C'est juste horrible d'être dans le bus, 05h35, d'entendre "Tes juste une salope", et de se sentir visée, sans savoir pour quelle folle raison.
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@vegepunk
C'est juste horrible d'être dans le bus, 05h35, d'entendre "Tes juste une salope", et de se sentir visée, sans savoir pour quelle folle raison.
Toute prison a sa fenêtre.
L’autre jour, dans le cadre d’un module, je suis allée visiter la prison de Orbe. La visite portait surtout sur l’animation qui était faite dans ce lieu (beh oui, c’est ça mon métier).
Cette journée a été une suite d’ascenseurs émotionnels. Lors des moments explicatifs autour des animations, j’en oubliais presque le lieu dans lequel j’étais, jusqu’à la petite phrase qui te fait redescendre aussi vite qu’un saut à l’élastique: “Les détenus mangent avant 17h30. Ils vont quand même pas choisir l’heure de leur repas, ou bien ?”
Il y avait des barreaux à toutes les fenêtres. Y compris celles de la salle de conférences dans laquelle on était.
J’ai eu de la peine à mesurer la tension qui régnait dans ce lieu, c’est peut-être du au fait que tout m’était étranger... Qui sait ?
J’ai été touchée par l’humanisme des agents de détention. Ils sont au plus près des détenus, subissent la direction qui impose, sans cesse, et sans connaitre la réalité du terrain, Ils restent humbles, et coûte que coûte, s’intéressent aux besoin des détenus avec lesquels ils passent leur quotidien.
Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai écrit ce texte. Il est autant décousu que ce que mon ressenti par rapport à cette visite. Je pense que j’en avais besoin.
Ma couleur de cheveux n’est pas une invitation à venir me parler.
Alors toi, qui t’es dit que le bleu de mes cheveux signifiait que tu pouvais venir me parler, que mes vans à paillettes te permettaient de me complimenter et que mon joli haut, même pas décolleté, te demandait de m’inviter à sortir.
À toi, je te dis merde. Je te demande d’y réfléchir à deux fois. Mes goûts vestimentaires ne sont pas une invitation.
(en plus je t'aime pas.)
Il est parti. Il est parti comme ça.
Merci Gael, merci pour tout. T'étais un chic type, comme on dit. J'espère que là-haut, la mort est belle et que l'amusement est au rendez-vous. Je te dis au revoir, car je n'arrive pas à dire adieu.
Aujourd'hui, j'ai réfléchi. Oui, c'est à dire que pendant que je revisais je trouvais le moindre prétexte pour partir dans mes pensées. C'est d'ailleurs à ces moments là que la réflexion est la meilleure. Je réfléchissais à mon entourage, à mes proches. J'ai d'ailleurs, il y a peu, dépoussiéré un livre intitulé “Se désencombrer de l'inutile”. Il me servira. J'ai pensé à toutes ces personnes, qui me sont chères, très chères, que je ne peux aider ni de près, ni de loin. Ma vocation de travailleuse sociale en prend un sacré coup, d'ailleurs. L'envie d'aider et de soutenir les gens, et la flagrante incapacité de le faire.
Je me suis rendue compte que ces temps, j'étais plus que partagée entre vivre pour moi, en prenant le meilleur et en laissant le reste de côté, ou, aider à tout prix mes proches qui ont besoin d'aide. Se pose alors une question existentielle: Comment faire pour aider alors qu'on te fais clairement comprendre que cela ne sert à rien ? C'est bien la question de l'année, tiens!
Ces temps ma vie est partagée entre dilemmes et révisions, je ne suis pas sûre d'en tenir le rythme.
L'explication n'est pas compréhension morale. En somme, je t'explique pourquoi j'ai envie de te foutre un coup de boule, t'es pas obligé de comprendre.
Hécatombe familiale.
Plus de la moitié de l'arbre généalogique dans l'ombre, ma famille s'éteint à petit feu. Pensez-vous que le cancer se dit: “Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu.” et qu'il repart un sourire au coin des lèvres ? Et puis, c'est comment la mort ? Les gens sont-ils moins hypocrites qu'ici ?
Je vous hais quand vous mourrez, bande de connards.
Il y a quelque chose de commun entre la chaleur humaine et celle d'un café.
