A blog for written stuff, might it be fanfictions or original stories. I post everything both in French and English, French first. My works aren't beta-read, so please excuse the possible mistakes. And don't hesitate to point them out, especially because English is a language I am still learning. SEARCH BAR
Hello there ! Before getting to the main point, please let me say a big thank you to you all ! Although I’m not that much active here anymore, I often see new notifications from you here and it really warms my heart ! A special thank you to the newest followers and welcome to you~
It’s hard to update this Tumblr, mostly because I have a hard time finding well, time to work on anything to share, and also because I’m hardly on Tumblr anymore. But I’m not planning to drop this one and am really, really willing to be more active. One of my main projects is to restart “A Taste of Double Black” with a deeper plot and more context, so stay tuned about that. ;)
But, and we are getting to the main point, I also want to expand the ways and places where I’m sharing my work as to help me be more regular and interactive. So I just created a Twitter account for that (I’ve been on Twitter for a long time but my “main” account is a mess of retweets, whining and sometimes a few works of mine). Here is the link if you’re interested !
I’ll share what I write and draw there. You will find drabbles and ficlets I won’t post anywhere else and I’m thinking about posting the first, raw version of some of my fanfictions as threads in there (maybe the new version of “A Taste of Double Black”, for example), before posting a proofread version here and the finale one on AO3 like I’ve been doing so far. We’ll see !
The account is quite empty for now but feel free to check it !
Also a reminder that, even if I haven’t posted any headcanons set for a long, long time, I’m still open for requests (for Soukoku ones).
Thank you again for you support and please take care ! :)
[French :]
Bonjour/bonsoir à vous ! Avant d’évoquer le sujet principal de ce post, je voulais vous remercier pour les notifications que je continue à recevoir régulièrement, et ce alors même que je ne fais pas preuve d’une activité frénétique, c’est le moins qu’on puisse dire, ici. Ca fait vraiment très, très plaisir, croyez-moi. Un merci tout particulier, et un bienvenu, aux nouveaux followers également~!
L’envie ne manque pourtant pas, mais c’est compliqué de poster ici, d’abord parce que j’ai du mal à trouver du temps pour me poser et pour écrire, également parce que je ne vais quasiment plus sur Tumblr depuis un moment. Mais je n’ai pas l’intention de lâcher ce blog pour le moment, et je voudrais vraiment partager de nouveau des choses avec vous ici. D’ailleurs, parmi mes projets, “Un Goût de Sombre” devrait bénéficier d’une réécriture, avec un scénario plus travaillé et plus de contextualisation. ;)
En-dehors de cela, et nous évoquons enfin le fameux sujet principal, je voudrais aussi étendre encore un peu les manières et les endroits où partager mon travail et essayer de faire preuve de plus d’interactivité. J’ai donc décidé de créer un compte Twitter tout neuf pour cela (je suis depuis longtemps sur Twitter, mais mon compte est un mélange de retweets, de geignements divers et variés de ma part et de temps en temps de quelques dessins ou écrits, et je voulais quelque chose de plus “clean”). Le lien est ici si ça vous intéresse !
J’y posterai à la fois ce que je dessine et ce que j’écris. Vous y trouverez également avec le temps des ficlets et des drabbles que je ne posterai nulle part ailleurs et je songe fortement à poster des versions “pilotes” (ou brouillons si vous voulez) de certaines de mes fics sous formes de threads (je me tâte très fortement pour “Un Goût de Sombre” justement), avant d’en poster la version après relecture ici et la forme “finale” sur FF.net, comme je le faisais déjà jusqu’ici. Nous verrons bien !
J’en profite pour vous rappeler également que, même si ça fait trèèès longtemps que je n’ai pas posté de “headcanons set”, mes requests son toujours ouvertes pour ceux-ci (pour du Soukoku). N’hésitez donc pas !
Sur ce, merci encore à vous et prenez soin de vous ! :)
French
Bungou Stray Dogs
Soukoku
One shot
NSFW (mentions implicites de contenu à caractère sexuel)
Bonjour~! Ca fait teeellement longtemps que je n’avais rien posté ici (je ne veux pas savoir combien de temps exactement...). J’ai un (deux même) boulot qui me prend beaucoup de temps et j’ai toujours beaucoup de mal à trouver un équilibre entre temps pro et perso, d’où mon inactivité prolongée ici. Je voudrais vraiment me remettre à écrire sérieusement et régulièrement pourtant.
Alors je vais commencer par faire quelque chose que j’avais oublié de faire jusqu’ici : poster la version française de cet OS qui date d’il y a près de 2 ans et demi... mais que j’aime toujours autant.
Ceci se base sur le thème du role reversal, dont je vous laisse découvrir le détail ci-dessous...
Bonne lecture et en espérant poster quelque chose de nouveau (comme le chapitre 2 de Un Goût de Sombre par exemple...) d’ici pas trop longtemps !
Le crépuscule apportait aux bâtiments d’un gris sans charme ses nuances chaudes et ses ombres difformes. Deux attributs qui lui seyaient si bien. A cette silhouette, d’apparence petite et fine, mais soutenue par de puissants membres et qui se déplaçait avec une vitesse et une souplesse peu communes. Une élégance certaine. La couleur flamboyante de ses longs cheveux, aux boucles parfaites qui ne pouvaient qu’attirer des doigts curieux d’en vérifier la douceur, s’accordait à merveille avec cette période de la journée. Et ces yeux… D’un bleu profond, aussi net que les iris d’un nouveau né, mais animés d’une flamme aussi dévastatrice qu’un feu céruléen.
Elle se mêlait aux ombres des bâtiments, y disparaissait, puis réapparaissait au-dessus d’elles comme si elles ne pouvaient la dompter, dans une chorégraphie pleine de grâce que les plus célèbres ballets ne pouvaient qu’envier. Le cercle d’hommes en noir, tous plus grands et plus carrés qu’elle, ne représentait que de fades figurants. Leurs lourdes armes à feu n’étaient que des répliques inoffensives qui ornaient la pièce savamment interprétée. Hommes comme armes tombaient selon un rythme travaillé, comme frappés par cette révélation. La distance empêchait tout son de lui parvenir, depuis cette scène de théâtre réservée à de seuls heureux privilégiés. Tout semblait pourtant comme si tous ces protagonistes suivaient avec perfection cette Ouverture en ré majeur. Quel excellent choix de musique pour suivre un tel spectacle.
Un léger tintement accompagna son verre de whisky, à peine entamé, qu’il reposa sur une table en verre. C’eût été une jeune femme, serait-il déjà tombé à ses pieds comme il faisait lui-même tomber d’autres à genoux devant lui. Il devait cependant l’admettre, cet angle aigu qui coupait sa mâchoire, et l’étroitesse de ces hanches mises en valeur par une gamme de pantalons noirs flattant tant la finesse que la force de ses jambes, lui donnaient un attrait singulier qu’une jeune femme, aussi ravissante soit-elle, n’aurait jamais pu imiter. Qu’importe qu’il s’agisse d’un homme, alors que son nom avait été modelé spécifiquement pour ses lèvres.
- Chuuya…
Sans qu’il y prenne garde, les deux syllabes s’échappèrent dans un lent souffle chaud. Ses deux yeux d’un brun foncé, aux reflets tendant vers un rouge sanguinolent, se pressèrent un peu plus contre la paire de jumelles maintenue à la hauteur de son visage par une main partiellement enroulée dans des bandages, et quelque peu moite. Il se sentait comme un adolescent observant furtivement entre les rideaux une belle voisine se changeant près de sa fenêtre. La comparaison était plus pertinente qu’il n’y paraissait. Le désir coupable et l’excitation causée par la clandestinité de l’acte qui éveillaient quelques émotions dans sa poitrine froide s’assimilaient un peu avec ce que pouvait ressentir l’adolescent.
Au loin, le dernier homme en noir s’effondrait, probablement assommé, comme tous ses comparses. Les membres de l’Agence des détectives armés ne tuaient jamais. Chuuya n’y faisait pas exception, malgré la violence qui accompagnait parfois ses mouvements, la colère dans son regard qui trahissait la potentialité d’un meurtrier. Quel gâchis… Il soupira ; quelques mèches brunes retombant sur son visage volèrent brièvement. Enfin, il ne pouvait véritablement s’en plaindre, alors que le résultat souhaité était atteint. Ce n’était pas la première fois qu’il manipulait l’Agence pour qu’elle envoie le meilleur pratiquant en art martiaux de la ville, éliminer des groupes clandestins qui commençaient à gêner la Mafia portuaire, sans pour autant être suffisamment importants pour qu’il daigne faire l’effort d’envoyer ses propres hommes sur place. Il regrettait tout de même que Chuuya n’en soit pas, de ses hommes. La ville leur aurait entièrement appartenu, sans l’ombre d’un doute. Probablement, la région, la capitale aussi.
Le jeune homme se figea un instant derrière la paroi vitrée où il avait établi son poste d’observation. Deux yeux bleus intenses s’étaient tournés résolument dans sa direction. Défiance et férocité y brillaient dans un somptueux mélange. La distance ne pouvait pas leur permettre de le voir. Cependant il était résolu à montrer qu’il savait. De légers tressaillements coururent le long de son dos dissimulé sous un long manteau noir.
Non, Chuuya aurait fait partie de ses hommes, que cela n’aurait rien eu de satisfaisant. Il voulait le faire sien. Tremblant de douleur sous le savoir-faire de l’homme qui pouvait obtenir tous les aveux, tous les mensonges et toutes les vérités des personnes qui s’obstinaient suffisamment pour se voir offrir la torture de ses mains. Ou vacillant sous le plaisir, entre son corps et des draps spécialement préparés pour lui. Qu’importe. Les deux lui siéraient sûrement à merveille. Il voulait voir les deux sur son visage. Il en brûlait d’envie.
Les yeux céruléens se détournèrent pour se concentrer sur le chemin de retour vers ses collègues, encore aux prises avec quelques rebuts supplémentaires. Un sourire barra le visage aux boucles brunes. A son tour, le jeune homme se détourna de la scène et s’avança à l’intérieur de la pièce, majoritairement vide, hormis une table en verre, un fauteuil en cuir mal assorti, un verre de whisky encore plein et sa bouteille ouverte. Il se dirigea vers la porte, qu’il ouvrit sans un regard pour les deux hommes en poste de chaque côté dans le couloir extérieur. Une expression de satisfaction froide animait le visage de Dazai Osamu, le jeune dirigeant de la Mafia portuaire. Puisque son - bientôt - détective apprenait si vite, il était temps de lui présenter un niveau de difficulté supérieur.
Dazai et Chuuya connaissaient leur existence réciproque depuis l’âge de seize ans. Le premier s’apprêtait à rejoindre les rangs des dirigeants de la Mafia, tandis que le second se démenait pour tenter de protéger le territoire de son petit gang d’adolescents. Déjà à cette époque, ce garçon à l’apparence si fascinante avait suscité l’intérêt de Dazai. Il avait constaté ses capacités, mesuré toutes ses potentialités encore étouffées. Mori Ougai, à la tête de la Mafia depuis deux ans alors, aussi. Ce fut la raison pour laquelle le garçon brun n’avait pas tenté sa chance d’attirer ce simple délinquant à lui. Il savait depuis toujours qu’il n’était qu’un outil au service de Mori ; il n’aurait jamais laissé ce dernier en faire de même avec Chuuya. Chuuya ne serait qu’à lui ou à personne. C’était une certitude. Après tout, ils avaient été faits l’un pour l’autre. L’un en possession d’un pouvoir dévastateur et incontrôlé ; l’autre seul capable d’apaiser et d’étouffer, temporairement, un monstre de ce calibre. Ce serait la seule occurrence du destin que Dazai accepterait d’admettre, dans ce monde qui n’était par ailleurs fait que de circonstances et d’occasions hasardeuses.
Le jeune homme s’était donc contenté de garder un oeil sur ce petit roi. Il l’avait vu chercher en vain des réponses sur ses origines, sur ses pouvoirs exceptionnels, se faire trahir par ses propres compagnons, tenter pourtant, toujours, de protéger ceux qui l’avaient poignardé dans le dos ; se retrouver seul, enfin, abandonné par sa propre, profonde humanité qu’il ignorait lui-même. Pas pour longtemps cependant. Chuuya représentait cette catégorie de personnes que le monde ne laissait jamais longtemps face à sa solitude. Une caractéristique que, peut-être, dans le fond, Dazai enviait un peu.
L’ancien délinquant devenu chaton abandonné avait ainsi été recueilli par l’Agence des détectives armés et leur directeur, justement, amoureux des chats. Son pouvoir avait pu être maîtrisé et il avait pu enfin en prendre toute la mesure ; ou presque. Contrôler le monstre inhumain qui vivait en et avec Chuuya supposait d’en affaiblir quelque peu la force. Il n’en restait pas moins l’un des détenteurs d’habilités paranormales les plus dangereux de Yokohama. Le pouvoir neutralisant de Dazai, malheureusement, devenait alors beaucoup moins essentiel. Ce fut l’une des raisons qui l’avait poussé à tenter sa chance.
L’une des raisons, car en l’espace de deux années, beaucoup de choses avaient changé et les circonstances n’avait plus rien à voir avec celles qui l’avaient conduit à sa passivité initiale. Osamu Dazai était devenu, à l’âge de dix-huit ans, le leader de la Mafia portuaire le plus jeune de toute son histoire. Le sang de Mori Ougai continuait d’orner l’un des murs du vaste bureau depuis réaménagé. Ce n’était que réponse équivalente. Au sang qu’il avait fait verser, à celui de la seule personne qui avait sûrement jamais regardé Dazai avec sincérité, qui eut jamais compris la douleur, la peur, l’égarement qui avait obscurci l’ensemble de sa vie. Il n’avait jamais pu se rendre sur les lieux où Oda Sakunosuke rendait ses derniers soupirs. Son corps ne lui avait jamais été rendu. Il n’avait jamais rendu à la mafia le corps de son ancien patron. Plus personne ne pouvait se servir de Chuuya hors du contrôle de Dazai.
Le trou noir dans sa poitrine s’était étendu ; ses émotions comme émoussées ; les couleurs autour de lui comme pâli. A l’inverse, l’avidité qui se réveillait en lui à chaque évocation de son rival n’avait fait que croître, seule émotion qui conduisait encore le sang dans ses veines. Le jeune homme avait alors décidé qu’il avait suffisamment observé dans l’ombre. Il avait abordé Chuuya, prêt à bondir comme un chat apeuré, qui redécouvrait le garçon vêtu de noir après avoir entendu ses dernières exactions, après avoir connu dans le détail la manière dont il avait assassiné celui dont il était le bras droit et l’homme de confiance. Quelle vision plaisante ce fut-ce.
Le tout nouveau “boss” savait qu’il n’avait rien à proposer que Chuuya voudrait. Il n’avait que l’argent, le pouvoir, la violence. Le forcer, par le chantage ou le mensonge, à le rejoindre ne lui serait d’aucune utilité. Chuuya était un chat sauvage, indomptable, qui n’écoutait que ce qu’il désirait au fond de lui. Son initiative n’avait eu que pour but de montrer de manière explicite son intérêt pour le détective, de lui montrer que, malgré ses refus, il ne le laissera pas en paix. La promesse implicite avait toujours été tenue jusqu’à présent. Sa farouche proie le savait, ne cherchait pas à fuir, le défiait silencieusement à chaque fois. Il voulait tellement la voir tomber entre ses mains…
Chuuya était de ces personnes pour qui ceux qui l’entourent sont essentiels à sa vie. Il appréciait les moments de convivialité et il n’existait pas meilleure occasion de concilier ces deux intérêts qu’une mission accomplie avec succès. Aussi n’y avait-il rien de surprenant à ce qu’il réunisse ses collègues pour partager un verre le soir-même. Un verre sans alcool d’abord, pour les plus jeunes. Il emmènerait deux heures plus tard un plus petit comité dans son bar favori, pour déguster quelques verres de vin ou de saké, c’est selon. Lorsque chacun commencerait progressivement à regagner son lit, que le jeune homme ferait partie, comme à son habitude, des derniers clients, vacillant quelque peu sur son tabouret, Dazai serait là pour l’attirer jusqu’à lui.
L’établissement commençait à se vider, lorsque le jeune homme aux boucles brunes en passa la porte. Trois figures familières étaient installées à une table près du bar. Kunikida était resté plus tard qu’à son habitude - ce qui ne faisait pas partie de son programme, au vu des coups d’oeil qu’il ne cessait de jeter à l’heure -, auprès de Chuuya et Yosano, plus guillerets qu’à leur habitude. Il rechignait clairement à laisser le médecin de l’Agence seule avec son compagnon, par crainte, non pas de les laisser en tête-à-tête, mais bien qu’ils continuent à boire et que ni l’un, ni l’autre, ne soit capable de retrouver le chemin vers l’un ou l’autre de leurs appartements.
Le mafioso s’installa à une table proche de la porte d’entrée, après avoir commandé sa marque habituelle de whisky. Il avait laissé son long manteau dans la voiture noire aux vitres teintées qui attendait au bout de la rue et avait légèrement desserré la cravate autour de son cou, se donnant presque des allures d’homme d’affaires venant se détendre après une dure journée. “Presque” était le mot, à en juger par le regard méfiant que lui jeta le serveur. Qu’importe, il préférait que les choses soient claires.
Un rire bruyant retentit depuis la table des détectives. Chuuya passa nonchalamment un bras autour du dossier de sa chaise, rejetant sa tête en arrière d’un air amusé. Quelques gouttes débordèrent de son verre pour s’écraser au sol à côté de lui. Dans son mouvement, il jeta un rapide et vague coup d’oeil à la salle. Son visage se figea à l’instant où ses yeux croisèrent ceux de Dazai. Et quelle était belle, la surprise, sur son visage aux joues rosies par l’alcool. Le coin de ses lèvres encore un peu humide fit exploser quelques étincelles qui ne devraient pouvoir naître que dans le ventre d’un adolescent, pas d’un dirigeant notoire des bas-fonds.
