The Sopranos [Season 6B, 2007]

titsay
One Nice Bug Per Day

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he wasn't even looking at me and he found me
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Kaledo Art
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open
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Keni
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$LAYYYTER
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Origami Around
Sweet Seals For You, Always
PUT YOUR BEARD IN MY MOUTH
Aqua Utopia|海の底で記憶を紡ぐ

Kiana Khansmith
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@vintagedylanesque
The Sopranos [Season 6B, 2007]
The Sopranos [Season 6A, 2006]
The Sopranos [Season 5, 2004]
The Sopranos [Season 4, 2002]
The Sopranos [Season 3, 2001]
The Sopranos [Season 2, 2000]
ER - Saison 15 [2008-2009]
Où comment tenir bon sur la dernière ligne droite. Faire du fan-service intelligent. Et finir en beauté.
En tout cas, c'est le bon souvenir que je garde de cette ultime saison qui, peu à peu, à réussir à reconstruire une dignité à #ER en puisant dans le passé sans forcément renié ses quinze années d'évolution. Pour la dernière fois, voyons si mes souvenirs sont bons...
15.01 Life After Death
Par amour du symbole, la saison débute avec une scène qui a tout l'air de dire : "allez, laissez-nous sortir d'une gueule de bois qui a duré trois saisons..."
#ER a souvent mis ses héros en danger lors de season premiere ratés car sans vrai suspense. Que ce soit Pratt et Chen dans le 11.01, Abby dans le 13.01 ou Neela dans le 14.01, on savait qu'ils allaient s'en sortir. Le 15.01 frappe fort car il va jusqu'au bout.
Si on m'avait dit que Pratt allait y passer lors de la 12ème saison, j'aurais dit bon débarras. Là, l'émotion est au rendez-vous car la s14 aura au moins réussi à en faire un personnage intéressant et un chef d'équipe crédible. Son agonie est cruellement bien retranscrite.
C'est tout sauf original mais c'est exécuté avec un savoir-faire, un sens de la structure et du crescendo émotionnel qu'on avait pas vu depuis très longtemps. Et c'est l'occasion parfaite de ressouder une équipe resserrée au début de cette dernière saison.
En particulier pour Morris qui, après une légère rechute en s14, va devoir à nouveau prouver qu'il est celui sur lequel compter. Avec le départ imminent d'Abby et Neela coincée en chirurgie, il est le titulaire le plus ancien à parcourir le County. Et il va être à la hauteur.
Il m'a fallu une demi-seconde pour retrouver la Abby que j'aime. C'est fou cet éclair de lucidité de la part des scénaristes. Ils pensent même à offrir à chaque personnage secondaire un moment touchant. On est déjà dans l'hommage bien dosé. Le début de la fin.
Greg, on aura pas toujours été copain mais je vois ta tronche tous les jours depuis trois mois, je t'ai supporté dans ton meilleur (s9, 13 et 14) et surtout dans ton pire et même si le jeu de Mekhi Phifer aura rarement su me convaincre en 135 épisodes, restes en paix.
15.02 Another Thursday at County
Pour sa dernière rentrée des classes, #ER propose un mélange reboot/greatest hits qui annonce la couleur de la saison, introduit une nouvelle génération et rappelle son talent pour passer le flambeau.
Le County est le personnage principal de la série et, dans une version amélioré du nouveau chef venant semer la zizanie, le Dr Banfield symbolise à la fois le passé et le futur de l'hôpital. Angela Bassett est en surjeu total mais apporte une belle énergie et une vraie classe.
Même chose pour les 4 nouveaux internes qui, tout en rappelant que NBC essaye de concurrencer #GreysAnantomy, représentent chacun un mix de différents archétypes vus dans #ER. Des gimmicks nécessaires pour lancer un nouveau cycle d'apprentissage.
On y retrouve notamment Emily Rose (futur star de #Haven), Julian Morris (aperçu dans #NewGirl), Victor Rasuk (#HowtoMakeitinAmerica) et bien sûr Shiri Appleby (#Roswell #Unreal) qui était déjà apparu dans le pilote de la série en tant que jeune patiente.
Les bébés docteurs renforcent le statut des vétérans et nous font mieux apprécier Tony (oui, je suis le premier surpris), un Morris en pleine dépression et une Sam qui a son meilleur épisode depuis longtemps. Reste encore beaucoup de boulot à faire sur Brenner...
Bien sûr, le coup du virus contagieux, c'est pompé sur "Exodus" (4.15) et "Lockdown" (8.22) mais on s'en fout parce que la 15ème saison est là pour recycler avec talent et nous rabâcher que les médecins changent mais pas le County.
En tout cas, c'est la dernière fois que l'on aperçoit ce bon vieil Anspaugh. Big up à John Aylward qui depuis la 3ème saison et pendant 75 éps en tout, aura su être une figure aussi autoritaire que rassurante, présent lors des moments cultes, de "The Storm" à "May Day".
15.03 The Book of Abby
L'un des plus beaux personnages de la série (et l'un de mes favoris à la télévision) a le droit à un départ digne de ce nom. À nouveau, la 15ème saison propose un best-of et pioche ici dans les meilleurs adieux pour honorer Maura Tierney.
David Zabel nous rappelle qu'il était à l'origine de "Orion in the Sky" (8.18) et emprunte beaucoup à cet épisode culte tout en l'adaptant à ce qui fait d'Abby un personnage particulier. Drôle, émouvante, a bit nuts..
Tout son long parcours est revisité lors de cette dernière garde où j'ai retrouvé tout ce qui a rendu inoubliable les 190 épisodes passés en compagnie d'Abby : de son appartement à son amitié avec Neela en passant par son passé d'infirmière, sa mère et sa relation avec Luka.
À l'exception de la voix-off en intro, j'ai trouvé qu'il n'y avait pas une seconde de trop, que les répliques étaient parfaites et j'ai pleuré régulièrement. J'ai pleuré quand elle dit au revoir à Neela. Quand elle passe le flambeau à Morris. Quand elle danse avec Frank...
J'ai pleuré car la série a bonne mémoire et nous ressort le score du départ de Mark, Carol et Carter et qu'en utilisant Haleh en gardienne des souvenirs, on peut lire tous les noms qui ont parcouru ces couloirs et y ajouter ceux de Lockhart et Kovac, à la place qu'ils méritent.
J'ai pleuré car je suis un fan et qu'on m'a offert du fan service de qualité. Et parce qu'après bientôt cinq mois à vous embêter avec ça, je ne pourrais plus inonder votre feed de Maura Tierney. Quel voyage depuis "Abby Road" (6.12).
Merci pour tout Abby. Keep your head up...
15.04 Parental Guidance
Angela Bassett porte sur ses épaules un épisode faiblard qui prouve que la série doit encore se débarrasser de mauvaises habitudes pour retrouver son charme d'antan.
Pourtant, ça commence bien avec chaque titulaire qui doit former un interne mais très vite, les "mentors" s'égarent: Tony reprend sa casquette de Uncle Jesse face au piercing de Sarah, Morris a peur de sortir avec une call-girl et Brenner continue son flirt agressif avec Neela...
Alors on se repose sur les guest-stars : l'excellente Molly Price déjà venu dans #ER lors du crossover avec #ThirdWatch (8.19) et Glynn Turman (#TheWire) vétéran du petit écran. Dommage que leurs intrigues respectives manquent autant d'originalité et d'impact.
15.05 Haunted
Cela faisait longtemps qu'on avait pas eu d'épisode spécial Halloween (depuis le 10.05 je crois) et le retour de cette tradition est un peu manqué. Juste un prétexte pour ouvrir le défilé des anciens avec un personnage toujours aussi fade, même amputé...
La nonchalance de Shane West n'a toujours aucun effet sur moi et un énième triangle amoureux autour de Neela est synonyme d'ennui total. Ça devient de plus en plus frustrant d'entendre dire qu'elle est une grande chirurgienne sans jamais la voir au bloc...
Le reste est un remake sans éclats de trucs vu et revus : l'infirmière qui reprend ses études de médecine, le pédiatre qui essaye de redonner le sourire à un gamin (oui je sais Tony n'est pas pédiatre mais c'est tout comme) et un suspense à rallonge autour du secret de Banfield..
Au moins, les graines sont plantés pour une mini-rédemption de Brenner qui, peu à peu, passe du connard machiste au connard "mais c'est pas sa faute car il a eu une enfance difficile". Le genre d'épisode qui me fait dire qu'il était grand temps de plier les gaules.
15.06 Oh Brother
Un bon petit épisode vintage qui, sans forcer le mélo, continue de parler transmission de savoir et traumatismes en tout genres. Le duo Morris/Banfield fonctionne bien et est le moteur inattendu de cette dernière saison.
Même si Sam Jones III n'est pas beaucoup plus expressif que Mekhi Phifer, Chaz Pratt est bien utilisé comme fantôme de son frangin et symbole d'une énième génération venu remplacer la précédente. Le cycle de la vie pour citer Rafiki.
Le Tony que je peux supporter avec plaisir est le Tony qui s'occupe d'un vétéran du Golfe SDF. Le Tony dont je ne peux plus, c'est celui qui se retrouve au milieu d'un triangle amoureux (le 512ème) entre Sam et Shiri Appleby.
En tout cas, il faut vraiment saluer le boulot de l'équipe de casting qui, comme si la présence d'Angela Bassett n'était pas déjà un cadeau, enrôle Courtney B. Vance dans le rôle de son mari.
Et pour interpréter l'histoire simple mais touchante entre un boxeur et son père, embauchent Chadwick Boseman (#BlackPanther) et Carl Weathers (dans ce qui est presque un sequel à #Rocky).
15.07 Heal Thyself
Un "very special episode" qui commence sur une note plein de gravité avec le retour de l'ancien logo et Eriq LaSalle nous annonçant le décès de Michael Crichton, le créateur de la série (et de #JurassicPark et #Westworld).
Il y a de nombreuses façons de faire revenir Anthony Edwards pour une apparition nostalgique et David Zabel a vraiment réussi à trouver la plus sensible et organique. Le Dr Greene revient pour servir l'histoire du Dr Banfield et non l'inverse.
Le background de Catherine n'est donc pas juste une excuse pour nous amener à ce saut dans le passé. Mark est donc en retrait, tel qu'on s'en souvient : un médecin exemplaire qui accompagne avec pudeur le deuil d'une famille.
Même si on a des caméos qui font plaisir de la part de Laura Innes et Paul McCrane, c'est bien Angela Bassett qui est au centre de toutes les attentions et qui est servi par le script et la réal de Zabel.
C'est donc un bel exploit que d'avoir réussi à juste nous proposer un très bon épisode de #ER sans être débordé par la nostalgie abusive. Le montage est d'une grande précision et le flashback (qui a lieu autour du 8.17 si mes calculs sont bons) ne fait pas d'erreur de continuité.
Les clins d'oeils sont discrets (la chemise culte de Mark, le score) et sont juste de petits bonus qui ne distraient pas. De toute façon, on est trop occupé à être ébloui par ce que proposent Angela Bassett et Courtney B. Vance, impeccables.
Il y a même autour de cette intrigue centrale des choses en périphérie qui rappellent l'âge d'or de la série, comme le jeune Andrew en héritier du jeune Carter. Julian Morris est clairement le plus convaincant des 4 nouveaux internes.
Bref, merci à Zabel de ne pas s'être planté sur ce coup-là et d'avoir éviter les nombreuses maladresses qui le guettait avec ce genre d'exercice. Débarrassé des attentes et aidé par une écriture solide, c'est un mini tour de force qui fonctionne encore mieux lors d'un rewatch.
15.08 Age of Innocence
Je suis partagé : d'un côté, je me dis que lui inventer un background de victime de pédophilie, c'est un moyen paresseux de rendre Brenner attachant et de justifier son comportement ignoble de Dom Juan...
D'un autre côté, la manière dont on nous amène à ce monologue final, la puissance de David Lyons dans cette scène, c'est du grand #ER. Et réussir à faire du grand #ER avec des personnages que je croyais détester, c'est un petit miracle.
Le grand pardon ne s'arrête pas à Brenner puisqu'il s'agit également du meilleur épisode de Tony Gates (mon pire ennemi) depuis son apparition dans la série. Enfin le background militaire du personnage est utilisé à bon escient et sans passer par la case "Full House"...
Janine Sherman (l'une des meilleures scénaristes des dernières années) réussit donc à soigner des personnages en roue libre depuis trop longtemps. Et par l'intermédiaire d'Andrew, elle redonne à Neela un vrai arc mentor/élève. C'était maintenant ou jamais.
15.09 Let It Snow
Ça démarre comme un hommage à "Blizzard" et le classique catastrophe de neige... et ça finit par être un hommage à une autre tradition moins glorieuse : les mésaventures d'Alex Taggart...
Cardellini et Stamos s'en sortent mieux que prévu dans leur duo Doug/Carol du pauvre mais j'en peux plus de voir leurs ados se foutre dans le pétrin et entraîner des cliffanghers à la noix. De Sarah ou Alex, je ne sais même pas lequel est le pire...
J'ai largement préféré passer du temps avec un autre duo, celui formé par Banfield et Morris. Un huis-clos intimiste, finement écrit et où on peut se régaler devant Angela Bassett ivre qui chante Joan Jett. Plus mémorable que le drama des urgences finalement...
15.10 The High Holiday
Pour son dernier cadeau de Noël, #ER nous offre ce qu'elle fait de meilleur : des cas médicaux avec une résonance sociale, une équipe soudée et un bon équilibre entre moments graves et légers. À l'ancienne quoi.
Quand je vois comment la série nous parle des immigrés et des vétérans, comment elle a su faire évoluer son idéalisme et ses combats sur + d'une décennie, entre l'administration Clinton et Obama, je suis un peu curieux de voir de quoi elle serait capable sous Trump, aujourd'hui.
Avec la superbe Robin Weigert (#Deadwood), on aborde l'adoption par les couples homosexuels sans jamais tomber dans le didactisme. C'est une histoire médicale traité avec sensibilité et qui a un écho sur l'arc du Dr Banfield.
J'ai aussi remarqué que, pour la 1ère fois depuis peut-être la S5, il n'y a aucun personnage de trop et aucun personnage que je ne déteste. Ça aura mis le temps mais les scénaristes ont enfin compris comment manier leur cast. Je suis même réconcilié avec Brenner, voilà c'est dit.
