la clope, ou celle du café en face du lycée. Mais aussi la voie du sport ou la voie de la music plus indie. Fait totalement invraisemblable d'un point de vue contemporain, je me souviens de mecs jouant à une sorte de GN qui étaient alors dans le vent, notamment les rares qui se baladaient avec leur costume. Ou tous ces mecs qui s'appelaient invariablement Alexandre, beaux ténébreux, comédiens à leurs heures, qui menaient régulièrement les défilés dans les manifs que personne ne comprenait à cette époque.
Dans ma promo, les deux mecs cool se nommaient, j’oubli toujours les prénoms désolé. Objectivement, il s'agissait de deux glandeurs invétérés sapés streetwear, j’entends par Streetwear ce qui était cool dans la rue à cette époque précise ; skatant, sortant, et étant visiblement très à la pointe au sujet des musiques jeunes que l'on pouvait écouter à l'époque : Babyshamble en est un exemple. Ça aurait pu coller …, sauf que je suis revenu sur de la musique que tout le monde trouvé naze car sur exposé médiatiquement et que je trouvais ces mecs super cons. Jaloux ? Sans doute. Il émanait d'eux une classe et une assurance naturelles à laquelle je n'avais pas accès. Ils avaient l'air à l'aise en toute occasion, et traînaient avec des meufs canon.
De mon côté, les meufs me méprisaient. Je vous rassure, elle continue toujours aujourd’hui. Ceci peut sans doute être corrélé au fait que je passais mon temps à dessiner des San Goku, ou d’autre truc sur mes cahiers, ou que j’adulé Tealk dans Stargate ! « L'être cool » était alors loin de me préoccuper – sinon pour éviter de tomber sous son courroux. Un matin d'hiver en effet, un grand connard looké « à la mode de l’époque » m'avait fait tomber de manière volontaire pour m'enfoncer la gueule dans la neige. Oubliez Stephen King ou Stranger Things : ce genre de truc arrivait aussi sur les trottoirs chics. Autant dire que rapidement, j'ai assimilé « l'être cool » à une bande de blaireaux vicieux, tantôt poseurs, tantôt pseudo-romantiques lorsqu'ils avaient le malheur d'être accablés d'une fêlure qu'il leur fallait absolument exhiber au monde.
Puis, en entrant au lycée, tout a changé. Enfin, presque tout. Disons que pour la première fois, j'aurais pu prétendre m'inscrire dans le cercle des mecs cool.
En classe de première par exemple, j'ai commencé à tourner des petites vidéos avec des potes grâce à l’avènement des nouvelles technologies portables. On était les seuls à faire ça de tout le lycée. J’ai aussi essayé de vendre mon lycée sur Ebay, mais ça c’est une autre histoire … C'est ce premier tournant qui m'a permis de me mettre dans la poche (de manière platonique, certes) quelques jolies meufs. Dans le même temps, j'ai commencé à écouter des trucs complètement étrange grâce à des potes, qui versait par ailleurs dans la musique tout autant étrange – leur collant, dans un lycée de province, la plus grosse pancarte UNCOOL que l'univers ait pu créer. C’était des types complétement hors du temps. J’ai aussi oublié, mon t-shirt du Up In Smoke Tour m'avait – accidentellement – permis de me faire adouber par un lycéen fraîchement débarqué de Chicago. Ce dernier, en tant qu'Américain, était idolâtré par tout le lycée, peuplé de Français. Avec lui, je discutais de trucs moyennement cool tels que Star War ou divers dessin animé satyrique Américain. Qui est par ailleurs toujours mon seul ami anglo-saxon régulier
À 15 ans, je ne portais plus de pantalon trop large. En conséquence de quoi, j'ai fini par me faire draguer par une meuf à laquelle j'avais filé mon numéro de téléphone. Je n'ai jamais trop compris
1 / Pourquoi elle avait fait ça
2/ ce que je pourrais bien faire dudit numéro.
Je n'en ai rien fait, d'ailleurs. J'avais toujours autant envie d'être cool que de me pendre. Néanmoins, j'avais désormais quelques idées concernant la manière de me passer la corde au cou.
Puis vint l'affirmation de ma conviction. Juste avant le bac, puis après l'obtention de celui-ci, j'ai découvert presque simultanément une multitude de nouvelle manière de penser ou de réagir, mais aussi des groupes de personnes revendiquant des choses dont je n’avais jamais entendu parler. Plein de nouveautés anti-cool, donc ultra-cool, qui m'ont confirmé dans l'idée que « l'être réglo » valait mieux que tout « l'être cool » du monde, dût-il passer par une énorme dose de mauvais esprit, nécessaire pour affronter un monde déterminé à se vautrer dans la « coolitude ». La seule attitude qui vaille, donc. Si je suis depuis revenu de l'attitude anti-cool, même si j’ai depuis cherché bon an mal an à créer ma propre version du cool, je continue à penser que - n'en avoir rien à branler de tout voir et de tout savoir – ou – d’avoir une attitude rabat-joie vis-à-vis des standards du fun n'a jamais rien eu d'une pose – définissait au mieux ce que c'était que d'être cool. À savoir : n'en avoir rien à foutre du regard des autres. Et aussi : ne pas spécialement s'emmerder à revendiquer ou même défendre ses choix.
Après ces longues années d'errance, étais-je alors devenu cool ? Peut-être.
En tout cas à partir de là, je me suis mis à regarder d'un autre œil les try-hard qui tentaient par tous les moyens de s'emparer des codes qui pourraient faire d'eux des gens cool. Ces codes étaient désormais les miens, musique extrême, cinéma de genre, bandes dessinées indie, détachement vis-à-vis des autres et de la masse, tous ces concepts de gamin foireux sont en ce moment devenus cool à leur tour. Le paroxysme du cool, même. Un cauchemar, donc.
Car ces copieurs commençaient sérieusement à empiéter sur mon territoire. Entre-temps, il était devenu cool de se pointer à des évènements improbable. Ou de se s'afficher avec d’autres nerds dans les pires endroits sur terre. Voire pire, d'acheter des jouets – mais tout en continuant de lire Les Inrocks et Nova parce que faut pas exagérer. Aux yeux des mecs cool, mon personnage préféré, Al Bundy, de Marié, deux enfants, était devenu le summum du cool. Ce qui n'avait déjà pas beaucoup de sens tombait d'un coup dans un gouffre. Celui du non-sens absolu.
En tout cas, un truc était désormais clair. Face à mon incompréhension totale, une seule alternative, excessive, s'imposait : la haine. Cette haine, au fil des années, a heureusement fini par se muer en simple mépris relatif vis-à-vis de tout ce que « l'être cool » pouvait représentait. Pour finalement faire de moi l'homme que je suis. Et je ne suis pas aigri. En revanche, je suis sans doute quelqu'un de moral.
Car très sérieusement, en 2017, non seulement je vous enjoins à arrêter de voir la valeur cool comme le parangon des qualités, mais surtout, de relever un peu le niveau de vos exigences. Être cool, sourire l'air blasé, faire preuve d'une nonchalance assurée tout en faisant tout pour se tenir au courant des tendances proposées par des marques de produits, sortir aux bons endroits, au bon moment, s'extasier pour un rien, tout ça ne fait pas de vous un homme bon. Ça fait simplement de vous une personne qui traîne aux terrasses de la rue du Faubourg St Denis. Vous trouvez ce destin enviable ? Il ne l'est pas.
Vivez votre vie, putain. Arrêtez de croire qu'être cool est une fin en soi. Arrêtez de juger les choses et les gens qui vous entourent à l'aune du barème existentiel de Beavis & Butthead. Il est temps que vous réalisiez que vous êtes en droit d'attendre mieux de la vie, mieux des gens, et surtout, mieux de vous-même.
Il y a quelques semaines, par hasard, pendant une réunion de vieux pote, un mec a décrété valeureusement que j'étais « le mec le plus cool du monde ». Je le lui ai dit, en guise de réponse la totalité de mes défauts ainsi que mon mépris envers les autres. « Non mais, même avec ça, tu restes quand même le mec le plus cool du monde », m'a-t-il répété.
Je n’ai pas eu beaucoup de diplôme et que je ne sais toujours pas jouer au Piano à 26 ans.
Je n’ai pas fait de grande école de commerce et je maitrise avec beaucoup de mal un Anglais assez moyens, par la même occasion je précise aussi que j’ai complétement oublié mon espagnol. Si je me réfère aux normes imposées par la société actuellement, je pense être malgré moi un Français moyen. Je suis souvent à me demander si je suis banale, normal ou si je suis fréquentable - mais plus j’y pense, et plus je m’en fou.
Je suis régulièrement à me demander si ma fainéantise ne m’a pas rendu banal et/ou normal. Si la banalité se résumé à une accession négligé à la connaissance, je peux décemment dire que je n’ai jamais assez travailler pour rejoindre une super école, mais j’ai été assez intelligent pour ne pas me retrouver en fac de psycho ou d’histoire …
Comme moi certainement, vous avez grandi dans une famille de classe moyenne - ou classe moyenne supérieur - tout dépend vos standards.
Je pense que du collège jusqu’au bac, j’ai fait un peu moins que le strict minimum pour passer dans la classe supérieur au grand désespoir d’une ribambelle de professeurs. J’ai le souvenir d’une prof de Français en sixième m’indiquant que je vivais uniquement sur mes acquis.
Ce qui est à ce jour encore vrai.
Je me souviens aussi que beaucoup de personne du corps professoral placer quelques espoirs en moi, et à chaque fois je m’empressé de les dissoudre dans ma médiocrité.
Je n’ai jamais pu être le moteur tant espéré pour la classe ...
C’était perdu d’avance, j’ai préféré jouer à la console, regarder des séries ou des films que de résoudre des équations qui en toute somme m’auront jamais servi à rien dans ma vie. Aujourd’hui, je me dis que c’est une manière comme une autre que j’ai eu à cette époque de développer ma créativité. J’ai fini par m’inscrire dans une école de commerce ou payer suffit pour avoir ton diplôme, l’unique espoir de décrocher un diplôme réside dans le fait d’avoir une vie meilleure ... La suite ?
J’ai navigué en mode mi-figue / mi-raisin dans la nonchalance absolu en espérant que la vie débloque la situation d’elle-même et que je devienne d’un coup une personne importante.
Je me suis uniquement basé sur mon capital social et culturel, ainsi j’espère avoir été assez intelligent pour ne pas devenir un sombre enculé ni un punk à chien.
Mais j’ai quand même dû faire deux ou trois trucs avant d’en arriver à ce constat.
Quand on s’apprête à être un type banal le restant de sa vie - il faut savoir que personne n’en a rien à foutre de vous. Je me suis rendu compte récemment que je n’ai jamais attiré ni la pitié, ni la reconnaissance et encore moins de l’admiration de la part de mes pairs.
J’ai toujours eu l’impression de devoir me justifier de tout auprès de tout le monde.
Pour les personnes de mon entourage qui ont eu moins bonne fortune que la mienne, je suis qu’un petit merdeux qui ne réalise toujours pas la chance que j’ai eu de naitre sous une bonne étoile ; et pour les plus riches je suis une merde sans diplôme valable. Pourquoi ?