Cette flamme bleue et féroce fit son retour sous les boucles auburn. Elle fut accueillie par un sourire suffisant. Le jeune homme se détourna après un haussement de sourcil dédaigneux, reprenant sa conversation avec ses collègues. Un bref rire amusé agita les épaule de Dazai. Le simple fait qu’il n’ait pas tenté de leur signaler la présence de leur principal ennemi indiquait que son plan fonctionnait parfaitement. Aussi ne fut-il pas surpris lorsqu’il laissa Kunikida et - après mainte persuasion - Yosano se lever. Malgré le clair mécontentement de l’homme aux cheveux blonds, son collaborateur déclara rester quelques minutes le temps de finir son verre - ajoutant précipitamment qu’il ne boirait pas plus et rentrerait directement chez lui ensuite. Le mafioso détourna le visage le temps que les deux agents passent le seuil de la porte, avant de se lever sans plus attendre pour aller prendre place face au dernier occupant de la table. Chuuya portait son verre à ses lèvres, les yeux fermés, sans lui prêter la moindre attention.
- Cela faisait longtemps, hm, Chuuya ?, fit-il alors remarquer à mi-voix.
Un rire désabusé lui répondit. Chuuya daigna enfin rouvrir les yeux pour le regarder en face.
- Quelques heures pour toi, tout au plus ?
Une fausse moue se dessina sur la lèvre inférieure de Dazai.
- Je veux dire, depuis que nous avons pu discuter ensemble.
- On a déjà “discuté’ ensemble ?
- Allons, Chuuya, c’est blessant ! Pourquoi dois-tu être aussi agressif ?
Malgré son ton blessé, le dirigeant de la mafia s’empara avec nonchalance de la bouteille de saké posée entre eux. Il vérifia d’abord qu’elle était bien vide avant d’en examiner l’étiquette, se demandant tout haut à combien de mois de salaire une marque d’une telle qualité pouvait correspondre pour un membre des détectives armés.
- Qu’est-ce que tu me veux, cette fois ?
Il se tourna à nouveau vers son compagnon de table pour soutenir son regard. Il aimait aussi la franchise de ce jeune homme, la sincérité qui émanait de tous ses mots, même les plus durs, comme de ses mouvements. Ces yeux ne cesseraient de le fasciner…
- Chuuya… Ne puis-je pas vouloir une compagnie de qualité, de temps à autres ?
- Je ne suis pas une escort girl, va trouver quelqu’un d’autre.
- Ne te dévalue pas comme cela, voyons…
Chuuya se contenta de le regarder droit dans les yeux, lorsqu’il glissa le bout de ses doigts sur le dos de sa main posée sur la table. Il y dessina des figures aléatoires, frôlant à peine la surface en cuir qui la recouvrait. Le détective retint un instant son souffle. Son visage restait fermement défiant. Un frisson courra le long du dos de Dazai. Il prendrait plaisir à défaire lentement cette expression, et il le ferait cette nuit, sans l’ombre d’un doute.
- Je t’offre un dernier verre ?
Si le pas de Chuuya n’était pas parfaitement assuré lorsque les deux hommes quittèrent l’établissement, son regard l’était certainement. Il lorgnait le jeune leader d’un air suspicieux, comme essayant de lire ses intentions à travers son masque de sérénité suffisante, et en devinant toute une partie. Ses réflexes n’avaient également été en rien diminués par l’alcool. En témoigna la manière souple dont il esquiva la main de Dazai, dirigée vers son épaule - sans arrière-pensée ou véritable mauvaise intention, mais dirigée vers lui quand même. Le jeune homme ne se laissa pas décontenancer et hâta le pas pour le rattraper, sans tenter de contact physique cette fois.
- Je te ramène ?, souffla-t-il simplement.
Le regard que lui jeta son compagnon d’un verre était d’une clarté incroyable. Il lui fut sèchement répondu qu’il habitait non loin de là et n’avait besoin que personne ne l’amène jusqu’à chez lui ; il avait prévu de rentrer à pied, sa fidèle moto bien garée à l’abri de tout accident alcoolisé. Dazai se contenta de répondre par un “hm” dont le seul but fut d’indiquer qu’il avait entendu. Les deux jeunes hommes marchèrent côte à côte, le long des rues assombries par la nuit, durant de longues minutes. Un soupir irrité brisa finalement le silence entre eux.
- Qu’est-ce que tu fous encore là ?, lança Chuuya en s’arrêtant net.
- Je me balade.
- En me suivant et en me collant ?!
- Selon tout vraisemblance, il semblerait bien.
Le jeune détective frappa le sol du pied d’un air agacé. Quelques discrètes fissures s’ouvrirent dans l’asphalte autour de lui.
- Je t’ai déjà dit ce qu’il en était, Dazai. Mon avis ne changera pas. Je ne rejoindrai pas tes mecs louches.
- Je n’ai pas impliqué quoi que ce soit à ce sujet de la soirée, fit remarquer Dazai, un sourire s’étendant progressivement sur son visage.
- Qu’est-ce que tu me veux, alors…?
Un silence suivit. Dazai observa la rue sombre qui s’étendait face à eux d’un air pensif. Il savait que Chuuya ne se laisserait pas convaincre par une telle expression, mais la simulation et le mensonge, tous flagrants, faisaient partie d’un jeu de longue date entre eux.
- Passer une soirée banale de simple employé, disons.
Les deux yeux bleus vifs le fixèrent un bref instant, trahissant la surprise provoquée par cette réponse inattendue. Il adorait et détestait l’expression, difficilement déchiffrable, qui les traversa pour s’effacer aussitôt et laisser place à la hargne habituelle qui les caractérisait lorsqu’il se tournait vers ces iris chocolat. Un soupir agacé passa les fines lèvres roses.
- Trouve-toi un autre cobaye.
- Ah, mais Chuuya en a la taille idéale !
Le coup, ou plutôt la tentative, de coup de pied fut largement anticipé. Se décalant sur le côté dans un geste rapide et fluide, le mafioso saisit l’occasion pour se rapprocher du côté non gardé du détective et passer fermement une main autour de sa taille. Son propre geste avait également été parfaitement prévu et fut accueilli par la lame aiguisée d’un couteau qui s’arrêta à l’endroit exact où sa gorge terminait son mouvement d’approche, tout près du cou orné d’un ras-le-cou en cuir. Les deux hommes s’observèrent un instant, profitant de l’obscurité et de la solitude de la ruelle empruntée.
Les mots furent murmurés comme une confidence, contre les boucles auburn :
- Toi, tu peux me le montrer, n’est-ce pas ? Ce qu’est une soirée banale.
Voilà une de ces choses absolument enivrante chez Chuuya : mensonge et dissimulation se mêlaient si étroitement avec sincérité furtive et regards honnêtes qu’il ne savait même plus où s’arrêtait la feinte, jusqu’en lui-même.
Dans le silence du couloir de la modeste résidence, le bruit de la clef tournée dans la serrure retentit un moment anormalement long. Aucun son n’accompagna cependant l’ouverture de la porte, qui s’effaça pour leur offrir le sombre et étroit hall d’entrée, qui donnait immédiatement sur la salle de séjour pourvue d’une kitchenette. Les volets non fermés laissaient passer les lumières de l’éclairage et des enseignes publiques, dévoilant un ordre relatif dans ce petit trois pièces. Un endroit typiquement tenu par une personne très occupée mais qui tentait de maintenir un lieu de vie organisé autour d’elle.
Dazai n’eut cependant pas l’occasion d’en détailler plus le contenu, suffisamment pour connaître les habitudes du locataire. Le brusque mouvement d’air fut le seul signal qui l’alerta de la rotation d’un bras dans son dos. Il se contenta de fermer les yeux et d’esquisser un sourire serein pour l’accueillir. Une main gantée de cuir le saisit par la gorge, le retourna brutalement et le plaqua au sol. La chute fut suffisamment violente pour lui arracher un souffle douloureux. Le parquet surélevé marquant le seuil de la salle de séjour percuta ses omoplates.
La porte d’entrée se referma sur eux. Les lumières extérieures se reflétaient comme des flammes bleues dans les yeux du détective, un genou et un pied fermement appuyés de chaque côté de ses hanches, une main toujours menaçante autour de sa gorge, l’autre lui présentant la partie aiguisée du même couteau qui l’avait déjà averti auparavant. Le mafioso ne put que partager son approbation face à la beauté d’un tel tableau. Le détective se contenta de lever un sourcil désapprobateur.
“J’ai du mal à croire que tu sois venu jusqu’ici sans arme”, préféra-t-il faire remarquer, l’air suspicieux.
Sans arme et sans téléphone, laissé discrètement au fond d’une poubelle croisée sur leur chemin. Si les deux hommes savaient l’un comme l’autre pertinemment que Dazai connaissait l’adresse de celui qui représentait clairement son premier centre d’intérêt, il n’était pas nécessaire que quiconque d’autre, au sein de la mafia, bénéficie de cette information. Le chauffeur et le garde du corps qui l’avaient escorté jusqu’au bar s’étaient de toute manière habitués depuis longtemps à ses disparitions imprévisibles.
“Tu peux vérifier à loisir, Chuuya”, assura-t-il, écartant les bras au sol en signe d’invitation.
L’air écœuré du jeune homme - bien mal imité - n’avait pas lieu d’être. Il n’aurait en aucun cas refusé de le laisser faire courir ses doigts tout le long de son corps dans une longue inspection. Si ce n’est peut-être que la pression du sol sur ses omoplates devenait quelque peu difficile à soutenir.
La main de Chuuya autour de son cou se resserra. Pas de quoi empêcher l’oxygène de parvenir à ses poumons, mais suffisamment pour signifier un avertissement. Un tressaillement courut le long de son dos.
“Tu m’écœures. Aucune dignité. Si tu voyais la manière dont tu me regardes. Comme un chien.”
Une moue se dessina brièvement sur les lèvres de Dazai en réponse à la comparaison animale. Il ne s’y attarda cependant pas verbalement, ayant meilleur argument :
“Oh ? Dois-je te laisser quelques minutes pour aller te regarder dans ton miroir ? Cela te laissera un peu de temps pour te ressaisir également.”
L’occupant des lieux s’apprêtait à répliquer ; il le réduit au silence en glissant lentement les jointures de sa main contre sa mâchoire, puis sa joue. De la pulpe de son pouce, il caressa la paire de lèvres roses.
“Maintenant, Chuuya… Montre-moi, comme nous l’avons convenu. D’abord… montre-moi ce que c’est, de se faire embrasser par un employé banal.”
Il aurait été difficile de désigner avec conviction le plus mauvais jeu, entre la fausse réflexion du mafioso, et l’air dédaigneux du détective, qui se penchait déjà vers lui, les yeux rivés sur le sourire suffisant qui l’attendait. Seul le premier contact posséda quelque chose s’apparentant à de la douceur. Chuuya répondit à sa demande avec férocité. Il explora aussitôt tout ce qui pouvait s’offrir à lui, sa langue caressant le palais de Dazai avec une délicieuse avidité. Il laissa un léger grognement indiquer son approbation. Le goût du sang envahit rapidement ses sens. Les mains de son partenaire du jour se glissèrent de chaque côté de son visage pour l’incliner et accéder ainsi un peu plus, un peu mieux à ses lèvres. Il était à lui pour ce soir.
Deux mains bandées encerclèrent chacune des cuisses recouvertes d’un slim noir. Elles remontèrent jusqu’à l’aine, provoquant un roulement de hanches, suave et provocateur. Il savait ce qu’il faisait. Dazai tenta de se convaincre que cette découverte ne lui causait rien ; surtout pas d’accès de possessivité tout à fait déplacée.
Les yeux céruléens réapparurent dans son champ de vision alors que les deux jeunes hommes retrouvaient un peu de distance entre eux. Les joues encadrées de boucles auburn s’étaient teintées d’une jolie nuance rose ; l’embrasser encore comme un amant éperdu ne faisait pas parti du plan ou même des actions admissibles, alors Dazai enfouit ce désir inopportun au fond de sa poitrine. Il profita plutôt du moment de répit pour se redresser, tressaillant lorsque le mouvement raviva la douleur barrant son dos en une ligne horizontale, et certainement écarlate sous sa chemise.
“Quelle violence pour quelqu’un d’aussi petit qui prétend sauver les gens…!”, se lamenta-t-il plutôt.
Une splendeur féroce.
Son col fut brutalement saisit, l’emportant en avant et, avant que ses sens soient parvenus à s’orienter, une paire de lèvres brûlantes avait retrouvé les siennes. Une splendeur féroce et impulsive. Son raisonnement froid arborait quelques velléités à s’y plier pour y trouver un peu de chaleur.
L’oxygène regagna à nouveau brutalement ses poumons. Son souffle était anormalement court. Et… Y avait-t-il plus belle vision que cette expression mélangeant défi et envie sur les traits fins de son détective ? Probablement pas. Certainement pas. Dans son quotidien fait de calculs glacials, le jeune homme en avait oublié que la réalité pouvait dépasser ses attentes.
“Je vais regretter tout ça. Je te le ferai regretter aussi, crois-moi”.
La voix de Chuuya était rauque, hachée par son souffle haletant. Jamais il ne pourrait lui faire regretter cette soirée.
Ah, sauf s’il continuait à l’embrasser autant… Dazai ne pouvait se permettre d’avoir des sentiments…
Ce soir-là, Chuuya ne lui permit pas l’accès à sa chambre. Ce n’était que partie remise. Dazai savait se montrer patient. Il pouvait tout à fait se contenter des gémissements rauques qui caressaient délicieusement ses tympans, de chaque morceau de peau qu’il avait pu dévoiler, de chaque mouvement de hanches guidé par une passion qu’il n’avait encore jamais éprouvée chez un partenaire ; pour le moment en tout cas.
Dans le silence de la nuit, qui suspendait brièvement le temps afin de laisser une digne place aux premières lueurs de l’aube, le jeune leader des bas-fonds de Yokohama ne laissa que deux preuves de son passage. Une veste noire recouvrait les épaules pâles, soulevées par le rythme lent d’une respiration endormie, sur le canapé sombre de la salle de séjour. Sur la table, le téléphone du détective émit une faible lueur durant quelques secondes. Sur l’écran, un nouveau contact avait été créé, où seul un numéro avait été inséré. Il attendait encore d’être enregistré.
L’air extérieur était frais et la rue entièrement vide. Le jeune homme marcherait quelques temps, profitant de la rareté du moment, avant de se lasser et de faire connaître sa présence à ses hommes. A quelques ennemis peut être aussi, mais qu’importe, ils seraient tous éliminés.
Quelle étrange sensation, que celle de se sentir vivant.
English
Bungou Stray Dogs
Soukoku
One shot
NSFW (just implied sexual content)
It’s been a while I haven’t been able to post a fic. I already hadn’t much free time but it’s even worse now that I’m done with my studies and work full-time. So thank you for being patient if you still read my works.
Anyway, about this one : it’s inspired by this Soukoku Trope Bingo (role reversal). I don’t know if I’ll be able to do much from it, but at least it brings some inspiration. I also started the Space Opera one. You can see a small WIP on my art blog.
Also, if you’d rather like reading it on AO3, it’s already available on it, for once !
Sunset brought warm shades and misshapen shadows to the buildings, gray and unappealing. Two temporary attributes that befitted him oh so well. This silhouette, looking small and thin, but held by powerful limbs and moving with uncommon speed and flexibility. A certain elegance. The fiery color of his long hair, with perfect locks which could only attract curious fingers to feel their softness, perfectly fitted this moment of the day. And those eyes… Of a deep blue, as clear as a newborn’s irises, but filled with a flame as devastating as a cerulean fire.
The silhouette mingled with the shadows of the buildings, disappeared in them, then reappeared above them as if they could not tame it, in a choregraphy full of grace that the most famous ballets could only envy. The circle of men in black, all bigger and broader, was only dull extras. Their heavy weapons were only harmless copies decorating the skillfully performed play. Men and weapons equally fell, following an elaborate rhythm, as if struck by this revelation. The distance prevented any sound to come to him, from this theater stage, saved only for a few lucky privileged ones. Everything looked as if all of those protagonists were perfectly following this Overture in D major. What an excellent choice of music to watch such performance.
A light tinkling echoed when he pushed his hardly started glass of whisky down on the glass table. Would have it been a woman, he would have already fallen at her feet as he made people fall to their knees in front of him. He should admit, though, that this acute angle cutting his jaw, and the narrowness of those hips, brought out by a range of black pants flattering the thinness as much as the strength of his legs, gave him a singular kind of appeal that a young woman, as beautiful as she could be, would never imitate. No matter if it was a man, since his name had been modeled specifically for his lips.
“Chuuya…”
Before he could think about it, both syllables escaped in a slow, warm breath. Both of his eyes, dark brown, with reflections tending towards blood red, pushed further against the pair of binoculars held up to his face by partially wrapped in bandages, and slightly moist, hands. He felt like a teenager surreptitiously watching between curtains a beautiful female neighbor getting changed in front of her window. The comparison was more relevant than it sounded. The guilty desire and the excitement from the clandestinity of the act which awakened a few emotions in his cold chest could be assimilated a bit to what the teenager felt.
From above, the last man in black was collapsing, probably knocked out, like all of his associates. The members of the Armed detective agency never killed. Chuuya was no exception, despite the violence sometimes going with his moves, the rage in his eyes that betrayed the potential of a murderer. What a waste… He sighed ; a few strands of brown hair falling on his face briefly flied with the breath. Well, he could not really complain about it, while the sought result had been reached. It was not the first time he had manipulated the Agency to get it to send the better martial artist of the city, to eliminate illegal gangs which were starting to disrupt Port mafia, but not important enough for him to make the effort to send his own men. He was just sorry about the fact that Chuuya was no part of them. The city would have been entirely theirs, without a doubt. Probably, the whole region, the capital too.
The young man froze for a moment behind the glass wall where he had set his observation post. Two deep blue eyes had resolutely turned towards him. Defiance and ferocity shined in a splendid combination. The distance could not allow them to see him. However, he was determined to show that he knew. Light shivers ran along his back, hidden under a long black coat.
No, even if Chuuya had been part of his men, it would not have been more satisfying in any way. He wanted to make him his. Trembling in pain under the skills of the man who could get any kind of confession, any kind of lies, any kind of truths out of those who got stubborn enough to be gifted with torture from his own hands. Or shaking from pleasure, between his body and sheets specially prepared for him. Any of them. Both would surely look perfect on him. He wanted to see both on his face. He was craving for it.