Et comme miracle de Noël, on a un nouveau retour de notre réceptionniste favori ! Jerry s'emmerdait en Alaska, ce qui est un clin d'oeil à l'annulation de "Men in Trees", la série où Abraham Benrubi était barman le temps de deux saisons.
15.11 Separation Anxiety
Quelle bonne idée d'avoir engager Justina Machado (#SFU #onedayatatime) comme love interest de Morris ! Elle apporte une énergie dingue et bénéficie d'un personnage vivant, bien écrit et dont la relation avec le médecin commence très bien.
Par contre, j'avais pas du tout besoin d'un flirt John Stamos/Shiri Appleby. J'ai eu ma dose de triangle amoureux bidons et de médecins qui couchent avec des étudiantes, #ER, merci bien. C'est con parce que Tony était devenu mon pote...
L'épisode se concentre surtout sur Banfield et son désir d'enfant. Ce qui n'a rien d'original, est un peu précipité et a déjà été vu avec Jeannie Boulet. Mais Angela Bassett fait le boulot et c'est l'occasion de revoir une dernière fois le Dr Janet Coburn.
15.12 Dream Runner
#ER ne pouvait pas tirer sa révérence sans une nouvelle expérimentation. Ce mélange de "Groundhog Day"/"Run Lola Run" est un noble échec et tient donc plus de "Hindsight" (9.10) que de "Time of Death" (10.06) ou "Body & Soul" (12.13).
C'est une bonne idée de faire un Neela-centric au moment où le personnage - qui est désormais le plus ancien du cast principal - est à un tournant. Une bonne occasion de parler orientation et de nous offrir un dernier épisode focalisé sur la chirurgie.
Une bonne excuse aussi pour une visite brève mais délicieuse d'Alex Kingston. Comme pour son mari dans le 15.07, l'apparition de Lizzie est au service du présent plutôt que d'être purement nostalgique ou gratuite. Elle a vraiment sa place face à Neela, sa jeune héritière.
Mais est-ce que tout ça bénéficie vraiment de cette structure en forme de triple hypothèse et de cette voix-off à la #GreysAnatomy ? Pas forcément mais même s'il est à peine réussi, je salue l'essai. #ER était une série de network qui essayait sans cesse de dynamiter sa forme.
Et en tant que dernier rejeton de cette série d'expérimentations, "Dream Runner" ne manque donc pas de charme et redore presque l'image de Neela. Dommage que sa coucherie avec Brenner soit le dernier acte d'un épisode qui s'était refocalisé sur sa carrière...
15.13 Love is a Battlefield
Un titre naze pour un épisode moyen centré sur des histoires de coeur sans intérêt, surtout si près de la fin. J'imagine que c'est un hommage à une autre spécialité du #ER sous Zabel : le soap soporifique.
Mais si on zappe tout ce qui concerne le couple Neela/Brenner ou le triangle Sam/Tony/Daria (c'est à dire les 3/4), on peut se délecter d'une enquête mené par Morris et Claudia, le seul couple un minimum captivant.
À moins que vous ne rêviez d'une B-story avec Brady qui doit raser le dos d'un client très poilu ? Si oui, vous êtes le genre qui a dû adoré le couple Jane Figler/Dusty Crenshaw ? Merde, concentrez-vous les gars, il vous reste plus beaucoup de temps...
On notera la présence de la vétérante Debra Mooney (#Everwood) après une apparition dans un autre rôle en s5 et la dernière consultation du Dr Myers (Michael B. Silver), psychiatre du service depuis la deuxième saison.
J'en profite pour faire un big-up à Chuny Marquez (Laura Cerón) qui est non seulement l'infirmière qui a fait le plus d'apparitions dans la série mais aussi la 3ème actrice a être apparue dans le plus grand nombre d'épisodes (219 !) juste derrière Noah Wyle et Laura Innes.
15.14 A long, Strange Trip
Un épisode ingénieux qui permet de rendre hommage à l'Histoire du County, à l'évolution de la médecine d'urgence et à la capacité sans cesse renouvelée de Joe Sachs pour écrire des patients touchants.
Le dernier baroud d'honneur d'une ancienne légende du County m'a fait verser une larme. On a presque l'impression que l'équipe en profite pour saluer Michael Crichton. Et le retour du Dr Morgenstern (William H. Macy) est aussi réjouissant que bien pensé.
Les flashbacks en 1968 sont parsemés, plutôt élégants et donnerait presque envie d'un spin-off historique. En tout cas, la 15ème saison continue son travail minutieux sur la mémoire, l'héritage et le retour aux sources.
En plus de ce voyage temporel, le présent offre des cas passionnants : une afro-américaine qui risque six mois de prison pour avoir volé des médicaments à cause d'une sécu pourrie et la victime d'une tuberculose mal diagnostiquée. Du très bon #ER dans les deux cas.
Seul bémol : un énième drame familial avec Sam et une sœur sortie de nulle part parce qu'on avait pas eu assez avec le fils, l'ex-mari et la grand-mère. Même le charme de Shannon Woodward (#RaisingHope #Westworld) ne m'a pas empêché de bailler poliment.
15.15 The Family Man
Pour des histoires de familles intéressantes, il vaut mieux se tourner vers cet épisode réalisé par Eriq LaSalle où chaque cas médical est traité avec sensibilité, en particulier celui de la jeune Lucy (Ariel Winter pré-#ModernFamily).
Louis Gossett Jr. vient faire la leçon à John Stamos dans une intrigue aussi simple que touchante, juste un vieillard qui accepte sa propre mortalité. Il suffisait tout bêtement de bons patients pour rendre Tony et Brenner supportable.
Big up aux secouristes Dwight Zadro (Montae Russell) et Doris Pickman (Emily Wagner) qui, depuis la première saison et pendant plus de 150 épisodes, auront accompagnés les patients au County. Merci à eux et leurs collègues Olbes, Dumar, Bardelli, Morales et j'en passe !
15.16 The Beginning of the End
Qui de mieux que John Carter pour célébrer le début de la fin ? Même si le drama est un peu forcé pour justifier le retour de l'enfant prodige du County, le plaisir de retrouver mon personnage favori suffit à faire passer la pilule.
Et à travers celui qui nous a fait découvrir les urgences au tout début, on réalise à quel point elles ont changés en son absence. Encore une occasion de revisiter la mythologie du County soit avec auto-dérision soit avec révérence.
Si on met de côté l'aspect éculé du "médecin qui doit lui-même affronter la maladie", le retour de Carter est donc traité avec réalisme, sans en faire des caisses et en caressant les fans de mon genre dans le sens du poil. Noah Wyle m'avait sacrément manqué.
Ah et voilà de quoi conclure le débat Carby/Lubby pour de bon (même si on me la fait pas à moi) :
Le reste de cet épisode spéciale Saint-Valentin parle justement d'amour et, même si je me contrefous toujours des couples Neela/Brenner et Tony/Sam, j'ai toujours autant de plaisir à suivre Morris et Claudia, surtout qu'il permet ici d'aborder les violences policières.
Bien que pas toujours adroit dans ses tentatives d'humour et bien que je me serais largement passé des deux montages musicaux lourdingues, je suis donc ravi du retour de Carter. À défaut d'avoir un bon épisode, on retrouve un bon vieux personnage.
15.17 T-Minus 6
La "première" garde de Carter se fait dans un mélange de drama et d'auto-dérision qui colle bien au personnage et lance habilement le crépuscule de la série.
Par petites touches, on revisite toute la mythologie John Carter, de ses débuts en chirurgie à la mort de Lucy en passant par l'Afrique et, dans une scène coupée d'un joli dialogue avec Banfield, une référence à son ancien mentor...
Avec Rod Holcomb derrière la caméra (il avait réalisé le pilote), Zabel et Zwerling mijotent du recyclage qui s'assume (Neela/Dubenko en mode Carter/Benton, Brenner en mode Doug Ross) et renforce l'impression de boucle plutôt que d'être un signe de paresse.
Bien sûr, la série ne pouvait pas se terminer sans un dernier arc "médecin dont un membre de la famille a des problèmes" et, bien sûr, ça tombe sur Sam. À défaut d'être original, ça permet à Cardellini de jouer autre chose que le flirt avec Stamos.
15.18 What We Do
Là où le live permettait au docu "Ambush" (4.01) d'être dans le feu de l'action, ce docu là se concentre sur des faces à faces et dresse un portrait intime et amoureux du personnel des urgences.
Si le procédé est vu et revu (j'en ai même fait un article : http://goo.gl/5p18Z9 ), il est utilisé à petites doses et c'est avant tout un moyen de rendre hommage à l'équipe et d'offrir à chaque acteur une chance de briller en dehors de la formule habituelle.
En particulier le petit personnel, mis en avant comme rarement auparavant. L'occasion de saluer nos camarades les plus familiers, fidèle au poste depuis plus de 200 épisodes : Haleh (Yvette Freeman), Frank (Troy Evans) et bien sûr Jerry (Abraham Benrudi). Les vrais vétérans.
Il se dit aussi beaucoup de choses sur le fonctionnement des urgences (le lieu) et d'Urgences (la série). Et c'est super d'avoir un Carter mélancolique. Jusqu'au bout, il aura été notre guide et comme cette fin me rend mélancolique moi aussi, l'impact est bien là.
Mais finalement (et Carter est aussi surpris que nous), c'est bien Morris qui donne le ton. Même si ce qui arrive à Claudia était ultra prévisible, elle permet de mesurer la maturité d'Archie. Scott Grimes livre sa performance la plus juste.
15.19 Old Times
Même le fan le plus optimiste n'aurait pas osé rêver d'un meilleur cadeau. Avec une histoire très solide de dons d'organes, on retrouve de vieux amis et pas juste pour des caméos gratuits.
Presque 10 se sont écoulés depuis qu'on a vu notre couplé préféré et il faut cinq secondes à Margulies et Clooney pour retrouver leurs personnages cultes sans décalage bizarre et avec ce qu'il faut d'autodérision et de clins d'oeils au temps qui passe.
Il y a même dans la scène finale le retour du thème musical Doug/Carol. John Wells a une mémoire de dingue. Son meilleur épisode depuis longtemps (le dernier étant "Canon City", c'était pas difficile). https://www.youtube.com/watch?v=dbmDmwxMlnc …
Bien sûr, si vous avez un peu suivi le thread, vous vous doutez que la réunion qui m'a le plus réjoui, c'est celle du meilleur duo de la série. Elle se fait à la cool, avec une maîtrise total de ce qui fonctionne dans la dynamique entre mentor et élève.
Même Cleo a le droit à une mention ! Et j'ai pris un coup de vieux quand j'ai appris que Reese avait 13 ans et puis j'ai réalisé que maintenant, il aurait 23 ans et ça m'a un peu déprimé...
Comme si on avait pas déjà été gâtés, la série se paye le luxe d'embaucher Susan Sarandon et la légende Ernest Borgnine (dans l'un de ses derniers rôles).
Même avec tout ça, l'épisode n'est jamais chargé, il tient la route. À l'exception peut-être de l'intrigue de Banfield. C'est bien de conclure son arc mais là pour le coup, le bébé abandonné qui lui tombe dans les bras, c'est un peu précipité.
15.20 Shifting Equilibrium
Là où le départ d'Abby était inspiré de "Orion in the Sky" (8.18), celui de Neela puise plutôt du côté de "Such Sweet Sorrow". Même si le personnage aura été bien malmené pendant la période sombre de la série, c'est plus émouvant que prévu.
J'ai bien aimé la structure qui, en plus de soigner la sortie de Neela, permet d'insérer un clip-show (avec un clin d’œil à Gallant) et d'achever la rédemption de Brenner. Même si ça s'est fait un peu rapidement, il a joliment évolué depuis ses débuts minables.
On en profite aussi pour dire au revoir à la chirurgie et à Lucien Dubenko (Leland Orser). Quand il n'était pas occupé à être ambigu avec ses protégés, le chirurgien avait son charme et a été une figure pendant plus de 60 épisodes. Il termine en tout cas sur une bonne note.
Bon, même si je suis ravi d'entendre le score des retrouvailles Doug/Carol, on va pas se mentir, les retrouvailles Neela/Ray ne sont pas du même niveau. J'aurais presque préféré qu'elle termine avec Brenner plutôt qu'avec son ex-coloc relou mais bon, j'apprécie la référence.
Mais en vrai, le seul caméo valable, c'est celui d’Abby. Merci d'être passé Maura, surtout que l'amitié Abby/Neela aura été le point fort du #ER post-Carter.
Alors j'oublie les désastreuses saisons 13 et 14 où elle a fait n'importe quoi et je repense aux saisons 10 à 12 où Neela a été une figure attachante et rafraîchissante de la nouvelle génération (en particulier dans "The Student" ou "I Do"). Elle a mérité son nom au panthéon.
15.21 I Feel Good
Pour son avant-dernier épisode, #ER se repose sur son côté le plus humaniste et (comme l'indique le titre) feel good. Après tant de drama et de malheurs, ça fait du bien.
C'est donc sous forme de happy-end que se bouclent les arcs du cast principal : Banfield adopte, Morris lance une famille, Tony et Sam se réconcilient et Brenner accepte ses vieux démons. C'est aussi prévisible que satisfaisant. Surtout pour Archie et Claudia.
Et en toile de fond, on a donc le Camp DelCorazon, centre aéré pour enfants souffrant de problèmes cardiaques (il existe en vrai), ce qui permet à Joe Sachs de mélanger les états d'âmes des médecins et des patients. De faire du classique #ER quoi.
C'est un bon moyen aussi d'utiliser la voix de Scott Grimes et les "talents" de batteur de John Stamos (qui joue avec les Beach Boys à l'occasion). En fait, on a l'impression d'avoir une fête de fin de tournage pour l'équipe et leur joie est contagieuse.
15.22 ...And in the End
Remake du pilot, ce series finale est un best-of de tout ce que #ER sait faire de mieux. Une conclusion parfaite entre classicisme et nostalgie qui a bien compris que le personnage principal était le County Hospital.
Il était difficile de faire mieux que "The Letter" (8.20) et pourtant, avec cette garde de 24 heures qui brasse plein de générations différentes et ces nombreux parallèles avec le pilote (dont une réal de Rob Holcomb), ça valait presque le coup d'avoir six ans de plus...
Et comme dans le pilote, c'est Carter qui nous guide et qui, en même temps, guide Rachel. Ce qui boucle encore plus de boucles. Termine la série sur le thème de l’apprentissage et du passage de relai. Et nous offre une dernière réplique impeccable. "Are you coming, Dr Greene?"