Parce que je ne sais pas faire semblant de m’intéresser à des choses dont je ne conçois pas l’intérêt ; type : exposition de merde – cinéma anglais d’avant-guerre ou autre …
Je n’ai pas travaillé pour réussir, de ce constat : je mérite un pavillon en Auvergne, deux putains de chien et une flopée de môme me faisant chier. AMEN
Les gens que nous considérons aujourd’hui comme normaux ne sont qu’une construction actuelle de cette définition. Ce n’est pas non plus un phénomène récent visant à faire émerger un semblant de courant philosophique type Végan / Hispter / bobos et autre connerie derrière tout style vestimentaire.
Les gens normaux ont toujours su attirer la sympathie du peuple, parmi eux - mon exemple le plus flagrant se nomme François Hollande : sourire niais, ventre flasque, costume trop grand et sorties extraconjugales un peu YOLOOOO en scooter à l’heure de bouffer !
Quoi de plus normal sérieux ?
L’autre exemple me venant de manière presque instantané en tête se nomme Michel Houellebecq. Ce monsieur est l’archétype du mec normal s’attirant les faveurs des élites.
Il est quand même sacrément éloigné des standards de beauté occidentaux, il est mal à l’aise en public et lève le coude facilement quand son verre est rempli d’alcool.
Avant d’être riche et célèbre, c’était un chômeur divorcé nous faisant des petites phases de dépression. C’est le fait d’être normal qui l’a rendu unique !
Le véritable problème à mon sens, c’est surtout que personne n’est apte à comprendre l’extrême quand on est noyé au milieu de gens normaux.
Le concept d’échec
au sens échec de la vie tel que l’on envisage - est inconnu à de nombreuses personnes. Le sentiment de se sentir submergé par des gens qu’ils ne comprennent pas est étranger à ce type de personne ce qui les pousses à refuser à assimiler d’autre manière de penser que la leur.
Le plus gros fardeau de la banalité se retrouve dans la presse, qui ne cesse de rappeler à quel point nous pouvons être basiques. Tous les ans, de manière régulière je retrouve des études sur les meilleurs masters pour 2017, les meilleures grandes écoles - et les magazines d’entrepreneur qui t’explique pour la vingtième fois comment devenir putain de riche en Albanie …
Tomber sur ce genre de publication quand tu sors d’un entretien pour plus de fric à la fin du mois, ou pire quand tu viens de louper l’intégralité de tes concours m’a toujours donner envie de me défenestrer.
Les vieux adorent nous gifler délicatement avec cette idée que nous sommes jamais assez bon, qu’il faut toujours viser plus haut et qu’il semble donc naturel de devenir le meilleur, l’unique, le dernier survivant de votre réseau social. Mais le meilleur de quoi ? L’unique en quoi ? Le dernier survivant de qui ? Putain mais FUCK à force.
C’est juste un énorme concours de BITE qui ne s’arrête jamais.
On m’a toujours fait croire qu’un diplôme prestigieux me donnera accès à une réussite financière sur le long terme et ensuite fera de moi une personne meilleure.
C’est un modèle de vie basé à mon sens complètement sur le capitalisme ambiant ; ou l’accumulation de richesse est notre règle absolue à tous. Le pire dans cela c’est que la société nous pousse à agir de la sorte avec notre propre vie.
Le but c’est de devenir le meilleur, mais le meilleur par rapport à qui ? Et surtout en quoi mon gars ? En nombre d’exposition de merde ou tu auras usé la semelle de tes chaussures inconfortable en crocodile ? En bonnes manières – ou - en nombre d’heures que tu auras passé derrière ton écran d’ordinateur au travail ?
Notre société reste finalement dans cette logique qui veut que le travail acharné ainsi que la connaissance ultime sur tous les sujets soient nécessairement bénéfique et fassent de nous une personne authentique donc meilleur, soit un véritable adulte …
Le mec qui prendra la décision de ne pas travailler autant que l’autre se verra obligatoirement considérer comme une sombre merde et se trouvera invariablement évincer de la compétition qui nous pousse à snober notre prochain avant même de l’avoir rencontré.
C’est un peu comme si toute la terre se devait d’accéder à une élite suprême, créative et surtout intelligente, sans jamais prendre en compte que nous sommes tous différent.
Tout doucement, la sur-ambition devient une norme sortie de je ne sais ou pour notre génération qui se doit d’être intégré dès le plus jeune âge. Avoir de l’ambition c’est bien, avoir une sur-ambition c’est inutile, à quoi bon vouloir gravir la pyramide de Maslow si c’est pour écraser chacun à son passage ?
Enfin rien d’anormal dans un pays qui rejette l’acculture ou l’inculture en bloc !
Je pense de manière personnel que c’est la conséquence de notre tradition bien Française d’égalitariste, qui souhaite faire croire à tout le monde - que tout est possible - que nous sommes tous égaux et que de ne pas faire carrière signifie être un raté. FAUX
Je suis souvent en face de personne ayant fait de grande étude ou en poursuivant encore … J’hésite la plus part du temps à leur révélé mon parcours quand vient le moment du : « et toi tu fais quoi ? »
Je reste assez convaincu que le fait de ne pas avoir suivi de parcours élitiste, soit aucune fac de renom ou école prestigieuse va faire de ce choix, un non choix ce qui est au final, pas totalement faux. Va suivre dans la tête de mon interlocuteur que tout cela provient d’un échec ou d’un manque flagrant d’ambition de ma part.
Il se positionne en supériorité face à moi alors que nous sommes simplement deux types différents.
L’idée même que je puisse imaginer ma vie différemment de la sienne, donc autrement que par l’intermédiaire d’une putain de course au diplôme, de l’argent ne lui traverse même pas son étroit cerveau. Car au final tu feras quoi de ton argent si tu n’as pas de passion ni personne avec qui le partager ?
Je m’en branle de ne pas sortir en boite à Paris, de ne pas être DIGITAL PROJECT MANAGER d’une Start-Up de merde ce qui fait de moi une preuve de non-ambition total, mais au contraire peut être un choix de vie, ou un non choix que je justifie ainsi …
En revanche être un expert en fusion-acquisition ne fait pas de vous quelqu’un de plus intéressant qu’un type qui conduit un bus toute la journée - au contraire peut être que être banal ou moyen fait de vous quelqu’un de meilleur, ou peut s’avérer être une meilleur chose pour devenir unique.
J’ai l’impression que aujourd’hui, il faut être quelqu’un à tout prix, alors que d’être personne est nettement plus fort. L’exemple même réside dans la téléréalité, ou par ambition de célébrité des jeunes de mon âge, font absolument leur possible pour se faire remarquer et ainsi combler leur ambition, mais il oublie parfois leur fierté ou même ce qu’ils sont vraiment. Même si mon prochain exemple relève de la fiction, l’envie de n’être personne alors qu’elle est célèbre se résume parfaite chez le personnage d’Arya Starck dans GOT.
Quand tu fais le choix de devenir quelqu’un dans la société d’aujourd’hui tu fais forcément partit d’un des grand moules de formatage. Enfin pour concevoir cela, prend 15min de ton temps devant NRJ12 / W9 / …
On trouve de la personne supposé être un grand génie au petit con prêt à se calquer sur n’importe quelle modèle de personne supposées- en se vantant d’être meilleur que les autres. Sauf qu’à la fin, on finit face à une armée de clones et surtout de gros cons identique.
Quand tu prends pour choix la banalité, tu fais le contraire de ce que ton choix indique, être banal signifie être autant indépendant que autonome face à la société ; car tu fais le choix de ne pas avoir besoin du regard des autres pour exister - au contraire tu te nourris d’eux, puisque tu te fis à ce que tu ais et non ce que les autres pensent de toi.
Apprendre à se construire sois même c’est aussi arrêter de vouloir ressembler à tout prix à tel ou tel fantasme créé par notre société, les gens sont des clone vêtu de la même manière, regardant les mêmes choses, écoutant la même musique, tien toi aussi tu as une paire de Stan Smith ? Je suis aussi victime que vous …
Le truc qui me déprime le plus dans tout cela c’est de voir que les gens qui s’évertue à créer des modèles à suivre, des modèles à qui s’identifier ; dans le but d’acheter des produits ou des services sont les premier à tomber dans le panneau.
Je pense avoir fait le choix de vivre ma vie, donc de devenir banal très certainement de manière inconsciente – peut être à défaut de ne pas admettre certaine chose, comme la fétichisation d’un travail censé me permettre d’accéder à une vie meilleur.
La réalité de cette mécanique se trouve en réalité dans chaque étape de la vie.
On travaille dur à l’école pour faire une bonne prépa, puis une grande école et enfin on finira par se tuer à la tache au boulot, afin d’espérer augmenter son salaire de la manière la plus régulière et convenable possible.
Sauf que là-dedans, on meurt tous un jour ou l’autre et donc cette logique d’investissement sur le long terme n’a donc finalement absolument aucun-sens, j’appelle ça du MINDFUCKING. Si la vie se résume au travail, à la volonté d’accéder à ton travail fantasmé ; la considération d’une évolution financière mise à part.
Ce qui est à mon sens impossible pour 99% de la population.
On a tendance à imaginer que la vie se doit d’être comme la bourse, ou faire fructifier le plus possible d’actions dans le but d’en obtenir toujours plus, ce qui peut être un choix convenable, sauf que vivre la dedans c’est pas forcément une aussi bonne idée que cela peut paraitre. Car quelque part, profiter de ce que la vie t’offre sans, sans cesse en espérer plus te permet d’avoir des choses à raconter qu’espérer.
Si je suis comme ça, je pense que c’est parce que j’ai clairement rien foutu au collège ainsi que au lycée. Je me suis réveiller un peu trop tard je pense mais dès que j’ai eu l’occasion ; je me suis aussi tôt recoucher pour me réveiller bien plus tard.
J’ai dû laisser un paquet d’opportunités de carrières derrière moi, un paquet de chance à des concours et déçu une bonne dose de professeur et un bon millier de fois mes parents.
Je pense que de mes 0 à 22 ans j’étais bien plus obstine à faire des milliers d’autre choses que celle d’obtenir des bonne notes. Mais qu’importe …
C’est parfois assez compliqué pour moi de me rendre à l’évidence mais je suis un branleur.
Je m’en suis toujours sortit en fournissant que le strict minimum. Je pense qu’un tas de personne hait le fait que ma maigre réussite ne découle pas d’un travail acharné mais d’une certaine chance.
J’imagine qu’étant plus jeune, une bonne ribambelle de premier de la classe devait rêver de me voir finir sous un pont à boire de la KRO.
Et ce qui est drôle dans tout cela, c’est que ces gens-là sont mes collègues.
Si maintenant j’arrive à dire que parfois mon travail est stimulant ou parfois chiant ; j’ai tout de même un appartement ou vivre et j’arrive à combler ma frénésie face aux engins polluant à moteur.
Ce qui peut paraitre, même si ce n’est pas évident les signes d’une vie menée avec les standard de vie consumériste que je m’évertue à critiquer.
Jean-Jacques Rousseau à écris dans Julie ou la nouvelle Héloïse : « On ne peut changer un caractère ni un naturel, mais on peut empêcher qu’il ne dégénère »
Je pense que la frontière est assez mince entre le fait de sombrer dans les abimes de la société et le fait d’arriver à s’en sortir de justesse.
Le taux de chômage en France flirte avec les 10%, il convient donc que basculer dans le côté obscur est une chose assez aisée.