Cerulean eyes turned away to focus on the way back to his colleagues, still struggling with a few more dregs. A smile traveled the face under brown locks. It was the young man’s turn to turn away from the stage and walk further into the mainly empty room, apart from a glass table, a few chairs, a still full glass of whisky and the open bottle. He went to the door, opened it without a glance for the two men positioned on each side in the hall. An expression of cold satisfaction filled Dazai Osamu’s, the young leader of Port Mafia, face. Since his - soon - detective learned so fast, it was time to show him a higher level of difficulty.
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Dazai and Chuuya were aware of each other’s existence since they were sixteen years old. The first one was about to join the rank of Mafia executives, as the second one was fighting to protect the territory of his small gang of teenagers. Back then, this boy with such singular look had already caught Dazai’s interest. He had noticed his abilities, assessed all of his still suppressed potentialities. Mori Ougai, head of the Mafia, too. That was the reason the brown haired boy had not tried his luck at luring this mere delinquent towards him then. He had always known that he was just a tool in Mori’s service ; he would have never let the latter do the same with Chuuya. Chuuya would be his or no one’s. That was an absolute certainty. After all, they had been made for each other. One was in possession of a devastating and uncontrolled power ; the other was the only one who could appease and smother, temporarily, such monster. It would be the only occurrence of destiny Dazai would willingly admit, in this word made only from circumstances and uncertain occasions.
So the young man simply kept an eye on this little king. He had seen him seeking in vain answers about his origins, about his outstanding powers, getting betrayed by his own friends, and yet trying to protect, always, those who had stabbed him in his back ; ending finally alone, left behind by his own, deep humanity he wasn’t even aware of. Not for long, however. Chuuya embodied this kind of persons who could never be left by the world with their own solitude for long. A feature that, maybe, deep inside, Dazai envied a bit.
So the former delinquent who had become an abandoned kitten had been taken in by the Armed detective agency and their director, precisely a cat lover. His power could then be handled and he was able to get the measure of it ; almost. Controlling the inhuman monster living in and with Chuuya implied that its strength had to be weakened slightly. Nonetheless, he was still one of the most dangerous ability users in Yokohama. Dazai’s nullifying power sadly became a lot less essential. That was one of the reasons that convinced him to try his luck.
One of the reasons, because in just two years, a lot of things had changed and the context had nothing to do with what had lead him to his initial passivity. Osamu Dazai had become, at the age of eighteen years old, the youngest Port mafia leader in its whole history. Mori Ougai’s blood was still embellishing one of the walls of the office, now reorganized. It had only been an equivalent response. To the blood he had made flown, from the surely only person who had ever looked at Dazai with sincerity, who had ever understood the pain, the fear, the confusion darkening his whole life. He had never been able to reach the place where Oda Sakunouke took his last breath. His body had never been given back to him. He had never given back to the mafia his former boss’s body. No one could use Chuuya out of Dazai’s control anymore.
The black hole in his chest had widened ; his emotions gotten blunted ; the colors around him palled. On the opposite, the greed awakening in him every time his rival was mentioned had only heightened, the only emotion still leading the blood in his veins. The young man had then decided he had watched him from the shadow long enough. He had approached Chuuya, ready to jump away like a scared cat, discovering back the boy dressed in black after hearing about his last abuses, after learning in detail the way he had assassinated the man he had served as his right-hand man. What a nice view had it been.
The new “boss” knew he had nothing Chuuya would want. He only had money, power, violence. Forcing him to join, with blackmail or lies, was no use. Chuuya was a wild, untameable cat, who only listened to what he deeply desired inside. His initiative had only aimed for a little, clear show of his interest in the detective, to make him understand that, despite his refusals, he would not let him live in peace. The implied promise had always been fulfilled so far. His wild prey knew it, didn’t try to run away, defied him every time. He wanted to see it fall in his hands so much…
Chuuya was the type who see the persons surrounding him as essential in his life. He liked conviviality and there was no better occasion to have both than a successful mission. Thus wasn’t it surprising for him to gather his colleagues in order to share a drink this evening. A drink with no alcohol at first, for the youngest. He would bring a smaller group in his favorite bar two hours later, to taste a few glasses of wine or sake, it depends. When everyone would, one after the other, start to leave for their bed, when the young man would, as usual, be part of the last clients, staggering a bit on his stool, Dazai would be here to entice him to him.
The establishment was starting to empty, when the young man with brown locks entered. Three familiar figures were sitting around a table near the bar. Kunikida had stayed longer than usual - which was not part of his plan, seeing the glances he kept casting at the hour -, with Yosano and Chuuya, more cheerful than usual. He was clearly not willing to let the doctor of the Agency alone with her colleague, fearing, not to let them alone together, but that they would keep on drinking an that neither of them would be able to find the way back to one of the other’s apartment.
The mafioso settled on a table close to the entry door, after ordering his usual brand of whisky. He had left his long coat in the black car with tinted windows, waiting on the end of the street, and had slightly loosened the tie around his neck, almost looking like a businessman stopping by to relax after a hard day of work. “Almost” was the keyword, judging by the suspicious look the waiter gave him. Whatever, he rather liked when things were clear for everyone.
A loud laugh echoed from the detectives’ table. Chuuya nonchalantly put an arm around the back of his chair, pushing his head backwards with an amused look. A few droplets brimmed over his glass to crash onto the floor next to him. In his move, he quickly and loosely looked around the room. His face froze right at the moment his eyes met Dazai’s. And wasn’t it beautiful, the surprise on his face and his pink cheeks from the alcohol. The still slightly wet corner of his lips made a few sparkles, that were supposed to appear in a teenager’s stomach, not a famous leader from the underground world, explode.
This blue and fierce flame came back under the auburn locks. It was welcomed by a mocking smile. The young man turned his gaze away after a disdainful raise of eyebrows, getting back to his conversation with his colleagues. A brief laugh shook Dazai’s shoulders. The mere fact that he had not tried to highlight their main enemy’s presence told him that his plan was working perfectly. So he was not surprised when the young man let Kunikida and - after much persuasion - Yosano stand up. Despite the blond haired man’s clear annoyance, his co-worker stated that he would stay just a few minutes longer, to get down with his drink - hurriedly adding that he would not drink more than this glass anymore and that he would directly get back home after it. The mafioso turned his face away when the two agents walked through the doorway, before standing up immediately to take a seat in front of the last occupant of the table. Chuuya was bringing his glass to his lips, his eyes closed, not paying any mind to him.
“It’s been a while, right, Chuuya”, he noticed in a low voice.
A disillusioned laugh answered him. Chuuya finally condescended to open his eyes to look straight at him.
“A few hours for you, not much ?”
A fake pout appeared on Dazai’s lower lip.
“I mean, since we have been able to talk together.”
“Have we ever ‘talked together’ before ?”
“Come on, Chuuya, it’s hurtful ! Why do you have to be so aggressive ?”
Despite his hurt tone, the mafia boss nonchalantly grabbed the bottle of sake settled between them. He first checked if it was really empty before studying the label, wondering out loud how many months of salary was worth such quality for a member of the armed detectives.
“What do you want, this time ?”
He turned again to his table mate to hold his gaze. He liked this young man’s outspokenness, the sincerity coming from his every words, even the harsher ones, his every moves. His eyes never failed to fascinate him…
“Chuuya… Can’t I want some quality company, from time to time ?”
“I’m not a call girl, go find someone else.”
“Don’t underestimate yourself like that…”
Chuuya just looked at him straight in his eyes, when he slid the tip of his fingers on the back of his hand, settled on the table. He drew a few random shapes on it, hardly brushing the leather covering it. The detective sucked in a breath for a moment. His face stayed firmly defiant. A shiver ran along Dazai’s back. He would enjoy slowly undoing this expression, and would do it this same night, without a doubt.
“Can I offer you one last drink ?”
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If Chuuya’s steps were not perfectly confident when both men left the establishment, his gaze certainly was. He was leering at the young boss with a suspicious look, as if trying to read his intentions through the mask of smug serenity, and guessing a part of them. His reflexes had not been weakened by alcohol either. The way he swiftly avoided Dazai’s hand trying to reach for his shoulder - with no ulterior motive or real bad intention, but still trying to reach for him - proved it enough. The young man did not let that disconcert him and hurried his steps to reach him back, not trying any physical contact this time.
“May I get you back home ?”, he just said in a breath.
The way his brief drinking companion looked at him held an incredible clarity. He was coldly answered that said companion lived not that far from here and did not need anyone to escort him to his home ; he had planned to get back on foot, his faithful motorbike was carefully parked far away from any danger of a drunken accident. Dazai just answered with a “hm” only meant to signal that he had heard him. Both young men walked side by side, in the darken streets, for long minutes. An irritated sigh eventually broke the silence between them.
“What are you still doin’ here ?”, Chuuya snarled, getting to an abrupt stop.
“I’m taking a walk.”
“Following me and sticking to me ?!”
“Well, in all likelihood.”
The young detective kicked the ground angrily. A few, light cracks opened in the asphalt around it.
“I’ve already told you there’s no way I’d negotiate with you, Dazai. I won’t change my mind. I won’t join your shady guys.”
“I’ve never implied anything about that for the whole night”, Dazai stated, a smile slowly spreading on his face.
“What do you want, then…?”
Silence followed. Dazai watched the dark street spreading before them, looking thoughtful. He knew that Chuuya would not be convinced by this expression, but faking and lies, all of them flagrant, were part of a long-standing game between them.
“Let’s say, spending a simple employee’s average night.”
Both vivid blue eyes looked at him for a small moment, betraying the surprise caused by this unexpected answer. He adored and hated the expression, a hardly decipherable one, that crossed them to vanish immediately and let the place to the usual hostility which was typical of them when they turned towards chocolate irises. An irritated sigh passed through thin, pink lips.
“Find another guinea pig.”
“Ah, but Chuuya is the ideal height !”
The kick, or rather the attempt, was easily anticipated. Stepping aside in a quick and smooth move, the mafioso took advantage of the occasion to get closer to the detective’s unguarded side and firmly put an arm around his waist. His own move had also been perfectly predicted and was welcomed by the sharp blade of a knife that stopped at the exact place his throat ended the attempt at getting closer, so close to the other throat decorated with a leather choker. Both men stared at each other for a while, taking advantage of the solitude and darkness of the followed alley.
The words were whispered like a secret, against the auburn locks :
“You can show me, can’t you ? What is an average night.”
Here is one of those absolutely intoxicating things about Chuuya : lies and dissimulation mingled so tightly with furtive sincerity and honest looks that he himself did not know where the faking stopped anymore.
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In the silence of the humble apartment block, the sound of the key turning in the lock echoed for an abnormally long moment. However, no sound accompanied the opening of the door, that moved aside to offer them the dark and narrow lobby, immediately opening on the living room equipped with a kitchenette. The opened shutters let the light from public lighting and signs enter, revealing a relative order in this small two bedroom flat. A place typically maintained by a very occupied person who tried to keep an organized home around them.
However Dazai did not have the time to detail the inside more, enough to know the tenant’s habits. The sudden movement of air was the only signal that warned him about the spinning of an arm in his back. He just closed his eyes and formed a serene smile to welcome it. A leather-covered hand grabbed him by his throat, violently turned him around and took him to the ground. The fall was hard enough to get a painful breath out of him. The raised ground floor of the living room hit his shoulder blades.
The entry door shut behind them. The outside lights reflected like blue flames in the detective’s eyes, a knee and a foot firmly pressed on each side of his hips, a hand still menacing around his throat, the other one showing him the sharpened side of the same blade that had already warned him before. The mafioso could only voice his approval in front of the beauty of this picture. The detective merely raised a disapproving eyebrow.
“I can’t believe you came here without any weapon”, he rather noticed, looking suspicious.
Without any weapon nor phone, discreetly dropped down a trash can on their way. If both men were perfectly well aware that Dazai knew his clearly first interest’s address, he did not need anyone else, in Port Mafia, to enjoy this information. The driver and the bodyguard who escorted him to the bar had gotten used to his unpredictable disappearances for a long time anyway.
“You can check all you want, Chuuya”, he assured, spreading his arms on the floor as an invitation.
The young man’s - badly imitated - disgusted look was not relevant. He would have never denied him the possibility to let him run his fingers along his body in a long inspection. Except maybe that the pressure of the raised floor against his shoulder blades was becoming hard to stand.
Chuuya’s hand around his neck tightened its grip. Not enough to stop the oxygen to reach his lungs, but enough to send him a warning. A shiver ran along his back.
“You’re sickening. Zero dignity. If you could see the way you look at me. Like a dog.”
A pout briefly appeared on Dazai’s lips as an answer to the animal comparison. He didn’t linger over it however, having a better argument :
“Oh ? Should I give you a few minutes so that you could go watch yourself in your mirror ? It would grant you some time to put yourself together too.”
The tenant was about to reply ; he reduced him to silence by slowing sliding his knuckles against his jaw, then his cheek. With the pad of his thumb, he stroked the pair of pink lips.
“Now, Chuuya… Show me, as we agreed. First… show me what it’s like, to be kissed by an average employee.”
It would have been difficult to point the worst game out with conviction, between the mafioso’s fake reflection, and the detective’s disdainful look, as he was already leaning down to him, his eyes attached to the smug smile waiting for him. Only the very first touch resembled gentleness. Chuuya answered the demand with fierceness. He immediately explored everything that could be offered to him, his tongue caressing Dazai’s palate with delicious greed. He let a slight growl out to voice his approval. The taste of blood quickly invaded his senses. His temporary partner’s hands slid on each side of his face to tilt it and thus reach a bit more, a bit better, his lips. He was his for the night.
Two bandaged hands circled the black, tight jeans-covered thighs. They climbed up to the groin, causing a thrust of the hips, smooth and provocative. He knew what he was doing. Dazai tried to convince himself that this discovery did not do anything to him ; especially not any kind of bouts of completely inappropriate possessiveness.
Cerulean eyes reappeared in his field of vision as both young men found some distance back between them. The cheeks framed by auburn locks had tinted with a pretty pink hue ; kissing him again like a boundless lover was not part of the plan or even acceptable actions, so Dazai buried this inconvenient desire deep down in his chest. He rather took advantage of the break to sit up, shivering when the move revived the pain crossing his back in an horizontal, and most certainly crimson, line under his chest.
“Such violence for someone so short who pretend to save people…!”, he winced.
A fierce splendor.
His collar was brutally grabbed, bringing him forwards and, before his senses could find their bearings, a pair of lips found back his. A fierce and impulsive splendor. His cold reasoning displayed some vague hopes to surrender to it in order to find a bit of warmth here.
Oxygen reached his lungs back brutally. His breath was abnormally short. And… Could there be a better view that the expression mixing defiance and desire on his detective’s features ? Probably not. In his everyday life made of frozen calculations, the young man had forgotten reality could exceed his expectations.
“I’m going to regret all of this. I’ll make you regret it too, believe me on this.”
Chuuya’s voice was hoarse, broken from his panting breath. He could never make him regret this night…
Ah, except if he kept kissing him so much… Dazai could not allow himself to get feelings…
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That night, Chuuya did not grant him access to his bedroom. It was only a matter of time, though. Dazai could be very patient. He could very well be satisfied with the hoarse moans deliciously caressing his eardrums, with every bit of skin he could unveil, with every thrusts of hips guided by a passion he had never tried with any other partner ; at least for now.
In the silence of the night, briefly suspending time just to let a a deserving place to the first lights of dawn, the young boss from Yokohama’s rough areas only left two evidences of his visit. A black jacket covered pale shoulders, raised by the slow rhythm of a sleeping breath, on the dark couch of the living room. On the table, the detective’s phone emitted a weak light for a few seconds. On the screen, a new contact had been created, with only a phone number. Waiting to be saved.
The outside air was cool and the street entirely empty. The young man would walk for some time, enjoying the rarity of the moment, before letting his presence known to his men. To a few enemies too, but it didn’t matter, they would all be eliminated.
Soukoku headcanons : la cuisine de Dazai (French vers.)
En passant sur ce blog dépoussiérer les lieux, j’ai réalisé que je n’avais pas traduit mon dernier set de headcanons. Mes excuses pour cet oubli que je répare à l’instant.
L’inspiration m’a été donnée par un commentaire de @readenheim pour lequel je vous renvoie au post en anglais.
Il est vrai, Dazai a déjà mis le feu à des cuisines par le passé. Et même à un nombre significatif de cuisines. Sa réputation est celle d’un épouvantable cuisinier.
Et pourtant, Dazai a déjà prouvé qu’il pouvait être un excellent cuisinier. Enfin, seules trois personnes savent cela, et... Le premier est mort, le second a des contacts très compliqués avec lui depuis sa trahison... Il ne reste donc plus que Chuuya.
Les plats à mettre l’eau à la bouche de Dazai ont à chaque fois l’air d’être des accidents. Des tentatives ratées de recettes empoisonnées la plupart du temps. Que Chuuya goûte aux tentatives suicidaires de Dazai est un comble, mais enfin... Il ne peut quand même pas laisser quelque chose d’aussi savoureux finir gâché, non ?
Et Chuuya connaît Dazai mieux que ça. Il y a déjà eu trop “d’accidents” pour qu’il y croie. Dazai est juste un gros flemmard et ne veut pas que quiconque sache qu’il a un tel talent, pour ne pas avoir à faire l’effort de cuisinier pour qui que ce soit.
Mais, parfois, Dazai peut faire cet effort. Cela arrive la plupart du temps parce qu’il veut quelque chose de la part de Chuuya. Ca implique assez souvent d’essayer deux-trois choses assez particulières dans le lit après. Ou quelque chose qui ne manquera pas d’énerver Chuuya.
C’est encore quelque chose de nouveau, mais dans les développements les plus récents de leur relation (quelque chose de plus intime, d’un peu plus honnête), le fait que Dazai cuisine peut aussi être un moyen détourné de s’excuser. Ce qu’il prépare a un goût différent, à ces occasions-là. Chuuya n’arrive pas encore à vraiment mettre de mots dessus. Ca prendra du temps. Pour s’habituer à ça. Mais c’est... tendre et doux. Ce qui n’est pas si familier.
Ils ne cuisinent jamais ensemble, cependant. Ils ne mettraient pas seulement le feu à la cuisine de Chuuya. Ils la feraient littéralement exploser.