L'amertume, peut-être.
J’ai du écrire pour l’école et j’ai bien aimé.
Espace Noir est un espace autogéré dans le Jura Bernois, plus exactement à St-Imier. C’est un lieu qui possède une librairie, une taverne, une salle de cinéma, une salle de concert et de théâtre. J’ai découvert cet endroit grâce à mon ex copain, j’y ai effectué mon stage de maturité spécialisée de travail social, puis j’y suis restée une année en temps que bénévole permanente. Espace Noir est avant tout un lieu de rencontres sociales. Niveau ambiance, c’est pas vraiment le top. C’est un lieu sombre aux allures d’un repère de prolos. S’il avait existé lors de la deuxième guerre mondiale, nul doute qu’il aurait été changé en QG de la résistance. Je trouve que ça lui rajoute du charme, certaine personne ont le ressenti que ce n’est pas un lieu agréable. En général, chacun y trouve son compte.
On y voit de tout, quand je dis de tout, je pense aux toxicos, aux alcooliques, aux biens dans leur tête, à ceux qui l’ont perdue, à ceux qui cherchent du réconfort, à ceux qui se sont égarés, aux fachos, aux bobos, aux gauchistes, aux anarchistes, aux jemenfoutistes, aux riches, aux pauvres, à ceux qui étalent leur science, à ceux qui veulent se sentir utile, à ceux qui sont envahissants, et j’en passe.
On y voit de tout, quand je dis de tout je pense à des débats, des gens qui font la fête, des gens qui savent jamais vraiment quoi commander, des gens qui parlent, des gens qui boivent des cafés, de la bière, de la gnole, des gens qui veulent qu’on leur offre des sandwichs, des gens qui n’aiment pas ce lieu mais qui continue à venir parce que c’est pas cher, des gens qui profitent juste du fumoir et des journaux, des gens qui viennent juste critiquer les autres clients, des gens qui ont leurs habitudes, ceux qui n’aiment pas la bière servie mais qui reviennent soit disant par soutien, et j’en passe.
Parfois quand on travaille au bar d’Espace Noir, on se sent seul, seule la musique et les pensées permettent de ne pas se croire dans un monde parallèle et de ne pas devenir complètement cinglé. Parfois, même quand il y a des clients, on se sent seul. On tente d’amener une discussion, un débat, une question. Seulement, avec les clients, ceux qui, quand ils viennent, sont là de l’ouverture à la fermeture, il est difficile d’amener quelque chose, ils ont toujours raison, sont toujours trop alcoolisés pour parler de façon cohérente, sont toujours trop introvertis pour s’ouvrir au monde qui les entourent, car, « de toutes façons, c’était mieux avant » et ce n’est pas une petite stagiaire qui va faire changer cela.
Au fil des mois on apprend à connaître les gens. On apprend les habitudes de chacun. On apprend qui demande de l’attention, qui n’en veut pas. On apprend ce qu’on doit dire à quelle personne et surtout ce qu’il ne faut pas dire aux autres.
Lors d’une après midi où je faisais mon service au bar, un homme a attiré mon attention. Il était plutôt petit, la quarantaine et avait les cheveux gris. Il faisait parti de ces personnes qui ont l’air
autant totalement à l’aise que totalement perdu. Il a erré un moment dans le hall, à la librairie et dans la galerie, jusqu’à venir au bar me demander si je pouvais lui offrir un sirop. J’étais là depuis environ un mois, et je n’avais jamais entendu de pratique particulière au sujet d’un homme de cette description. Je lui ai dit non. Il a insisté: « Mais tous les autres m’offrent des sirops! » Je lui ai répondu que je demanderai « aux autres » et que si tel était vraiment le cas, je lui en offrirai un la prochaine fois. J’ai lu sur son visage une expression de tristesse et de frustration, comme lorsque l’ont dit non à un enfant qui veut un bonbon, bien heureusement, il ne s’est pas roulé par terre en pleurant. Pour la première fois depuis que je me trouvais dans ce lieu, je me suis sentie mal. J’y ai d’ailleurs repensé une fois chez moi.