Je me demande si ma vie est une suite logique de ce que j’ai pu être plus jeune ou juste une exception.
Je pense que si je devais résumer ma scolarité entière, je choisirai facilement mon année de première. A l’époque, le passage pour la classe supérieur tenait uniquement de l’approbation de tes parents.Qu’à cela ne tienne, je pense que c’est l’année ou j’ai été le moins productif de ma vie …Au milieu d’une classe de 34 élèves, je devais être pile au milieu, un peu avant les plus nuls mais bien après les meilleurs.J’étais très bon dans les matières que j’aimais, mais aussi très TRES mauvais dans celle que je détestais.J’étais l’archétype parfais du mec que l’on peut engueuler pour ses notes mais pas trop.En toutes sommes, un mec moyen. Mes professeurs désespérer car certain voyez en mois une sorte de moteur quand d’autre ne voyait que un cancre désespérant …Le corps enseignant préfère toujours un mec qui bosse comme un âne mais qui n’y arrive pas que l’inverse, parce que l’inverse laisse entendre que l’on n’a pas besoin d’eux.
Pour les branleurs dans mon genre, et surtout le lycéen je m’en foutiste que j’ai pu être aucun meilleur compliment n’existe que celui-ci : « Vos capacités sont très au-dessus de vos résultats. » C’est un peu comme marqué l’intégralité des « touchdowns » de votre équipe sans jamais venir à l’entrainement.Imaginez que vous avez 16 ans, et votre seule objectif de l’année se concentre dans le faite de plaire à Marion de la première 5, l’un de vos professeurs les plus intelligents vous dit que vous l’êtes aussi ; intelligent et que donc tu n’as aucun besoin de forcer pour que ça fonctionne correctement là-haut. Je vous vois venir, certain diront que c’est du talent gâché, et ils ont entièrement raison.Sauf qu’avoir le recul nécessaire pour en prendre conscience n’est pas chose aisé. De manière assez bête, cela m’a juste conforté dans l’idée que mon oisiveté suffirait à me conduire droit sur les études supérieures, et « bim » cela a fonctionné.
C’est tout le problème, quand on en vient à dire explicitement que vous n’êtes pas mauvais.
Je n’en voudrais jamais à personne d’avoir essayé de me tirer vers le haut – au contraire. Mais il aurait fallu me le justifier autrement que par la seule finalité d’obtenir de bonnes notes, parce que c’est une raison qui semble juste justifiable aux yeux des professeurs.Personne n’a conscience à cette époque de la vie, qu’une bonne moyenne devient ton droit d’entrée aux grandes écoles. Je ne pense pas que une seule fois ma conseillère d’éducation m’a expliqué que certaine filière étaient très sélectives et mais notes d’aujourd’hui pourraient jouer jusqu’à mon entrée en Master.En fait je pense qu’elle ne m’a jamais rien expliqué, mise à part suggérer de faire BEP plasturgie. Je me souviens que c’est à la fin de la terminale qu’un prof à lâché en plein milieu d’un cours comme les Américain à Nagasaki : « Au fait, attention à vos bulletins, cela conditionne vos entrées en école pour les prochaines années » YOLO …De toute ma vie, j’ai toujours vu le bachotage scolaire comme quelque chose d’absolument pas constructif et je n’ai toujours pas changé d’avis, c’est un apprentissage absolument pas naturel.La bonne note en guise de récompense suprême me parait un peu l’équivalent de la récompense que je donne à mon chien quand il fait quelque chose que je lui ordonne, ou l’échange d’un gros salaire contre un travail sans sens.Il me fallait plus que des bonnes notes pour me motiver, et à ce jour personne n’a su le faire.
Si vous souhaitez rigoler, j’ai trouvé un jour sur un bulletin de notes, un affable 8/20 en sport. Même en sport au lycée j’étais nul !Je sais très bien que vous allez dire : Le mec a eu 8/20 en sport, la honte. Mais pour moi, dans un monde ou les branleurs tachent d’exceller en EPS pour rattraper leur moyenne de merde, j’en avais rien à faire et j’ai ici aussi, lamentablement échoué.Je tiens tout de même je à rétablir la vérité, et à nuancer le propos de mon prof d’EPS – quand il écrit « cette activité physique pose problème ». Il ne précise pas que l’on parle d’ACROGYM et que ce fut pour moi le trimestre sportif le plus long de ma vie, passé 2h de ma vie à faire des roulades maladroites et des chorégraphies absurdes avec ma volonté et ma souplesse de junkie de 80kilos fut insupportable.Tout cela sous les yeux de ma prof, visiblement heureuse de ne pas se contenter de filer des gants de boxe à tout le monde ou de lancer un ballon de foot au milieu de la salle. Finalement, je pense qu’elle n’a fait que son travail, mais cette médiocre note ne témoigne que parfaitement de l’investissement absolument inacceptable dont je peux être capable quand quelque chose ne m’intéresse pas.
A 26 ans, je ne pense pas avoir changé là-dessus. Aujourd’hui je ne suis pas le genre de mec qui te propose de faire la vaisselle ou qui arrive en avance pour aider la préparation d’une soirée. Je suis déjà tout juste capable d’arriver à l’heure … Certains diront que je suis fainéant, ce qui est sans doute un peu vrai. D’autre diront que je critique absolument tout sans cesse, c’est un peu moins vrai. Je fais juste preuve de manque d’investissement !J’ai encore le souvenir de mon bulletin de troisième trimestre quand celui-ci a pu indiquer que j’étais admis en terminal ES. C’est juste ce qui comptais pour moi, le reste je m’en moquais éperdument.Au final, je pense que j’ai vécu mon parcours dans l’éducation national comme utilitaire, j’ai consommé mes études, j’ai pris mes diplômes et salut.Mais à l’inverse je ne vois pas mon travail de cette manière. Je cherche à être fière de mon travail de tous les jours au lieu de simplement prendre mon salaire et me tirer. Les injonctions régulières de mes professeurs sur mon investissement scolaire m’ont certainement montré qu’il fallait être passionné pour faire des choses intéressantes.Malheureusement mon travail ne me passionne pas encore. J’essaye malgré tout de ne pas juste pointé au travail car cela n’amènerait rien de bon.C’est beau comme principe, mais c’est aussi très contradictoire avec ce que peut être l’institution scolaire, qui est en elle-même très élitiste, prompt à reconnaitre certaine compétence et à en occulté d’autre.C’est surtout le portefeuille de vos géniteurs qui vous mettra sur la voie des études ou non.
Elle est peut-être là, la vraie leçon de mes années d’oisiveté au sein de l’éducation nationale, me permettre de continuer mes études tout en restant à faire le strict minimum, l’école ma finalement montré qu’une autre voie était possible que celle de la quête effrénée de l’argent, du résultat et de la productivité.
Ayant vécu le travail scolaire comme une vrai souffrance, et en lieu et place de ce travail que je n’ai pas fourni, j’ai vécu des choses qui valent bien mieux.J’ai choisi de me concentrer sur autre chose que l’apprentissage scolaire, de découvrir ce qu’il se passait ailleurs.J’ai profité de la vie sans penser à ma situation dans dix ans, faire une « roadmap » de sa vie me semble terriblement déprimant.J’imagine que certains ont probablement envie de me tuer quand ils comparent nos deux situations, surtout comparé à l’effort fourni pour l’obtenir, mais désolé les mecs, c’est sans regrets.
Assez longtemps pour avoir des cheveux blancs, pour qu’il ne te reste plus une dent.
Assez longtemps pour que je n’ai pas à te voir partir.
Pour que t’aies trop d’arthrose pour te mettre du vernis à ongle.
Pour que tes enfants se moquent de toi parce que tu ne sauras même pas quel est le dernier jeu à la mode.
Assez longtemps pour que les enfants de tes enfants puisse te mener par le bout du nez.
Assez longtemps pour que tu aies eu le temps de t’entrainer à faire 100 nattes, 200 chignons et autant de palmier à ta gamine, tes enfants ceux qu’on n’a même pas encore fabriqué …
Si tu veux qu’on se promette de rester ensemble jusqu’à ce que la mort nous sépare, alors tu as intérêt à faire en sorte que la mort prenne le moins de place possible dans nos vies.
J’ai prévu de supporter t’entendre ronfler encore un bon paquet d’années.
Je te laisserai peut être mettre ton dentier dans mon verre et étaler ton polydent sur l’évier.
Je ferai aussi semblant de pas remarquer que la graviter à fait son effet si tu fais semblant de ne pas remarquer mes poil blanc.
J’écouterai tes 389 471 prochaines vannes pourries et je ferai même semblant de rigoler.
Je te ferai des enfants qui te feront des petits enfants et tout ce petit monde te fera certainement gueuler et rire, même parfois à en pleurer.
J’espère aussi que tu continueras à regarder mes vidéos pas drôle à longueur de journée même quand je ne serai plus foutu d’utiliser la dernière version de Youtube.
J’espère que tu me diras encore ou sous mes affaires pendant un demi-siècle et je t’aiderai à retrouver les tiennes autant de temps.
Bien entendu, je ne tolérerai aucune excuse : accident, cancer ou crise cardiaque … Même si un jour on se fait plomber par quelqu’un de mal attention, je t’interdis d’y succomber.
Et puis si tu as envie de partir il faudra que tu m’embarques avec toi.
Parce que quand je serai vieux et chiant, même si je le suis déjà peut être un peu, plus personne ne voudra de moi. Je n’aurais certainement plus toute ma tête, il faudra que tu me relises ces mots et tu me rediras chaque jour pourquoi, quand et où on s’est aimé.
Et puis là-haut, il y a peut-être tout un tas de truc chouette, mais il n’y a certainement pas de service dédié aux chaussettes égarées …
Tu as déjà peut-être connu cette sensation : tes potes sont sur le point de se marier, leurs copines attendent des enfants, et ton meilleur ami d'enfance (que tu captes jamais) te parle des travaux qu'il a entrepris sur une maison à deux étages qu'il a lui-même achetée ... Mais toi tu es encore dans ta phase ou ton régime se constitue exclusivement de céréales payées par tes parents. Je connais très bien ce sentiment – c'est aussi pour ça que j'ai choisi de vivre en région Parisienne, entouré d'adolescents de 26 ans qui n'ont jamais tenu de scie à métaux de leur vie et qui ignorent la fonction même d'un PEL ...
En raison d'une admiration intouchable pour mes camarades de lycée (dont je n’ai toujours pas retenu les noms) avec qui j'ai partagé mes premiers joints, mes CD gravés de 50 Cent et mes premières copines, je retourne régulièrement dans ma ville de jeunesse (Bon ok pas si souvent que ça). En ce qui concerne les gens avec qui je n'ai pas gardé contact, c'est plus compliqué : je ne connais leur vie qu'à travers leur fil d'actualité Facebook, lesquels affiche continuellement les mêmes photos (leur chien coiffé d'un chapeau) et statuts (comment vont leurs gosses qui ont la chiasse).
La plupart d'entre eux semblent parfaitement ravis dans cette vie. Parfois, je me demande même si je n'aurais pas dû faire comme eux et rester dans ma ville natale. Peut-être que j'aurais pu apprendre un vrai métier pendant toutes ces années, plutôt que de poursuivre dans une voie qui m'oblige à réaliser des taches parfois ridicules impliquant des graphiques en secteurs éclatés. Mais il arrive parfois que certaines de ces personnes me rendent un peu triste – le genre de tristesse dont on sort toujours un peu coupable, comme quand on pense à ce gamin ultra brillant qui vient de s'encarter au Front National tout en développant un triple menton et une addiction à Candy Crush.