Dazai essaie encore et encore de faire cuisiner Chuuya en tablier rien que pour lui. Enfin, nu sous un tablier, bien entendu. Un tablier rose à froufrous, si possible. Celui qu’il a déjà acheté juste au cas où. La situation la plus proche à laquelle il ait pu assister implique Chuuya préparant des pancakes en portant seulement un tablier (un tablier noir et de qualité que Dazai ne peut pas toucher s’il veut garder ses deux mains) et un boxer, un matin de congé, durant l’un des jours estivaux les plus chauds. Pas tout à fait ce qu’il voulait. Mais chaleureux et intime et... oui, pour être honnête, c’était agréable. Quand même, Dazai ne laissera pas tomber son Chuuya nu sous un tablier rose à froufrous !
Dans tous les cas, pour schématiser, Chuuya est doué pour préparer des plats traditionnels et rapides. Dazai est excellent pour des plats plus compliqués. Donc Chuuya est celui qui cuisine la plupart du temps...
Quand Chuuya rentre trop tard le soir pour ça, il ne peut être confronté qu’à deux situations : 1) un Dazai affamé et gémissant ou 2) l’odeur alléchante de plats tous juste prêts à être mangés. Comme si Dazai savait exactement quand Chuuya rentrerait. Il devrait s’en inquiéter, un de ces jours.
Le ratio est de 90 % pour la première possibilité. Minimum. L’enfoiré a de la chance que Chuuya aime (secrètement) ces deux facettes chez lui. Toutes ses facettes. Sans trop se l’expliquer--
@readenheim add this on this Soukoku headcanons post and I felt the need to share !
So, since I’m at it, I’m taking the liberty of adding a few of headcanons on my own. I’ll just add that everything below has not been approved beforehand by @readenheim and they may disagree freely.
Thank you for this burst of inspiration~! ❤︎
Yes, Dazai did set kitchens on fire before. A significant amount of kitchen, even. He has the reputation of a horrible cook.
However, were they real attempts at cooking or was he actually trying to reach the sweet release of death ? It’s hard to tell, really, when you look at the disastrous results.
And yet, Dazai has already proven he can be a wonderful cook. Ah, well, only three persons know that, and well... The first one is dead, second one has very intricate contacts with him since his betrayal... So, only Chuuya remains.
Dazai’s mouth-watering dishes always seem to be an accident. Failed attempts at trying poisonous recipes most of the time. Chuuya getting a taste of Dazai’s suicidal obsession takes the cake but well... He can’t just let such tasty thing go to waste, right ?
And Chuuya knows Dazai better than that. There were too many “accidents” already for him to believe in them. Dazai is just a lazy ass and doesn’t want anyone to know he has such a skill, so that he doesn’t have to make the effort of cooking for anyone.
But sometimes Dazai can make this effort. It mostly happens because he wants something from Chuuya. It involves trying weird things in the bedroom afterwards, most of the time. Or something that will annoy Chuuya.
This is still very new, but in the latest turn of their relationship (something a bit more intimate, a bit more honest), Dazai cooking can also be a convoluted way to apologize. His food tastes different, on those times. Chuuya can’t exactly put words on it yet. This will take a while. To get used to this. But it feels... soft and sweet. Which is unusual.
They never, ever cook together though. They would not just set fire to Chuuya’s kitchen. They would make it explode.
Dazai is still trying to make Chuuya cook for him in an apron. Well, naked under an apron, of course. A frilly pink apron, if possible. The one he has already bought just in case. The closest to that wish he has ever gotten was Chuuya cooking pancakes in just an apron (black, expensive apron Dazai can’t touch if he wants to keep his two hands, huh) and boxers, on a free morning, during the hottest days of summer. Not quite what he wanted. But warm and intimate and... yeah, to be honest, it felt nice. Still. Dazai is not giving up on his naked Chuuya in his pink frilly apron, duh.
Anyway, to word it in broad outline, Chuuya is good for traditional, quick dishes. Dazai is excellent at more complicated dishes. So Chuuya still cooks most of the time...
When Chuuya gets home too late for that, he can only find two situations : 1) a whiny, starving Dazai or 2) the wonderful, mouth-watering smell, of just ready to be eaten dishes. As if Dazai exactly knows when Chuuya would get home. He should worry about that, someday.
Ratio is 90% for the first occurrence. At least. Bastard is lucky Chuuya (secretly) likes both sides of him. Every side of him. Somehow—
Aaah my dad and mom were proud too :"3 where I live French isn't popular so finding a tutor or just going to after school classes is hard and expensive, so learning it has been difficult. At this point all the French I know is what I've learned in school (which isn't much) and some stuff I've studied on my own. I love the language so much and I hope this year I can continue to learn it and hopefully find someone professional :') MERCI BEAUCOUP D'AVOIR RÉPPNDU À MON MESSAGE ET BONNE JOURNÉE!!
It’s nice to know you like this language ! I hope you can keep studying it then !
En vrai, je ne sais pas vraiment si c’est tant de l’Angst que ça... Je suis plus du côté Fluff de ce fandom, l’Angst me met dans tous mes états...
Pas de partie NSFW cette fois mais un avertissement général : dans l’ensemble, ce n’est pas pour autant SFW.
La communication n’est pas leur point fort. Enfin, Chuuya n’essaie pas vraiment de cacher ses sentiments ou ses pensées mais se poser réellement pour parler et mettre les choses au clair est une chose pour laquelle ni l’un ni l’autre n’est fait. Ils n’essaient pas vraiment de toute façon. C’est inutile.
Il y a donc beaucoup de non-dits dans leur relation. Beaucoup de frustration. Beaucoup d’incompréhension.
Et Dazai reste silencieux les nuits durant lesquelles il ne dort pas avec Chuuya, sans l’en avoir avisé, laisse les restes de parfums inconnus se mélanger au sien. Il aime beaucoup trop les réactions de Chuuya alors, lorsqu’il l’embrasse avec autant de colère, de frustration, de désespoir, mais aussi d’avidité.
Il veut que Chuuya le brise. Que Chuuya le détruise. Quel dommage qu’il soit trop attentionné, trop gentil pour ne pas s’arrêter quand Dazai le lui demande, est sur le point de le supplier d’arrêter, dans l’obscurité de leur chambre, sur cette frontière si fragile entre le désir et le ressentiment. Car une partie de lui souhaite toujours qu’il le fasse, qu’il brise tout ce qui reste en lui, pour y voir ce qui se cache sous tout cela.
Quand Dazai était toujours membre de la Mafia, il y eut cette fois où il a été la cause menant Chuuya dans un lit d’hôpital, plongé dans un coma artificiel, plusieurs côtés fracturées. Ah, mais c’était de la faute de Chuuya. A essayer de l’empêcher d’en finir, depuis le toit du bâtiment principal de la Mafia. Comme s’il ne savait pas qu’il ne pouvait utiliser son pouvoir avec Dazai. Comme s’il ne savait pas qu’il ne pouvait pas faire grand-chose avec seulement 0,6 secondes avant que La Déchéance d’un Homme ne les force tous deux à s’écraser au sol. Et pourtant... pourtant ils étaient en vie, tous les deux...
Qu’était-ce alors ? Des regrets ? Du ressentiment ? Lorsqu’il a tenté d’arracher le dispositif de respiration artificielle de Chuuya. Il ne sait pas. Il ne veut pas savoir. Personne n’en a parlé à Chuuya, de toute façon. Pas même les infirmières qui ont demandé à ce que Dazai soit expulsé de manière définitive.
Dazai a alors réalisé qu’il voulait faire souffrir Chuuya. Le briser. Afin que Chuuya puisse ressentir une petite partie de ce qu’il vit. Afin que Chuuya essaie de lui faire du mal en retour. Mais, pour une raison ou pour une autre... il sait qu’il ne le peut pas.
Après les aléas avec la Guilde et que Dazai ait installé la moitié (peut-être un peu plus) de ses affaires dans le penthouse de Chuuya, les choses ne sont pas vraiment devenues idéales du jour au lendemain. En particulier, durant la période autour du jour anniversaire de la mort d’Oda. Dazai a alors tendance à disparaître.
Chuuya a finalement compris que c’était dur pour Dazai. Il a essayé de lui changer les idées durant cette période. Lui proposant de faire un tour, préparant des soirées spéciales juste pour tous les deux, ce genre de choses. Il s’est toujours retrouvé seul et alcoolisé, jusqu’ici. Suffisamment alcoolisé pour qu’il ne se souvienne pas que les larmes dans ses yeux étaient bien réelles.
Dazai est arrivé à cette conclusion : il y a 70% de chances que Chuuya pleure sur son lit de mort. Et quelle belle vue ce serait, en tant que dernière scène qu’il lui serait donné d’observer. Et peut-être, juste, peut-être, qu’il serait capable d’admettre, auprès de lui-même comme de Chuuya, qu’il l’aime sincèrement. Quand ce serait trop tard pour qu’il craigne de perdre ces “moi aussi, je t’aime”, qu’il entendrait en retour.
Car bien sûr, bien sûr Dazai serait, sera celui qui mourra le premier. En aucun cas, absolument en aucun cas, il ne laisserait Chuuya disparaître le premier.
Enfin, ils pourraient mourir ensemble. Une mort splendide dans les bras l’un de l’autre. Mais cela implique de voir Chuuya mourir. Cette simple idée fait courir de violents frissons à travers tout le corps de Dazai. Angoisse ou ferveur ? Veut-il le savoir ? Cela ne se produira jamais de toute façon. Dazai s’en assurera. Alors quel est l’intérêt de se poser la question ? Quel est l’intérêt de cette douleur sourde, lancinante, au fin fond de ce vide qui s’étend toujours un peu plus dans sa poitrine ?
Avoir envie de mourir est si difficile... lorsque vous ne voulez pas voir celui avec lequel vous souhaitez mourir, périr devant vous. Peut-être que dans leur prochaine vie, il l’admettra ? Peut-être que dans leur prochaine vie, ils seront tellement heureux qu’il ne souhaitera plus mourir ? Oui, peut-être... Pas dans l’actuelle, cependant...
French
Bungou Stray Dogs
Soukoku (un peu sur la fin) et du DazAtsu platonique
One shot
SFW (TW : des tentatives de suicide sont sous-entendues)
Voici enfin la version originale, en Français, de l’OS que j’avais posté le 19 juin dernier pour l’anniversaire de Dazai, intitulé “Eventually”. Il s’agissait d’un des prompts pour la DazaixHappiness Week : How to suicide love / Birthday party. Bien entendu, ça porte sur l’anniversaire de Dazai, et ce n’est plus vraiment d’actualité... Toutes mes excuses pour cet important retard.💦
Il y a ici un certain nombre de références, notamment à BSD Wan, mais aussi à la vie et aux ouvrages des auteurs dont les personnages tirent leur nom. Je vous laisse les trouver~
Bonne lecture !
11 juin.
Le cliquetis des touches du clavier frappées à une allure acceptable se mêlait dans une mélodie bien connue, de ces bruits qui fondent l’indéfectible quotidien et la familiarité, même là où elle n’était appelée à naître. Atsushi releva les yeux de l’écran de l’ordinateur portable installé devant lui durant quelques secondes, à la recherche du mot adéquat qui lui échappait alors. Il parcourut d’un bref regard le bureau lui faisant face, notant rapidement quelques uns de ses collègues, dans leurs postures les plus habituelles. Face à lui, le crissement du sachet en plastique remué avec une régularité minutieuse, au rythme des doigts de Ranpo enchaînant les sucreries. A sa droite, le bruit du clavier de Kunikida, frappé à une vitesse exagérée, presque nerveuse. A l’une des fenêtres, le talon de Kenji frappant nonchalamment le sol, se moquant bien de tout tempo, trop occupé à observer la vie grouillante des citadins. Dans son dos, un bruit, bien moins plaisant pour ses tympans sensibles, d’objets en métal frottés l’un contre l’autre ; Yosano, occupée à “entretenir” ses “outils de travail”. A quelques pas de là enfin, le monologue enamouré de Naomi, partageant un thé avec son frère entre deux dossiers. Une scène d’une banalité affligeante, que ne pouvait finalement remarquer que celui qui n’avait pas connu la lente répétition du quotidien de trop longues années durant.
Les deux yeux bicolores retrouvèrent leur chemin vers leur écran afin de taper quelques lettres sans grande conviction. Le jeune homme tentait de se remémorer l’après-midi passée afin de la restituer au plus juste dans son rapport. L’itinéraire suivi avec Dazai et les remarques faites par celui-ci sur l’affaire en cause - un potentiel enlèvement d’enfant en raison d’un pouvoir paranormal - défilaient dans son esprit. Il réexamina les paroles de son mentor. La sensation devenait également familière, mais il ne pouvait empêcher la surprise de le prendre chaque fois qu’il réalisait l’exactitude de ses déductions et anticipations une fois chaque investigation élucidée. D’ailleurs…
Il interrogea le petit encart indiquant l’heure en format numérique. La matinée était bien avancée, et Dazai n’avait toujours pas passé le seuil de l’agence. Atsushi crut bon de l’évoquer à haute voix. Comme si la situation ne faisait pas aussi partie du quotidien - certaines familiarités ne sont pas bonnes à garder. Les frappements frénétiques de Kunikida cessèrent alors. Un soupir les remplaça.
- Rien d’anormal. Il va surgir dans un état lamentable ou je ne vais pas tarder à recevoir un coup de fil pour aller le chercher au poste de police. C’est toujours la même chose à cette époque de l’année. Tu peux t’attendre, à partir de maintenant, à deux semaines très difficiles. Prends-le comme un test.
-Un test ? Pourquoi à cette période de l’année ?, s’enquit Atsushi, l’air parfaitement confus.
- Un : le test. Qui va déterminer combien de temps tu vas encore pouvoir supporter cette espèce de larve gémissante. Deux : la période. L’anniversaire de ce cas désespéré. C’est étonnant qu’il n’ait pas commencé à te harceler avec ça. Tiens-toi prêt. Plus ça tarde à arriver, plus ce sera difficile.
Atsushi entrouvrait à nouveau ses lèvres d’un air tout aussi inquisiteur. Son collègue le coupa :
- Deux semaines, oui. Une avant durant laquelle il va faire tous ses ‘préparatifs’. Il semblerait qu’il y refasse tous ses ‘best-of’ de l’année passée. Il y a un an, c’était mort par suffocation, défenestration depuis un roof-top. Entre autres, évidemment. Et l’autre semaine, c’est après son anniversaire. Puisqu’il n’a toujours pas réussi à se faire enterrer, il harcèle ses collègues à la place pour leur demander de l’argent comme cadeau d’anniversaire. Ah, oui… Précisément, c’est le 19 juin. Tu peux faire tes calculs et te préparer psychologiquement. A faire sa part de travail aussi, potentiellement. Évidemment pendant ces deux semaines, il ne fiche rien ici. Enfin encore moins que d’habitude.
La voix de Tanizaki s’éleva de derrière le paravent masquant le canapé aux bureaux :
- C’est impressionnant, Kunikida ! Je ne pourrais pas me souvenir des dates d’anniversaire de tout le monde sans vérifier mon calendrier. J’avais même oublié que Dazai était né en juin.
Kunikida ne répondit rien ; il paraissait cependant masquer une certaine gêne. Atsushi le vit glisser une main nerveuse vers son précieux carnet, soigneusement déposé près de son poste de travail. Il se demanda s’il n’avait pas noté les dates d’anniversaire de tous les membres de l’Agence aux côtés de ses “idéaux”. Même de celui de Dazai. Par curiosité, le garçon aurait souhaité le lui demander. Sa réaction probable s’afficha cependant clairement dans son esprit avant qu’il ait eu le temps de le faire et il se ravisa aussitôt.
- Ah, maintenant que j’y pense, il n’y avait pas eu cet essai de feux d’artifices, aussi, l’année dernière ?”, lança Tanizaki, en réapparaissant dans la partie de la salle consacrée au travail.
La dernière recrue de l’Agence comprit rapidement qu’il s’agissait d’une tentative de se faire sauter au milieu de “feux d’artifice”… Pouvait-on vraiment s’habituer à ce point à cette… étrange caractéristique de la personnalité de Dazai pour en parler aussi légèrement ? Ses collègues se prirent au jeu et commencèrent à se remémorer l’incident. Apparemment, Dazai serait “accidentellement” tombé sur une réserve d’explosifs. Certaines forces dirigées directement par le gouvernement ayant un lien avec l’entrepôt en question. Un certain Sakaguchi, tout droit dépêché du ministère chargé de la gestion des possesseurs de pouvoirs paranormaux, s’était personnellement occupé du dossier. Personne ne savait d’ailleurs bien qui était ce Sakaguchi - et Dazai semblait avoir fait en sorte que personne ne sache quoi que ce soit.
Finalement, une seule conclusion s’imposa à Atsushi. L’anniversaire de son mentor ne semblait pas être propice aux célébrations. La situation ne lui était que trop familière. Elle était également bien triste. Même pour quelqu’un comme Dazai…
Décision était prise. Qu’importe les froncements de sourcils ou le sourire moqueur de Ranpo. Il prouverait que ce jour pouvait aussi être célébré : il organiserait une fête d’anniversaire, et une digne de ce nom ! Après tout, il lui devait bien cela. Contre toute attente, après une évidente réluctance, (relativement) tout le monde fut convaincu par l’enthousiasme du dernier venu.
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Les premières réflexions et les premiers préparatifs ne furent pas difficiles à mener. Le premier concerné par l’événement à venir donna à peine quelques signes de vie dans les deux jours qui suivirent la prise de décision d’Atsushi. Il se déclara “malade d’une maladie inconnue dont le principal symptôme était de ne pouvoir quitter son lit” le premier jour, par un coup de fil à Kunikida lui-même. Dans l’après-midi, il utilisait le même numéro pour lui envoyer dans un message une liste de courses contenant une large part de boissons alcoolisées. Son partenaire manqua de projeter son téléphone à travers la fenêtre la plus proche, avant de se souvenir qu’il s’agissait du sien. Le seul véritable risque, dans le fond, était que Dazai agace tellement les membres de l’Agence qu’ils renoncent à toute forme de célébration… comme les années précédentes, apparemment.