Lors de la séance qui a suivi cet échange, j’ai parlé de cet homme aux cheveux grisonnants. On m’a dit, comme si cela semblait évident: « Ah mais Christophe ! On lui offre un sirop par jour ! Il est schizophrène et habite dans la « Maison du Peuple » juste à coté. » On m’a répondu cela comme si j’étais complètement stupide de ne pas l’avoir su, comme si j’avais du le lire sur le visage de Christophe. Comme s’il portait sur le front un tatouage que j’étais seule à ne pas voir, sur lequel il était écrit « Je suis Christophe, je suis schizophrène. »
Le soir même, Christophe est venu me demander un sirop gratuit. Nous étions que les deux (ce qui était plutôt étonnant pour un jeudi soir) et il a commencé à me parler. Il a une manière de s’exprimer plutôt enfantine. Il me racontait son histoire, où il habitait, ses colocataires, ses aides soignants. Je le trouvais touchant. Il aimait regarder mes doc’s martens et me dire qu’il aimerait bien avoir les mêmes. Chaque fois qu’il venait il portait un t-shirt d’un groupe connu de heavy metal, et me demandait si je connaissais, si j’aimais bien, ce que j’aimais écouter. Parfois il glissait dans la conversation: « Tu sais, ma vie est pas facile, c’est dure d’être schizophrène, tu m’offres un sirop ? » Je ne pouvais m’empêcher de lui dire que non, je ne lui offrirai pas plus d’un sirop par jour. À chaque fois, cette expression de tristesse mélangée à la frustration revenait.
Les autres bénévoles d’Espace Noir parlait de lui comme si c’était un enfant chiant, qui demandait trop d’attention. J’avais du mal à comprendre comment on pouvait parler de quelqu’un de cette façon. Ca n’était pas sa faute après tout, ça n’était la faute de personne.
Au fil du temps, la discussion devenait de plus en plus simple avec Christophe, j’avais l’impression de parler avec un enfant. Au fil du temps j’ai commencé à comprendre le ressentiment de mes collègues. Il était lourd, il prenait beaucoup d’énergie. Je n’en pouvais plus. D’ailleurs plus personne n’en pouvait. Mais ce n’était pas sa faute, ça n’était la faute de personne. Il avait le droit de venir, il avait le droit de nous parler. C’était un client comme les autres, qui pompait cinq fois plus d’énergie. Il fallait lui dire non plusieurs fois avant qu’il ne comprenne qu’il n’aurait pas desirop, ni de café. Ah le café... il avait découvert qu’il aimait le café. C’était sa nouvelle boisson préférée, même avant le sirop grenadine.
Au fil du temps, quand je le voyais entrer à Espace Noir, j’étais déjà fatiguée exaspérée, et je m’en voulais. Je m’en voulais de ressentir ça par rapport à une personne qui ne cherchait que du contact social, une présence.
Au fil du temps, il prenait de plus en plus de place. Parfois, je m’énervais un peu, notamment lorsqu’il débarquait au moment où je fermais, pour avoir des sandwichs gratuits, des boissons, quelque chose, tant que c’était gratuit.
Dans le collectif, nous avons commencé à nous questionner sur sa situation. Il n’avait pas l’air spécialement mal, il était propre, habillé avec des habits propres, mais les personnes qui s’occupaient de lui, lui donnaient-elle assez à manger ? Est-ce que son tuteur lui donnait son argent ? Apparemment il est arrivé quelque fois que les tuteurs gardent l’argent des personnes dont ils s’occupent.
On se demandait tout ça, mais on avait aucun moyen d’avoir une réponse. C’est un peu comme tout le temps à Espace Noir, plein de questions, quelque projets, des choses à faire, mais tout le monde reste assis à boire des bières et à fumer des joints. Révolutionnaires de canapés.
Pour en revenir à Christophe, rien n’avait changé, on en savait toujours rien sur la manière dont il était traité, il aimait toujours bien le café, le sirop, les sandwichs au salami... Il prenait toujours beaucoup, beaucoup, beaucoup de place. Du coup, étant donné qu’on ne pouvait pas lui interdire de venir et qu’il n’y était pour rien d’être si...chiant (oui je crois que c’est le mot), j’ai décidé de m’intéresser à lui, à ce qu’il aimait faire, ce qu’il avait la capacité de faire ou de comprendre. J’en suis arrivée à la conclusion que ce petit monsieur, âgé d’une quarantaine d’années aux cheveux grisonnants était autant habile qu’un enfant. Sans préjugés, ni méchanceté, simplement de la réalité, c’était un enfant dans la peau d’un homme de quarante ans.