Même si ça ne signifie rien quant à ce que sont vraiment ces personnes ou ce qu'elles peuvent vivre – à mon avis, elles ont une existence plus pertinente que la mienne, qui est fondée sur des salades faite à l’arrache et une vie en location infini –, on peut quand même noter quelques trucs en observant ce qu'elles étaient « au bahut » et ce qu'elles sont à présent.
LES ROIS DU LYCÉE
Avant : Comme je viens d'une ville hétéroclite (qui fait même partit des villes panel de consommation), les mecs qui avaient les meilleures meufs et avec la meilleur réputation étaient pour la plupart des « hypster d’hier » à cheveux longs l'été qui se transformaient en « hypster d’aujourd’hui » à bonnet l'hiver. Ils passaient la majeure partie de leurs journées à trainer quelque part (certainement au même endroit que moi) et à faire tourner des joints dans le salon de leur appartement/maison. Leurs sujets de conversations favoris étaient les fringues, les races à l’alcool, les meufs et la qualité des boulettes de shit qu'ils achetaient aux élèves constamment relégués au fond de la classe. À l'instar des dinosaures tout au long du Mésozoïque, ces éphèbes en vêtement moulant patrouillaient sur mon monde sans répit. Même pendant les grandes vacances, on pouvait les croiser sur tous les spots à la mode (J’en ai même déjà croisé à Londres en plein été) – avec quelques jolies filles en petite tenue, auxquelles ils donnaient des surnoms vaguement affectueux comme « malviser ».
Maintenant : Pendant que certains continuent de liker les vidéos de Cyprien ou de Normann, les autres profitent de leurs vacances chichement méritées pour se prendre en photo chaque année à l'autre bout de la planète. Leurs heures de gloire sont passées, tout comme s'est fanée leur silhouette svelte, mais aujourd'hui encore, ils continuent de dominer le pack de potes qui demandent les mêmes shoots épicés dans le même bar qu'il y a 10 ans.
LES FILLES POPULAIRES
Avant : Impossible de les rater, avec une meute par génération, les plus belles filles du lycée n'ont jamais su prononcer votre prénom, détestent leur père médecin et sortent avec des mecs à problèmes qui ont quatre ans de plus qu'elles. Déjà élues princesses du collège, ces meufs étaient systématiquement élues déléguées, en plus d'être les seules personnes à pouvoir imposer des expressions comme « c'est pérav » pour décrire tout ce qui ne leur ressemblait pas. Toutes obéissaient à des codes esthétiques plutôt précis, basés sur l'héritage de Kate Moss ou la percée de Rihanna, les chaussures Converse, des sweaters “Zadig et Voltaire” et un brushing impeccable. En outre, elles se sentaient fréquemment les cheveux en cours – sans doute pour qu'on comprenne que même cette odeur ne nous appartiendrait jamais.
Maintenant : Elles ont troqué leur copain stupide pour un mec d'école de commerce encore plus triste que leur vie et sont devenues kinésithérapeutes. Toujours amies pour la vie, elles attendent que la première d'entre elles tombe enceinte pour suivre le mouvement avec une rapidité effarante. Aussi, elles appartiennent à la seule catégorie de gens qui s'habille en robe de soirée quand elles sont invitées à manger une pizza, pour la simple et bonne raison qu'elles ne sortent plus jamais de chez elles. À la place, elles s'investissent dans des associations de protection des droits des animaux et votent à droite. Peu après le lycée, je suis sorti avec l'une d'elles, de deux ans ma cadette. Quand je repense à ce qu'aurait pu devenir notre relation si nous étions restés ensemble, je pense que j'aurais certainement une belle peau, aucun problème de dos et un métier rassurant – mais aussi un divorce ronronnant, une libido en berne, un ulcère naissant et une peur bleue de mes propres enfants.
LES ZIKOS
Avant : Tout comme l'intégralité du corps professoral, je n'ai jamais vraiment vu l'intérêt d'amener sa guitare en cours de chimie (soi-disant pour faire une interprétation musicale du tableau périodique des éléments), ni de faire des reprises acoustiques de Noir Désir. Et pourtant, dans chaque ville où il y a une église, les zikos de France portent des T-shirt Magma et n'ont jamais caché l'influence de la diagonale Brassens-Brel dans l'écriture de leurs compositions. Quand je repense à leurs concerts dans les MJC du coin, je suis obligé de reconnaître que tout le monde pensait/savait qu'ils avaient « un truc » – truc qui les portera de la première partie d’un groupe de merde jusqu'à la demie finale du tremplin Jeunes Charrues.
Maintenant : Pas besoin d'aller sur Facebook (d'ailleurs ils détestent toujours autant Facebook que l’electro) pour savoir pourquoi ils n'ont jamais joué à Paris : les groupes ont splitté, mais leur passion est restée intacte. Après avoir joué dans 13 formations différentes, les musiciens du lycée ont enfin leur salle de répétition personnelle, dans laquelle ils entassent des dizaines d'ampli (dont deux « à lampes ! ») qu'ils peuvent identifier à l'oreille. Les plus Charlie d'entre eux vivent désormais en bordure d’Orléans, ont appelé leur enfant Victor, continuent de chanter en français et sont très actifs sur l’intégralité des forums de merde parlant de musique que vous trouverez sur le net.
LES FOOTEUX
Avant : À la ville comme sur le terrain, le club des joggings parlait fort et ne s'entendait qu'avec le prof d'EPS. À la différence de leurs homologues américains, ces mecs galéraient souvent avec les meufs, la faute à leur coupe de cheveux de militaire gitan et du décalage social qui aliénait sérieusement certains d'entre eux. C'est cette distance, le mal-être de leur jeunesse au foyer, leur parfum de Biactol, leur surpoids d'adolescent ou les exigences surnaturelles de leur père — le coach de l'équipe A – qui pouvaient les pousser à tyranniser les plus faibles d'entre vous.
Maintenant : Les premières douilles ont coulé leurs espoirs de ligue 1, mais on les trouve toujours en jogging chaque dimanche matin au stade municipal (en tant que coach de l'équipe B). Ils ont fini par arrêter les études et le deal de shit, se sont achetés une moto, ont déjà trois enfants et un emploi stable dans l'agro-alimentaire dont la fonction précise m'échappe encore. La dernière fois que j'ai parlé avec eux, ils parlaient des résultats « du grand » tout en faisant des vannes sur leurs calvities naissantes.
LES ECRIVAINS MAUDITS
Avant : Les seuls élèves à faire perdre du temps au prof de français dans le couloir, les seuls types qui ne rangent jamais leur livre de poche dans leur sacoche en cuir, les seuls potes de l'étudiant chinois qui ne parlait pas français. Jamais d'accord avec le prof de philo, ils attendent patiemment le retour du printemps pour saborder le moral des profs de maths en lançant des mouvements de grève sans queue ni tête (quel genre de personne de 17 ans s'intéresse aux retraites ?). Tout le lycée les détestait, y compris le chinois qui aurait préféré traîner avec les nerds du foyer.
Maintenant : Sortis de Science-Po, ils travaillent dans le marketing ou dans des galeries subventionnées et partent manifester dès que leur patron les autorise. Le monde entier les hait toujours, mais ils semblent ne pas encore l'avoir remarqué.
LES TEUFEURS
Avant : La véritable meute de loups du lycée, dont la présence était aussi fugace que mystérieuse. Même les profs avaient du mal à savoir qui ils étaient vraiment (vous auriez réagi de la même façon si vous étiez en face d'un lycéen qui avait l'air d'avoir 32 ans). Ils ne sont jamais contre un petit pétard à n'importe quelle heure, régulièrement en retard à l'internat, exprimant une colère molle contre un tas de trucs flous, ces mecs vous auront vendu votre première pilule d'ecstasy pendant votre première free party, alors que vous n'y étiez qu'une source d'embarras évidente pour eux — ça allait empirer quelques heures plus tard, et ils le savaient. Impossible de travailler en groupe avec eux – ils passaient leur temps à rigoler sur Rotten et leur regard fuyait en direction de la fenêtre dès qu'un professeur intervenait.
Maintenant : Ils ont enfin un camion (avec des chiens et des puces) et toujours les même Dreadlocks, travaillent de leurs mains une moitié de l'année, font la fête le reste du temps et vivent en permanence avec leurs potes. Si comme moi vous avez déjà vu les employés d'une même concession auto s'étriper ivres morts au milieu d'un bar un vendredi à 20h, vous devez aussi envier cette vie de bohème et d'hygiène DIY.
LES PROFS
Avant : Même si vous connaissez quelques fils d'instits qui ont déjà passé le CAPES pour trois bonnes raisons (à savoir juin, juillet et août), tout le monde sait qu'être prof est un boulot sans pitié. Même si ça ne ressemble jamais à 187 Code Meurtre, ni même à un épisode de L'Instit, la salle des profs est le berceau de leurs désillusions. Seul ce prof d'histoire un peu chelou – celui qui vous propose de venir réviser chez lui, mais en fin de compte vous parle de théorie du complot – adore encore son métier, et pour cause : il se fout tellement de vos résultats au bac qu'il continue à faire cours quand il n'y a plus personne en classe.
Maintenant : Toujours pareil, chaque putain de jour de leur vie. Alors la prochaine fois que vous tomberez sur eux à la gare, évitez de leur rappeler la fois où vous aviez pendu les cœurs de porc dans les escaliers. C'était idiot, vous étiez idiot, mais avec un peu de chance, vous avez grandi et vous devriez plutôt vous excuser, les remercier et les envier pour ces trois mois de vacances. D'autant plus que ces mecs n'oublient jamais rien (jamais) et que leurs enfants seront les profs de vos enfants. Pourquoi croyez-vous que ce prof d'histoire ne vous a jamais mis la moyenne ?
LES NERDS
Avant : Bien que GQ ait décrété il y a presque 10 ans l'avènement des geeks, les nerds du lycée ne sont les rois d'aucune reine, puisqu'ils ne rencontrent des filles que sur des forums de jeux vidéo avec des elfes. On les trouve d'ailleurs fourrés sur les PC du foyer, à l'abri de tous, et où ils peuvent partager librement leur point de vue sur Matrix, Heroes, les comics et les rumeurs sur la prochaine version de la Batmobile. Ils parlent parfois avec les gothiques, avec qui ils partagent un intérêt homo-érotique pour Iron Maiden, Lacuna Coil, les épées-dragon et des pratiques masturbatoires louches.
Maintenant : Ils détestent toujours les produits Apple et au cas où vous n'avez pas encore compris, le monde leur appartient.
Je n’ai aucun souvenir de mes parents ensemble, j’ai uniquement le souvenir lointain d’aller réveiller mes parents et de me prendre une fessé car il devait être trop tôt. Je devais certainement avoir dans les 3 ans … Je souhaitai juste regarder la télé, sur le moment je n’ai pas réagi, et ensuite c’est comme si mon cerveau m’avait automatiquement préservé de toutes situations qui ont emmené aux divorces de mes parents. Mon seul souvenir remonte à des visites d’avocats. Je me souviens juste le cadeau de ma mère, un walkman pour ne pas entendre ce qui se disait dans le bureau.
