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“into the wild”
L'ennui (1998), Cédric Kahn
L'ennui (1998), Cédric Kahn
L'ennui (1998), Cédric Kahn
L’ennui (1998), Cédric Kahn
“Mon cœur est froid, ma tête est vide, Je suis triste, et ne sais pourquoi : Toujours, comme un spectre livide, L'ennui se dresse devant moi. Sous un poids mortel abattue, Ma jeunesse va se flétrir ; Le dégoût m'accable et me tue ; Je ne puis vivre ni mourir. Mon âme, en proie à l'amertume, S'acharne à rêver des tourments, Et tout mon soleil se consume Sans pouvoir me faire un printemps. Au bonheur suis-je donc rebelle ? Non ! je l'ai connu plus d'un jour : Mais, à présent, en vain j'appelle… — Plus de maîtresse !… et plus d'amour !…”
— Charles Dovalle - L’Ennui.
L’ennui
Il est très difficile de dire ce qu’est l’ennui.
Qu’est-ce que quelque chose qui nous ennuie ? Est-ce une chose qui a délivré toute la dose de divertissement qu’elle contenait ? ou bien est-ce la preuve formelle que le pluriel, en français, permet syntaxiquement de séparer l’enfance de la vie d’adulte ? l’insouciance des préoccupations ? l’ennui des ennuis ?
Il m’est difficile de dire ce qu’est l’ennui.
Parfois, je l’apprécie, car il l’indice que ma vie m’est rendue pour une courte période et que le temps que je m’ennuie n’appartient vraiment qu’à moi. Parfois, je le renie, car il m’indique simplement que les ennuis ne savent pas s’étaler dans le temps et qu’ils forment, sur la frise chronologique de mon existence, des pâtés épais et non pas d’élégantes et fines lignes droites.
J’aurais aimé pouvoir définir l’ennui. En soldate des temps modernes, j’aurais pu ainsi l’abattre, en faire un monstre vaincu, j’aurais pu tuer l’ennui, et vous y inviter aussi. Malheureusement, à cette longue lecture, l’ennui vous envahit, et j’ai manqué mon but.
Tout ceci m’ennuie beaucoup.
#7 #l'ennui #30jourspourecrire
L'ennui que je ne connais pas
Lorsque tu es là
Lorsque tes doigts effleurent ma peau
Tes lèvres effleurent mes mots
Tes pensées effleurent ma réalité
Je ne le connais plus
Il s'est enfui le jour où je suis resté
Et ne suis jamais repartie
Pour encore connaître
L'incertitude de nos jours
Et de ta paume
Contre ma joue
Jour et nuit
“Nos rêves nous protègent du poison de l'ennui…”
—
V. H. SCORP
“La fissure sur le mur était bien le dessin d'un chemin. D'un doigt tu le suivais, main fragile au-dessus d'une faille. Dans ce tracé des mondes qui s'écartaient, soudain tu as vu un rapprochement ; la secousse des cœurs glissant l'un vers l'autre. Il fallait traverser la mer, mais nous le faisions si souvent en rêve, contrebandiers aux yeux fermés, trafiquants de sentiments. Et lorsque ton doigt quitta enfin le mur, il était temps ; tu le pointas sur le présent, nous ouvrîmes nos yeux en un même lieu et les rêves se dissipèrent comme des nuées d'insectes. Ils laissèrent place à ce qui se vit de mieux à la surface de l'écorce terrestre : une rencontre.”
— jacques dor
Il fallait que je replonge pour voir
“Prends pas la tête, on fait la paire Même si je parle pas des masses J'ai passé l'âge des athénas, mes états d'âmes sont assez rares Et ça fait quoi ? Je suis là pour toi, t'es là pour moi Si je me décide, baisons comme des autistes Aimons-nous comme des imbéciles”
— VALD - Parle Moi (Dirty)
“J ai pas mis d espoir la ou il en fallait”
— VALD- Parle moi
“Croire au premier amour, c'est un peu comme croire au père Noël. Sauf que la désillusion est bien plus douloureuse.”
—
“En effet, si les premiers amours paraissent, en général, plus honnêtes, et comme on dit plus purs ; s'ils sont au moins plus lents dans leur marche, ce n'est pas, comme on le pense, délicatesse ou timidité, c'est que le cœur, étonné par un sentiment inconnu, s'arrête pour ainsi dire à chaque pas, pour jouir du charme qu'il éprouve, et que ce charme est si puissant sur un cœur neuf, qu'il occupe au point de lui faire oublier tout autre plaisir.”
— Les liaisons dangereuses, Choderlos de Laclos
“Ce qu’on appelle l’amour c’est l’exil, avec de temps en temps une carte postale du pays, voilà mon sentiment ce soir. Quand elle eut fini, et que mon moi à moi, l'apprivoisé, se fut reconstitué à l'aide d'une brève inconscience, je me trouvai seul. Je me demande si tout cela n'est pas de l'invention, si en réalité les choses ne se passèrent pas tout autrement, selon un schéma qu'il m'a fallu oublier. Et cependant son image à elle reste liée à celle du banc, pour moi, non pas du banc de la nuit, mais du banc du soir, de sorte que parler du banc, tel qu'il m'apparaissait le soir, c'est parler d'elle, pour moi.”
— Samuel Beckett - Premier amour - 1945.