Nous avons donc passé quelques soirée à discuter de tout et de rien, de politique, ça se passait pas mal lorsqu’on était tous les deux. Seulement, dès qu’il y avait d’autres clients et que je n’avais pas toute mon attention sur lui, il redevenait la personne si chiante qu’il pouvait être. Les autres clients en avaient, souvent, vite marre, et s’en allaient. Dès lors, Christophe redevenait normal et sympathique.
Ainsi se sont passés plusieurs mois, Christophe avait ses hauts, ses bas, il était là, pas là,lorsqu’il partait en vacances chez ses parents, ça nous faisait à nous aussi des vacances, il nous écrivait des cartes postales depuis la vallée d’à côté et lorsqu’il revenait voulait qu’on les lui rende... Mais on avait l’habitude, on ne faisait plus attention à ses manies et tout allait bien, une sorte de routine s’était installée.
Un jour, lors de la séance du collectif, quelqu’un à demandé, mais au fait « Christophe, on le voit plus ? » tout le monde s’est questionné, c’était vrai, on le voyait plus et personne n’avait remarqué cela, on était incapables de dire depuis combien de temps on ne l’avait pas vu. Bien sûr, en tant que bons révolutionnaires de canapés, la question n’a flotté dans l’air que quelques minutes et nous n’en avons plus jamais parlé.
Par la suite, je ne sais plus qui, ni comment cette personne a eu l’information, mais Christophe était parti dans un autre village pour pouvoir travailler dans des ateliers protégés.
Je ne l’ai plus jamais revu, malgré tout l’énervement, la pitié, la compréhension et la gentillesse qu’il avait pu me faire ressentir, j’étais plutôt triste de ne pas lui avoir dit au revoir.
Enfin, ce fût à mon tour de partir, j’avais terminé mes deux ans de résidence dans ce lieu et il fallait que je retourne (enfin) chez moi. Je n’ai plus jamais eu de nouvelles de Christophe, et j’en aurais probablement plus jamais. Je me demande parfois où il est, ce qu’il fait, si ça lui plait. A-t-il enfin pu acheter les fameuses doc martens qu’il m’enviait ?
Des questions qui resteront sans réponse, il ne reste plus qu’à espérer qu’il se porte bien.
L’alcool délie les langues.
“Je suis trop bourrée pour être ivre.”
Aujourd'hui j'ai écouté Fauve, ça m'a donné envie d'écrire. Pas juste Fauve, mais tout ce qui a surgit dans mes pensées aujourd'hui. J'ai pensé à ce type, coup d'un soir de décembre. Il n'a jamais répondu à mon invitation à boire un verre. C'est dommage, le genre de connard en public, mais tout sympa dans l'intimité. J'aurais bien aimé le revoir. Je me suis aussi rappelé que j'avais un exa lundi, j'avais oublié. J'ai rien fait. Mais quand j'ai commencé à stressé, j'ai senti ce parfum, incapable de dire ce que ça me rappelait, mais grosse crise de nostalgie quand même. J'ai aussi eu cent cinquante mille idées de projets artistiques, aucune n'arrivera à terme, j'ai pas le temps, j'ai pas non plus le temps de prendre le temps. Je devrais penser à virer ces saloperies qui prennent de la place dans mon cerveau. Je suis comme ce chien à tête de chou-fleur (ou ce choux-fleurs à corps de chien, d'ailleurs, pourquoi pas), la tête déconnectée du corps. Je suis là, physiquement, ma tête est ailleurs, incapable de savoir où. Quelques part ou les pensées ne toquent pas avant d'entrer.