L'ouverture du Carter Center est un bon prétexte pour une réunion d'anciens élèves qui sonne authentique tant les acteurs prennent du plaisir à se retrouver. Revoir Susan balancer des one-liners et Peter/Lizzie flirter est un beau cadeau.
On a une conclusion à la saga Carter : une jolie scène avec Kem, un dernier échange avec son mentor, une dernière partie de basket. Moi qui était déçu de "The Show Must Go On" (11.22), j'ai été servi et en reprendrais presque pour quinze ans.
John Wells n'oublie pas de récompenser les "nouveaux" et on quitte le County en étant réconcilié avec Tony et Sam et en ayant confiance total envers le duo Banfield/Morris pour assurer les patients (tous très émouvants pendant cet épisode).
Alexis Bledel se révèle très crédible dans le rôle de la (dernière) nouvelle venue et je me dit que si NBC craque pour un reboot, je vois bien le Dr Julia Wise en chef des internes, avec Archie en chef des urgences et, bien sûr, Carter en directeur du County.
De toute façon, c'est le message de l'épisode : le soleil arrive après la pluie, patients et médecins vont et viennent et, au County comme dans la vie, tout recommence. On est que de passage. Et je suis content de toujours pouvoir compter sur #ER pour rendre meilleur le voyage.
ER - Saison 14 [2007-2008]
AKA la grève des scénaristes. Aussi bien en coulisses qu'à l'écran.
Revenons dix ans en arrière et cette drôle d'année que fut la saison 2007/2008 où la plupart des programmes furent raccourcies ou modifiés par la grève des scénaristes. J'étais en terminale au lycée et je venais d'avoir Internet à domicile.
Ne le dites pas à la police mais cette 14ème saison fut la première de #ER que j'avais pu télécharger et suivre semaine après semaine (tout comme la 4ème de #TheOffice et la 1ère de #BreakingBad). Tout ça m'avait même amener à ouvrir mon blog, DylanesqueTV.
Et même avant la grève, c'était le bordel en coulisses. Goran Višnjić était présent au photoshoot promo mais a fini par ne revenir que ponctuellement. NBC menaçait d'une annulation. Et très vite, malgré les efforts de la S13, la panne d'inspiration est devenu flagrante.
14.01 The War Comes Home
Je suis fatigué par les season premiere où tout le monde s'active pour sauver un médecin blessé par un cliffangher à la con. Le suspense autour de Neela est artificiel et n'aide pas à faire démarrer la saison sur les chapeaux de roues.
Surtout que, même si Moretti a beau répéter à quel point c'est le chaos, jamais le chaos n'est vraiment retranscrit et tout le monde prend le temps de faire des monologues et de longues pauses. Même avec Joe Sachs au scénar, la crédibilité médicale de la série en prend un coup.
On sent que les mecs essayent de faire une métaphore filée avec la guerre mais dans ce cas, faîtes-nous vibrer un minimum ! C'est le souci avec Moretti : plein de bonnes idées en théorie mais quand il s'agit de les exécuter, y a plus personne.
Alors quels espoirs nous laisse cet épisode purement pratique et sans éclats ? Celui de la camaraderie entre les membres d'un cast resserré (ça n'avait pas été autant le cas depuis la 2ème saison). Celui d'un trio Abby/Morris/Pratt qui a les cartes en main pour donner le ton...
14.02 In a Different Light
Contrairement à ce que le titre indique, on a rien d'original à se mettre sous la dent mais au bout de treize ans, il y a de quoi être satisfait par une poignée de cas médicaux rondement menés et des "vétérans" de plus en plus attachants.
Si Pratt avait demandé une promotion à Anspaugh il y a deux saisons, j'aurais dit "no way boulet". Alors que là, l'idée me semble tout à fait crédible. Pour l'instant, Moretti réussit sa mission : faire ressortir le meilleur du personnel des urgences.
Le dernier bon gros boulet reste Tony. Son séjour aux soins intensifs aurait été l'occasion de mieux découvrir ce département. Au lieu de ça, il se prend pour un pédiatre (ou Oncle Jessie) et on a un nouveau remake de Doug Saison 1 avec Miles Heizer (#Parenthood).
C'est aussi le départ précipité de Hope alors que moi, j'aurais été scénariste, j'aurais promu Busy Phillips au cast principal. Quel bêtise de la remplacer par Gil McKinney, le très très oubliable Dr Paul Grady (qui va rester jusqu'à la fin dans mon indifférence total).
Si vous vous demandiez ce que fait Sam, sachez qu'elle a changé de couleur de cheveux (j'approuve) et qu'elle fait du speed dating. Linda Cardellini encaisse le chèque et, comme nous, elle semble s'être fait une raison...
14.03 Officer Down
Voilà à quoi sert ce rewatch : avoir d'excellentes surprises en redécouvrant de très bons épisodes dissimulés dans de très médiocres saisons. Ce Morris-centric a la saveur du #ER vintage et vise étonnamment juste.
Archie n'a plus une once de gimmick en lui, c'est désormais un personnage vivant et crédible. Avec des états d'âmes à taille humaine plutôt que du drama qui bagien dans le soap. La route a été longue mais ça y est, on dirait bien qu'il donne le ton...
Et cette rédemption exemplaire a été rendu possible par Scott Grimes, son charisme tout simple et son humanité qui avaient déjà fait de lui l'un des visages les plus inoubliables de #BandofBrothers.
Ca faisait longtemps qu'on avait pas eu des scènes de réa aussi éprouvantes et bien réalisés et une discussion sur les différentes facettes du métier de policier, du manque de budget au racisme. Avec en bonus, la valeur sûr Mimi Kennedy (#DharmaandGreg #Mom).
Avant le fiasco Moretti, Abby récupère enfin la place qu'elle mérite et Maura Tierney fait ce qu'elle sait faire. Si seulement elle avait plus de temps d'antenne que Stamos...
Même si Phifer est toujours aussi médiocre, Pratt poursuit lui aussi sa rédemption et soigne intelligemment un jeune atteint de boulimie. Il est bien aidé par Bettina (Gina Ravera). Qui aurait cru que je m'intéresserais un jour à la vie amoureuse de Greg Pratt ?
Comme ce sera souvent le cas dans cette saison, c'est donc Neela qui hérite du plus insignifiant : elle joue la baby-sitteuse, fait du yoga avec Dubenko et semble évoluer dans une autre série qui fait tâche, surtout quand le reste est si solide.
14.04 Gravity
De manière ultra paresseuse, on exploite le long historique d'Abby pour créer du drama forcé. Mari absent + bébé malade = rechute vers l'alcoolisme. Même si Maura Tierney excelle dans ce registre, son personnage mérite mieux que ça...
Et mis à part une Sam plutôt bien utilisé et un traitement sur la longueur du parcours de Chaz (le frère gay de Pratt), cet épisode se déroule sans être ni bon ni mauvais, juste moyen. Et le juste moyen est l'ennemi du passionnant.
Peut-être qu'on doit prendre l'histoire de l'esthéticienne qui veut rajeunir le personnel comme une métaphore des scénaristes qui galèrent à faire du neuf avec du vieux ?
14.05 Under the Influence
Si ce n'était que les cheveux, ça irait encore... Mais la rechute est traitée avec zéro subtilité et un sous-texte peu raccord avec le parcours d'Abby : sans son homme, elle est complètement perdue...
Son homme apparaît justement pendant quelques secondes dans une scène où rarement l'utilisation du split-screen avait été aussi gratuite et inutile. Je ne suis pas contre les expérimentations dans #ER mais là c'est clairement de la branlette...
Peu étonnant pour un épisode qui se termine sur un Morris se masturbant dans une ambulance après avoir passé l'épisode à résister à l'envie de tromper sa petite amie. Il n'y a pas que Abby qui rechute. La saison commence doucement mais tristement à mériter sa mauvaise réputation.
Seul bon point de l'arc d'Abby : utiliser Janet Coburn comme sponsor.
Et en parlant de vétéran de la 1ère saison, c'est la dernière apparition du Dr Kayson qui vient grommeler face à l'arrogance de Tony. La série veut qu'on soit du côté de Tony, j'étais du côté de Kayson. Je ne supporte plus les boulets arrogants dans #ER et les mimiques de Stamos.
Comme si tout ça ne suffisait pas, je vous présente deux nouveaux récurrents bien nazes : Harold, l'interne de 19 ans qui bave devant Neela et Julia, l'aumonière jouée par Reiko Aylesworth et devant laquelle Tony bave.
Mon chemin de croix commence pour de vrai là.
14.06 The Test
Deux trucs m'empêchent d'être trop dur avec cet épisode très moyen : la présence de Mae Whitman (qui aurait dû être la fille de Maura Tierney dans #Parenthood) et d'une belle chanson de Wilco au montage final. On se raccroche à ce qu'on peut.
Car pour le reste, la spirale infernale d'Abby se poursuit en pilotage automatique. Les scénaristes avaient 2 choix avec le départ de Luka : faire d'Abby celle qui gère les urgences ou lui offrir du misery porn qui saborde toute son ascension...
Alors qui gère les urgences ? Et bien plutôt que de faire entièrement confiance à Pratt, on fait à nouveau intervenir un personnage éphémère et écrit sur un bout de serviette : le Dr Skye Wexler jouée par une Kari Matchett intérimaire.
Mais où est le Dr Moretti, celui qui devait mener la barque ? En compagnie de son fils névrosé qui semble atteint de... bipolarité. La maladie qui aura tant servi de matière à drama pour Abby revient comme un gimmick réchauffé pour se débarrasser d'une guest-star. C'est navrant.
Heureusement qu'on a des personnages aussi charismatiques qu'Harold Zelinski et sa relation mentor/élève avec Neela, digne de celle formée par Benton et Carter à la belle époque....
14.07 Blackout
#ER aura sauté le requin un paquet de fois en finissant toujours par trouver rédemption à mes yeux. Mais elle était rarement tombé aussi bas qu'en sacrifiant Abby sur l'autel du soap artificiel. Rien à sauver dans ce truc signé David Zabel.
Enfin si, on peut toujours se raccrocher au talent de Maura Tierney qui sait tout jouer, que ce soit la Abby bourré ou la Abby misérable. Mais ce n'est pas une raison pour malmener autant un personnage qui a su rester aussi finement écrit pendant huit ans. C'est honteux.
Surtout que c'est un prétexte pour se débarrasser bêtement de Moretti. Bah oui, Tucci est une guest qui coûte cher et plutôt que de soigner sa sortie, on le sacrifie lui aussi. Tout ça pour mieux faire revenir Luka, le sauveur qui sortira la pauvre Abby du pétrin.
Et au fait, tu fous quoi Neela pendant que ta meilleure amie dont tu connais l'alcoolisme est complètement torchée ? Rien. Tu es trop occupée à jouer les mentors pour Harold dont chaque apparition me donne envie d'arrêter le rewatch.
Et croyez-vous que les pannes de courant causés par la canicule servent le récit comme c'était le cas dans "Chicago Heat" (1.06) ou "Power" (5.20) ? Non, ça sert juste d'excuse à Christopher Chulack pour surligner bien maladroitement la détresse d'Abby...
"Blackout" rentre donc direct dans le panthéon des pires épisodes de la série et la saison va passer le reste de son temps à essayer de réparer ces conneries. En attendant, on va devoir subir l'une des romances les plus soporifiques de #ER, à savoir Tony et l'aumonière...
Les mecs ont perdus la bible de la série et il n'y a plus qu'avec Pratt et Morris que la cohérence est de mise. Ce qui amène Chuny à les comparer à Greene et Ross. Du méta tristement ironique au vu de l'état de la série.
14.08 Coming Home
"Bonjour je m'appelle David Zabel, je vais prendre votre personnage favori, lui faire perdre ses amis, devenir un mauvais médecin et puis je la sauverais avec le pouvoir de l'amour. Mais ça prendre toute une saison."
Oui je sais, on a déjà fait le coup du médecin traumatisé qui traverse une crise existentielle avec Mark en S4 et Carter en S6 et même si j'ai pas le talent de Woodward pour écrire des arcs du début à la fin, je vais faire de mon mieux et vous rendre super tristes !!!
Mais pour pas que vous soyez trop tristes, je vais faire des b-stories un peu rigolotes comme Morris qui se bat pour un gros fromage ou Bébé Docteur qui essaye de se faire dépuceler lol
Et comme il faut lui donner un peu de relief à Bébé Docteur, j'ai copié la fois où Carter manquait sa cérémonie des diplômes pour rester avec son patient. Sauf que là, Harold, il loupe sa chance de perdre sa virginité donc. Trop doux-amer !
Je vais aussi nous débarrasser du Dr Moretti parce qu'il était trop sérieux et que Stanley Tucci, il nous coûte trop cher. Mais avant qu'il dégage, je vais lui inventer un fils bipolaire parce que John Wells il aime bien ça comme maladie.
De toute façon, on a la chance d'avoir la grande star de télé John Stamos. Avec sa copine aumonière, il part faire un road-trip pour récupérer sa fille en pleine crise d'ado. C'est comme les trucs avec Sam et Alex mais en plus long parce que John est une star je vous dis.
Je sais, dis comme ça, ça a l'air nul mais regardez mon Goran, il a l'air tout content. Même si j'ai jamais réussi à lui écrire un truc correct, il sourit donc tout va bien, je suis le meilleur showrunner !”
14.09 Skye’s the Limit
Même si le sujet avait été bien traitée à l'époque de Kerry, c'est pas con d'installer une femme à la tête des urgences et d'en profiter pour aborder le sexisme au travail. Mais pour que ça ait de l'impact, il faut un vrai personnage.
Et Skye Wexler n'est qu'un gimmick. Une guest que l'on fait venir pour remplacer un autre guest et qui, après cette introduction féministe, ne sera relégué qu'à des intrigues de cul avec Dubenko où Kari Matchett sera à moitié nue mais rarement à s'occuper de patients.
Elle permet au moins de se faire à l'idée d'un Pratt chef des urgences. Et cet épisode à nouveau très médiocre donne la part belle à Sam qui est un chouette personnage quand elle n'est pas submergé dans des intrigues amoureuses ou familiales à la con.
Je peux pas en dire autant de Tony. Au boulot, c'est une copie bas de gamme de Doug. À la maison, c'est Oncle Jesse qui organise des pyjama parties. Et on aurait pu croire que la 1ère opération solo de Neela serait l'occasion de parler d'autre chose que de la virginité d'Harold..