Je pense que c’est l’unique souvenir que j’ai de mes parents ensemble à cette époque. J’ai quand même la chance d’avoir des parents intelligent et récemment j’ai obtenu une photo avec eux, ils se sont aussi réuni pour des événements important de ma vie. Je me souviens aussi de la VHS de leur mariage, ou lorsque on regarde sans prendre garde au contexte, tout semble parfait. C’est certainement pour ça que j’ai passé la totalité de mon enfance à me demander pourquoi il avait choisi le divorce plutôt que la réconciliation …
Il me semble, d’après les statistiques, que 50% des mariages se termine en divorce. De mon côté, je suis resté vivre avec ma mère. Au départ, je passais la plupart de la semaine chez elle, et un week-end sur deux avec mon père, A ce moment-là, mon jeune âge ne me laissait pas encore entrevoir à quelle point la situation était merdique pour mes deux parents. J’ai le souvenir d’avoir complétement rejeté mon père à une période. Puis je pense que pour compenser, j’ai obtenu de sa part à peu près tout ce que je voulais pour que lui de son côté compense. Je me souviens d’une période où je voyais encore les week-ends chez mon père comme des moments proche de vacance mais qui dur seulement deux jours. Je préparais ma valise, et j’avais le droit de faire plein de choses impossible à faire en semaine. Le moment ou les choses sont devenues beaucoup moins amusantes pour moi, c’est quand j’ai dû expliquer à mes potes de l’école pourquoi mon papa n’habitais plus avec ma maman …
Je n’y suis jamais arrivais de mémoire, c’était littéralement impossible. Surement parce que moi-même, je ne comprenais pas trop … Enfant, je ne connaissais pas encore les dessous de leur rupture, même si aujourd’hui tout n’est pas plus claire.
Il me semble, que je n’ai pas invité beaucoup de mes camarades de classe à la maison. Une chose si anodine qui me semble être une véritable angoisse pour moi enfant. Je me souviens avoir uniquement invité ou être proche d’enfant ayant la même situation que la mienne … Car je considérai ma situation familiale comme anormale. Que les choses soit claire, je n’ai jamais eu honte de ma famille, mais j’avais très peur du jugement des autres. J’ai toujours du avoir très peur de me retrouver tout seul, comme un paria, alors même si cela n’était pas un secret, je n’en ai jamais parlé. A cet âge et c’est le propre de l’enfance je pense, on n’a pas le courage d’assumer de tel chose, encore plus quand on a l’impression de n’y être pour rien, on veut juste un truc : ne pas être seul.
Je n’ai jamais voulu de pitié de qui que ce soit, comme si une mauvaise note pouvait à tout moment me faire sombrer dans des comportements addictif. J’ai toujours voulu que l’on me fiche la paix avec cette situation.
Il n’y a pas si longtemps que ça, j’ai eu l’occasion de comprendre que nous, les enfants de familles divorcés, sommes des « personnes à risques ». Je vous passerais les documentations foireuses sur les familles monoparentales, les risques de troubles psychiatriques ou le risque de conduite addictive à l’âge adulte. Par chance, je pense que je suis passé par tout cela sans sombrer dedans, je pense que mon gout pour l’affrontement physique et d’autre comportement sont intimement lié à cette période de ma vie. J’ai toujours eu des passe-temps, à l’âge ou on est encore un enfant, puis un adolescent et enfin quand je suis devenu adulte. J’ai toujours subit étant enfant, mais c’est malheureusement que quelques années plus tard qu’on y pense de nouveaux.
Plus tard, j’ai décidé d’aller vivre chez mon père, en faisant part de cela à ma mère, j’ai certainement dû lui briser le cœur une bonne centaine de fois, mais par fidélité je n’ai jamais franchi le pas, jusqu’à ce que la force des choses nous emmènes des années plus tard à nous séparer, décision prise par elle ce qui m’a emmené à vivre cela comme la plus grande trahison jamais vécu. Sur le moment partir vivre avec mon père, enfant, cette décision me paraissait logique, en effet : j’étais chez ma mère depuis quelques années, je voulais donc passer l’équivalence avec mon père. Comme évoqué auparavant, ce n’est que plus tard que l’on se rend compte de la brutalité d’une telle décision pour une mère. De fait, il s’agissait indubitablement d’une péroraison totalement égoïste je pense.
De mon enfance, je n’ai jamais cherché à prendre parti pour l’un de mes parents. Cela a toujours était ma façon à moi de plaider pour une neutralité entre eux. Peu importe qui fut fautif de leur séparation j’avais besoin d’eux.
Parait-il que les personnes dont les parents se sont séparés avant leurs 18 ans ont de forte probabilité de rompre très rapidement leur relation … Je comprends très bien comment l’image du coupe telle que envisager pendant des siècles et jusqu’à maintenant influence notre perception de l’engagement envers l’autre.
Ma chance, c’est que de grandir avec des parents séparés, ma permit de grandir beaucoup plus vite que les autres enfants de mon âge. J’ai souvent eu la perception que les gens m’environnant pensé de moi que je ne connaissais rien à l’amour. Pourtant, il me semble qu’on apprend bien plus sur l’amour en voyant ses parents se déchirer par amour plutôt qu’à les voir tendrement cuisiner ensemble, c’est un peu comme si vous commenciez un film, mais par la fin …
Désormais, je peux avouer que j’aurais préféré retarder mon éducation pour profiter un peu plus de mes parents ensemble. Par chance, j’ai obtenu récemment quelques moment avec eux ensemble. Néanmoins, je ne pense pas que les familles ou le divorce est prohibé afin de préserver les enfants comme plus saine que la mienne. C’est dans ces familles-là, bien sous tous rapports que ce passe les choses les plus absurde entre mensonge et trahison … Maintenir par le mensonge et la comédie une illusion de stabilité n’est pas vraiment la plus belle des leçons de vie qu’on puisse donner à ses enfants …
Pour moi, j’ai toujours eu le sentiment de tout connaitre avant même d’avoir commencé. J’ai pu avoir une sorte de cour intensif sur l’amour et le couple. Même à 11/12/13 ans, on comprend comment l’infidélité peut tout foutre en l’air. Pendant de longues années, et même encore maintenant, j’ai eu une peur terrifiante de me faire tromper par ma copine. Par crainte de voir le schéma se repérer de manière inexorable. Bien évidemment, ça m’est arrivé, comme tout le monde. Là, je me suis transformé en une sorte de vieux chien battu immonde, démoralisé, à qui on devait apprendre de nouveau comment se laisser caresser. Simplement parce que j’avais déjà pu observer les dégâts d’une décision stupide basée sur un sentiment qui peut durer une vie comme quelques semaines : l’amour.
Souffrir plus tôt que les autres, ma permis d’ouvrir les yeux sur ce que sera la vie quand j’aurais du poil autour du zizi … Cela m’a permis d’être extralucide sur ce que nous sommes et sur ce que peut-être la vie. Surtout lorsque, comme moi, on en devient sans le vouloir un témoin privilégié. Se retrouver parfois entre deux personnes qui cherchent le plus possible à emmerder l’autre, cela fait rapidement de vous une cible facile. On se retrouve vite à jouer les intermédiaires entre deux parties qui ne souhaitent de toute manière pas s’entendre quoi qu’il arrive.
J’ai souvent eu pour but, plus jeune de mettre tout le monde d’accord. Parfois il me fallait des journées de négociation avec l’un, puis avec l’autre pour obtenir la même aide financière au sujet de chose complètement ridicule quand on prend en compte le milieu favorisé d’où je proviens. A certains moments, tout devient une occasion de faire du mal à l’autre. Moi, je me trouvais juste au milieu de tout cela. J’ai vite compris, que le seul moyen de régler les choses rapidement était de leur faire comprendre que toute cette merde pouvait éventuellement m’affecter. C’est là le plus beau. Dès qu’ils réalisaient que leur discorde me touchait, les simulacres de discorde stoppaient aussi sec et ils semblaient revenir à l’essentiel.
Au-delà de mon cas personnel, et de mon article très égoïste. Je fus également aux premières loges d’une France nouvelle, la France qui divorce. Une nouvelle fois, les statistiques foireuses me déprime mais prenait juste en compte avant de vous marier que les 2/3 des séparations impliquent des enfants mineurs dont l’âge moyen est de 9 ans seulement, imaginaient seulement le désastre émotionnel que cela peut créer chez un enfant en pleine construction alors que tout peut se réparer.
Comme ceux qui ont connu la maladie ou autre, il est compliqué de faire comprendre le fait de grandir dans une famille monoparentale à quelqu’un dont les deux parents jardinent ensemble le dimanche après-midi. Ils vivent dans une plus ou moins grosse bulle de bonheur, parfois un peu niaise, cette même bulle dans laquelle je me trouvais certainement avant le divorce de mes parents. Malgré tout, je ne peux pas leur en vouloir. Il est évident que cet événement a bouleversé ma vie, et ma construit comme je suis aujourd’hui. Je ne serais sans doute pas le même si mes parents n’avaient pas fait ce choix il y a plus de 20 ans … Pourtant je n’en veux à personne, qui suis-je pour juger mes parents ?
J'ai eu deux parents qui m'ont aimé à leur façon, séparément peut-être, mais du début jusqu'à aujourd'hui. Pour le meilleur, je crois.
Je peux même dire qu’il vous viole (le cerveau) C’est une entrée en matière un peu facile mais ça vous a sûrement effleuré l'esprit le jour où vous avez vu que Facebook vous propose de rajouter un sabre laser à votre PP et que vous l'avez gentiment fait comme si il s’agissait de quelque chose de « hype ». En revanche, ce que vous ne réalisez peut-être pas encore, c'est qu'en plus de vous faire perdre votre temps (ou votre argent), le marketing « B2C » (Business to Consumer) des grandes entreprises (industrielles ou commerciales) a tout intérêt à vous faire perdre votre libre-arbitre – ainsi que votre personnalité (C’est pour cette raison que vous portez tous des Stan Smith et que vous êtes tous allé voir le premier jour Star Wars …)
M'étant moi-même destinée à une carrière en « bullshit » de haut niveau (ou pas), je consens aujourd'hui à vous donner mon ressenti plutôt amer par rapport à cette discipline. Car sachez-le : de A à Z, de Disney à Chanel ou Aldi, le but du marketing et de la publicité est de vous prendre pour des cons – et que vous leur donniez raison. Ma petite virée actuel dans cet univers obscur m'a vite ouvert les yeux sur le sens que je devais donner (ou plutôt que je ne devais pas donner) à ma vie professionnelle. Bien que ma vision, soit un peu réductive parce que certain iront me dire que le marketing c’est aussi savoir s’adapter aux besoins de vos clients, mais à mon sens c’est plutôt comment faire semblant d’adapter sa merde à vendre à son client. Enfin c’est juste une question de point de vue !