Le lieu ne posa pas de problèmes majeurs ; ou plutôt, le choix se limitait très fortement, de telle sorte que la question ne se posait pas véritablement. Ils utiliseraient les locaux de l’Agence, en écartant temporairement les bureaux contre les murs - Kunikida mit du temps à se laisser convaincre, sur ce point ; il lui fut promis que lui seul toucherait à son bureau pour le déplacer. Ils n’avaient aucun budget pour louer une salle et personne ne possédait d’appartement suffisamment grand pour qu’ils s’y retrouvent tous sans se retrouver vite à l’étroit. Le montant d’un des chèques qu’Akutagawa lui avait présenté comme étant son revenu mensuel traversa furtivement et traîtreusement son esprit.
Justement, Akutagawa… Peut-être y réfléchissait-il trop, mais après le lieu, fallait-il envisager les invités… Évidemment toute l’Agence était conviée, mais devait-il aller au-delà ? Il ne savait pas du tout qui Dazai pouvait bien côtoyer en-dehors de son travail… Ou s’il en côtoyait. Sûrement ? Après tout, Dazai était populaire… Enfin, il pensait ? Il avait beau y réfléchir, son mentor n’évoquait jamais personne qu’Atsushi ne connaissait pas directement par leur employeur commun. A l’exception de… une personne, dont il ne faisait que des commentaires désagréables ? Qui se trouvait dans le camp opposé - mais avec lequel ils se trouvaient actuellement en période de trêve, ce qui rendait donc sa réflexion possible.
A présent qu’il se penchait sur le sujet - ce que Dazai avait habilement évité jusqu’ici, il semblerait, en ne glissant que des remarques indirectes, bien placées, dans des situations et à des moments où il n’aurait pu immédiatement s’interroger sur leur fréquence - son ex partenaire était quand même beaucoup évoqué. Il ne s’agissait que de “je suis sûr qu’un certain micro-mafia est passé par là”, “ça sent le porte-manteau, tu ne trouves pas ?”, “j’ai rarement passé un aussi mauvais moment, sauf en présence d’un certain chuu-huahua”. Cela dit, en passant, Atsushi pouvait se vanter de commencer à le connaître un peu ; il pouvait à présent aisément déterminer quand Dazai évoquait Chuuya Nakahara, malgré le fait qu’il n’utilisait jamais son nom, mais une myriade de diminutifs dégradants dont la liste semblait infinie. Pourtant, il l’évoquait bien, et souvent, depuis les déboires avec la Guilde. Se voyaient-ils en-dehors de leurs heures de travail ? Rien ne l’indiquait, mais quelque chose d’instinctif soufflait à Atsushi que oui. Quoi qu’il en soit, on ne pouvait évoquer régulièrement quelqu’un sans… au moins en avoir envie… non…?
L’évoquer auprès de ses collègues paraissait inenvisageable. Ils ne feraient que le détourner de cette idée un peu perchée et il regretterait sûrement ultérieurement de ne pas avoir tenté sa chance. Le pari se présentait certes comme risqué…
Atsushi prit ce matin-là quelques minutes avant de sortir de chez lui pour aller travailler, et alors qu’il venait de laisser Kyouka le devancer, une décision qu’il aurait crue impensable ne serait-ce que quelques minutes plus tôt : il se saisit de son téléphone portable d’occasion, afficha sa liste de contacts à l’écran et y chercha le nom d’Akutagawa. Comment s’étaient-ils échangé leur numéro respectif était un mystère pour eux aussi. Le fait est qu’ils l’avaient tous les deux et ne l’avaient même pas effacé dans les minutes qui avaient suivi leur enregistrement. L’utiliser se présentait cependant comme une autre histoire… Ce fut à un véritable baptême que le jeune homme se livra ce jour-là.
La tonalité de l’appel raisonna un long moment et il pensa que jamais Akutagawa ne lui répondrait. Pourtant, alors que la messagerie automatique aurait dû s’enclencher sous peu, il entendit décrocher. Puis le silence.
- A-allô ? Hm, Akutagawa…?
Toujours le même silence. Atsushi resta interdit, les deux mains crispées autour de son téléphone comme fixé définitivement contre son oreille. Il répéta dans un balbutiement inquisiteur le nom de celui qui était censé se trouver au bout du fil.
- Qu’est-ce que tu veux, Jinko ?
Atsushi se promit de ne jamais avouer qu’il avait sursauté à ce moment.
- Akutagawa… J’ai une question à te poser, déclara-t-il sur un ton qu’il espérait solennel.
Un léger bruit lui parvint, comme une sorte de renâclement, mais il ne reçut aucune réponse… “humaine”. Après un nouveau moment d’hésitation, il se dépêcha d’entrer dans le cœur du sujet en réalisant que son correspondant pouvait très bien décider à tout moment de lui raccrocher au nez.
- Qu’est-ce que tu sais de la relation entre Dazai et Chuuya ?
La surprise d’Akutagawa ne fut certes pas véritablement audible. Néanmoins son… “acolyte d’occasion” (?) la ressentit très clairement. Et n’eut à nouveau droit qu’à un silence. Alors qu’il tentait de répéter sa question, il se retrouva confronté à un mur d’oppositions. Pour une raison qu’il ne comprenait pas, évoquer le sujet lui était totalement refusé. Il insista.
- Qu’est-ce que tu veux faire de cette information ?
Question fatidique. Avouer la raison de son interrogation revenait à ne pouvoir refuser la présence du jeune homme le soir du 19 juin. Dazai lui en voudrait sûrement pour ça. Comme il se plaindrait de l’éventuelle présence de Chuuya. Et pourtant… Il soupira. Ce serait la seule concession qu’il ferait pour arriver à son but.
L’intérêt d’Akutagawa, bien que tout aussi silencieux, se décupla de manière presque visible à travers la communication. A tel point qu’Atsushi songea à s’asseoir un moment, et il l’aurait fait, si l’idée de s’abaisser physiquement face à lui ne le rebutait pas tant - certes Atsushi en aurait été le seul témoin, mais c’était déjà trop…
Évoquer son initiative n’accorda cependant aucune réelle réponse à sa question ni aucune explication. En revanche, il comprit qu’Akutagawa lui accordait son approbation. Juste son approbation. Avant de raccrocher sans prévenir. Le garçon garda un moment le mobile contre sa tempe, fixant l’évier impeccable et étincelant de sa kitchenette d’un air outré. Alors qu’il restait immobile, afin de s’assurer qu’il ne percevrait véritablement plus aucun son depuis l’autre côté de la communication, l’appareil vibra contre lui dans l’annonce de la réception d’un message. Enfin il en sépara son visage et consulta le petit écran. Un message - le tout premier - de son récent interlocuteur s’affichait avec un numéro de téléphone. Le rythme cardiaque d’Atsushi connut quelques emballements.
Jetant des regards furtifs autour de lui, comme s’il s’apprêtait à faire quelque chose de particulièrement compromettant, il enregistra la suite de chiffres dans ses contacts sous le nom de “Nakahara”. Puis, après un long moment d’hésitation, il le sélectionna. Nouveau moment d’arrêt au-dessus de l’icône indiquant l’action d’appel. Il n’en eut finalement pas le courage et opta pour un message écrit à la place. Aujourd’hui était un jour de premières fois, dans tous les cas.
Atsushi quitta rapidement son appartement, afin de ne pas être en retard. Il tâcha, tant bien que mal, de trouver la manière de rédiger son message d’invitation à une personne qu’il ne connaissait somme toute pas, mais qu’il savait plutôt irascible et pas vraiment prompte à sauter - en tout cas de joie - sur tout événement concernant son ex partenaire… Tandis qu’il évitait de justesse et tant bien que mal les passants qu’il croisait, le texte, maintes fois corrigé, prit des allures de déclarations d’intentions officielles et il se demanda si l’envoi d’un message avait un nombre maximal de caractères… Il était question de trêve - à plusieurs reprises, on ne savait jamais -, de libre - mais vraiment, vraiment libre, aucune obligation ici ! - choix et finalement, après deux paragraphes et quelques dizaines de lignes, de Dazai. Enfin, après s’être relu une cinquième fois, il pressa l’icône d’envoi comme s’il appuyait sur un bouton qui devait jouer sa vie ou sa mort. Le jeune détective réalisa alors qu’il s’était immobilisé sur un passage piéton et se dépêcha de rejoindre l’immeuble où se situaient les locaux de l’Agence.
Alors qu’il s’apprêtait à pénétrer l’immeuble, son téléphone se mit à vibrer. Il sursauta comme s’il se savait menacé de mort. Le nom de Nakahara Chuuya s’affichait à l’écran comme un ordre à décrocher dans la seconde qui suit. Peut-être l’était-il vraiment…
- C’est quoi, ça ?!, fut aussitôt l’exclamation, avant même que le “a” d’un hypothétique “allô” fut prononcé. Nakajima… Le tigre-garou, le dernier larbin de Dazai, hein ?! Comment as-tu eu ce numéro ?! Je n’ai rien compris ! Je suis supposé faire quelque chose, moi, pour cet idiot ?! Avec sa bande ridicule ?! Qu’est-ce que cette pathétique excuse pour un être humain t’as fait pour te forcer à me demander un truc pareil ?!
Le garçon resta immobile sur le seuil de l’immeuble, un bras tendu vers la porte. Il fit un nouveau bond lorsque la voix du dirigeant de la mafia retentit à nouveau, le pressant de lui répondre.
- Je… Par où est-ce que je dois commencer à répondre…?
La conversation avait semblé irréelle. Comme un dialogue de sourd pendant toute sa première moitié, également. Elle dura de plus un temps relativement long, pour leu peu que les deux hommes purent en tirer sur le fond lorsqu’elle se termina… A tel point que Kunikida passa la tête par plusieurs fenêtres de l’agence pour voir si leur dernière recrue arrivait enfin et, le repérant, lui cria de se dépêcher de monter. Chuuya fut encore plus agacé par les balbutiements qui suivirent, destinés pour partie aux appels de son supérieur, pour l’autre à son interlocuteur. Et pourtant…
- J’ai rien à faire en faveur de cet idiot, furent les derniers mots de Chuuya avant qu’il ne raccroche brutalement. Je ne lui dois rien et j’ai mieux à faire que de perdre mon temps pour lui. Je n’ai rien de prévu ce soir-là mais même ne rien faire est plus intéressant que de supporter sa présence. Je verrai. Si j’ai envie de buter quelqu’un.
A nouveau, Atsushi se retrouva confronté au signal sonore lui indiquant qu’on avait raccroché sans prévenir. Nakahara avait paru moins… incisif qu’au début de la conversation. Malgré la teneur de ses propos, il avait bon espoir. Son intuition avait-elle été bonne…? Il l’espérait. Vraiment. Le cas contraire, c’est toute la soirée qui risquait de tourner au fiasco…
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Après cette première victoire à demi-mots, cependant, plus rien ne se déroula comme prévu. Dazai décida de réapparaître à trois jours de son anniversaire, en un seul morceau. Les sources d’angoisse ne cessèrent alors de s’enchaîner : les achats - faits sur les économies de tout le monde, l’Agence pouvant difficilement les aider financièrement - disparaissaient, le premier concerné ne cessait d’entrer à l’improviste quand ils discutaient des préparatifs et de l’organisation à suivre… Il sembla même sorti de nulle part, deux jours avant la date fatidique, en pleine galerie commerciale, alors que Yosano accompagnait Atsushi pour se procurer quelques boissons et en-cas. Ce dernier était persuadé qu’il allait perdre quelques années de vie dans cet épisode…
La veille en fut le paroxysme. Dazai entra, en plein milieu de la matinée, ouvrant la porte en grand dans un geste dramatique. Atsushi sentit ses cheveux se dresser sur sa nuque dans un signe d’alerte absolue. Il s’exclama avec une solennité feinte qu’il avait une grande annonce à faire.
- Je vous fais mes adieux ! Cette fois, je suis sur le point de trouver la femme de mes rêves pour un parfait shinju ! Enfin c’est sans r…!
- Dazai !
Le sang d’Atsushi ne fit qu’un tour. Tous les regards se tournèrent vers lui.
- Viens travailler demain ! S’il te plaît !
Rares étaient les fois où Atsushi parvenait à surprendre Dazai. Il en avait même déjà fait l’un de ses objectifs. Malheureusement, il ne put apprécier à sa juste valeur la manière dont les yeux chocolat s’élargir de surprise un bref instant. L’expression ne passa que de manière fugace sur son visage avant que ses traits ne se radoucissent pour laisser passer un léger soupir.
- Bien… Si, vraiment, on ne peut pas se passer de moi, je ferai un effort.
Le coin de ses lèvres se tendit dans un léger sourire.
- Enfin, Atsushi… Je suis désolé. Mais je ne m’intéresse vraiment pas aux hommes.
Atsushi détourna les yeux, incapable de choisir entre l’embarras et la consternation.
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19 juin.
Atsushi ne devrait pas être aussi nerveux pour ça. Il l’était. Totalement. Il ne s’appelait pas Osamu Dazai mais il avait déjà imaginé des dizaines de scénarios catastrophes pour la soirée. Elle ne pourrait pas bien se passer. Pourquoi avait-il eu cette idée ? Ah… non, non, non. Ressaisis-toi, Atsushi ! Tout ira bien si chacun y croit…!
Le jeune homme était arrivé plus tôt qu’à son habitude au bureau, après avoir fait un détour chez un fleuriste. Les locaux étaient encore vides, lorsqu’il arriva. Kyouka ne tarderait cependant pas à arriver ; elle était également sur le point de partir lorsqu’il l’avait quittée. Après avoir soigneusement caché un paquet parfaitement emballé - deux heures et neuf tentatives pour y parvenir, sa jeune colocataire étant venue à la rescousse pour la dernière - dans un tiroir de son bureau en priant tous les dieux qu’il ne disparaisse pas comme la moitié des boissons et le carton de décorations. Après un moment de réflexion, il déposa son bouquet sur le bureau que Dazai était censé occuper. Il réajusta légèrement la composition - des jonquilles qui terminaient la saison et des iris, entrecoupées de quelques fleurs de jacinthes d’un bleu profond, le tout rehaussé par quelques rubans. Il avait fait entièrement confiance à la vendeuse dans son choix. Dazai n’avait jamais montré d’intérêt pour les fleurs ; elles lui avaient cependant paru idéales comme premier présent, avant qu’il n’offre, dans la soirée, son véritable cadeau - un livre. Atsushi était sûr de cela : Dazai appréciait beaucoup la lecture. Il avait longuement examiné les ouvrages suggérés à la vente dans une petite librairie installée non loin de chez lui. Son choix s’était finalement porté sur un recueil de nouvelles. Cent Vues du Mont Fuji. Son mentor était un homme difficile à cerner, qu’il n’aurait pu prétendre connaître tant que cela. Pourtant, cet écrit lui avait paru aussitôt approprié. Il espérait simplement qu’il ne l’avait pas déjà lu.
La porte d’entrée coulissa dans un très léger bruit. Il sourit à Kyouka tandis qu’elle la refermait tout aussi discrètement.
- Tu es la première, lui fit-il remarquer.
- Kunikida est là aussi.
- Il est en avance, lui aussi.
- Il patiente derrière la porte.
Un léger rire, plus embêté que véritablement amusé, passa les lèvres d’Atsushi. Il consulta la pendule soigneusement accrochée au mur. Kunikida allait patienter encore 3 minutes et 36 secondes avant de tourner la poignée…
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Dazai n’arriva qu’aux alentours de 3 heures de l’après-midi, une large moue barrant son visage et l’air particulièrement contrarié à l’idée d’avoir dû se lever pour venir jusqu’ici. Alors qu’il se dirigeait déjà vers “son” canapé, sous le flot continu de reproches, Atsushi se précipita sur son bouquet de fleurs pour le lui tendre, à mi-chemin.
- Joyeux anniversaire, Dazai !
Les fleurs furent scrutées à relative distance un moment par un air interdit, presque méfiant. Puis les épaules de Dazai furent secouées par un rire silencieux avant qu’il n’accepte le cadeau. Le garçon ne put tout à fait ignorer le sentiment de soulagement qui s’étendit dans sa poitrine.
L’heure suivante, cependant, ne fut que geignements et remarques plus qu’agacées de Kunikida, à tel point que personne ne put véritablement travailler sur une quelconque tâche. Tanizaki, Naomi et Kenji étaient plus chanceux : ils terminaient un déplacement sans grande conséquence auprès d’un client. Ils ne devraient d’ailleurs pas tarder à rentrer. Atsushi espérait que tout se passerait comme prévu et qu’ils n’auraient pas de contretemps.
Le téléphone sonna. Kunikida, comme à son habitude, décrocha. Après les premières formalités - identité, cause de l’appel, détails essentiels sur l’affaire -, il passa un long moment à écouter les explications de ce qui était, de toute évidence, un client. Lorsque l’appel se termina, il se leva en silence et se dirigea résolument vers le bureau de Fukuzawa, sous le regard suspicieux de Dazai. Il en ressortait quelques minutes plus tard.
- Dazai ! Détache ton arrière-train de ce canapé et au boulot !
La série de plaintes dramatiques que cette unique phrase déclencha ne surprit personne. Kunikida ne laissa le temps à aucune d’entre elles d’être achevée et poussa son partenaire avec véhémence vers la porte d’entrée. Atsushi n’eut que le temps d’échanger un bref regard avec lui et se leva de son propre siège.
La porte, de l’agence puis de l’immeuble, se referma derrière les deux hommes. Dazai arrêta immédiatement ses jérémiades pour laisser place à un sourire amusé sur ses lèvres :
- Bien, alors, où devions-nous aller si soudainement ?
Kunikida s’apprêtait à lui indiquer l’endroit exact ; il se tut lorsqu’il fut tourné vers le jeune homme et croisa son regard. Un soupir s’échappa.
- Tu as déjà tout compris, n’est-ce pas ? … C’est toi aussi qui volais les achats d’Atsushi ?
- Donc, combien de temps doit-on rester à l’extérieur ?, répondit le jeune homme brun, esquivant clairement la dernière question.
- J’ai calculé qu’entre le temps pour s’y rendre, s’arrêter rapidement sur place et revenir, cela devrait prendre une heure et quarante-deux minutes, conjectura son collègue en feuilletant rapidement son carnet. L’adresse était relativement éloignée.
- Bien, alors, Kunikida, plutôt que de courir à un endroit où personne ne nous attend, et puisque tu ne me laisseras pas aller boire un coup, tu me payes un café ? C’est censé être ma journée, non ?