Il y a pas si longtemps, face à ce genre d'épisodes moyens, on pouvait compter sur Abby. Mais non, le sabordage continue et cette fois, on ajoute une lourde cuillère de dispute conjugal qui dessert aussi bien Abby qu'un Luka réduit au rôle de mari en colère.
14.10 300 Patients
John Wells revient réaliser ce qui est non seulement un 300ème épisode raté mais aussi le pire épisode de Noël de la série. Après avoir sauté requins et hélicos, #ER "jumps the camel" et s'étale dans une dégoulinade de guimauve.
La course aux 300 patients est non seulement stupide d'un point de vue médical/professionnel mais il n'est même pas exploité correctement puisqu'au final, on a même pas l'excitation d'un bal de patients en tout genres. Comme le chameau, c'est juste un gimmick de plus.
Enfin si, il y a au moins un cas médical, pris en charge par Pratt, le seul médecin responsable et adulte au County actuellement. Il s'agit de Peter Fonda qui renoue avec son fils trisomique et même si c'est noyé derrière le reste, c'est tout de même sacrément émouvant.
Bien plus que les trèèès longs passages où Abby finit par tout avouer à Luka. Putain les gars, c'est le 300ème épisode. Il s'appelle "300 Patients". Pourquoi nous refiler 15 minutes de drama domestique ? Maura, je veux la voir en blouse blanche s'il vous plaît.
J'ai eu un soupçon d'espoir concernant Sam qui était sur la pente remontante, envisageait du changement dans sa vie et... et est en train de flirter avec Tony Gates. Coller deux personnages médiocres ensemble, voilà l'idée du siècle proposé par cet épisode événement...
Ça mais aussi Harold qui veut peloter les fesses de Neela, l’aumônière qui fait du préchi-précha pendant de longs montages sur fond de violons et un tas de blagues qui tombent à plat. Je vais peut-être revoir "When Night Meets Day" pour me rincer les yeux...
14.11 Status Quo
En l'absence des problèmes conjugaux d'Abby, #ER peut se recentrer sur des thèmes qu'elle maîtrisent mieux : le Sida, le conflit irakien et les conséquences d'un viol. Avec la visite bienvenue d'une vieille amie...
Huit ans plus tard, le retour de Jeannie Boulet permet de revenir sur le traitement du HIV, ses avancées et ses limites. De réaliser que Pratt est devenu un excellent médecin. Et qu'à part Haleh et Chuny, le County n'est plus tout à fait le même...
Bonne idée aussi de faire revenir Reggie (Cress Williams) pour avoir un autre point de vue sur le combat de Jeannie. Combat d'autant plus tragique quand il touche son fils adoptif. Comme l'expliquait Kem dans la 10ème saison, le Sida est toujours mal compris.
Petit miracle : on a DEUX cas médicaux bien écrits ! Quand ils ne sont pas occupés à flirter, Tony et Sam soignent Beth (Rachel Boston),une vétérante d'Irak enceinte suite à un viol et qui veut garder l'enfant pour ne pas avoir à retourner sur le terrain, auprès de son agresseur.
Pour bien désamorcer le drama, on doit quand même subir une nouvelle b-story "comique" en compagnie d'Harold, le fléau absolu. Ici, il drague la cousine de Neela puis fait la gueule quand elle refuse ses avances. La toxicité masculine tourné en dérision pour un résultat navrant.
N'empêche, "Status Quo" est ce que #ER aura offert de plus solide depuis "Officer Down" et achève de faire de Pratt un titulaire crédible et attachant tout en préparant le bal nostalgique de la dernière saison.
14.12 Believe the Unseen
Il était temps de stopper la spirale infernale d'Abby qui entraînait la série dans les tréfonds du mélo. La revoir porter la blouse et reprendre le contrôle fait beaucoup de bien et Maura Tierney peut à nouveau porter un épisode moyen sur ses épaules.
Sa jeune patiente atteint de troubles de la vue était très attachante et c'est toujours chouette de voir Lorraine Toussaint, ici dans le rôle d'une mère de famille d'accueil débordée. Heureux qu'Abby puisse retrouver de sa superbe pour sa dernière ligne droite.
Et merci de vous souvenir enfin de l'amitié qu'elle partage avec Neela et qui a fait les beaux jours de la 11ème saison. Neela dont le stage en orthopédie n'est qu'une excuse pour parler à nouveau cul avec Harold et faire... du hockey sur glace.
14.13 Atonement
Dernier épisode filmé avant la grève des scénaristes, il a bien failli marquer la fin de la série. Déjà que c'est pas vraiment un bon épisode mais alors, comme series finale, ça aurait été la honte.
La seule chose digne qu'on nous propose, c'est l'excellent Jonathan Banks dans la peau d'un ancien "bourreau" qui cherche rédemption auprès des familles de ses "victimes". Une belle étude de foi où l’aumônière est enfin utilisé correctement et Pratt continue ses efforts.
Grosse ironie en tout cas d'aborder l'euthanasie alors que la série est sur défibrillateur. Car l'autre moitié de l'épisode, on le passe avec les chirurgiens et orthos qui s'affrontent au hockey et enchaînent les blagues grasses autour d'une Neela qui ne ressemble plus à rien.
Alors qu'elle savait à une époque manier le changement de ton, #ER navigue à l'arrache entre gros mélo et farces potaches. Le pire, c'est que malgré les promesses de la 13ème saison et de "Officer Down", Morris est revenu à la case départ...
Ah et sinon, je trouvais que Tony était pas assez le cousin pauvre de Doug Ross donc merci de nous refaire à l'identique mais sans aucun charisme l'histoire d'amour la plus culte de la série.
Quand je pense que, si la série avait vraiment été annulée là, l'une des dernières scènes aurait été les plus mauvais personnages en train de chiller dans un sauna. (ce que vous voyez ci-dessous sont de véritables captures d'écrans de l'épisode sans aucun trucage)
14.14 Owner of a Broken Heart
Après trois mois en stand-by, #ER est ressorti de la grève des scénaristes avec encore moins d'inspiration. Ce n'est pas que mes attentes étaient au plus haut mais merde quoi, un putain de clip-show ???
Si je suis très content d'avoir une bonne dose d'Amy Aquino, on n'avait vraiment pas besoin de refaire le point sur le mariage d'Abby et Luka en invoquant des flashbacks qui ne font que nous rappeler à quel point la série était mieux avant...
Ça ne nous raconte rien de nouveau ni sur l'amour ni sur l'alcoolisme et surtout pas sur Abby. Et c'est mélange maladroitement à d'autres idées douteuses comme un très long gag autour d'une étude de Morris ou la relation "torride" entre Tony et Sam (l'ennui total).
C'est aussi la première apparition de David Lyons dans la peau du Dr Simon Brenner. Avant qu'il ne devienne un personnage honorable lors de la 15ème saison, l'australien est pour l'instant le plus atroce médecin ayant travaillé au County...
Pour vous résumer le truc, Brenner est 1) australien 2) il couche avec plein de femmes 3) il ne suit pas les règles Et... Et c'est tout. Et c'est aussi affreux sur le papier qu'à l'écran.
N'empêche, cet épisode très médiocre reste mémorable pour moi car (pas de chance) c'était la première fois que j'écrivais une review de #ER ! C'était il y a 10 ans et ça nous rajeunit pas : http://goo.gl/mp792T
14.15 ...As the Day She Was Born
#ER aura su ruiner puis réhabiliter de nombreux personnages. Mais Neela a été tellement malmenée depuis deux saisons que les dommages semblent irréparables et, malgré tous les efforts de cet épisode, elle ne m'intéresse absolument plus.
Il était grand temps de terminer l'arc d'Harold mais si seulement ce temps avait été pris pour bosser sur sa relation mentor/élève avec Dubenko, leur dialogue final aurait eu un semblant d'impact. Là, tout sonnait faux et un réchauffé de la dynamique Benton/Carter...
Les scénaristes ne semblent avoir rien à foutre de la carrière de chirurgienne de Neela. C'est juste un décor pour en faire la Meredith Grey du County et qu'elle enchaîne lamentations sur son célibat et relations toxiques (hier Gates et Harold, demain Brenner).
Depuis la reprise post-grève, c'est le 2ème épisode qui s'ouvre avec une scène faussement sexy de très mauvais goût (ici, Neela qui se balade nue dans un rêve totalement gratuit). On sent que NBC a dit : "plus sexy sinon vous êtes finis". C'est lamentable...
Je pense aussi qu'il y avait moins paresseux pour rendre intéressante la relation entre Pratt et Bettina que la menace d'un cancer. Gina Ravera est excellente, son personnage avait été bien écrit jusque là, c'est un nouveau sursaut de soap pour noyer toute finesse.
Dans la rubrique "que sont-ils venus faire dans cette galère", on aperçoit Aida Turturro (#TheSopranos) dans le rôle d'une patiente de Neela et Frances Conroy (#SFU) dans celui de la grand-mère de Sarah. Passer de Ruth Fisher à un arc tout naze avec Tony Gates, c'est violent.
Notons aussi que rarement un épisode d'#ER aussi été aussi peu rythmé et soporifique. Et que la gueule de Luka et Abby sur leur photo de vacances est la même que la mienne en cette deuxième moitié de saison minable...
14.16 Truth Will Out
Il y a un peu de mieux puisqu'il suffisait tout simplement de replonger Abby dans la médecine et d'offrir à Neela autre chose que de l'eau de rose. En fait, il y a un peu de mieux parce qu'il y a des patients. C'est quand même pas compliqué.
Bien sûr, le sens du rythme a disparu et #ER ne peut s'empêcher de parasiter son propos avec des b-plots navrantes, du genre un triangle amoureux entre Dubenko, Brenner et Skye. Kari Matchett s'en va comme elle est venu : dans le vide scénaristique le plus total.
Brenner, c'est juste l'enfer pour l'instant. On est sur un niveau d'impro même pas osé avec Clemente ou Moretti. Tiens en fait, c'est le neveu d'Anspaugh ! Tiens en fait, il flirte avec Skye ! Et puis non avec Neela. C'est un médecin génial mais en fait c'est une imposture. Etc..
Au sujet de Luka, je suis partagé. D'un côté, je trouve que son dialogue avec Hal Holbrook (dans son rôle habituel du vieux ronchon plein de sagesse) permet de bien refermer la saga Kovac en respectant son background. D'un autre, c'est un peu tard et semble presque hors-sujet.
14.17 Under Pressure
Faut se lever de bonne heure pour nous montrer une prise d'otage originale à la télé. #ER ne cherche donc pas l'originalité mais réussit plutôt bien l'exercice. C'est juste dommage d'avoir besoin d'action et de flingues pour réveiller notre attention.
C'est loin d'être aussi prenant que "The Long Way Around" (3.15) mais Josh Stewart est convaincant dans le rôle du preneur d'otage et c'est une très bonne occasion de redonner autre chose à jouer à Scott Grimes que du gag.
Stephen Cragg en fait toujours des caisses derrière la caméra et nous fait une intro absolument dégueulasse et totalement gratuite. Mais au moins, il ne se loupe pas sur la conclusion, glaçante comme il faut et sans aucun effet superflu.
Avant, j'aurais été plus exigent avec ce genre d'épisode ÉVÉNEMENT misant tout sur le suspense mais franchement, tout est plus excitant que la naissance du couple Tony/Sam, les problèmes du couple Abby/Luka et l'affreux Brenner.
14.18 Tandem Repeats
Comme toujours, c'est en se re-focalisant sur des cas médicaux intéressants que #ER retrouve son charme. Ici, sans éclats, on reprend plaisir à suivre la garde d'Abby, les émois de Neela et même la vie privée de Pratt. Mieux vaut tard que jamais ?
Après "ER Confidential" [1.09] et "Next of Kin" [9.09], la série poursuit son travail plutôt adroit autour du genre et de la transsexualité. La patiente d'Abby a besoin d'un don d'organe à cause de phéromones toxiques mais son père refuse d'accepter sa transition et de l'aider.
L'arc d'Aida Turturro se termine dans l'émotion, la relation Pratt/Bettina reste étonnement convaincante et les conséquences de la prise d'otages sur Morris sont bien traités.
Par contre, Brenner est si affreux que j'ai même plus envie de croire à sa rédemption en 15ème saison. Le plus gênant, c'est qu'on essaye à la fois de nous le vendre comme prédateur sexuel et comme sex symbol trop cool. Un mélange entre Dennis Reynolds et Dr McSteamy. Un mélange insupportable.
14.19 The Chicago Way
Un season finale qui se charge de clôturer un chapitre et de soigner plus ou moins adroitement la sortie de trois personnages historiques. Dommage qu'il ne puisse pas se retenir d'un dernier cliffangher couillon. Mais bon. C'est le dernier.
Commençons par Pratt qui est le plus heureux des hommes et, grâce au boulot fait sur lui cette saison, on est heureux avec lui. Bien sûr, être heureux dans #ER, ça veut dire mourir. Mekhi Phifer voulait se tirer, les scénaristes n'ont pas résisté à la facilité.
Alors en guise de coup de destin, David Zabel s'est creusé la tête : après cancer, schizophrène au couteau, hélico et mine dans le désert, la nouvelle victime du County (ne bossez jamais là-bas) sera achevé par la mafia et une ambulance qui explose...
Au moins, ça nous vaut une apparition sympathique de Steve Buscemi (un pléonasme) et ça fera un season premiere plutôt émouvant si mes souvenirs sont bons. Et puis un cliffangher sans Alex ou montage final moisi, ça se fête !
Préparation du départ d'Abby également et, pour l'occasion, retour express de Moretti. On se rappelle donc à quel point cet arc aura été un long enfer et on est soulagé de la réconciliation du couple parce qu'on en pouvait plus...
Même que pour être honnête, l'envie d'ailleurs d'Abby a été plutôt bien amené sur la toute fin de saison et que, juste avant l'explosion de l'ambulance, sa marche printanière m'a vraiment ému. Mais pas autant que le 15.03, son véritable adieu. Allez reste encore un peu Abby...
Et puis il y a le départ, définitif cette fois, de Luka. Là aussi, son mini-arc avec Hal Holbrook aura été salvateur même si un peu bâclé. Sans le coup de poing dans la gueule de Moretti, on se serait presque séparé sur une bonne note avec le croate.
Et comme il y avait du soleil dans cet épisode et qu'il y a du soleil dehors, je vais rester apaisé et ne pas évoquer les coucheries Neela/Brenner. Restons sur ce sentiment de grand ménage de printemps qui annonce un dernier renouveau.