L'harcelement de rue, c'est pas juste ce gars qui te dis “Eh t'es bonne” ou celui qui te siffle dans la rue. L'harcelement de rue, c'est aussi ce gars qui te caresse la cuisse dans le bus, à qui tu sais pas trop quoi dire parce que tu sais pas si c'est à cause des secousse ou vraiment un geste volontaire parce que t'es habillée un peu court, puis après coup t'es énervée parce que quand même, t'es sure que c'était volontaire et que, putain, t'as rien osé lui dire. L'harcelement de rue c'est aussi ce gars qui t'arrête dans la rue pour te dire que t'es magnifique, il aimerait bien t'épouser sur le champ ou au moins aller prendre un café, à qui tu réponds tout sourire “Merci c'est gentil mais j'ai pas le temps, vraiment je dois aller en cours.” Alors que dans ta tête, tu penses plutôt: “Mais putain espèce de connard, je t'ai demandé ton avis? Vas-y dégage” L'harcelement de rue, c'est aussi ce type trop lourd en soirée, qui voudrait bien ramener une meuf dans son lit pour s'en venter à ses potes.
L'harcelement de rue a tuer le romantisme, la confiance en soi; il a conforté l'insécurité et le malaise.
Maintenant, j'aimerais bien oser dire ce que je pense, quand ça m'arrive. C'est un long chemin…
Samedi, 23 janvier
Aujourd'hui, hauts les coeurs, je suis de bonne humeur!
Avoir le temps de tout faire, mais le temps de rien. J'avais de belles pensées en entrant dans cette formation qu'ils appellent formation “d'adulte”. Je voyais mes rêves de liberté enfin réalisés, mais on se fait vite prendre au mauvais jeu. La surcharge de travail, parce qu'on s'est pas organisé. L'angoisse due à cette surcharge, parce qu'on a trop à faire. Les absences, toujours plus nombreuses. Les dossiers à rendre toujours plus nombreux. Un tas de stress, de petites choses, des migraines. Alors je me plaints ici, à vous qui me lisez ou pas. Je ne sais pas qui vous êtes, ni combien, mais je me plaints vers vous. C'est plus facile que de le faire vers ses amis. Je n'ai pas votre regard ici, je n'entends pas vos pensées, ne les lis pas sur vos visages. Je me sens plus libre, je n'ai pas peur de votre jugement, je ne vous connais pas.
Aujourd'hui, jeudi 14 janvier, je suis au bout, entre la masse de travail qui m'attends pour les examens, la masse de projets que j'ai entamé, les gens que je ne veux pas décevoir. Je suis tiraillée par tout ça, envahie. Je rêve de pouvoir tout effacer, recommencer où j'en suis, mais tout reste dans mes pensées, le jour, la nuit. Je n'ai jamais de pause. Tout se bouscule et je me demande à quel moment je trouverais du repos et pourrais enfin profiter comme j'en ai envie, besoin. En attendant, j'écoute des sons qui me font rêver de liberté. C'est mieux ainsi.
C’est quand même beau de se dire qu’on vit dans un monde où les gens préfèrent être Charlie qu’eux mêmes. Qu’ils préfèrent prier pour Paris que de se donner les moyens d’accomplir leur vie comme ils le voudraient. “C’est quand même triste ce qui nous arrive, si seulement ça pouvait être autrement.”
Mais bordel, responsabilisez-vous. Donnez-vous les moyens de faire de votre monde ce que vous voudriez qu’ils soient. Regardez autour de vous, toutes les personnes qui sont Charlie, comme vous, rêvent du même monde.
Ouvrez les yeux, regardez autour de vous, sortez de cette pseudo liberté d’expression dans laquelle vous vous êtes enfermé. Accomplissez votre vie bordel. Cessez de vous plaindre, cessez de rêver et d’envier une vie qui n’est pas la votre. Faites qu’elle le devienne ou fermez là. Des milliers de personnes œuvrent pour que ce monde change. Rejoignez-les. Mais par pitié, arrêtez de vous apitoyer de votre sort, et faites en sorte qu’il devienne ce que vous voudriez.
Doutes, attente, anxiété, attente, doutes, attente, doute, attente. L'assemblage de mots d'après une soirée trop arrosée qui se finit dans un bled paumé. "Merde j'ai pas réussi à partir comme une voleuse."
The first single of the record If We Go Down, We Will Go Together! filmed by: Claudio Stanghellini & Mark van de Korput Edit by: Claudio Stanghellini
À Raf et Liona. Je vous aime pas trop mais j’aime bien être avec vous. Non c’est pas vrai. Je vous aime.