Nouveau soupir. Kunikida eut au moins l’occasion de découvrir un nouveau café plutôt agréable - et plutôt cher pour son porte-monnaie, seul à souffrir. Le café habituel de l’Agence n’étant pas une solution, alors que Kenji, Naomi et Tanizaki pouvaient rentrer à tout moment et les y apercevoir.
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Deux heures plus tard - dix-huit minutes ayant été perdues par la faute de Dazai, qui ne trouva rien de mieux que de proposer très lourdement à une jeune serveuse de choisir son pont favori pour qu’ils s’y jettent à deux dans le vide -, les deux partenaires reparaissaient dans l’étroit couloir menant à leur lieu de travail. Voyant Kunikida taper précipitamment quelque chose sur son téléphone, son collègue s’exclama inutilement fort que leur client avait été particulièrement impoli de ne pas les attendre alors qu’ils avaient fait le déplacement rien que pour lui. Une suite de bruits précipités, dont des pas hâtifs, retentirent derrière la porte. Finalement, Kunikida posa la main sur la poignée, jetant un dernier coup d’œil à Dazai lui indiquant clairement que sa patience arrivait à bout et qu’il n’était pas près d’en refaire autant pour lui de sitôt, et enfin passa le seuil, faisant un pas de côté pour laisser l’invité d’honneur admirer le travail effectué en leur absence. La manière dont les yeux chocolats s’agrandirent un instant de surprise ne sembla pas simulée.
Atsushi avait réellement mis du cœur à l’ouvrage. L’ensemble était un peu précaire, les bureaux poussés tant bien que mal sur les côtés, les quelques guirlandes maladroitement accrochées et clairement bon marché (le carton contenant les décorations était réapparu comme par magie cet après-midi dans le bureau de Fukuzawa, alors que ce dernier n’aurait certainement jamais eu l’idée saugrenue de le subtiliser, et qu’Atsushi n’aurait jamais osé aller le cacher là-bas), mais l’effort était apparent.
- Encore une fois, joyeux anniversaire, Dazai !
Ce dernier baissa les yeux vers le visage rayonnant de son… disciple ? Protégé ? Peut-être un peu, oui, songea-t-il furtivement en remarquant le paquet emballé qu’il lui tendait. Il le prit d’un air inquisiteur et, sans se soucier de toute convenance, le déballa aussitôt. A nouveau, un certain étonnement se dessina brièvement sur son visage lorsqu’il lit silencieusement le titre.
- J’espère que tu ne l’as pas déjà lu…
- En réalité, si, je l’ai déjà lu, avoua-t-il avec un étrange sourire, plus doux que ce à quoi il habituait son entourage. Mais c’est un bon livre. Je n’aurai aucune difficulté à le lire une seconde fois. Merci, Atsushi.
Même quelqu’un comme Dazai, supposément, devrait pouvoir se réjouir de l’expression de joie mêlée de soulagement qui éclaira le visage d’Atsushi à ce moment.
L’instant fut cependant rapidement brisé lorsqu’une forme noire, qui n’avait clairement pas sa place ici, mais qui était bien déterminée à y rester fermement, bougea légèrement depuis un coin moins illuminé que les autres et apparemment spécialement réservé. Les yeux d’un gris sombre d’Akutagawa fixaient Dazai d’un regard perçant. Ce dernier lança un coup d’œil de côté à Atsushi, l’air clairement désapprobateur. Le garçon lui répondit par un sourire d’excuse. Dazai scanna aussitôt la pièce d’un air suspicieux.
Le début de soirée se passa néanmoins sans encombre. Atsushi tenta à plusieurs reprises une approche cordiale d’Akutagawa, qui restait à distance à scruter les moindres gestes de Dazai. Ce dernier vida un certain nombre de bouteilles de saké en peu de temps, aidé certes d’une manière non négligeable par Yosano, qui devint très vite très guillerette…
La porte fut ouverte avec brusquerie et dans un relatif fracas. Le silence se fit aussitôt tandis que tous les regards se tournaient vers une figure en noir dont ressortaient quelques mèches de cheveux flamboyantes et deux yeux bleus aux aguets. Quelques minutes passèrent sans un mouvement.
- Quoi, vous voulez ma photo ?, lança Chuuya en refermant la porte derrière lui sans aucune douceur.
Atsushi jeta un discret regard nerveux vers Dazai. Celui-ci affichait une grimace ostentatoire. Chuuya, peut-être pas si à l’aise que cela, parcourut rapidement l’assemblée du regard et s’arrêta sur Dazai d’un air dédaigneux. Il s’avança vers lui à grands pas et força ce qui était clairement une bouteille d’alcool emballée dans du papier cadeau contre la poitrine du détective.
- Qu’est-ce qu’un porte-manteau mafieux fait ici ?, jeta le jeune homme brun une fois qu’il eut retrouvé son souffle et attrapé la bouteille d’un œil critique. Et j’espère que ce n’est pas un de tes vins datés là-dedans.
- Ce n’est pas la première fois que je viens ici et de toute façon tu infiltres nos locaux quand ça te chante, alors je ne vois pas le problème. Quant à mes vins, il y a une différence entre un fût daté et de qualité, espèce d’ignare !
- C’est toi qui as un sérieux problème de goût, chibi.
Dazai s’arrêta sur une fleur de pêcher, soigneusement fixée au papier par un ruban fin noué autour du goulot. Il releva son visage vers Chuuya avec un haussement de sourcil, mais il fut minutieusement évité. Les conversations reprirent autour d’eux tandis qu’ils trouvaient un nouvel angle - plus consensuel - pour se chamailler. Dazai déballa le cadeau pendant ce temps, pour découvrir une bouteille de saké de haute qualité. Il ne fit aucune remarque à ce sujet, ce qui marqua formellement son approbation. Un œil très averti l’aurait alors vu glisser furtivement la fleur dans une poche de son manteau. Si Atsushi ne vit pas ce geste, en les observant interagir, il conclut que son initiative n’avait pas été si mauvaise. Il n’aurait su dire pourquoi il avait cette impression cependant.
Peut-être fut-ce le fait qu’à partir de ce moment, Chuuya accapara entièrement l’attention de Dazai. Certes ils ne se faisaient que des reproches. Que Yosano interrompait de temps à autres avec un fort rire peu distingué. Le jeune homme aux boucles auburn lui jeta un coup d’œil.
- On dirait un peu Kouyou lorsqu’elle a vraiment trop bu…
- Urgh, Chuuya, je ne te remercie pas pour l’image.
- Tu veux qu’on parle de toi quand tu es complètement bourré ?!
- Tu es sûr que tu veux mettre les pieds sur ce terrain, Chuuya ? J’ai beaucoup de dossiers compromettants qui concernent Chuuya et l’alcool…
- Hah ?! Et si tu la fermais un peu qu’on puisse avoir deux minutes de paix ?! … Je vais prendre l’air un peu, avant de finir par véritablement t’étrangler sur place ! Et c’est pas tes copains ici qui pourraient te sauver !
- Oh, chibikko s’inquiète même pour moi maintenant ? J’en serais tellement touché si ça ne venait pas d’un nabot sans aucun goût comme toi…
Le “va te faire foutre !”, de Chuuya, accompagné du claquement de la porte derrière lui, était synonyme de “je reviens”. Personne ne fut surpris quand, cinq minutes après seulement, Dazai déclara qu’il allait le chercher. Il était tellement petit qu’un passant croirait sûrement qu’il s’agissait d’un enfant coincé sur le toit et risquait d’appeler les secours pour rien. Personne non plus ne songea à lui demander comment il savait que le dirigeant de la mafia se trouvait sur le toit.
Chuuya entamait à peine une cigarette, accoudé à la barrière qui le séparait du bitume de la rue, une ou deux dizaines de mètres en contrebas. Il ne réagit pas lorsque le bruit des pas de Dazai s’approcha, observant le ciel assombri sans étoile, son dos laissé consciemment à découvert. Il ne tourna ses yeux bleus que lorsque son ex-partenaire vint s’arrêter à côté de lui.
- Je ne t’ai jamais demandé de me suivre.
- Je sais bien. Sinon, je ne serais pas venu.
Un grognement lui répondit. Chuuya se retourna à nouveau vers la ville s’étendant devant eux. Un silence, simple et calme, s’installa quelques minutes durant. Puis la voix de Dazai le brisa doucement :
- Pourquoi as-tu accepté l’invitation d’Atsushi ? C’est relativement impressionnant qu’il ait réussi à te convaincre.
Chuuya prit le temps de tirer une longe bouffée de sa cigarette avant d’esquisser une réponse.
- Ca m’intriguait simplement, de constater que quelqu’un se préoccupait à ce point de toi. Je voulais voir ce qu’il en était… de tes nouveaux collègues, et tout cela...
Dazai se contenta de l’observer en silence, le visage fermé. Chuuya le laissa esquiver la remarque. Il connaissait cette expression. Il savait qu’elle cachait un refus de laisser tout sentiment transparaître. Ce n’était pourtant pas si compliqué de s’avouer ne serait-ce qu’un peu reconnaissant…
- D’ailleurs, Chuuya !
Le ton soudain si joyeux n’avait rien de rassurant.
- J’attends toujours ton cadeau !
- Hein ? Je te l’ai déjà donné, abruti.
- Ah, Chuuya, je ne t’aurais pas cru si timide. J’en suis réduit à devoir me servir moi-même.
Une lueur de compréhension traversa le regard de Chuuya juste avant que Dazai ne glisse une main sur sa joue pour rapprocher leurs deux visages. La surprise commença par tendre la mâchoire sous ses longs doigts fins. Un souffle imitant un soupire gratifia le visage du jeune homme brun et elle pivota doucement, afin que leurs lèvres s’enchevêtrent parfaitement dans un baiser innocent. Ils restèrent ainsi quelques instants, savourant simplement la douceur du contact. Le trafic semblait s’être arrêté sous leurs pieds, les seuls bruits de la ville résonnant de manière lointaine. Un léger rire, dénué de toute animosité, trahissant même de l’affection, fit vibrer la gorge entourée du ras-le-cou en cuir.
- Tu es horriblement sentimental, ce soir. C’est inquiétant.
- Ne t’en fais pas comme cela, Chuuya. Ce n’est qu’un avant-goût pour cette nuit. Tu dois le lire comme un signal t’enjoignant de ne pas trop boire ce soir. Quand tout cela sera terminé, je rentre avec toi.
La voix de Dazai baissa progressivement vers un murmure dont les tonalités plus graves qu’à l’accoutumée vibraient plaisamment contre les lèvres du jeune homme. Il laissa quelques mèches de cheveux se faire délicatement écarter par une main bandée. Avant que leurs lèvres ne se retrouvent une seconde fois, il écarta les siennes pour faire passer une remarque. Son partenaire le devança cependant :
- Tu sais bien que mes murs sont trop fins pour que je te ramène chez moi.
Chuuya se sentit obligé de chuchoter les quelques syllabes d’”obsédé”, avant de l’embrasser à nouveau, et bien que le geste permettrait à son amant de sentir son sourire qui refusait de s’effacer, ou même de s’atténuer. Ils avaient connu de nombreux “accidents” depuis leur partenariat temporaire contre Lovecraft et s’étaient retrouvés à de nombreuses reprises dans des draps froissés et souillés du lit du mafioso. Leurs rencontres secrètes s’étaient encore multipliées après que les rats de Dostoïevski aient fait leur apparition à Yokohama. Ils ne commençaient à l’assumer, à discuter sans s’insulter, allongés l’un contre l’autre, que depuis quelques semaines à peine. Dazai n’avait jamais fait preuve jusqu’ici de… “romantisme”. Embrasser n’avait jusqu’alors servi qu’à leur jeu de séduction, provocateur et parfois brutal. Les deux pupilles encerclées de bleu observèrent le visage autrefois barré de bandages, compresses et pansements. Elles se laissèrent recouvrir brièvement par deux paupières, dans une admission silencieuse. Ce garçon naïf avait réussi l’exploit de rendre Dazai heureux pour une soirée. Ou du moins, aussi heureux que Dazai pouvait l’être…
Des bruits leur indiquèrent l’approche d’une troisième personne. Chuuya recula afin de briser rapidement leur étreinte. Son partenaire l’interrompit et passa une main à l’arrière de sa tête, le bout de ses doigts se pressant comme pour un massage affectueux entre ses boucles rousses, contre son scalp. Le geste se voulait rassurant et il comprit le “c’est bon” qu’il lui signifiait. Il se laissa donc embrasser tendrement alors qu’Atsushi se figeait à quelques mètres d’eux. La douceur dans les yeux de Dazai lorsqu’il lui laissa un peu de répit était quelque chose à laquelle il ne pensait pas avoir déjà assisté par le passé.
Chuuya adressa enfin un regard en direction d’Atsuhsi. Le garçon arborait deux joues bien écarlates. Un pan du manteau d’Akutagawa le tirait par le bras. Il avait déjà dû lui conseiller de ne pas aller vérifier que tout allait bien entre leurs deux supérieurs tout en refusant de lui expliquer pourquoi… Le tigre-garou s’excusa à la hâte et leur déclara qu’ils pouvaient prendre tout leur temps, qu’il était soulagé que tout se passe bien. Une fraction de seconde plus tard, les semelles de ses chaussures disparaissaient par la porte donnant accès au dernier étage du bâtiment.
Lorsque que le jeune homme se tourna vers Dazai, celui-ci le regardait avec un doux sourire. A nouveau, il dut décrypter son silence. “Merci d’être venu.” Il s’adonna à un léger rire.
- Tu as intérêt à remercier Atsushi comme il se doit…
Sure ! And I’m so sorry for the delay ! I’ll be able to be a bit more active here, if work let me. Anyway, I hope those will be okay ! I’m more on the fluffy side of this fandom. Every time I read angst about them ends with me being an emotional mess– So, they’re a bit “generic” I guess ? If you’d like to get something more specific, please feel free to ask !No NSFW part this time, but a general warning : this isn’t exactly SFW.… I’m not even sure it’s that agnst-y anyway. OTL
Communication is not their forte. Well, Chuuya doesn’t try to hide his feelings or thoughts, but actually sitting down to talk and sort things out calmly is not something any of them is good at. They don’t really try anyway. That’s useless.
So there are a lot of unsaid things in their relationship. A lot of frustration. A lot of misunderstanding.
And Dazai stays silent on the nights he doesn’t sleep at Chuuya’s place without prior warning, lets unknown perfume linger on him. Because he loves it, when Chuuya angrily, frustratingly, desperately, but also so hungrily kisses him.
He wants Chuuya to makes him come unravel. He wants Chuuya to break him. What a shame, he is too caring to do it, too kind not to stop when Dazai asks him to, is almost on the verge of begging him to stop, when they’re in the bedroom, on this frail line between desire and resentment. Because a part of him still wants him to do it, to break everything inside of him and just see what’s under here.
When Dazai was still in the mafia, there was this time he was the cause of Chuuya in a hospital bed, into an artificial coma, ribs broken. Ah, but this was Chuuya’s fault. Trying to stop him from an attempt to end it all, right from the top of the Mafia headquarters. As he didn’t know he couldn’t use his ability with Dazai. As he didn’t know he couldn’t do much with just 0,6 seconds before No Longer Human forces them both to crash onto the ground. And yet… yet they were both alive…
What was it ? Regrets ? Resentment ? When he tried to tear off Chuuya’s artificial respiration system. He doesn’t know. He doesn’t want to know. No one told Chuuya about it anyway. Not even the nurses who asked for Dazai to be definitely expelled from there.
Dazai then realized he wanted to hurt Chuuya. To break him. So that Chuuya could feel a tiny bit of what he feels. So that Chuuya would try to hurt him too. But somehow… somehow he knows he can’t.
After the shenanigans with the Guild, and Dazai moved half (maybe a bit more) of his stuff at Chuuya’s penthouse, things didn’t exactly got perfect. Especially, around the day of Oda’s death. Dazai tends to disappear then.
Chuuya eventually understood it’s hard for Dazai. Tried to change his mind that part of the year. Offering him to go out, planning special nights, and all. He’s always been found alone and drunk so far. So drunk that he wouldn’t remember there were actual tears in his eyes.
Dazai figured this : there is a 70% chance of Chuuya crying on his deathbed. And what a nice sight, as the last thing he’d ever look at. And maybe, just maybe, he’d be able to admit, to himself, and to Chuuya, that he loves him. When it would be too late for him to fear losing those “I love you too”, he’d hear back.
Because of course, of course Dazai would, will be the one to die first. There is no way, absolutely no way, he’d let Chuuya disappear first.
Well, they could die together. A splendid death in each other’s arms. But that means watching Chuuya dying. Just the idea causes violent shivers running though Dazai. Anxiety or excitement ? Does he want to know ? It will never happen anyway. Dazai will make sure of that. So what’s the point of wondering ? What’s the point of this aching, dull pain in the void spreading in his chest ?
Wanting to die is a pain… when you don’t want to see the one you want to die with, dying. Maybe in their next life he’ll admit it ? Maybe in their next life they’ll be so happy he wouldn’t want to die ? Yeah, maybe… Not in this one though…
I’m getting really guilty for not answering people and all, so here is a short notice. I deeply apologize but I may take some time to update this blog and answer everyone. I also have a few WIP for some headcanons and all, but they’ll take some time to come.
I’m currently very busy, and more importantly I’m going through important personal issues and can’t focus at all on writing or even headcanons. I hope you understand and I’m sorry ! I’ll come back as soon as things get a bit better.
Take care, everyone ! ☆
[French]
Je commence à me sentir sérieusement coupable pour mon inactivité ici, donc un petit message rapide pour vous avertir. Je vous présente toutes mes excuses, mais il est possible que je mettre du temps à poster à nouveau sur ce blog, à répondre à vos messages (et à poster la VF de ma dernière fic). J’ai aussi quelques WIP en stock, pour des headcanons notamment, mais ils risquent de mettre du temps à venir.
J’ai actuellement pas mal de boulot et, surtout, je connais d’importants problèmes d’ordre personnel qui m’empêchent de me concentrer sur mes écrits ou headcanons. J’espère que vous comprendrez et, à nouveau, toutes mes excuses ! Je reviendrai dès que les choses s’amélioreront un peu de mon côté.
D’ici là, prenez soin de vous ! ☆
English
Bungou Stray Dogs
Soukoku (just a bit at the end) & platonic Dazatsu
One shot
SFW (TW though : implied suicide attempts)
For DazaixHappiness week 2nd Day : How to suicide love / Birthday party. Third day will be on my art blog again.