Pas la peine non plus de vous rabâcher les ratés de ce qui reste bien la pire saison de #ER, vous avez vécu le calvaire avec moi soit en direct en 2008, soit sur ce thread. Merci d'avoir tenu le coup.
Le top 3 épisodes est très simple :
14.03 Officer Down
14.11 Status Quo
14.18 Tandem Repeats
Vous pouvez ne voir ou revoir que ceux-là et peut-être le season finale pour le fun.
Faire un Worst 5 est impossible mais sachez qu'entre le 14.04/14.10 et le 14.13/14.15, la série offre sa pire version possible. Si vous ne voulez pas trop que votre coeur fan d'Abby souffre et que vous n'êtes pas fan de hockey sur glace, évitez-les absolument.
Bref. On y est presque les amis.
ER - Saison 13 [2006-2007]
Egalement connu sous le nom "Uncle Jesse's Anatomy"
Dans mes souvenirs, on tient une saison en mode cure de jouvence qui modifie la forme tout en recyclant le fond, redonne un coup de fouet nécessaire quitte à tomber pour de bon dans le soap racoleur et offre beaucoup trop de temps d'antenne au pire personnage.
Voyons donc si la série assume mieux sa transformation que dans la médiocre 12ème saison et jusqu'à quel point NBC à demander à #ER de ressembler à ses concurrents pour faire remonter les audiences (ce qui a marché).
Et ça a marché aussi en France puisque France 2 a refait confiance à la série en prime time pour combler sa grille d'été. #ER un dimanche soir l'été avec 3 épisodes à la suite, c'était très bizarre pour moi et le signe du changement aussi sur les chaînes françaises.
Le plus gros choc, c'est bien sûr la disparition du générique, remplacé par un bandeau-titre parce que, depuis #Lost et #GreysAnatomy, les networks ont décidés de faire la chasse aux génériques. Bah oui, si y a moyen de rajouter une pub ou deux, rien n'est sacré...
13.01 Bloodline
Le meilleur dans la catégorie "season premiere qui doit se dépatouiller d'un cliffangher naze". Le pire dans la catégorie "Sam et son fils sur la route".
Dans leur scène d'intro où Weaver découvre la boucherie, on sent les scénaristes convaincus de tenir quelque chose de la trempe de "All in the Family" (6.14). C'est bien sûr loin d'être le cas mais tiens au moins quelque chose de rythmé et offrant à chacun sa jolie scène.
Qu'il s'agisse de Neela au bloc, du monologue de Frank, du dialogue entre Kerry et Luka ou même de Morris. Car oui, c'est là que débute la longue rédemption d'Archie. Et rien de mieux qu'un drame pour faire de lui un membre plus intégral de l'équipe.
Sans surprises, Maura Tierney est formidable. On ne lui avait pas offert un truc aussi dramatique à jouer depuis "Skin" et elle relève largement le défi, aidée en plus par la présence de notre chère Janet Coburn.
Là où il y a de quoi s'inquiéter, c'est plutôt quand la série, pour la première fois, ose le montage musical pop en plein milieu d'épisode. Un pas de plus vers #GreysAnatomy. Heureusement, contrairement au drama d'ABC, #ER peut toujours compter sur une photographie superbe.
Quand à Sam... Et bien je ne peux plus rien pour elle. #ER remonte la pente en même temps que l'infirmière saute le requin. C'est le point de non retour que même mon amour pour Cardellini ne pourra pas pardonner. C'est pire que Landry le tueur, vous pouvez zapper.
Oh c'était sympa d'avoir Estelle Harris (#Seinfeld) pour jouer la mère de Jerry. Dommage que ce dernier va (à nouveau) disparaître... jusqu'à revenir lors de la dernière saison, en même temps que le générique et les vraies bonnes idées !
13.02 Graduation Day
Habile épisode de transition qui fait le lien entre la résolution du cliffangher et la vraie rentrée. Le temps s'écoule rapidement mais on prend quand même le temps de nous dire plein de chose sur la relation entre Abby et sa mère.
C'est cool d'avoir fait revenir L. Scott Caldwell pour jouer le Dr Raab et faire référence à "Nicu" (10.12), l'un des meilleure épisodes du #ER post-Greene. Avec elle, Coburn et Anspaugh, les scénaristes prouvent qu'ils n'ont pas totalement envie de faire table rase.
Sally Field est toujours la recette miracle de #ER pour faire de la promo et, pour sa dernière apparition, elle a le droit à une conclusion très soignée. On sent le chemin parcouru depuis "The Visit" (7.06) et la réconciliation fonctionne sans en faire trop.
On ne peut pas en dire autant pour Sam. Avec l'aide d'Armand Assante et de rebondissements magiques, on se dépêche de planquer sous le tapis le fait que l'infirmière a été victime de viol puis a tué son ex-mari. N'importe quoi.
Il brise les règles. Aucune femme ne lui résiste. Il cache un lourd secret. Il est joué par John Stamos de "La Fête à la Maison"... Je vous présente Tony Gates, mon nemesis. Il était déjà lourd en guest dans la S12. Sa réintroduction enfonce le clou du boulet macho arrogant...
Le pire, c'est ce qu'il va faire de Neela. Derrière cet épisode plutôt solide se dessine déjà les moments les plus horribles de la saison, à savoir de très longues intrigues où tout le monde tombe amoureux de la jeune chirurgienne...
Mais en attendant, ce début de saison soapesque aura eu le mérite de renforcer la camaraderie dans l'équipe, d'être irréprochable dans son traitement d'Abby et de ne pas souffrir des problèmes de rythme/structure de la précédente. J'en profite tant que ça dure.
13.03 Somebody to Love
On sent que David Zabel a révisé ses classiques pendant la pause estivale et qu'il s'est souvenu de l'essence de la série : des cas médicaux touchants, une structure rythmée et du soap bien dosé. Sans originalité, #ER retrouve donc des couleurs.
Le regretté John Mahoney (#Frasier #InTreatment) est superbe dans le rôle d'un homme qui veut sauver son compagnon mais se retrouve confronté à la famille de celui-ci. Son intrigue permet à #ER de prouver qu'elle sait encore écrire de belles histoires sans les bâcler.
Je me suis même surpris à apprécier Tony qui, derrière une personnalité vu et revu, a su ici se comporter de manière bien plus crédible et moins insupportable que Morris et Ray lors de leurs débuts. Dommage que la partie soap du personnage n'annonce rien de bon.
On nous présente toute une ribambelle de persos récurrents : la chouette Busy Phillips dans le rôle de l'interne catho, J.P. Manoux qui joue l'insupportable Dr Crenshaw et Glenn Plummer qui reprend le rôle de Timmy, réceptionniste que l'on avait pas vu depuis le 1.13...
Et même si on est loin de l'âge d'or, on sent que #ER se sort les doigts du cul et essaye vraiment de construire sa saison sans vouloir réinventer l'eau chaude.
13.04 Parenthood
À défaut d'être excitante, #ER retrouve peu à peu son rythme de croisière en appliquant la formule magique du loner autour d'une thématique. Ici, c'est l'éducation et, quitte à forcer un peu le trait, R. Scott Gemill s'y tient jusqu'au bout.
S'il n'est toujours pas un personnage agréable, Pratt prouve au moins qu'il peut faire un bon titulaire et permettre à la série d'évoquer son sujet de prédilection : le passage de relais. Et les sublopts d'Abby et de Morris nous rappellent que #ER peut encore faire rire.
Afin d'enrichir son univers, la série nous offre à nouveau une salve de récurrents. Avec notamment Katey, la nouvelle pote avec qui Neela peut parler de cul. Heureux de repasser du temps en chirurgie, un peu moins d'en faire une version réchauffée de #GreysAnatomy...
Juste au moment où je me réconciliais avec Gates, on nous présente sa vie de famille : Meg (une Paula Malcomson mal utilisée) et Sarah, nouvelle adolescente venue de l'enfer. Comme si on avait pas assez d'Alex...
3.05 Ames v. Kovac
Avant qu'il ne se transforme en mélodrame forcé, l'arc de Curtis Ames est une étude passionnante sur les dysfonctionnement du système hospitalier. Rarement #ER avait su nous raconter quelque chose d'aussi consistant dans un tribunal et offert du solide à Luka.
Structure et réalisation sont inventives sans distraire et le jeu parfois over-ze-top de Forest Whitaker colle très bien à son personnage de martyr d'un système à bout de souffle. Si l'intrigue n'avait duré qu'une poignée d'épisode, ça aurait du haut niveau.
Le reste de l'épisode est plus léger mais satisfaisant puisque je me surprend à très bien supporter Tony et Pratt, que la chirurgie reprend la place qu'elle mérite et que Abby chante du Clash pour bercer son bébé... On est sur du bon cru et je suis le 1er agréablement surpris.
13.06 Heart of the Matter
Une fois passée la scène d'intro sex-dream racoleuse, je n'ai pas grand chose à reprocher à un épisode qui prend son temps avec les patients, mêle habilement humour et drama et où la vie privée des médecins semble réaliste plutôt que glamour.
Le background militaire de Gates est esquissé et, à défaut d'être original, il lui donne un peu d'épaisseur. Et l'arc Ames nous amène à un nouveau dialogue sur les failles du système avec un Whitaker poignant. J'aurais aimé qu'on en reste sur cette bonne note.
Le nouvel arrivage de récurrents est prometteur, qu'il s'agisse de Dawn, seule infirmière qui laissera une impression lors des dernières saisons ou de Courtney (Michelle Hurd), future love-interest de Kerry. Avant son départ, Innes a l'occasion de rappeler son timing comique.
Contrairement à la 12ème saison, #ER s'inspire ici des bons côtés de #GreysAnatomy sans se trahir. J'ai un peu peur de m'enthousiasmer autant car plus dure sera la chute...
13.07 Jigsaw
Le portrait maîtrisé d'un patient atteint de troubles de la personnalité et de son médecin qui le prend au sérieux. Et donc nous aussi, on commence à prendre de plus en plus au sérieux le bouffon de service. Scott Grimes peut enfin confirmer son potentiel.
Il est aidé par un script qui met la priorité sur le patient, par la caméra de John Wells et par la performance de Shawn Hatosy (#Southland). C'est presque un prototype pour #UnitedStatesofTara. C'est carrément du bon #ER.
Si le flirt Neela/Gates me fait toujours autant bailler, j'apprécie de voir Kerry redevenir un personnage principal plutôt qu'une figurante, j'adore Busy Phillips et puisque Morris ne joue pas le comic-relief, c'est bien de donner ce rôle au duo Abby/Luka qui s'en sort très bien.
Il y a même un début d'arc intéressant pour Pratt qui se rapproche d'une paroisse faisant de l'échange de médicaments pour les habitants du quartier sans assurance. Sujet parfait pour la série et ce bon vieux Keith David dans le rôle du pasteur.
13.08 Reason to Believe
On essaye très fort de nous vendre Neela comme le sex-symbol qui fera remonter les audiences alors qu'il suffit de la voir s'occuper d'une bande de gamin à la rue et pratiquer la médecine pour qu'elle passionne.
Je pense qu'on peut nous parler de la sexualité des personnages sans être racoleur à ce point. Et je pense qu'il y a moyen de confronter Pratt à l'homosexualité de son frangin sans en faire un plus gros boulet.
Mais en attendant de revoir la suite de cet arc périlleux, je dois avouer que Sam Jones III s'en sort pas mal pour un ancien second rôle de #Smallville. Je ne sais pas ce que j'ai à être aussi indulgent. J'apprécie même John Stamos bordel. J'ai veilli peut-être ?
J'avais en tout cas complètement oublié l'arc avec Abby et Fred Ward (dont je ne dis pas plus pour ne pas spoiler ceux qui rattrapent en même temps que moi). Sa confrontation avec Luka au sujet d'un patient alcoolique était un bon moyen d'utiliser son background.
Malgré quelques maladresses de montage et une main trop lourde sur la soundtrack pop (quelqu'un à la production doit vraiment aimer Jonathan Rice mais pas moi), on tient encore un bon petit épisode. Le mot d'ordre de cette saison est pour l'instant la cohérence.
13.09 Scoop and Run
S'inspirant intelligemment de l'âge d'or, Lisa Zwerling nous offre sa version de l'épisode "sauvetage périlleux en hélico" dans la lignée de "Fear of Flyng" (3.06) ou "Flight of Fancy" (7.05). Et a la bonne idée de placer Abby dans le rôle principal.
Malgré quelques effets spéciaux douteux, la réalisation/photographie est aux oignons et Maura Tierney s'éclate dans le registre héroïque. J'ai beau avoir vu ça mille fois dans #ER j'étais dedans du début à la fin ce qui prouve bien que la série peut encore faire du bon recyclage.
C'est aussi une très bonne idée que replacer Kerry au sein de l'équipe plutôt que de lui offrir des mini-intrigues en périphérie. Elle rend chaque scène meilleure, notamment quand elle explique à Pratt qu'il doit faire preuve de plus de tolérance avec son frère.
De manière générale, c'est la plus grosse réussite de cette saison pour l'instant : réinstaurer un aspect "grande famille" réminiscente des débuts. C'est peut-être moins réaliste mais ça fait chaud au coeur. Et ça rend plus sympathique des persos comme Crenshaw ou Jane.
Par contre, rien à faire : le couple supposément torride formé par Neela et Gates me semble toujours aussi insipide et la platitude totale du jeu d'Alex n°2 m'a empêché d'apprécier son intrigue plutôt mignonne.
Mis à part ça, du bon #ER de Thanksgiving/sweeps.
13.10 Tell Me No Secrets
C'est là que l'arc de Ames commence à dégénérer. Le portrait d'un homme brisé par le système devient un carburant à drama forcé qui dessert complètement Luka alors qu'il commençait juste à s'imposer comme leader de la série.
À contrario, le malaise de Pratt vis-à-vis de l'homosexualité de Chazz permet une exploration plutôt nuancé du sujet et plutôt raccord avec le background du médecin. Et Morris continue peu à peu sa transformation en personnage attachant.
Kip Pardue (#MarvelsRunaways) apporte toute sa fadeur à un personnage d'infirmier que les scénaristes se sentent obligés de mettre dans des situations de gros bourrin musclé pour prouver qu'il n'est pas une "tapette". Ce qui amoindrit pas mal le message du frère de Pratt...
13.11 City of Mercy
Je m'étais habitué à la guimauve liés aux épisodes de Noël même si j'ai toujours préféré quand elle faisant dans le doux-amer pour l'occasion ("The Miracle Worker" reste le mieux dans ce genre). Là, c'est tellement cucul qu'on a même le Père Noël qui apparaît..