Scolairement, j'ai filé tout doux du lycée jusqu'en classe préparatoire (non je déconne je suis jamais allé en prepa) pour aller ensuite user mon jean dans un amphithéâtre d'école de commerce. Il paraît que c'est ce qu'on fait sans trop poser de questions quand on a la chance d'être dans un « bon lycée de centre-ville ». Aujourd'hui, même si je n'ai pas trop à regretter mes cinq années d'école, je me dis que je me suis quand même bien égaré en me soumettant au diktat premier d'un « marché de l'emploi impitoyable » où ne survivraient que les diplômés des « Grandes Écoles ». Je tiens à préciser que ce j’écris est totalement faux mais j’aime entretenir l’espoir chez les plus jeunes. J'ai même un peu honte de m'être adonnée paisiblement à cinq années d'abrutissement intellectuel chères payées, entre études de cas réalisées à l’arrache entre deux Jager, travaux de groupe à la réflexion parcellaire bourré de la veille, présentations Powerpoint avilissantes devant un amphi à qui cela en touche une sans faire bouger l’autre, et gueules de bois en semaine. Je rajoute quelques immersions professionnelles et un stage au service marketing d'une grande boîte française ont achevé de me faire mesurer l'ampleur de mon fourvoiement universitaire. Et j’en passe …
Mais revenons aux origines du mal. Né dans les années 1950, le marketing s'est exporté des États-Unis jusque dans nos belles contrées. Il se distingue des « méthodes de ventes » des décennies précédentes de par son « orientation-client ». Dans les années 1970, les 30 glorieuses étant passées par là, escortées par les gros souliers de la production et de la consommation de masse d'après-guerre, on arrive au développement maximum de la logique de marché :
Les centres commerciaux, les abribus « JC Decaux » et la consommation comme fin en soi, on doit tout à cette époque glorieuse où chacun est en droit de réclamer ce que son salaire peux lui offrir soit : plein de trucs dont personne n’a réellement besoin et surtout son pavillon en quartier résidentiel bien dégueulasse. Le confort matériel et l'opulence sont encensés en véritables projets de vie par la publicité. Pour faire aussi le mec qui a fait pas mal de sourcing avant d’écrire ; Les critique, elles, commencent à pointer le bout de leur nez dès 1970, avec l'ouvrage de Jean Baudrillard, « La société de consommation »,qui assiste à la mutation d'un moyen de satisfaction des besoins primaires en injonction à la différenciation, à l'ostentatoire et à l'apparition de relations sociales artificielles. (Et me dite pas c’est à cause des Smartphones ou autre, c’était pareil avec les journaux pendant les années 70).
D'autres comme Bernard Stiegler voient dans le marketing un moyen de « court-circuiter les pulsions » vers les objets de consommation afin d’éviter d’allé violer sa voisine un soir ou tu rentres un peu trop bourré.
Pour reprendre Serge Tisseron, docteur en psychiatrie et spécialiste de l'image, le pouvoir des images diffusées par le marketing et la publicité réside dans le fait qu'on associe le plaisir que l'on a devant la publicité, ou l'image du produit, à celui qu'on aura en le consommant (ça vous parle les fumeurs ? Les alcooliques ou les accros des yaourts nature ?). Il ajoute qu'il faut « profiter des publicités pour ce qu'elles nous donnent, à savoir des images, et acheter les produits génériques dont nous avons besoin. » Comprendre : ce n'est pas tout à fait parce que tu portes le même casque de merde que la personne à qui tu te réfères (insère ici ton héros du moment) que tu parviendras à te faire alpaguer par une jeune femme dont les griffures laissent des traces mystérieusement bleutées pendant le coït …
La vérité, c'est que la consommation a réussi à s'imposer dans toutes les sphères de nos vies, et particulièrement dans le calendrier. On pourra parler de fêtes au départ religieuses et familiales comme Pâques et Noël, parasitées tous les ans par une avalanche de publicités agressives et de « call-to-action » à chaque coin de rue, et ce plusieurs semaines à l'avance. On évoquera également l'instrumentalisation commerciale de la sphère familiale au travers de toutes ces fêtes vouées à célébrer nos mères, nos pères, et maintenant nos grands-mères, et grands-pères, ton chien, ton batard, ta voisine, ton rat et pour finir ta femme.
Sous-entendu : si tu n'offres rien à tes êtres chers ces dites journées, tu ne les aimes pas comme la société de consommation t'ordonne de les aimer, donc tu ne les aimes pas. Il en va de même pour cette splendide supercherie qu'est la Saint-Valentin, qui permet, en outre aux fleuristes de se faire une semaine de bénéfices en une seule journée. (L’oubli jamais sauf si ta meuf veux bien, sinon aucune chance de vivre sainement les 15 jours suivant) Les marchandises sont au cœur de nos vies, si bien que l'acte d'achat est aujourd'hui bien plus une preuve de nos intentions qu'une simple réponse à un besoin.
Ce qui me chagrine encore plus, c'est la façon dont l'idéologie marchande voudrait que nous nous voulions autres que nous-mêmes. Et pour ça, c'est super aisé de balancer partout dans toutes les villes du monde des images idylliques faites sous Photoshop de ce que nous, misérables merdes, devrions être pour pouvoir nous octroyer le droit d'être heureux. La promotion d'un idéal est vraiment le meilleur moyen de vendre tout plein de conneries à des gens imparfaits qui rêvent d'impossible. Le marketing et la publicité jouent avec vos sentiments, ils vous disent : Si tu n’achètes pas cette marque de préservatif, tu pourras jamais bien baiser ta meuf, ça fonctionne aussi un peu moins vulgairement avec la lessive : si tu achètes pas cette marque de lessive, tes enfants vont puer, ton mari va te quitter avec la voisine et tu finiras clodos. La culpabilité du consommateur à qui l'on renvoie sa propre médiocrité est une arme commerciale destructrice.
Maintenant, parlons des gens aux manettes de l'empire marchand, les « marketeurs » et les publicitaires, étroitement liés dans la manipulation de nos désirs. Sachez tout d'abord que lorsque vous achetez un truc, quoi que ce soit, un mec dans les tuyaux d'une quelconque boîte, vous a préalablement ciblé. Tout travail en marketing stratégique commence par une segmentation des consommateurs pour déterminer lesquels seront visés par le prochain pigeonnage à grande échelle.
Si vous vous dirigez vers ce genre de carrière, on vous apprendra à disséquer la population en groupes plus ou moins rentables, au travers de clichés plus ou moins gros. Vous apprendrez donc à distinguer la « ménagère beauf » de la « ménagère maso » ou encore les « hypster actifs » des « hypster végétatifs » (on n'en est pas loin). Ainsi, selon que vous êtes plutôt « hypster » ou un « éco-responsable de la classe moyenne », on vous vendra au choix une bouteille de lait à moustache ou alors on vous proposera un emballage en verre avec une étiquette verte qui « rappelle la nature ». Comme ça tu pourras te coller ta moustache de merde pendant Movember et réutiliser ta bouteille de vert de merde au BIOCOP du coin, tu peux aussi faire ça avec le lessive d’ailleurs … Enfin dans tous les cas, ça reste du lait mais le prix variera en fonction du « marketing-mix », mais aussi du positionnement de la marque et du « prix psychologique » qu'elle pense que vous êtes prêt à mettre (proportionnel au niveau de stupidité qu'on vous prête).
Je suis toujours impressionnée par la façon avec laquelle le marketing s'est vendu à nous avant de nous vendre toutes ses conneries. Aujourd'hui encore, « travailler dans le marketing » est une phrase qui en fait fantasmer plus d'un. Il n'y a qu'à voir le nombre d'inscriptions aux concours d'écoles de commerce qui a augmenté d'un tiers de sa valeur en seulement 10 ans. Et je parle bien de fantasme : celui du costume 3 pièces et des talons qui font clop-clop sur le marbre immaculé du siège social d'une grande entreprise internationale (Alors que en vrai, on se ballade tous en jean’s déchiré et basket, et de temps en temps on met des casques de Storm Tropper en jouant avec des nerfs). Décider de ce que les gens porteront, mangeront, ou désireront demain est un rêve que beaucoup font encore, avec celui de la rémunération qui irait avec. Mais faute de réelle délimitation sémantique, le « marketing » se réfère à ce jour à une flopée de postes et de missions toutes plus ou moins chiantes, dont certaines font véritablement partie des « jobs à la con »
Le marketing est une science absurde – y faire sa vie, c'est participer de la mascarade et entretenir une vanité dont on ne sait plus se passer aujourd'hui.
Gardez ça en tête lorsque vous chercherez votre prochain stage en tant qu'assistant marketing ou assistant chef de produit : un manager en marketing qui cherche à recruter évoquera tout le bullshit dont il est capable de faire preuve pour rédiger une annonce de poste qui envoie du rêve. (Du lourd, du paté, du bois, ça marche avec tous …) En réalité, lorsque vous lirez « reporting sur les KPI pour le compte de la direction », il faudra comprendre « inscription de chiffres dans un fichier Excel que personne ne lira ». Vous serez peut-être bien payé, mais vous aurez probablement envie de vous allonger par terre et d'attendre la mort au bout de votre deuxième semaine de boulot. J’ai mentit, vous ne serez absolument pas bien payé …
C'est aussi le domaine où on emploie le plus de termes qui n'ont absolument aucun sens une fois sortis de la sphère de la grande intelligentsia du market', et il ne faudra pas vous étonner d'entendre des phrases comme « il va falloir faire un benchmark et établir une stratégie cost-effective qui envoie de bons signaux aux investisseurs quant aux ROI, mais tout en gardant l'engagement-rate à un niveau potable ». Ce qui participe, vous en conviendrez, à l'entretien du mythe. Et après ça, si tu es stagiaire tu pourras ramasser les petits Kleenex que ton N+20 aura jetés par terre après avoir fini de s’astiquer en réunion devant tous ces jolis termes.
En bref, ne vous attendez pas à avoir l'impression de changer le monde lorsque vous discuterez en rond autour d'une table du nom le plus approprié à la nouvelle gamme de lessive liquide. Tout ce à quoi vous servirez en réalité, c'est à faire s'écouler quelques unités de plus dans tous les Auchan de France ou à accroître de quelques centièmes les parts de marché; et sur le dos de la « ménagère de moins de 50 ans » (rien que la dénomination est outrageuse, non je déconne c’est drôle), qui achètera votre lessive « Zéphyr des îles » faute de pouvoir s'offrir un week-end à Bora-Bora parce que son mari picole au RAD du coin tellement sa femme pu (parce qu’elle achète de la lessive de merde, d’ailleurs il a aussi tringlé la voisine) (Je fais dans la répétition de blague)
Le marketing est une science de l'absurde et du rêve sous cellophane. Il nous projette dans des désirs erronés construits de toute pièce et nous vend un bonheur en carton. Le désir de consommation a remplacé instinctivement ce à quoi chaque être humain aspire en réalité : la reconnaissance, l'amour, une légitimité à appartenir à un groupe social. Y faire sa vie, c'est participer de la mascarade et entretenir une vanité dont on ne sait plus se passer aujourd'hui. Mais pour parvenir à tout ça et élaborer les fantasmes de demain, il faut être prêt à passer des heures de branlette (On en revient à mon histoire de mouchoir) poétique sur le choix du nom d'un produit : « Brise marine » ou « Fleur de printemps » ? Quel « idéal » résonnera le mieux en vous ? Parce que le mec qui fabrique votre désodorisant pour chiottes, se la pose, lui, la question. (C’est beaucoup moins bon que 99F, mais aussi beaucoup moins long)
J’ai l’impression que vous passez votre vie à travailler pour vous payer un week-end d’alcoolisme, et cela n'a rien de nouveau dans votre vie.