This... got out of hand. Like, it was supposed to be much shorter and somehow it feels like it changed into a series of short stories with a shared story line more than a whole, single one shot.
I ended this in a rush honestly and, as some of you know, I had to translate it in English after getting done with the original version. So I really, really hope it’s not too bad. I did work hard on it. I may fix this when I’ll post int on AO3... probably next week, I hope.
Oh, by the way, this has some references, well, about BSD manga and BSD Wan, but also about the real life authors. Can you spot them~?
Happy birthday, Dazai~! ღ
June 11th.
The clinking noises of typing on a keyboard, with a tolerable speed, mingled in a well-known tune, of those sounds creating unfailing everyday life and familiarity, even where it wasn’t meant to appear. Atsushi looked up from the screen of the laptop settled in front of him for a few seconds, searching for the appropriate word he could not get a grab on. His gaze briefly scanned the office facing him, quickly noting a few of his colleagues in their most usual situation. In front of him, the grating of the plastic bag, wriggled with meticulous regularity, to the rhythm of Ranpo’s fingers getting one sweet after another. To his right, the sounds of Kunikida’s keyboard, smashed at an exaggerated, almost nervous speed. Leaning against one of the windows, Kenji’s heel nonchalantly tapping the floor, not caring about any tempo, too occupied as he was watching the city-dwellers’ swarming life. Behind his back, another sound, a lot less pleasant to his ears, of metallic items grinding against each other ; Yosano, busy with “maintaining” her “work tools". Finally, a few steps away, Naomi’s enamored monologue, having some tea with her brother between two files. The scenery was one of a distressing banality, some that could only be noticed, eventually, by someone who had not known the slow repetition of everyday life for far too many years.
Both two-tone eyes found their way back to the screen in order to type a few letters without real confidence. The young man was trying to remember the previous afternoon so that he could render it into the most accurate report he could master. The route he had followed with Dazai and the comments the latter had done about the case involved back then - a potential abduction of a kid on account of an ability - paraded in his mind. He reassessed his mentor’s words. This feeling was getting familiar too, but he could not prevent the surprise from overwhelming him every time he realized how right his reasoning and anticipations were once the investigation was solved. By the way…
He examined the small space on the screen giving the time in a digital format. The morning was getting quite late, and Dazai had still not passed the door of the Agency. Atsushi thought it right to mention it out loud. As if this situation was not a part of everyday life too - some familiarities are not good to keep. Kunikida’s frantic typing stopped. A sigh replaced them.
“ Nothing to worry about. He’ll just appear from nowhere in a poor state or I’ll get a call soon from the police office to pick him out of there. It’s always like that at this part of the year. You can expect, starting from now, two very hard weeks. Take it as a test. ”
“ A test ? Why this part of the year ? ”, Atsushi asked, looking perfectly confused.
“ One : the test. To determine how long you’re still going to be able to put up with this whining wimp. Two : this part of the year. This desperate case’s birthday. It’s surprising he hasn’t started harassing you yet. Get ready. The longer it takes to happen, the hardest it will be. ”
Atsushi was opening his mouth again still looking as much questioning. His colleague stopped him :
“ Yes, two weeks. One before it, when he does all of his ‘preparations’. It seems like he does all of his ‘best attempts’ from the previous year. One year ago, it was death by suffocation, defenestration from a rooftop. Among other ones, of course. And the second week is after his birthday. Since he couldn’t get into his grave, he harasses his colleagues instead to beg for money as a birthday gift. Ah, right… It’s exactly on June 19th. You can get yourself ready mentally-speaking. And to do his work too, potentially. Of course, he doesn’t do anything here for those two weeks. At least, even less than usual. ”
Tanizaki’s voice raised from behind the wooden screen hiding the sofa from the desks :
“ That’s impressing, Kunikida ! I couldn’t remember everyone’s birthday if I wasn’t checking on my calendar. I even forgot Dazai was born in June. ”
Kunikida answered nothing ; he looked like he was hiding some embarrassment, though. Atsushi saw him slide a hand towards his precious notebook, carefully settled close to his workstation. He wondered if he had written every members’ birthday right beside his “ ideals ”. Even Dazai’s. From sheer curiosity, the boy would have wanted to ask about it. His probable reaction appeared in his mind before he could do it, however, and he immediately changed his mind.
“ Ah, now that I think about it, wasn’t there an attempt with fireworks too, last year ? ”, Tanizaki said, coming back to the part of the room dedicated to work.
The newest recruit from the Agency quickly understood that it had been an attempt to blow himself up in the middle of “ fireworks "… Could they really get accustomed to this… strange part of Dazai’s personality so casually ? His colleagues got hooked on it and started talking about the incident. It seemed that Dazai had "accidentally” ran into a stock of explosive devices. And some people getting instructions right from the government owned the warehouse in question. Someone called “Sakaguchi”, coming right from the Special ability Department, had personally taken care of this case. No one really knew who was this Sakaguchi, by the way - and it seemed liked Dazai had made sure no one would know anything.
Eventually, only one conclusion imposed on Atsushi. His mentor’s birthday did not sound like it was favorable for celebrations. It felt too much familiar. And it was also so sad. Even for someone like Dazai…
His decision was made. Whatever kind of frowns he could get from his colleagues or Ranpo’s mocking smirk. He would prove that this day could be celebrated : he would hold a birthday party, and a decent one ! After all, he owned him at least that. Against all odds, after some obvious reluctance, everyone was (relatively) convinced by the newcomer’s enthusiasm.
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The first considerations and preparations were not difficult to do. The main guest hardly sent any sign of life in the two days following Atsushi’s decision. He proclaimed himself “ ill from an unknown illness with, as the main symptom, the inability to leave one’s bed ” on the first day, with a phone call to Kunikida. The following afternoon, he was using the same number to send him a message with a shopping list consisting mainly of alcoholic drinks. His partner almost threw his phone across the nearest window, before he remembered it was his. The only real risk, actually, was that Dazai could annoy the Agency members so much that they would give up on any kind of celebration… like the previous year, or so it seemed.
The place did not pose any major problem either ; or rather, choices were very limited so that they did not really have to wonder about it. They would use the Agency, temporarily pushing desks against the walls - it took Kunikida some time to get convinced ; it was promised that only he could touch his desk to move it. They did not have any budget to rent a hall and no one owned a place big enough for them to meet all and not being cramped. The sum on one of Akutagawa’s paychecks, he had shown him once as his monthly earnings, furtively and treacherously crossed his mind.
Talking about Akutagawa… Maybe he was thinking too much about it, but, after the place, should they consider the guests…? Of course, all of the Agency was invited, but should he think beyond that ? He did not know who Dazai could meet outside of work at all… Or if there was anyone. Probably ? After all, Dazai was popular… Well, that’s what he was thinking, at least ? He could think about it as much as he could, his mentor never mentioned anyone Atsushi did not know directly from their mutual employer. Except from… one person, one he talked about only to criticize them in a negative way ? Who was from the opposite side - but they currently were on a truce and so wondering about it was possible.
Now that he was studying this case - something that Dazai had skillfully avoided until now, it seemed, by only sliding implied comments, in moments and situations which would prevent anyone from wondering immediately about their frequency -, his ex-partner was rather often mentioned. It was only things like “ I’m sure a certain micro mafia was there ”, “ it smells like hat rack, don’t you think ? ”, “ I rarely had such a bad moment, except with some chuu-huahua ”. That being said, Atsushi could brag about starting to know him well ; he could now easily determine when Dazai was mentioning Chuuya Nakahara, even though he never used his name, but a myriad of degrading diminutives from what sounded like an infinite list. And yet, he did mention him, and he had done it often since their hard-luck story with the Guild. Did they meet outside of work ? Nothing could prove it, but something like instinct whispered to Atsushi that, yes, they did. Anyway, no one could talk so regularly about someone else… not wanting it at all… right…?
Bringing it up to his colleagues was out of the question. They would only try to put him off this rather crazy idea and he would surely regret not trying. Well, it was a bit of a hazardous bet…
This morning, just before heading to work, and as he let Kyouka leave first, Atsushi took a decision he would have thought inconceivable just a few minutes before it : he grabbed his second-hand cellphone, opened his contacts list and searched for Akutagawa’s name. How had they exchanged their phone number was a mystery even for them. The facts were that they both had it and had not erased in only minutes after saving it. Using it was another whole story though… It was a true first time for the young man this one day.
The tone of the call echoed for a long time and he thought Akutagawa would never answer. Yet, as the answerphone was about to set off, he heard someone answering the call. Then, silence.
“ H-hello ? Um, Akutagawa…? ”
Still, the same silence. Atsushi held his breath, both of his hands tensing around his phone, which was like glued to his ear. He repeated the name of the one who was supposed to be at the other end of the line in a questioning mumbling.
“ What do you want, Jinko ? ”
Atsushi swore silently that he would never admit he jumped from surprise at this very moment.
“ Akutagawa… I have something to ask you ”, he stated with a tone he wished sounded solemn.
A slight sound came to his ear, like a snort, but he got no… “human” answer. After another moment of hesitation, he hurried to get to the point, realizing the person he was calling could just decide to put the phone down on him any time.
“ What do you know about Dazai and Chuuya’s… relationship ? ”
Akutagawa’s surprise was not exactly audible. However his… “occasional partner” (?) felt it very clearly. And was only granted by silence again. As he was trying to repeat his question, he found himself bumping against a wall of oppositions. For a reason he could not understand, mentioning this subject was absolutely forbidden. He insisted.
“ What do you want to do about this information ? ”
Fatal question. Admitting the reason of his wonders meant that he could not decline the young man’s presence the night of June 19th. Dazai would not be pleased about that, for sure. As he would complain about Chuuya being here too anyway. Yet… He sighed. This was the only concession he would do to reach his goal.
Akutagawa’s interest was still as quiet, but it increased in an almost visible way through the communication. To the point that Atsushi thought about sitting down for a moment, and he would have done it, if the idea of physically lowering down did not repel him so much - well, Atsushi would have been the only witness, but it was already too much…
Talking about his initiative did not get him any real answer to his question, or any explanation either, though. However, he understood that Akutagawa was giving him his approval. Only his approval. Before hanging up with no warning. The boy kept the phone against his temple for a while, staring at the immaculate and shining sink of his kitchenette, looking outraged. As he was staying motionless, in order to get sure he could really not hear anything from the other end of the line anymore, the device vibrated against him to inform him about the reception of a message. He eventually pulled it away from his face and checked the small screen. A message from his recent call - the very first one from him - was displayed, with a phone number. Atsushi’s heart rate suffered from some uncontrolled frenzy.
Taking some furtive side glances around him, as he was about to do something particularly compromising, he saved the series of numbers in his contacts list under the name “Nakahara”. Then, after a long moment of hesitation, he opened it. Another minute passed with his finger hovering over the phone call icon. He eventually could not find the strength for that and chose to write a written message instead. Today was still a day full of first times, anyway.
Atsushi swiftly left home, in order to not get late. He attempted, with some difficulty, to find a way to formulate his invitation message to someone he hardly knew, but he knew to be quite short-tempered and not exactly the kind to jump at an event involving his ex-partner - at least from joy… While he was barely and somehow avoiding some passer-by, the text, modified so many times already, took on a more and more look of some sort of official declaration of intent and he wondered if his message could ever get too long to be sent… It was about truce - several times, just in case -, about free - but really, really free, no obligation at all here ! - choice and finally, after two paragraphs and a few dozens lines, about Dazai. At last, after reading it again for the fifth time, he pushed the sending icon as if it was a button that had something about life and death. The young detective then realized he had frozen on a crosswalk and hurried to reach the building where the Agency was waiting for him.
As he was about to enter the building, his phone vibrated again. He jumped as if he was under a death threat. Nakahara Chuuya’s name was displayed on the screen like an order to answer in the following second. Maybe was he really under such threat…
“ What’s that ?! ”, was the immediate exclamation, even before any kind of ‘h’ from a very hypothetical ‘hello’ could be articulated. “ Nakajima… The were-tiger, Dazai’s newest flunky, huh ?! How did you get this number ?! I didn’t understand anything ! I am supposed to do something for this idiot ?! With his stupid bunch of ‘good people’ or something ?! What did this pathetic excuse for a human being do to you to force you into asking me something like that ?! ”
The boy stayed frozen on the threshold of the building, one arm reaching for the door. He jumped again when the Mafia executive’s voice resounded, pressing him to answer.
“ I… What should I start to answer first…? ”
The whole conversation sounded unreal. Like a dialogue of the deaf too, for its first half, at least. It also lasted quite a long time, considering how they got so little things out of it when it ended… At least enough for Kunikida to poke his head through several windows of the agency to check if their newest recruit was finally coming and, when he finally spotted him, to scream at him to hurry and get in. Chuuya got even more irritated by the mumbling that followed, half of it for his boss, the other half for his call. And yet…
“ I don’t see why I’d do anything for this idiot ”, were Chuuya’s last words before curtly hanging up. “ I don’t owe him anything and I’ve better to do than wasting my time for him. I don’t have anything planned for this day but even doing nothing is more interesting than putting up with him. I’ll see. If I want to bump someone off. ”
Once again, Atsushi found himself confronted with the sound signal informing the call had ended without prior warning. Nakahara did sound less… aggressive than at the beginning of the conversation. Despite the meaning of his words, he had high hopes. Was his intuition right…? He hoped so. Really. Otherwise, the whole night would turn into a fiasco…
—————————————————————
After this first tacit victory, though, nothing happened as planned anymore. Dazai decided to appear again three days before his birthday, in one piece. Sources of anxiety kept accumulating starting from then : their purchases - bought with everyone’s savings, the Agency could not really help them with money - disappeared, the main reason of the party kept coming in without prior warning when they were discussing preparations and how to organize them… He even looked like he came out of nowhere, once, while Yosano escorted Atsushi to get some drinks and snacks. The latter was convinced that he would lose a few years of life expectancy in this episode…
On June 18th was the climax. Dazai entered the agency in the middle of the morning, opening the door with a wide and dramatic move. Atsushi felt his hair stand on the back of his neck in an absolute warning sign. He exclaimed with a fake solemnity that he had a great announcement to do.
“ I’m here to bid farewell to you all ! This time, I’m about to find the woman of my dreams for a perfect shinju ! Well, not like I’ve any r…! ”
“ Dazai ! ”
Atsushi’s blood boiled. Everyone’s eyes were suddenly on him.
“ Please come to work tomorrow ! Please ! ”
Those times when Atsushi could actually surprise Dazai were rare. He once even made it his goal. Unfortunately, he could not fully appreciate the way chocolate eyes widened in surprise for a short moment. The expression only fleetingly crossed his face before his features softened back to let a light sigh escape.
“ Very well. If, really, you cannot go without me, I’ll make an effort for you. ”
The corner of his lips tensed in a slight smile.
“ But well, Atsushi… I’m so sorry. I am really not interested in men. ”
Atsushi looked away, unable to choose between feeling embarrassment or dismay.
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June 19th.
Atsushi should not be so nervous for something so trivial. He was. Definitely. He was not Osamu Dazai but he had already thought about dozens of worst-case scenarios involving the party. It could not go well. Why did he even get such idea ? Ah… no, no, no. Get a hold of yourself, Atsushi ! Everything will be alright if everyone believes in it…!
The young man had come earlier than usual to work after he got out of his usual way to stop at a flower shop. The premises were still empty when he entered. Kyouka should not take long to come in, though ; she was also about to depart when he left her. After he carefully hid a perfectly wrapped packet - two hours and nine tries had been needed to do it, and his young roommate had come to his rescue for the last one - in a drawer of his desk, praying every god he could think of for it not to disappear like half of the drinks and the cardboard for ornaments. After some time of thinking it through, he put his bouquet on the desk Dazai was supposed to use. He adjusted the composition a bit - daffodils ending the season and iris, interspersed by a few flowers of vibrant bluebells, enhanced by some ribbons here and there. He trusted the seller entirely for his choice. Dazai had never shown any interest for flowers ; they had felt like a good idea as a first present, before he would give, later in the evening, his actual gift - a book. Atsushi was sure about that one : Dazai liked reading a lot. He had taken a long time examining publications for sale in a small book store sitting close to his home. His choice had eventually inclined towards a collection of short stories. One hundred views on Mount Fuji. His mentor was hard to grasp, he would not have pretended he knew him that well. Yet, this work had immediately felt fitting. He just hoped he had not already read it.
The front door slid open with a very light noise. He smiled at Kyouka while she closed it as quietly.
“ You’re the first one to come ”, he noticed.
“ Kunikida is here too. ”
“ He’s early too. ”
“ He’s waiting in front of the door. ”
A slight, more bothered than amused, laugh passed through Atsushi’s lips. He checked the clock hanging on the wall. Kunikida would still wait 3 minutes and 36 seconds before turning the handle…
Dazai only came around 3 in the afternoon, with a wide pout crossing his face and looking particularly bothered from the effort he had to do to reach the agency. As he made his way to “his” couch, under Kunikida’s unbroken flood of blame, Atsushi rushed to his bunch of flowers to hand it to him.
“ Happy birthday, Dazai ! ”
The flowers were stared at from some distance away for a while, with an unreadable but almost suspicious expression. Then Dazai’s shoulder shook from a silent laugh and he took the gift. The boy could not exactly ignore the feeling of relief spreading in his chest.
The following hour, however, was only whining and Kunilkida’s more than irritated comments, getting to the point that no one could really work on any kind of task. Tanizaki, Naomi, and Kenji were luckier : they were on a small business trip with no real consequences for a client. They should not be long to get back, by the way. Atsushi hopped everything would go as planned and there would not be any setback.
The phone rang. Kunikida, as usual, picked it up. After the first formalities - identity, reason of the call, essential details about the case -, he spent a long time listening to, obviously, some client’s explanation. When the call ended, he silently stood up and made his way to Fukuzawa’s office, under Dazai’s suspicious gaze. He came out a few minutes later.
“ Dazai ! Tear off your rear end from this couch and get back to work ! ”
The succession of complaints this sole sentence triggered surprised no one. Kunikida did not let a single one get fully worded and vehemently pushed his partner towards the door. Atsushi could only exchange a quick glance with him and got up from his own seat.