Genre y a vraiment le Père Noël quoi... Et c'est presque plus facile à gober que la dispute artificielle entre Abby et Luka (qui a oublié le prénom de son ex-femme) ou que Ray et Morris qui se partagent les miettes de Doug Ross en sauvant veuve et orphelin des ruelles de Chicago.
Il y a un peu de chirurgie avec Neela mais c'est parasité par du #GreysAnatomy de moins en moins subtile et une relation mentor/élève avec Dubenko qui est chouette pour l'instant mais va vite dégénérer dans un nouveau triangle amoureux à la con.
Alors il reste qui pour sauver Noël ? Le Dr Morris. Scott Grimes continue d'être la révélation de la saison et son duo avec Busy Phillips est en train de voler la vedette aux autres.
13.12 Breach of Trust
Dernier baroud d'honneur pour Kerry Weaver, la vétérante qui, en 250 épisodes, aura eu l'un des parcours le plus long, complexe et satisfaisant de #ER. Ce rewatch me l'a fait apprécier encore plus et, bien que précipité, cet au revoir est plutôt digne.
Même si ça semble impensable que Luka vire Kerry alors qu'il aurait pu virer Pratt ou Morris, les coupes budgétaires et le jeunisme sont des explications assez rationnelles et en accord avec un personnage qui a toujours été lié à la bureaucratie et la politique du County.
Sa dernière patiente est une rescapée de Katrina incarnée par Michael Hyatt (#TWW, #CrazyExGirlfriend). La preuve que #ER a toujours son mot à dire sur les maux de l'Amérique et un bel hommage à la dimension progressiste du personnage de Kerry.
J'ai eu les larmes aux yeux quand elle annonce sa démission et serre Abby dans ses bras et même si ce n'est pas vraiment son dernier épisode et qu'on en reparlera, j'en profite pour redire à quel point Laura Innes est une actrice talentueuse et à quel point Kerry est essentielle.
Le reste de l'épisode est sans intérêt puisqu'il suit d'un côté la vie de famille de Gates (une ado horrible, une ex-envahissante et une romance fade) et de Sam (un ado horrible, une mère envahissante et une romance fade). On comprend mieux pourquoi Kerry démissionne...
13.13 A House Divided
Une overdose d'adolescents en crise et de triangle amoureux se terminant sur une ribambelle de cliffanghers à la noix... La deuxième moitié de saison commence très mal et n'est sauvée que par le départ très émouvant de Kerry Weaver.
Le twist autour du père d'Abby ne mène nulle part. On sent que les scénaristes ont eu la flemme d'aller jusqu'au bout et préfèrent se rabattre sur Whitaker pour du drama forcé. Ou sur un Ray en mode full Doug Ross/prétendant toxique de Neela.
En un épisode, Sam se réconcilie avec sa grand-mère loufoque, conclue avec son infirmier insipide et se brouille avec un Alex devenu pyromane et qui fout le feu à son nouvel appart. Même avec un hélicoptère, je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi stupide dans #ER.
Il est grand temps pour Kerry de quitter un navire en train de couler. Un bel hommage est rendu à sa relation privilégiée avec Abby, qu'elle aura accompagné d'infirmière à médecin et sera devenue sa confidente.
J'ai eu le contour des yeux mouillés, je crois...
Même chose avec Luka que Kerry a embauché dans "Leave it to Weaver" (6.01). C'était il y a un siècle. Et si le croate ne sera pas à la hauteur de sa promesse et les scénaristes ne suivront pas le précieux conseil de Kerry, cette dernière scène est digne et touchante.
Merci pour tout Kerry. Les urgences (et “Urgences”) ne seront plus les mêmes sans toi.
13.14 Murmurs of the Heart
David Zabel essaye de caser le maximum de péripéties over the top en un seul épisode. C'est gros, tire-larmes et soapesque. La résolution paresseuse de fils narratifs pas tous mauvais mais qui ont tous durés trop longtemps.
Whitaker cabotine comme jamais et je confirme que l'arc autour d'Ames aurait dû ne durer que deux épisodes plutôt que de se vautrer dans la psychologie de comptoir, la violence gratuite et les effets de suspense à deux balles.
Même le score (avec ses violons) et la réalisation de Chulack (en mode tremblotte) en font des caisses. Tout est excessivement sombre, tout le monde fait la gueule et il n'y a pas une touche d'humour. On dirait du Jack Orman mais sans l'âme.
Si je m'attendais à du surjeu de la part de Whitaker, je suis déçu par ce que propose Paula Malcomson qui prouve qu'elle a jamais eu de bon rôle depuis #Deadwood (j'ai pas vu #RayDonovan cela dit). Et si Meg meurt d'une overdose d'héro, moi je crains l'overdose de Tony/Sarah.
Quand à Sam, je crois que cette capture d’écran résume plutôt bien le désastre :
13.15 Dying is Easy...
Belle performance de Freddy Rodriguez (#SixFeetUnder) dans la peau d'un comique de stand-up atteint de leucémie et qui répète son dernier spectacle en salle de réa. À nouveau, c'est en se recentrant sur des portraits de patients que #ER sait briller.
En plus, le duo Abby/Morris fonctionne très bien et c'est un bon moyen de nous amener à une demande en mariage Lubby pas trop forcée. Et si son flirt avec Tony est toujours aussi naze, voir Neela en chirurgie est toujours un plaisir.
L'intrigue du centre médical gratuit aura été ce que Pratt a eu de mieux à faire depuis longtemps mais sa conclusion est très frustrante. Comme avec la consultation gratuite de Carol dans la 5ème saison, j'aurais aimé explorer le sujet plus longtemps.
De toute façon, on sent les scénaristes embarrassés de leurs récentes improvisations et forcés de faire le ménage rapidement. La grand-mère de Sam et son infirmier dégagent donc sans éclats et, désolé Lois Smith mais, c'est un bon débarras.
13.16 Crisis of Conscience
Quand elle reste dans l'enceinte de l'hôpital, Lisa Zwerling nous propose quelques cas médicaux touchants avec notamment cette mère qui se suicide pour que ses enfants touchent son assurance-vie. Stamos y est plutôt convaincant.
On a aussi un débat bien écrit autour de l'éthique et du don d'organes. Voilà comment doit être écrite la dynamique entre Neela et Dubenko. Si seulement on se débarrassait des romances de Neela et qu'on suivait d'aussi près son apprentissage de chirurgienne...
L'épisode est peuplé de têtes connus avec notamment Aasif Mandvi du #DailyShow, le très jeune et déjà insupportable Rico Rodriguez (#ModernFamily), le fadasse Shaun Sipos (#MelrosePlace) et le problématique Andy Dick qui permet tout de même une mini-réunion #NewsRadio.
Sur le point de vue médical, c'est donc du solide même si quelques maladresses empêchent l'émotion de vraiment s'installer : manque de rythme, montage musical naze et un focus qui laisse perplexe sur la relation SM entre Jane et Crenshaw...
13.17 From Here to Paternity
J'avais rarement vu Pratt écrit de manière aussi sensible et intelligente que dans cet épisode. Mekhi Phifer en profite même pour jouer juste. Est-ce que l'âge de la maturité est enfin arrivé ?
En tout cas, c'est agréable de voir son duo avec Morris passer d'une fonction comique à quelque chose de plus nuancé. Pendant qu'Abby et Luka sont trop occupés à préparer leur mariage, c'est vers ces deux-là qu'on va pouvoir se tourner pour de bonnes histoires.
Tony n'avait pas encore la panoplie complète de l'anti-héros blanc. Après son arrogance, sa fille cachée et son passé sombre, il lui manquait juste le père alcoolique et absent. Alors Stacy Keach est engagé pour un arc qu'on a vu au moins 3 fois ici et ailleurs...
Ah et Ray roule une pelle à Neela... Mais tout comme Pratt est bizarrement en train de devenir le personnage le plus intéressant de la saison, le seul couple qui m'intéresse actuellement est celui formé par Morris et Hope. Les temps ont vraiment changés.
13.18 Photographs and Memories
Pour son anniversaire, Sam a le droit à sa première intrigue potable depuis au moins deux saisons. En compagnie d'Annabella Sciorra (#TheSopranos) dans le rôle d'une photographe atteinte d'un cancer des ovaires, Cardellini a enfin du solide.
À part ça, un Morris toujours aussi sympathique et une réal au couteau de Stephen Cragg, rien à signaler dans cet épisode anecdotique où les scénaristes se sent à nouveau obligé de nous infliger la vie de famille de Tony pendant dix lourdes minutes...
Je commence à être sérieusement en colère du traitement d'Abby qui, après avoir passé une moitié de saison à s'occuper de son bébé, passe la deuxième moitié à s'occuper de son mariage. À part dans "Scoop & Run", Tierney est mise à l'écart et c'est incompréhensible...
À moins que ce ne soit à cause d'un souci en coulisses mais bordel, j'ai tellement plus besoin de ma dose d'Abby que de voir Neela jongler avec ses trois prétendants (car on peut maintenant rajouter Dubenko à la liste, comme s'il n'avait pas été assez creepy avec Abby...).
13.19 Family Business
Pour sa dernière apparition avant sa mort, l'acteur Robert Prosky joue le rôle poignant d'un vieillard atteint d’Alzheimer à qui l'on doit répéter sans cesse que son fils vient de mourir. Joe Sachs a toujours de bons cas médicaux sous le coude.
C'est aussi un bon moyen de planter les graines du départ de Luka. Je ne peux pas blâmer Goran Visnjic. Je crois que la gamine un peu nulle qui incarne Sarah a eu plus de réplique que lui cette saison. Mon overdose de Tony Gates a atteint le point de non-retour...
Alors qu'à l'inverse, je me surprends à retrouver de l'interêt pour Pratt. C'est la millième fois qu'on nous fait le coup de "Greg devient une meilleure personne" mais cette fois, ça semble naturel et parti pour durer. Et on nous économise un séjour au Darfour.
Au casting de cet épisode qui reste moyen car dominé par Stamos, on notera la première apparition de Nasim Pedrad (#SNL, #NewGirl) dans le rôle de l'infirmière Suzi et de Joe Manganiello (#TrueBlood) dans celui d'un nouveau prétendant fadasse de Sam.
13.20 Lights Out
Sans avoir préparé le terrain, les scénaristes ferment les urgences pour préparer le départ de Visjnic, essayer de renouveler un peu la dynamique et se concentrer sur le grand mariage. Je n'ai pas assez vu Luka aux commandes cette saison pour me sentir concerné.
C'est bien gentil d'essayer de rendre ça crédible en faisant revenir Anspaugh mais, si vous aviez passer moins de temps avec Tony, vous auriez peut-être pu construire un arc passionnant autour de cette fermeture plutôt que la fabriquer à la dernière minute.
Tandis qu'Abby est toujours bizarrement mise de côté, c'est donc Morris qui semble le seul à être vraiment aux commandes. Il exprime très clairement tout le mal que je pense de Tony qui bouffe un temps d'antenne qu'il ne mérite absolument pas...
Même chose pour Ray sauf que là mes voeux vont bientôt être (cruellement) excausés. Pour sa dernière garde, il a au moins le droit à une mini-intrigue bien fichue en compagnie de Maestro Harrell, AKA l'inoubliable Randy dans #TheWire.
Suite et fin de l'arc autour de Diana qui confirme qu'avec un peu de finesse d'écriture et un focus sur son travail d'infirmière, Sam a le potentiel de redevenir un personnage correct. De toute façon, tout ce qui ne concerne pas la famille de Tony est une distraction bienvenue...
13.21 I Don’t
À mi-chemin entre une copie assumée de #GreysAnatomy et une sitcom, le mariage d'Abby et Luka ressemble à tout sauf à un épisode de #ER. Il aurait pu être sympathique s'il n'avait pas été autant rempli de gros connards qui passent pour des mecs biens.
En numéro 1, je demande Ray, version la plus dark possible du nice guy et la plus creepy de Jim Halpert. Essayant de contrôler de loin la vie amoureuse de son ancienne coloc. Volant la vedette aux mariés. Faisant des mix à la con sans savoir utiliser Photoshop.
Un éternel ado qui, jusqu'au bout, n'avait pas et n'a pas su trouver sa place dans #ER. Les scénaristes ont abandonnés depuis longtemps le fadasse Shane West et l'achève (presque...) avec un bon gros camion parce qu'il y avait plus de budget hélico.
Un autre qui aurait mérité le coup du camion, c'est le Doug Ross du pauvre dont plus personne ne supporte les conneries. J'ai bien aimé voir les autres faire son procès mais j'aurais encore plus aimé être débarrassé pour de bon de Tony le beauf.
Le reste de la gent masculine y va de sa petite remarque misogyne et c'est là que l'épisode va puiser son humour gras. Ca et une interne qui roule une pelle à Neela. "Haha trop drôle, tout le monde kiffe Neela, même les filles haha". C'est désolant...
Heureusement qu'on peut compter sur Hope et Morris pour être les MVP de cette série à sketches qui, sans eux, manquerait terriblement d'énergie. Pas autant que le mariage de Mark et Elizabeth mais presque.
Je ne parle pas beaucoup d'Abby et Luka et pour cause... Ils ne sont même pas la vedette de leur propre mariage. Après une jolie cérémonie (qui reste le meilleur moment du truc), ils disparaissent complètement aux profits du combat des boulets.
C'est d'autant plus dommage que Maura Tierney a un super timing comique qui m'aurait bien plus fait rire que de voir Dubenko faire du harcèlement sexuel ou Timmy draguer les infirmières...
Un beau gâchis donc. Je n'étais pas contre le fait de m'amuser et de faire un hors-série extra-large (NBC a rajouté 6 minutes) mais y avait tellement de le faire sans tomber aussi bas et être aussi racoleur et ruiner une jolie chanson de Tom Waits.
(ah et pour tous les fans qui se demandent ce que devient Jane, rendez-vous dans les scènes coupés où elle continue sa relation SM avec Crenshaw et lui apprend qu'elle est enceinte mais pas de lui)
(le vide)
13.22 Sea Change
Coincé entre deux épisodes soap over-ze-top, celui-ci se concentre sur la médecine et nous fait un tas de promesses que la série ne tiendra pas. Avec en tête l'excellente introduction du Dr Moretti avant qu'il ne soit massacré par un arc à la con.
Pour l'instant, Stanley Tucci excelle dans le rôle éculé du "nouveau médecin qui vient foutre la zizanie et partager sa vision". Il permet aux scénaristes de faire le point sur leurs erreurs récentes et d'envisager une correction de tir (qui n'aura hélas jamais lieu).