L'histoire de la « culture jeune » nous prouve que la jeunesse d'aujourd'hui est incapable de concilier son quotidien et sa vie sociale. L'énergie que l'on déploie en weekend me rappelle un peu les rituels tribaux. Elle n'est pourtant que notre seule source de réconfort (à plein de personnes ainsi que à moi-même). Faire carrière ou avoir des enfants ne constituent plus des exutoires pertinents assez motivants pour ma personne et d’autre. Pendant quelques brèves années, tout se résume à prendre de la drogue, à se retrouver dans des états pathétiques et à insulter ceux dont la tête ne nous revient pas. Et puis, un jour, nous devenons adultes, que nous le voulions ou non forcer par une société dont nous n’avons pas envie.
Passez-vous les quatre premiers jours de votre semaine à zoner sur les réseaux sociaux ? À la moindre douleur abdominale, vous pensez avoir un cancer des intestins ? Attendez-vous désespérément qu'il soit dix-sept heures le vendredi soir pour que vous puissiez déguerpir ou même fuir de votre bureau en courant ; afin de descendre des verres d'alcool de mauvaise qualité dans un bar de merde près de chez vous ? Vous ne vous sentez pas bien, vous avez l'impression d'étouffer ? Que la pression ressort de ta cage thoracique comme un goa’uld dans Stargate ?
Rassurez-vous, vous n'êtes pas les seuls à subir cette désillusion. Je suis presque certains que tes ancêtres, déjà, allaient tuer leur morosité autour d'un verre de vin rouge ou de gnole. La seule réelle nouveauté reste les réseaux sociaux que tu consultes par compulsivité chaque jour. Cette indulgence vis-à-vis de notre décadence influence nos mentalités depuis des décennies ; elle est inhérente au fonctionnement du néocapitalisme actuel, symptôme d'une vanité sempiternelle et de la vacuité de la condition humaine. (La tu sens que je suis intelligent non ?)
Vous trouverez un écho à vos sentiments dans certains artefacts culturels qui ont marqué notre temps ; je pense à Saturday Night Fever, Las Vegas Parano et Requiem for a Dream, entre autres. Toi et tes amis ressemblez à des âmes en peine, à la recherche de la vérité ultime via un hédonisme amoral. En réalité, vous brassez de l'air comme si vous étiez dans un clip de Booba. Bizarrement, être réduit à nous comporter comme des enfoirés nous donne une vague impression de sécurité. Vous n'avez plus besoin d'être la Christiane F. de votre école pour finir comme une épave chaque soir. Aujourd'hui, même les nerds qui profitent de leur pause déjeuné pour dévorer des livres de fantasy sombrent dans cette torpeur festive. De nos jours, s'abstenir est bien plus transgressif que de se défoncer jusqu'à la mort.
Le concept d'adolescence fête ses soixante ans. Il commence à dater. Ce sentiment d'urgence qui précède l'apéro du vendredi soir est devenu l'essence de nos nouvelles routines initiatiques, intrinsèques à la jeunesse. Serait-ce l'expression d'une puberté revendicative, qui s'achèverait dès qu'une gueule de bois ne dure plus des heures, mais des jours ? Je crois que nous ne savons plus comment aller de l'avant.
Les étudiants et les adolescents ne sont plus les seuls à nier la réalité actuel ; ils ont été rejoints dans leur fuite par des adultes de vingt, voire trente ans. Alors qu'ils devraient être responsables de leur comportement, ils ne semblent pas savoir comment vivre autrement. Adultes, ils ne sont pas encore en pleine possession de leurs moyens ; leur volonté semble inexistante puisqu'ils sont incapables de cesser de consacrer leurs nuits à des ivresses maladives qui s'achèvent irrésistiblement devant des urinoirs glauques à pisser leur 2L de bière, à méditer sur leurs tourments personnels. Pourtant, ils refusent de tout abandonner et d'accepter de grandir. Bref, ce sont des mecs comme toi.
Voilà ma génération ; enfin une partie de ma génération que l'on n'a pas incitée à mûrir. Nous n'avons pas d'enfants dont nous occuper, pas de créances à rembourser. Les services de santé publique nous maintiennent plus ou moins en vie. Nos boulots nous permettent tout juste de gratter assez d'argent pour nous nourrir, nous loger et rester propre. Seules les engueulades de nos patrons et les coups de téléphone inquiets de nos familles essaient tant bien que mal de nous arracher à notre mode de vie insalubre. Une armée de glandeurs gâtés par le système, perdus dans le labyrinthe de l'immaturité – voilà ce que nous sommes, ce que je suis peut être.
Un ami m'a récemment expliqué qu'il serait impossible de faire un film comme Big (regarde le si tu ne l’a jamais vu) aujourd'hui, parce que les trentenaires de notre génération se comportent tous comme des adolescents attardés. Cela ne choquerait plus, ou ni même ne ferait rire, de voir un adulte se payer un flipper ou de porter un jean au bureau. Même avec un quarantenaire, ça ne marcherait pas. Parce qu’ils font tous cela …
Je n'ai pas encore trente ans, mais je n'en suis pas bien loin. Quand je me penche sur ma vie, je remarque qu'elle n'a pas beaucoup changé depuis mes 16 ans. L'été que je viens de passer est un bon exemple. Je me souviens avoir erré dans les rues de ma ville avec mes potes, vidé des pintes de bières, raconter des choses futiles, essayé de m'incruster à des fêtes, envoyé des textos à des gens pour savoir ce qu'ils faisaient (mais ils ne m'ont jamais répondu), écouté de la musique et passé mes après-midis en jogging.
Certes, cette attitude relève indéniablement d'un mécanisme cathartique. Autrement dit, je me suis bien marré. Mais, plus jeune, jamais je n'aurais imaginé que ma vie puisse évoluer ainsi. Adolescent, je pensais que je ressemblerais un jour à un personnage de Power ; je pensais être destiné à devenir un homme riche et distingué. Comme Ghost aka James St Patrick, je ne souhaitais pas non plus être mondain, mais je voulais symboliser la mondanité. Passer mon temps à boire du Petrus et à me faire inviter aux rétrospectives de Tarantino à la cinémathèque – des trucs comme ça. Je ne me voyais pas époux aimant, ni père ; mais je ne pensais pas non plus que je me ferais refouler d'un club sous prétexte de porter des baskets. Et pourtant bien des choses ont changé ...
Je sais ce que vous pensez ; alors, allez-y, dites-le, criez-le. Je ne suis qu'un pauvre mec en pleine « crise identitaire », qui « a peur de s'engager » comme des milliers de mec. Je ne suis qu'un « gros con immature ». Mais si de telles réponses vous suffisaient, vous passeriez à côté d'une vérité très simple. Vous pouvez me dire que ce phénomène ne touche que la jeunesse des grandes villes et que tous ces Peter Pans qui s'agglutinent dans les mégalopoles ne recherchent que le moyen de prolonger leur adolescence le plus longtemps possible. Mais même si vous avez le même âge que moi et que vous assumez vos responsabilités, vous ne pouvez nier l'existence de ce problème inhérent à tous les villages et toutes les villes du monde occidental. Selon moi, ce rejet global et exclusif de la maturité constitue un enjeu majeur, qui influencera probablement les futurs écrivains pour décrire notre génération. Ils raconteront comment nous avons brisé les schémas traditionnels : avoir des enfants, un chien, une maison, un Scénic et un boulot qui mérite qu'on trime en permanence. Ils décriront comment nous nous sommes enfermés dans une mentalité d'adolescent et n’avons rien eu de tout ça.
Comme pour beaucoup de personnes, à votre âge, vos parents vous avez déjà eu depuis longtemps (Ce qui est allégrement faux dans mon cas car mes parents m’ont eu très tard). Je peux éventuellement justifier que tout était différent à l'époque ; quand vous aviez 25 ans, vous deviez souvent nourrir votre famille. Vous deviez comprendre que votre jeunesse s'effaçait devant d'autres priorités, qui prenaient le plus souvent la forme d'un nourrisson bruyant. Votre vie égoïste reprenait cours lorsque vous étiez en mesure de vous payer une Porsche ou une Rolex, que vous aviez un conjoint plus jeune que vous ou une maîtresse thaïlandaise et que vos papiers de divorce étaient prêts à être signés dans votre coffre-fort.
Mais pour ma génération, arriver au tiers de son espérance de vie signifie que nous devons continuer sur la lancée de nos vingt ans, dans un périple sans fin où s'entrecroisent litres d'alcool, fête et incohérence. Nous n'avons aucune raison de prendre une autre route (enfin pour ma part et j’assume pas)
Il était peut-être plus facile pour nos parents de grandir. En un sens, il était même impossible de ne pas mûrir peut être. La société vous y poussait, que vous le souhaitiez ou non. À cette époque, même les classes ouvrières, même les Parisiens, même les personnes qui n'étaient pas allées à l'université pouvaient trouver un job bien payé. Ils pouvaient ainsi acheter une maison, se marier et avoir des enfants, profitant ainsi de tous ces attraits, qui faisaient de la banlieue de Paris un des endroits les plus agréables à vivre au monde (Non je déconne, c’est trop de la merde en réalité). Certes, eux-mêmes étaient plus vieux que leurs parents lorsqu'ils décidèrent d'abandonner leur jeunesse. Et eux aussi déjà, avaient dû bien plus s'amuser que leurs géniteurs. Non seulement, la pression sociale faisait en sorte que personne n'avait remis en question ce mode de vie traditionnel ; mais surtout, il était tellement accessible que beaucoup se sont retrouvés dans cette situation sans le vouloir, donnant naissance à toute une génération de nouveaux nés indésirés, dont beaucoup d'entre nous faisons partie.
Je pense que les choses changent car la hausse du prix de l'immobilier et l'instabilité économique, qui, ces dernières années, se sont nourries l'une de l'autre change considérablement les perspective d’avenir. Le taux de chômage élevé, les marges bénéficiaires qui se réduisent et le mètre carré excessivement cher sont de simples faits pour expliquer cette situation. Une autre étude tout aussi réjouissante démontre que pour acheter une maison à Paris, vous devez gagner au moins 130 000 euros par an. Bien sûr, il ne s'agit que de Paris, mais un Français sur dix vit dans cette agglomération (ou une autre presque aussi chère). Les salaires y sont aussi plus élevés que dans le reste du pays. Si des villes restent bien moins chères, les salaires stagnent toujours. Si vous gagnez aujourd'hui 40 000 euros par an, vous faites partie des gens les plus riches de la population française. Bref, c'est la merde.
Il est vrai que de se baser exclusivement sur les enfants et la propriété entretient une idée très désuète de la maturité selon moi. Mais dans ce système économique construit sur la spéculation immobilière, l'accès à la propriété reste sans aucun doute votre meilleure chance d'utiliser à profit votre argent, plutôt que de le jeter dans le gouffre sans fond que représentent votre loyer, la drogue et l’alcool. Et puis, les enfants constituent un des rares catalyseurs qui vous convaincra une bonne fois pour toutes que la fête est finie et que ta vie devient nul à chier, pour t’en convaincre tu as juste à regarder NRJ12.