The door, of the agency, then of the building, closed behind both men. Dazai immediately stopped his lamentations to move on to an amused smile instead :
“ So, then, where were we meant to go oh so suddenly ? ”
Kunikida was about to tell him the exact place ; he remained silent as he turned to the young man and met his gaze. A sigh escaped him.
“ You’ve already figured everything out, haven’t you ? … So you were the one who stole Atsushi’s purchases ? ”
“ So, how long do we have to stay outside ? ”, the young brown haired man asked, obviously avoiding the last question.
“ I figured that, with the time to go there, quickly stop and go back, it would take one hour and forty-two minutes ”, his colleague speculated, swiftly browsing his notebook. “ It’s quite far away from here. ”
“ Well then, Kunikida, instead of running to some place where no one is waiting for us, and since you wouldn’t let me have a drink meanwhile, you could buy me a coffee ? It’s supposed to be my day, right ? ”
Another sigh. At least, Kunikida could find a new café, and a rather nice - and expensive for his wallet, the only one to suffer - one. The Agency’s usual café was not an option, since Kenji, Naomi, and Tanizaki could come back at any moment and see them.
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Two hours later - eighteen minutes were lost because of Dazai, who did not find anything better than offering a young waitress to chose her favorite bridge for them to jump from it together, almost crudely -, both partners appeared again in the narrow hall leading to their workplace. Seeing Kunikida hurriedly typing something on his phone, his colleague, uselessly loud, exclaimed that their client had been particularly impolite not waiting for them although they had made the trip for him only. A series of hasty sounds, hurried steps among them, came from behind the door. Eventually, Kunikida put a hand on the handle, glancing one last time at Dazai to show him clearly that his patience was getting to an end and that he would not do that much for him so soon anymore, and finally entered the room, taking a side step so that the main guest could get a good look at the work done while they were away. The way chocolate eyes widened for a quick instant of surprise did not look fake.
Atsushi really had put his heart and soul into it. The whole thing was a bit precarious, the desks somehow pushed on the sides, a few garlands clumsily hanged up and clearly cheap (the cardboard holding ornaments had suddenly reappeared in the afternoon in Fukuzawa’s office, whereas the latter would have never had the absurd idea of stealing it, and Atsushi would have never dared to hid it there), but the efforts were obvious.
“ Once again, happy birthday, Dazai ! ”
The latter looked down at the radiant smile from his… protégé ? Yes, maybe, a bit, he surreptitiously thought while noticing the wrapped packed he was handing him. He took it with a questioning look and, not caring about any decency, he unwrapped it immediately. Once again, a slight surprise briefly appeared on his face when he silently read the title.
“ I hope you haven’t already read it… ”
“ Actually, I did ”, he admitted, with a strange smile, softer than what he got those around him used to. “ But it’s a nice book. I wouldn’t mind reading it again. Thank you, Atsushi. ”
Even someone like Dazai, supposedly, could be delighted about the expression of joy, mixed with relief, which brightened Atsushi’s face at this moment.
It was however quickly interrupted when a black figure, which did obviously not belong there, but was clearly determined to firmly stay, slightly moved from a less lighted corner looking like it was made just for it. Akutagawa’s dark gray eyes were staring at Dazai with a piercing gaze. The latter looked sideways towards Atsushi, looking clearly disapproving. The boy answered with an apologizing smile. Dazai immediately examined the room, suspicious.
The first part of the evening went without a problem. Atsushi tried to approach Akutagawa cordially a few times. He kept his distance, scanning Dazai’s every move. The latter emptied a generous amount of bottles of sake, even though he was significantly helped by Yosano, who quickly became very jolly…
The door opened abruptly in a relative crash. Silence fell onto them immediately as everyone turned to another black figure, with only fire-like hair and blue eyes on watch standing out. A few minutes passed with no movement.
“ What ? Do you want a photo ? ”, Chuuya flung, closing the door behind him without any care for gentleness.
Atsushi cast a quick glance at Dazai. He had an ostentatious pout on his face. Chuuya, maybe not feeling so at ease, quickly took a look at everyone and stopped at Dazai with a disdainful glare. He walked to him with fast steps and forced what clearly looked like some bottle of alcohol wrapped in gift wrap onto the detective’s chest.
“ What is a Mafia hat rack doing here ? ”, the young brown haired man let out once he found his breath and grabbed the bottle with a critical look. “ And I hope it’s not one of your dated wine inside. ”
“ This is not the first time I’m coming here and anyway, you sneak in our headquarters whenever you feel like it, so I don’t see a problem. And about my wines, there is a difference between dated barrels and quality ones, you ignorant idiot ! ”
“ You’re the one with awful tastes, chibi. "
Dazai’s eyes stopped on a single peach blossom, carefully attached to the wrap with a thin ribbon tied around the bottleneck. He looked up at Chuuya, raising an eyebrow, but it was thoroughly avoided. Conversations echoed back around them as they found a new - more consensual - topic to biker. Dazai unwrapped the gift meanwhile, to find a high-quality bottle of sake. He did not make any comment about it, which clearly pointed out his approval. A very informed eye would have seen him surreptitiously slide the flower in one of his coat pockets. If Atsushi did not see it, watching them interact, he came to the conclusion that his idea had not been so bad. He would have not been able to say why he had this feeling though.
Maybe was it because, from this moment, Chuuya entirely monopolized Dazai’s attention. Sure, they only complained about each other. Yosano was interrupting them from time to time with a not so really elegant, loud laugh. The young man with auburn hair looked at her.
" She looks a bit like Kouyou when she’s way too drunk… ”
“ Ugh, Chuuya, you could’ve avoided talking about that. ”
“ You wanna talk about you when you’re drunk as fuck ?! ”
“ Are you sure you want to get on such a dangerous topic, Chuuya ? I have a lot of compromising files involving Chuuya and alcohol… ”
“ Hah ?! And what if you shut up for a while so that we can all have five minutes’ peace ?! … I’m going out for a while before I really make you choke on my hands right here and there ! And none of your buddies here could save you ! ”
“ Oh, chibikko is worrying about me now ? I would almost be touched if it didn’t come from a midget with such bad tastes… ”
Chuuya’s “ go fuck yourself ! ”, followed by the slam of the door behind him, actually meant “ I’ll be back soon ”. No one was surprised when, only five minutes later, Dazai announced he was going to get him. He was so small that some passerby could mistake him for a child stuck on the roof and call the emergency number for nothing. No one thought about asking him how he knew the Mafia executive was on the roof either.
Chuuya was barely starting on a cigarette, leaning his elbows on the fence separating him from the asphalt of the street, around twenty meters below. He did not react when Dazai’s footsteps got closer, watching the darkened sky with no stars, his back willingly exposed. He turned his blue eyes to him only when his ex-partner came to lean against the fence too.
“ I’ve never asked you to follow me. ”
“ I know. If you had, I wouldn’t have come. ”
A grumble answered him. Chuuya’s gaze turned back to the city spreading in front of them. A simple and calm silence settled for a few minutes. Then Dazai’s voice broke it gently :
“ Why did you accept Atsushi’s invite ? It’s quite impressive he could convince you. ”
Chuuya took the time to take a long puff out of his cigarette before starting an answer.
“ I was just curious, to see that someone actually cared that much for you. I wanted to see… your new colleagues and all… ”
Dazai just looked at him in silence, his face unreadable. Chuuya let him avoid the comment. He knew this face. He knew it hid the will to not let any kind of emotion transpire. It wasn’t all that hard to admit he was just a bit thankful…
“ Besides, Chuuya ! "
The suddenly joyful tone was rather worrying.
" I’m still waiting for your gift ! ”
“ Hah ? I’ve already given it to you, moron. ”
“ Ah, Chuuya, I would’ve never thought you were this shy. I even have no choice but take it myself. ”
A flash of understanding crossed Chuuya’s gaze before Dazai slid one hand on his cheek to bring their faces closer. Surprise first tensed the jaw under his long and thin digits. A breath imitating a sigh gratified the young brown haired man and the jaw slightly rotated so that their lips could perfectly mold together in an innocent kiss. They kept still against each other for some time, just enjoying the softness of the touch. It felt like the traffic had stopped under their feet, the only sounds from the city echoing from far away. A light laugh, lacking any kind of animosity, even betraying longing, made the throat wrapped in a leather choker shake.
“ Don’t worry like that, Chuuya. It’s just a foretaste for what is coming tonight. You should read it as a signal telling you not to drink too much. When this party is over, I’m going back with you. ”
Dazai’s voice gradually got lower, turning into a whisper pleasantly vibrating against the young man’s lips. He let a few of his strands of hair getting gently pushed away by a bandaged hand. Before their lips met for a second time, he opened his to make a quick comment. However, his partner forestalled it :
“ You know my walls are too thin for me to bring you home. ”
Chuuya felt the need to whisper the few letters of “ pervert ” before kissing him again, even though that allowed his lover to feel his smile which wouldn’t erase, nor even fade. They had had a lot of “accidents” since their temporary partnership against Lovecraft and had found themselves in crumpled and soiled sheets of the mafioso’s bed several times. Their secret encounters had increased after Dostoevsky’s rats appeared in Yokohama. They started to accept it, to discuss without insulting each other, just lying together in bed, just barely a few weeks earlier. Dazai never had demonstrated any form of… “romanticism”. Kissing had only been used for their provoking, sometimes brutal game of seduction. Both pupils encircled with blue tones watched this face, formerly wrapped in bandages, compresses and band-aids. They got briefly covered by two eyelids, in silent admission. This naive boy had managed the achievement of making Dazai feel happy for just one night. Or at least, as happy as Dazai could be…
Footsteps revealed a third person was coming. Chuuya stepped backward in order to quickly break their embrace. His partner stopped him and put one hand on the back of his head, his fingertips pushing between red strands of hair, against his scalp, as if affectionately massaging it. The movement was meant to be soothing and he got it as a silent “it’s okay”. So he let Dazai kiss him tenderly as Atsushi froze a few meters away. The gentleness in Dazai’s eyes when they pulled away was something he had never witnessed before.
Chuuya finally acknowledged Atsushi's presence. The boy sported two very crimson cheeks. A part of Akutagawa’s coat was pulling at his arm. He probably had advised him not to check if everything was okay on their mentors’ part while denying him any kind of explanation… The were-tiger hastily apologized and stated that they could take as much time as they want, that he was relieved to see everything was going well. A split second later, the soles of his shoes disappeared through the door leading to the last floor of the building.
When the young man turned back to Dazai, he was smiling tenderly at him. Once again, he could interpret his silence. “ Thank you for coming ”. He let a small laugh out.
De toute évidence c’est en français. Mais sait-on jamais, autant préciser.
J’ai un tel intitulé dans mes notes dédiées à mes idées de fics à écrire. Sauf que ça fait des mois et que je n’en ai toujours pas trouvé l’occasion. Mais il y a récemment eu un engouement pour un crossover Soukoku/Harry Potter, et ça m’a donné beaucoup trop d’inspiration. Donc, puisqu’il n’y a toujours pas de fics sur les rails, voici une série de headcanons ! Puisqu’il semble y avoir, sinon unanimité, au moins un gros consensus sur ce point, Dazai est un Serpentard et Chuuya un Gryffondor. Ca aurait eu plus de sens s’ils étaient à l’école de sorciers japonaise, mais si ce n’est pas Poudlard, ce n’est pas drôle.
Une dernière chose : il est probable que je fasse une deuxième série de headcanons à ce sujet. Ca réveille les restes de fan invétéré de Harry Potter en moi et ça me donne tellement d’idées~~
Tous les deux, ils sont définitivement connus comme la rivalité la plus redoutable de l’histoire de Poudlard. Les vieilles rivalités entre Serpentard et Gryffondor, c’est une blague, à côté de Chuuya Nakahara et Osamu Dazai.
Dazai est, évidemment, un élève brillant mais très fainéant. Il a seulement deux faiblesses : les balais (il a du mal à les diriger) et les potions (les cours de potions sont surtout un moyen de trouver de nouvelles méthodes pour embrasser une mort tranquille...). D’ailleurs, pour ces deux matières, il est peut-être un peu... maladroit, disons, si vous y regardez de près.
Chuuya n’est pas trop mauvais non plus, bien que, parfois, la seule raison qui le motive à travailler dur est son objectif d’obtenir enfin un meilleur résultat que Dazai dans quelque matière que ce soit.
Il y a un problème avec Chuuya que personne n’arrive à résoudre. La difficulté ne vient pas tant du fait qu’il est très irritable et impulsif, chacun a son propre tempérament, mais... tout le monde serait plus ou moins soulagé s’il se mettait à provoquer des duels de sorciers. Ca signifierait qu’il aurait enfin laissé tomber l’habitude de frapper à coups de poings ou de pieds les autres durant des altercations. Les sorciers se battent avec leur baguette, pas leur poings, personne ne peut-il le lui faire comprendre ???
Dazai connaît tous les mots de passe de toutes les salles communes et il n’y a rien à faire contre cela. Bien qu’il use principalement de cette connaissance pour se glisser dans le dortoir de Chuuya au beau milieu de la nuit.
Bien entendu, Chuuya est l’Attrapeur de Gryffondor. Il tellement fait pour ce rôle (il est super flexible et... comment dire... petit... qu’il peut... se faufiler partout... ne le lui dites pas, par contre), qu’il a pu obtenir une exception et rejoindre l’équipe de Gryffondor dès la première année.
Les sortilèges non formulés sont censés être enseignés en sixième année. Dazai pouvait les utiliser dès la quatrième année. Ou du moins c’est à partir de cette année que les autres ont commencé à le remarquer. C’est un vrai problème.
Ils connaissent probablement tous, ou presque tous, les passages et salles secrets de Poudlard. Si Dazai et Chuuya arrivent tous les deux avec de fortes cernes aux cours du matin, vous pouvez être sûrs qu’ils ont fureté dans les couloirs de l’école toute la nuit durant. “Mais je croyais qu’ils se détestaient ?”, demanderait une âme naïve de première année durant son premier mois de cours.
Ils peuvent tous les deux voir les sombrals. Personne ne connait et n’a même jamais osé leur en demander la raison.
Des rumeurs insistantes murmurent que Dazai est très familier avec les forces du mal. Et que ses nombreux bandages pourraient cacher quelque... signe “d’allégeance” douteuse.
Bien entendu, la baguette de Chuuya est composée de ventricules de dragon.
Et, bien sûr, Dazai dort avec son livre favori, intitulé “Le Petit Guide pour un Suicide Magique” ou quelque chose dans la même veine.
Bonus :
Et si Dazai faisait bel et bien partie d’un groupe de forces du mal, du type les Mangemorts, et changerait de camp après la mort d’Oda ???
Et Dazai briserait lui-même sa baguette après la mort d’Oda, avant d’en obtenir une nouvelle, le cœur de la nouvelle étant fait d’un crin de licorne ???
+ Un NSFW :
Dazai connaît beaucoup, beaucoup de choses sur Poudlard. Peut-être même plus que ses professeurs. Et il est à peu près certain qu’il est le tout premier Serpentard à avoir convaincu un Gryffondor à coucher avec lui dans un dortoir de Gryffondor durant leur septième année. C’est dommage que cette victoire ne puisse pas être rendue publique... pour le moment.
That’s something I’ve wanted to write into a fic for months now but never found the chance to until now. But there suddenly was a rush of Hogwarts AU in Twitter and that got me so inspired-- So, as I still can’t right a fic, here are some headcanons for now ! Since there seems to be a big consensus about it, Dazai is a Slytherin and Chuuya a Gryffindor. Also, it would have made more sense if they were in the Japanese wizard school but uh, where is the fun if it’s not Hogwarts ?
Last note : I’ve only read the French translation of the books (so far !), so I might get some names wrong and I’m sorry if I do.
Actual last note : I might do another set for this AU in the future because it awakens the old Harry Potter fan in me and it gives me so many ideas !
They’re definitely known as Hogwarts’ most feared rivals in history. Old rivalry between Gryffindor and Slytherin is a joke compared to Dazai Osamu and Nakahara Chuuya.
Dazai is, of course, a brilliant, but very lazy student. He just has two weaknesses : broomsticks (he’s not good at handling them) and potions (potion classes are mostly a way to find new ways to embrace death...). Also, for those two ones, he might also be a bit... well, clumsy if you look close enough.
Chuuya is a pretty good student too even though, sometimes, the only reason for his hard work is his desire to finally get a better score than Dazai in just one subject.
There is a real problem with Chuuya that no one manages to solve. The problem is not exactly that he is really hot-headed, everyone has their own temperament but... everyone would almost be relieved if he ever caused magical duels, because that’d mean he’d finally give up on punching and kicking people when he gets into a fight. Wizards fight with their wands, not their fists, can’t someone make him understand that ???
Dazai knows every passwords for every common rooms and there is nothing one can do about it. Although he mostly uses this knowledge to snick in Chuuya’s dormitory in the middle of the night.
Chuuya is, of course, Gryffindor’s Seeker. He’s so perfectly made for it (well, he’s super flexible and... well... small... so that he can... snake in and out everything... don’t tell him though) that he got an exception and could join Gryffindor’s team in first year.
Non-verbal spells are supposed to be taught in sixth year. Dazai could use them by fourth year. Or at least that’s when people started to notice. It’s a real problem.
They may know every, or almost every, secret places in Hogwarts. If both Dazai and Chuuya ever come to morning classes with deep dark rings under their eyes, you can be sure they’ve been sneaking in Hogwarts corridors all night long. “But I thought they hated each other ?”, a naive soul from first year may ask in their first month at Hogwarts.
They both can see Thestrals. No one knows or ever dared to ask exactly the reason why.
Insistent rumors say that Dazai is pretty familiar with dark arts. And that his bandages may hide some... sign of bad “allegiance”.
Of course Chuuya’s wand is made of dragon heartstrings.
And, of course, Dazai sleeps with his favorite book titled "The Guide for a Perfect Magical Suicide” or something along the same lines.
Bonus :
Dazai actually being into some Dark art groups, like Death Eaters or something, and changing sides after Oda’s death anyone ???
And Dazai breaking his wand himself after Oda’s death and getting a new one, its core being a unicorn hair ???
+ One NSFW :
Dazai knows a lot about Hogwarts. More than all of his professors maybe. And he’s quite sure he’s the first Slytherin who’s ever fucked a Gryffindor in a Gryffindor dormitory on their 7th year. It’s sad this victory cannot be made public... for now.