En attendant qu'Abby ne soit victime de l'échec Moretti (je suis pas prêt pour la 14ème saison ), elle a le droit -petit miracle- de s'occuper d'un patient. C'est aussi la dernière apparition de Luka en tant que membre régulier du cast. Une "sortie" discrète dont on reparlera.
À l'image de Pratt, on a donc un #ER qui essaye très fort de nous convaincre qu'elle a de nouvelles choses à raconter alors que, comme elle l'avait bien fait en début de saison, il suffisait d'installer une routine solide plutôt que de vouloir réinventer la roue...
13.23 The Honeymoon is Over
Vous savez quoi ? Enlevez-moi tout ce qui concerne Neela et en particulier la toute dernière minute et on tient là un season finale solide, lucide et qui promet un renouveau dans la continuité.
Vu comme son arc est raté dans les grandes largeurs par la suite, j'avais oublié à quel point le Dr Moretti était, au début, un personnage excitant, bien écrit, le digne successeur du Dr Swift et un bon moyen de ne pas répéter l'erreur Clemente.
La saison aurait dû se terminer sur la scène où il offre son diagnostic très juste des problèmes aux urgences (le lieu et la série) et la suivante aurait dû poursuivre sa dynamique avec Abby sans la transformer en arc sordide. Quel putain de gâchis...
#ER continue de chroniquer le conflit irakien comme personne d'autre à la télé, notamment avec le patient de Morris, un soldat traumatisé par ses actes de torture et qui permet d'évoquer la couverture santé des vétérans. J'aurais aimé rester sur cette bonne note.
Mais non, ce qu'on retient, c'est forcément le pire. Après avoir épuisé toutes les intrigues de Doug, on refile à Gates l'arc le plus éculé et qui n'a jamais été vraiment passionnant, ni avec Susan, ni avec Peter, ni avec Kerry : la lutte pour obtenir la garde d'un enfant...
C'est Neela qui emporte la palme des choix scénaristiques les plus douteux. D'abord face à un Ray amputé qui réussit à la faire culpabiliser. En gros, t'as pas voulu être ma meuf, c'est ta faute si j'ai plus de jambes. Même George n'avait jamais été aussi loin dans #GreysAnatomy.
Après ça, on se paye "Hallelujah" version Buckley pour la 4000ème fois à la télé US et, alors qu'on était à ça de finir sur du potable, le cliffangher le plus débile de la série vient ruiner tous les efforts : Neela se fait piétiner par la foule d'une manif pacifiste...
Juste après que Moretti ait annoncé que tout le monde pouvait faire mieux, ça fait mal.
Bilan
Et ça laisse un goût amer à une saison qui aura commencé comme un reboot très efficace puis se sera enlisé peu à peu dans la surenchère d'arcs soporifiques et de gimmicks indignes.
Elle reste bien plus cohérente et regardable que la précédente. Il y a du bon boulot fait sur Pratt et Morris mais ce qu'on retient, c'est surtout le peu de Abby, une Neela sans direction, l'overdose de Tony et Sam et un Luka en retrait au moment où il aurait dû mener la barque.
Les 3 meilleurs épisodes :
13.02 Graduation Day
13.07 Jigsaw
13.12 Breach of Trust
Mentions spéciales à "Scoop & Run" et "Ames Vs. Kovac"
Les 3 pires :
13.14 Murmurs of the Heart
13.18 Photographs & Memories
13.21 I Don't
Et la dernière minute du season finale qui est donc l'une des pires minutes de #ER. Ca tombe bien, elle annonce sa pire saison...
ER - Saison 12 [2005-2006]
Il y a plein choses que je pourrais faire plutôt que de regarder l'une des saisons les plus médiocres de ma série favorite juste pour essayer de la réhabiliter un peu. Mais bon, nous y revoilà.
Dans mon souvenir, c'est un bordel monstre où plutôt que de faire confiance à Luka pour mener la série, #ER fait appel à un tas de gimmicks ambulants à la Clemente et se perd dans le soap pour rattraper #GreysAnatomy, sa nouvelle concurrente.
Mais je me souviens aussi que Maura Tierney porte la saison sur ses épaules. Son couple avec Luka est un fil rouge plutôt bien écrit et apportant une stabilité nécessaire à une série qui part dans tous les sens et, trop souvent, sans arriver nulle part.
En tout cas, France 2 a préféré la diffuser en deuxième partie de soirée à l'époque, un scandale pour un fan comme moi à l'époque mais un choix compréhensible avec le recul. À l'image de Christophe Hondelatte, les français venaient de découvrir #House et se foutaient du County.
Je ne peux pas leur en vouloir car "Canon City" est le pire season premiere de #ER. Quand je pense qu'il a fallu trois scénaristes (Wells, Sachs et Zwerling) pour nous imaginer ce road-trip sans aucun sens du rythme...
Même si Linda Cardellini fait de son mieux, j'ai baillé devant la recherche d'Alex. Déjà parce qu'Alex est encore plus insipide maintenant qu'il a changé d'interprète. Ensuite parce que le tout est prévisible et que je préfère Sam en infirmière compétente qu'en mère éplorée.
Et un road-trip aussi mou du genou, c'est pas le truc que tu fais en début de saison alors que tes audiences sont en bernes, que tes concurrents prennent du terrain et que tu dois placer Goran Vijsnic comme leader de la team. Le pauvre a hâte que son couple avec Sam se termine.
Je peux admirer le fait que #ER ne fait pas dans la surenchère contrairement à ses concurrents justement. Mais là, même à l'hôpital où l'on nous montre les méthodes d'enseignements de notre trio, les enjeux sont minuscules et le rythme patauge dans la semoule.
L'idée est bonne mais on n'apprend rien sur Ray, l'excellent Corey Stoll vient voler la vedette à Parminder Nagra, Abby n'apparaît que lors des dix dernières minutes et Morris n'est pas encore prêt à nous faire avaler sa présence au générique alors que Weaver est absente.
Et puis bien sûr, quand on sait que c'est la dernière apparition de Susan, c'est vraiment triste. Sherry Stringfield avait annoncé son choix à la prod un peu tardivement et, suite au départ de Wyle, les mecs se sont dits "la flemme". Enfin j'imagine que ça s'est passé comme ça.
Heureusement qu'elle aura le droit à une dernière apparition lors de la dernière saison. Et heureusement que "Canon City" est bien plus mauvais que ce qui va suivre. Enfin je crois. J'espère. Oh merde, je viens de me souvenir de Clemente. Et du chimpanzé. Accrochez-vous.
Même s'il ne brille pas par son originalité, "Nobody's Baby" est un épisode solide qui se repose sur le swag de Maura Tierney, de bons cas médicaux et l'humour propre aux scripts de R. Scott Gemmill, le petit rigolo de l'équipe.
De toute façon, au bout de 12 saisons, on ne s'attend pas à du neuf mais à du recyclage habile de la formule. C'est le cas ici, en particulier quand on suit le duo Abby/Neela. Et plutôt que de faire appel à des récurrents parasites, on fait appel à la meilleure : le Dr Coburn !
Le seul souci avec une vétérante comme Amy Aquino, c'est qu'on remarque encore plus les limites de jeu de Shane West. Sa tentative d'imiter Clooney se résume à 3 tics : dodeliner de la tête, se mordre les lèvres et cligner beaucoup des yeux...
D'ailleurs, les trois leads masculins ont chacun le droit au remake d'une intrigue de Doug : Ray avec son prématuré (copyright Doug S4), Luka qui se fait virer par sa famille de substitution (Doug S1) et Pratt qui renoue avec un père absent (Doug S2)...
On m'a tellement fait le coup du père absent pour personnage arrogant que je n'en peux plus. #ER l'a déjà fait genre 3 fois (et le refera). Et c'est le trope le plus répandu à la télé. J'aime bien Danny Glover mais toutes ses répliques sont clichés et sonnent fausses.
Dans "Man With No Name", Zabel bricole de la psychologie de comptoir autour de BroodingLuka. Intéressant d'avoir le supposé nouveau leader dans une crise existentielle mais au final, c'est juste un prétexte pour faire 3 pas en arrière là où la série a besoin d'aller de l'avant...
Car oui, à peine séparé de Sam que le croate flirte à nouveau avec Abby. Au début, j'étais absolument contre le retour d'un couple qui ne fonctionnait pas vraiment en S7. Je ne savais pas encore que leur union allait apporter une stabilité bienvenu et ne manquerait pas de charme.
(même si le Carby en moi était furieux à l'époque)
On fait la rencontre d'Eve (Kristen Johnston de #3rdrockfromthesun), nouvelle responsable des infirmières qui aurait pu être intéressante si elle n'avait pas été une simple machine à zizanie servant aux scénaristes soit de comic-relief soit d'agitatrice sans relief.
Même si je n'ai rien contre l'humour grivois qui peut parfois fonctionner dans #ER et même si c'est bien que Neela fasse autre chose que la gueule, son intrigue "photos sexy", c'est une tentative un peu navrante de faire du #GreysAnatomy sans vraiment l'assumer (la S13 assumera au moins).
Alors que reste-t-il de ce 12.03 peu inspiré ? Sans surprises : Abby qui conseille Jessica Hetch (#Friends) à l'aube d'une mastectomie (sujet déjà bien abordé en S6 avec Rebecca deMornay) et Kerry qui revient nous faire un coucou.
"Blame it on the Rain" n'est pas foncièrement mauvais mais je me suis tellement ennuyé devant que j'ai passé mon temps à faire des captures d'écran de Maura Tierney, ses cheveux trempés et son ciré breton.
D'ailleurs, c'est la seule utilisation de l'orage dans l'épisode : donner un aspect glamour aux chevelures des médecins. On est loin d'un "Blizzard" ou d'un "The Tempest" mais bon, on va pas faire les fines bouches non plus.
R.Scott Gemmill appuie sur la touche aléatoire des "cas médicaux qu'on a pas encore traité en 250 épisodes" et tombe sur un réveil de coma avec l'héroïne de #Castle et une rotation en toxicologie. Mais c'est avec le cas tout simple d'une jeune mère dépressif qu'il touche le plus.
Même chose avec les persos: on nous pond du drama forcé avec le cancer de Dubenko et la rigidité d'Eve alors qu'il y a matière à rire et à être passionné avec les anciens, que ce soit Jerry en paratonnerre ou Kerry qui découvre qu'elle est un peu rouillée à force de bureaucratie.
Le plus gênant, c'est que l'épisode oublie complètement d'avoir un acte final. Je crois que les intrigues se poursuivent dans le suivant mais pas une excuse pour avoir au moins une mini-conclusion. Du travail d'amateur.
L'épisode : 10/20
Abby et son ciré : 20/20
#ER a une longue tradition de "médecin brillant qui débarque pour imposer sa vision de la médecine mais cache un lourd secret". C'est parfois source de réussite (Dr Swift, Dr Lawrence) mais trop souvent un gimmick cache-misère (Dr Lee, Dr Moretti, Dr Wexler).
Quand Victor Clemente débarque dans "Wake Up", il est difficile de savoir à quelle catégorie il va appartenir. John Leguizamo apporte une énergie nécessaire aux urgences, son personnage est plutôt moderne et bien écrit. Mais ça ne va pas durer.
Avant qu'il ne devienne source d'intrigues débiles, Clemente est donc bien introduit et permet d'épicer un peu ce 250ème épisode tiède. Il est en tout cas plus passionnant à suivre que Luka et sa patiente sortie du coma qui nous plonge dans le coma (déso pas déso)
Leguizamo vient donc remplacer Sherry Stringfield dont le personnage historique est cruellement dégagé lors d'un bref dialogue sans conséquences. J'aimerais vraiment en savoir plus sur les coulisses de ce départ.
Via l'écharpe de Kerry et l'intrigue d'Abby, l'épisode était dédié à la lutte contre le cancer du sein. Ce qui rend le montage final encore plus de mauvais goût puisqu'on y mélange James Blunt, une mastectomie et Pratt qui s'envoie en l'air. Du sous-#GreysAnatomy dégueulasse.
"Dream House" est le pire épisode que j'ai vu pour l'instant. Au moins, "Freefall" était divertissant. Quand l'intrigue la moins ridicule est Abby qui soigne un chimpanzé, c'est qu'on a atteint un certain niveau de médiocrité.
À part pour Leguizamo qui s'amuse bien, c'est le néant. En plus du singe, David Zabel accumule les idées à la con : demander à Mekhi Phifer de pleurer et à Danny Glover de le regarder, le Robot Dubenko et encore un putain de montage final pop à la #GreysAnatomy...
On sent à chaque seconde les notes de NBC pour rajeunir le programme avec notamment le renvoi d'Haleh (temporaire certes mais qui fait mal au coeur). Au moins, Yvette Freeman a le droit à une meilleure sortie que Sherry Stringfield. Après tout, c'est elle la vraie vétérante.
Pour les complètistes, ne manquez surtout pas les scènes coupées avec deux minutes supplémentaires de Robot Dubenko et de Shane West qui flirte avec Kat Dennings... Misère.
Bien qu'il introduise un futur boulet et qu'il se termine sur une note douteuse, "Human Shield" est pour l'instant l'épisode le plus solide de la saison. Il se concentre sur la médecine, arrête les gimmicks et laisse Maura Tierney briller tout du long.
Le boulet, c'est bien sûr Tony Gates qui fait une très mauvaise première impression en dragueur relou. Stamos devait signer dès cette saison dans le rôle de Clemente (qui s'appelait alors Dr Beck) mais, retenu par "Jake in Progress", il a cédé la place pour mieux revenir en S13.
Au moins, il prend peu de place ici et ce qui est intéressant avec Neela, c'est de la faire se diriger peu à peu vers la chirurgie. C'est une bonne idée, bien meilleure qu'un pentagone amoureux avec Tony, Gallant, Dubenko et Ray...
Bien aimé aussi comment sont intégrés Clemente et Eve ici. Ils sont humanisés plutôt subtilement et c'est bien la preuve frustrante qu'ils auraient pu devenir de bons personnages et apporter une fraîcheur au casting plutôt que du gimmick WTF.
Je suis plutôt pour le retour du couple Abby/Luka et je vous redirais pourquoi prochainement. Mais il commence très très mal avec un baiser volé de très mauvais goût qui vient couper un beau monologue de Tierney.
- C'est les sweeps, on fait quoi ?
- Un crash d'hélico !