Ces grands principes qui régissent la vie d'adulte ne conviennent sûrement pas à tout le monde. Mais notre génération n'arrive pas à vivre sans la fête. La désinvolture est notre raison d'être. Admettons-le, la problématique de ce phénomène ne se résume pas à quelques ivrognes, nostalgiques de leur adolescence.
Tout devrait nous convaincre que l'on nous a nié notre droit de vieillir ; nous en subissons aujourd'hui les conséquences. Elles sont visibles partout. Vous les découvrirez dans ces régiments de jeunes hommes et de jeunes femmes aux T-shirts conchiés de vomi et au cœur plein de rage que l'on jette à la porte des clubs. Vous les voyez dans les dents cassées que l'on retrouve coincée entre les pavés de nos rues de la soif. 3,3 millions de jeunes adultes vivent toujours chez leurs parents ; le taux de suicide des hommes augmente. On trouve des traces de cocaïne dans l'eau potable. Vous les voyez dans ces travailleurs du tertiaire dépressifs, dans ce gamin devenu accro aux selfies, dans les Starbucks. Tout ce qui définit notre génération prouve que nous sommes décadents.
Au lieu de prendre notre vie en main, nous préférons la sécurité de ce que nous connaissons déjà. Chercher une nouvelle voie demande de la discipline. Nous dépensons tout notre argent dans des appartements qui nous déplaisent, dans des pizzas surgelées. Nous regardons quelques épisodes de la dernière série à la mode et nous finissons par nous avachir dans notre lit, réfléchissant à la meilleure excuse pour ne pas aller au travail le lendemain. Nous nous la mettons à l'envers du vendredi au dimanche, comme tous les week-ends depuis dix ans. Et chaque lundi, notre fatigue nous pousse à la dépression. En somme, à chacun sa croix. Nous ressemblons en fait aux vieux célibatards dans le film sans intérêt qu'est notre vie. Nous sommes les nouveaux professionnels de la nullité. La génération qui ne sait pas quoi faire d'elle depuis qu'on l'a forcée à accepter la réalité. Aurions-nous préféré croire aux grands mythes fondateurs des Trente glorieuses qui ont permis à nos parents de vivre de manière respectable ? Quand personne n'est là pour vous guider, où trouver de l'aide quand votre gueule de bois et vos dépressions réclament plus de normalité dans votre vie ?
Si nous voulons éviter la grande dichotomie moderne, « émigrer ou fuir », nous devons penser à des nouvelles méthodes pour nous adapter à ce monde que nous n'avons pas choisi même si la, tu peux venir me dire que tu peux construire ton mode, l’avenir et toussa toussa, sauf que tu sais très bien comme moi, que c’est clairement utopique comme manière de penser. La vie est dure, la situation est nulle pour tout le monde, mais il est peut-être temps d'oublier le temps qui passe en faisant autre chose que la fête. Les générations suivantes se souviendront peut-être de notre génération pour avoir été la première à consommer de la méphédrone, mais devons-nous réellement nous soucier du souvenir que nous laisserons derrière nous ?
J’en ai rien à foutre de la vie alternative, à la campagne ou dans un endroit envie de merde. Quitter la ville signifierait l'abandon de tout ce que j’aime. Nous devons aller plus loin que « louer un appartement dans un quartier de merde et essayer de survivre ». On nous l'a pourtant vendu comme notre panacée notre arrondissement pourri. Allons-nous continuer à jeter notre argent par les fenêtres pour une utopie absurde ?
Nous disons haïr le système qui nous a corrompus jusqu'à la moelle. Pourtant, nous voulons en faire partie. Peut-être est-il préférable d'être jeune dans un monde nouveau que d'être vieux dans un monde que l'on connaît. Peut-être qu'il est temps d'inventer une nouvelle façon de vieillir. (Morale de merde)
J’ai 25 ans, quelques diplômes et je suis toujours pas équipier polyvalent dans un fast food. Je vends ma force de travail et ma santé tous les matins à partir de 8h30. L’équipe est sympa, je mange à ma faim. Bon au départ c’était un peu une solution d’urgence, je vous le concède. Un job alimentaire dans tous les sens du terme. Le côté cocasse, c’est que la dernière fois que j’ai bossé, c’était il y a exactement 6 ans. Jours pour jours. Où sont passées ces 6 dernières années ? Un peu comme vous : de grandes études faciles, entre nonchalance et absentéisme, suivies de quelques années d'errance dans le désert d'humanité de quelques boulots faciles.
J’ai fait face aux dérives de l’esprit corporate qui sont une nouvelle forme d’asservissement. L'esclavage en col blanc et Mini Cooper de fonction. C’est en tous cas le meilleur moyen de repérer et d'écarter les moutons noirs. Ceux qui s’enthousiasment pas à l'idée de vendre plus de seringue. Ceux qui cherchent toujours la Big Idea lorsqu'un un rotor s'engage dans un marché déjà saturé. Cependant, je m’aligne de moins en moins avec une solution facile : le choix de l’anti-ambitionisme, qui à mon goût, manque un peu de panache face au grand défi du monde.
Dans la jungle que représente le monde du travail, vous assisterez à des choses difficilement soutenables. Je pense à ces réunions gênantes lors desquelles les blagues du N+ sont hilarantes. Je pense à ces gens refusant de saluer leurs N-2. Je pense à ces N+1 humiliant « la stagiaire » en oubliant son prénom tous les matins pendant 6 mois. Je pense à ces centaines de stagiaires sans foi ni loi qui se battent pour un CDD de deux mois. Tous ces gens investis à 200% dans la vente de speculum vaginal, des catalogues techniques ou l’eau de distillé. Ceux qui sont sous l’eau tous les weekends et trouvent une raison d'exister dans l’illusion d'être indispensable. Je pense à tous ces gens qui survivent, sous ordonnance, à la merci d'une hiérarchie. Ceux qui sortent avec leurs collègues, couchent avec leurs collègues, emménagent et divorcent avec leurs collègues. Des histoires complètements dingues dont seule la force du cliché a le secret. Alors, comme vous certainement, j’ai essayé de tenir, de m’adapter, de sourire. Je me suis dis que j'arriverais à prendre sur moi. Je pensais pouvoir oublier mes journées en passant mes soirées à boire des bières avec mes potes, ou m’enfuyant en regardant une tonne de séries et de films ... Mais c'est impossible mon pote. Je ne supportais plus de me faire prendre de haut par des fils de pute qui, humainement, m’arrivent à la cheville. Et puis les objectifs intrinsèques de la du monde dans lequel je suis ont eu raison de ce qu'il me restait de motivation. Nike l’industrie de la consommation ! Celle où toute tentative d’élévation est broyée par des études glauques. Le café c’est design ? Ta banque est cool ? Ok mon pote, mais arrête de faire semblant d'y croire. Nous ne sommes que les rouages du système. Un système qui nous remplacera dès que la coke et le syndrome de Peter Pan de ton boss ne suffiront plus à nous protéger du poids de la conscience et de la dépression.
Je croyais profondément en l’humain. Mais entre mes collègues, mes boss, leurs clients et leurs visions des clients de leurs clients, je crois que le travail m'a rendu misanthrope. Je devrai tout stopper. Je n'aurais pas pu m'intégrer dans leur monde. Je ne voulais plus écrire les chroniques du Sheitan comme tout de suite.
En fait, je crois que nous sommes tous pareil. Nous étions candide. Nous avons cru en les promesses de cette société, en les promesses d’une putain d’école qui te fait croire ce que tu as envie de croire, en celles de nos parents, en les publicité qui tournent en boucle sur ta télévision de merde. Tout le monde nous avait dis qu'on serait heureux. Qu'on trouverait notre voie. Qu'en portant des Baskets, Impossible is Nothing. Mais la triste réalité mon pote, c’est qu’aux alentours de 25 ans, on se rends compte que tout ça n’est que de la merde. On se rends compte que pour vivre la moitié de sa vie, il faut souvent sacrifier l'autre. De toute façon, bosser toute sa vie c’est pas un taf. Passer 60% de sa vie hors dodo à vendre ce qu’on a dans la tête, c’est de la prostitution. Certains jouent le jeu à fond, d’autre font des concessions par rationalité ou se reposent sur des concepts comme l’anti-ambition. Mais soyons franc, “ Madonne, c’est 30% du budget de la Ross”. Au premier client qui saute, la moitié de la boîte est à la porte. Parfois, il faut se battre. Et je ne crois pas à l’anti-ambition en contexte de survie.
Même Fuzati du Klub des Loosers (https://www.youtube.com/watch?v=7Q27Xh5fSwg) craint la porte.
Là où je veux en venir mon pote, c’est qu’on ne peut pas être à moitié dans le système. Tout le monde sembles être complètement résigné. J’ai l’impression de lire vos commentaires, vos publications et vous semblez tous être quelqu'un qui a baissé les bras dans un excès de bon sens. C’était pas ça tes rêves mon pote, hein ? Il y a quelque chose de bon en toi, quelque chose de meilleur. Einstein a dit que le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. Et si le grand combat de notre génération était de revenir à une société plus humaine ? Moins matérialiste, moins individualiste, plus juste ? Si tu sens que ça bloque, ne te résume pas à la passivité toute ta vie. Les gens qui ont changé le système ont d’abord du le quitter, s’en affranchir pour ne plus en dépendre. Cultive l'ambition dans un environnement qui te correspond. Le monde a besoin de toi. De toi et de tous les hommes en âge de se battre. Oh je sais ce que tu vas me dire mon pote ! Pourquoi choisir l'autre voie, celle de la galère et des hobbies de fin de CV pour manger des pâtes ? Parce que tous les matins, quand je me lève à 7h, je vois quelqu'un de meilleur dans le miroir. Just Do It
A tous les ignares, les fanatiques religieux et autre amis à la masse postant des choses et théorie qu’ils ne comprennent pas pour faire genre vous êtes des super intellectuels : Nos lois physique sont des approximations, nous ne trouveront jamais quelque chose de complètement exact en physique. Par exemple, si vous décrivez le mouvement de quelque chose sur terre, vous allez prendre en compte le poids de la terre, et pas celui de la lune, de Mars, de Jupiter, du soleil ou même de la galaxie. Les lois de la physique c'est la même chose. Vulgairement la mécanique quantique explique se qu'il se passe pour le très petit (dans l’univers). La relativité de ce qui est très lourd, le problème est, par exemple dans un trou noir c'est tout petit et c'est aussi extrêmement lourd, donc vos "approximations", sont seulement ce que les personnes peuvent observer (donc les scientifiques), on ne peut donc pas les appliquées !
On ne peut donc pas prévoir vulgairement se qu'il va se passer au delà de l’horizon des événements dans un lieu précis de l’univers. Comme n’importe quel élément antérieur à notre ère, on le suppose, mais on ne peut pas savoir. Si on suppose qu'il existe quelque chose, nous faisons toujours face à se même problème, le "début" de quelque chose est trop dense, nos lois ne fonctionne pas, donc si on suppose quelque chose, ce n’est pas de la SCIENCE c'est de la PHILOSOPHIE. Nos lois remonte jusqu'a 10^-34 (ce qui est négligeable en terme d’espace temps) après ce que l’on peut supposer être le « Big Bang ». Mais à partir de cet événement, on ne peut plus rien dire tant que notre connaissance ne s'est pas améliorer. C'est pour ca qu'il y a d'autre théorie mais qui ne sont que des suppositions. Je vous laisse chercher le reste