- Pas encore... Qu'est ce qui marche en ce moment ?
- Lost. Grey's Anatomy. La carrière de Serena Williams.
- Parfait, j'ai une idée.
- Un crash d'hélico ?
- Presque...
Je me moque mais en vrai, "Two Ships" est plutôt correct. Loin d'être au niveau des grands épisodes catastrophes à la "The Tempest" ou "The Crossing", mais avec une bonne utilisation des personnages, un vrai rythme, un bal de steadycam impeccable et des moments touchants.
Oncle Jesse est relou mais est vite dégagé (ça aurait d'ailleurs été l'occasion de le supprimer pour de bon) et mon petit coeur romantique a aimé le retour de Gallant à la fin.
Et la manière dont la réunion Lubby est bien mieux écrite que dans l'épisode précédent. C'est d'ailleurs pour ça que même en tant que Carby, je tolère ce couple: il se base sur une amitié de longue date, sur une vraie alchimie et ça évite d'avoir un défilé de boyfriend/girlfriend distrayant. Enfin un truc stable à l'écriture plutôt mature (cette saison en tout cas).
Comme la saison précédente, la vétérante Lydia Woodward vient remonter le niveau avec un épisode où elle sait comment mixer médical et soap, rendre les patients attachants et faire interagir les personnages comme des humains. "I Do" est donc une mini-réussite.
Que l'on apprécie ou pas le couple formée par Michael et Neela (moi je les aime beaucoup), il y a quelque chose de très juste dans leur jeune amour un peu foufou et pas très raisonnable. Leur mariage est l'occasion de renforcer la camaraderie dans les rangs, sans en faire trop.
Si Abby reste sans surprises la meilleure partie de l'épisode, jamais des personnages bancals comme Clemente et Morris n'avaient été écrit avec autant de nuances. Woodward nous fait même le plaisir d'augmenter la dose de Kerry et de lui offrir un début d'arc prometteur.
Et elle essaye de tirer le meilleur d'intrigues un peu nazes : le volontaire K.J. sert à aborder à nouveau la discrimination raciale et le couple Abby/Luka commence à trouver son groove. Même ces bons vieux Frank et Jerry ont le droit à une belle partition !
Même à Pâques, j'ai réussi à apprécier "All About Christmas Eve", un bon petit épisode de Noël à l'ancienne avec ce qu'il faut de guimauve, d'hémoglobine et de pincements au coeur. Et un Luka très convaincant aussi bien en nouveau chef du service qu'en prétendant pour Abby.
Rien de tel qu'un duo avec Kerry, la présence de Lisa Gay Hamilton (#ThePractice) et une nouvelle plaidoirie anti-armes à feu pour que la pilule Pratt passe en douceur. Rien de tel qu'un duo avec Haleh et un Scott Grimes s'en donnant à coeur joie pour que Morris gagne des points.
Si le départ de Eve est ridicule, je ne vais pas pleurer le départ d'un personnage aussi cartoonesque. Dommage qu'avec l'arrivée de Jodie (Callie Thorne), Clemente semble prendre la même direction de potentiel gâché par un arc bidon.
Mais globalement, c'est donc un Noël bien plus solide que dans mes souvenirs, plus mémorable que celui de la saison précédente et une bonne façon de me faire adhérer à Luka et Abby. Joyeuses fêtes !
Avec une structure habile, "If Not Now" prend le temps d'étudier les doutes d'Abby sur une potentielle grossesse, le risque génétique et ce que ça signifie pour sa carrière et son couple. Maura Tierney travaille avec nuance un personnage que l'on aime connaître par coeur.
David Zabel se tient à sa thématique et offre également une querelle qui sonne très juste entre Neela et Luka au sujet d'une jeune catholique enceinte suite à un viol et que ses parents refusent de laisser avorter. Une bonne façon d'utiliser l'historique du croate.
Je valide le focus retrouvé sur la chirurgie mais je valide pas le Dr Albright qui est une énième copie de Romano et qui, plutôt que de jouer le rôle de mentor pour Neela, va être au centre d'une "romance" avec Morris...
On s'intéresse aussi à la santé de Kerry et, même si c'est une bonne idée, c'est dommage de lui donner moins de temps d'antenne que le passé mystérieux de Clemente ou la carrière de rock-star de Ray...
Mais au moins, on a le droit à cette scène d'intro :
À ne pas confondre avec "Split Second" (un bon épisode de la 5ème saison), "Split Decisions" est un épisode moyen de la 12ème saison et donc un épisode nul de #ER. Vous me suivez ? Bizarrement, c'est la partie soap que j'ai trouvé le plus réussi.
Bien que prévisible et un peu précipitée, la séparation de Neela et Gallant réussit à être touchante. Et bien que totalement dispensable, la journée shopping de Luka et Abby est une distraction qui m'a bien plus régalé que ce qui se passe au County.
Car au County, on a Morrris et ses 4 tétons, Pratt qui défend mollement son pote alcoolique et Ray qui protège la mineur qui est tombée amoureuse de lui. Allez Kat Dennings, courage, après ça tu auras 6 ans de #2BrokeGirls et puis tu pourras peut-être avoir un rôle correct...
Reste Dubenko en charge des urgences. J'aime bien son côté lunaire mais franchement, ce focus ne nous apprend rien sur le personnage et son intrigue aurait pu être refilé à Luka ou Clemente qu'on aurait pas vu une différence. Du remplissage de creux de saison.
Joe Sachs méritait la prison des scénaristes pour "Freefall" et "Canon City" mais obtient l'amnistie avec "Body & Soul", le tour de force d'une saison qui en avait bien besoin. Superbe portrait à rebours d'un homme rongé à la maladie.
Sachs reprend la structure de "Hindsight" et la rend encore plus percutante et, comme dans "Time of Death", il fait appel à un guest plus connu dans le rôle d'un mafieux. James Wood est une figure problématique mais ici, c'est un acteur qui n'a pas volé sa nomination aux Emmys.
Ce qui n'excuse pas d'en avoir privé Maura Tierney, à nouveau au dessus de la mêlée et Ally Walker qui n'a hélas pas retrouvé meilleure partition depuis. C'est en s'attardant sur sa fatigue et ses regrets que l'épisode est le plus émouvant.
"Body & Soul" évoque donc la sclérose latérale amyotrophique, plus connu sous le nom de maladie de Lou Gehrig et dont était atteint Stephen Hawkins. L'épisode s'inspire beaucoup de son parcours et, en son hommage mieux vaut le voir que de s'infliger "The Theory of Everything".
Mais la maladie de Nate Lennox n'est pas le seul sujet d'un épisode qui, en remontant le temps, fait le point sur l'évolution des médecins, en particulier sur le parcours d'Abby mais aussi sur Neela. Et ne profite pas des flashbacks pour faire des caméos distrayant.
Bon le puriste en moi se plaindra juste des petites incohérences : Anspaugh, Romano et Chen étaient présents à l'enterrement de Mark, la réception a été refaite et la coupe d'Abby en 2004 était légèrement différente. Mais je pinaille.
Cela dit, un petit caméo de Noah Wyle aurait été plus satisfaisant que ce qu'il sera offert à Carter au Soudan. Mais on en reparle. Pour l'instant, je suis juste heureux d'avoir revu l'un de mes épisodes favoris.
Et d'avoir pu réentendre la petite musique "solitude en hiver" que #ER avait inauguré dans "Walk in the Woods" (7.14) puis utilisé dans "Beyond Relief" (8.11) et au moins une ou deux autres fois. Elle tombait à pic.
Derrière son titre shakespearien, "Quintessence of Dust" (traduit bêtement par "Être ou ne Plus Être" en VF) est d'une pauvreté rarement égalée dans #ER. À part le plaisir de voir les premiers pas de Neela en chirurgie et d'avoir un Ray plus sympathique, c'est l'enfer...
Deux intrigues qui auraient peut-être fonctionner séparément et en 3ème plan sont propulsés en intrigues principales : Pratt en pleine panique homophobe et Morris en plein amour vache avec Albright, personnage écrit toujours aussi vulgairement.
C'est bien qu'Abby mette le doigt sur ce qui ne va pas avec le sexisme et l'homophobie de ses collègues. Ce qui serait encore mieux ? De ne pas leur donner des intrigues qui aggravent le problème.
Au moins, l'ambiance malsaine d'un lieu de travail est plutôt bien retranscrite :
Le gros de l'épisode est consacré à la mort de Jodie, personnage dont on se fout totalement et qui permet d'engendrer du drama forcé autour de Clemente. John Leguizamo joue ça très bien mais les scénaristes continuent de l'écrire en impro totale.
Même les mignonneries habituelles de Luka et Abby ne m'ont pas divertit et à force de finir chaque épisode sur un montage musical, l'effet est amoindrie (même si on est loin de l'overdose de #GreysAnatomy, #ER cherche désespérément à l'imiter).
Ne comptez pas sur "Darfur" pour retrouver Carter avec plaisir et la réussite de la première trilogie africaine. En voulant être à la fois au Soudan et à Chicago, l'épisode s'enlise et ne raconte rien d'intéressant des deux côtés de l'Atlantique.
L'idée a été soufflé par Clooney qui militait à l'époque pour que la situation au Soudan soit reconnu comme un génocide. Le conflit n'avait eu le droit qu'à 25 minutes de couverture médiatique aux USA en 2005. #ER a au moins pu jouer les portes-paroles.
Mais de bonnes intentions ne font pas un bon épisode. Ici, Carter enchaîne les maladresses supposément héroïques afin qu'on nous serve un mélange d'exposition/action très convenu et très loin du récit plus immersif de "Kisangani".
Le découpage en deux fait aussi que tout est précipité alors que le récit aurait gagné en subtilité sans la partie au County (et, si mes souvenirs sont bons, ce sera le cas un peu plus tard avec le 12.20).
Même si je ne suis pas très fort en géopolitique, revoir ça en 2018 peut être douloureux, surtout quand on sait l'évolution et l'extension du conflit.
Au moins, c'est un plaisir de retrouver Debbie (Mary McCormack) et un Eamonn Walker (#Oz) qui plante très vite son personnage. Pour plus d'infos sur les coulisses de l'épisode tourné pour 7 millions de $ en Afrique du Sud : http://goo.gl/Rm4aRH
Ce qui se passe à Chicago est d'une indigence sans nom. Pratt atteint le niveau ultime de boulet et le jeu de Mekhi Phifer ne suit plus la cadence. Et tout ce qui concerne Clemente est une sorte de spin-off bizarre qui achève d'enlever de l'impact à la partie Darfour...
La bonne idée de "Out on a Limb", c'est de miser sur le duo Abby/Kerry et donc sur les deux meilleures membres du cast et donc sur une belle amitié qui aura germé doucement mais sûrement. C'est à peu près sa seule bonne idée.
Même si les scénaristes avaient peut-être mieux à raconter sur Kerry et ont été bien trop radin avec son personnage pour totalement les excuser, ils peuvent compter sur Laura Innes qui, même avec peu, donne une leçon d'acting à ses petits camarades.
Bon et je dois avouer que j'ai trouvé malin d'évoquer l'Irak sous le point de vue de Neela. Et avant qu'elle ne se transforme en will they won't they indigne, son amitié avec Ray est chouette et remonte ce dernier dans mon estime. Si seulement ça n'avait qu'une jolie amitié.
Sinon, rien de passionnant et des patients qui apparaissent dans le 1er acte puis disparaissent sans prévenir dans les scènes coupés. Tout ça pour ressasser les enfantillages d'un Pratt revenu à la case départ alors qu'on avait passé des saisons à le voir mûrir. Ridicule.
Ah si, il y a un patient que l'on voit du début à la fin et qui, si Sam n'avait pas accepté son offre de soin à domicile, aurait été une petite parenthèse intéressante pour l'infirmière. Au lieu de ça, Armand Assante va devoir participer à une intrigue indigne, une de plus.
"Lost in America" dresse le portrait plutôt nuancé d'une famille musulmane dont le fils, de plus en plus radicalisé depuis le 11 sept, commet un crime d'honneur sur sa sœur. Il aurait juste fallu une scène de plus et que #ER aborde l'Islam sous un angle différent dans un autre épisode.
Dans le rôle de la mère réfugiée politique, Shohreh Aghdashloo sortie d'un rôle marquant dans 24 et qui, le soir de la diffusion de cet épisode, était également guest dans #WillAndGrace. Une des nombreuses correspondances des séries NBC du jeudi.
Et une semaine après sa 1ère apparition sur NBC dans #TheWestWing, Danny Pudi vient ici incarner le fils et aurait mérité plus de scènes pour que son perso gagne en épaisseur. En tout cas, il est bon dans le registre dramatique et sera embauché 3 ans plus tard dans #Community.
Autour de cette intrigue médicale solide mais quasi-inachevée, et excepté Clemente, le reste est plutôt de bon goût. Morris gagne en sympathie en rencontrant sa famille et j'ai bien aimé les scènes entre Neela, Ray et Dubenko. Rien de creepy pour l'instant, juste du soap correct.
Et bien sûr, on s'accroche aussi à Abby qui n'a aucune patience pour la connerie environnante et est donc, plus que jamais, notre guide spirituel.
"Strange Bedfellows" est une semi-réussite. 30mn de cas médicaux passionnants qui font remonter Ray dans mon estime. 30mn de soap à la #GreyAnatomy sur la vie amoureuse de Pratt et une romance d'adolescent entre Neela et Ray.
Au moins, le soap de Neela est finement écrit quand il s'intéresse à ses états d'âme de femme de militaire. Ça aide beaucoup d'avoir les parents de Gallant incarnés par des valeurs sures comme Ernie Hudson et Sheryl Lee Ralph.
Pour le reste, vous pouvez faire avance rapide, surtout concernant Sam et Pratt. Les justifications de son départ pour le Soudan sont ridicule. Déjà parce qu'on a pas envie de le voir là-bas. Ensuite parce que la manière dont Luka l'y envoie est forcée et absolument pas pro.
Bon, en fait, je la refais : "Strange Bedfellows" est un quasi-échec. Voilà, c'est plus juste.
#ER avait raté son 1er épisode au Darfour avec une structure boiteuse alternant Chicago/Soudan. "No Place to Hide" décide d'enchaîner les deux plutôt que de les alterner et c'est encore plus bancale. Rien de glorieux de la part de Lydia Woodward.
Et c'est la partie au County qui est la plus réussie, en particulier Abby qui aide une gamine à devenir tutrice de sa grand-mère (Diane Ladd, excellente dans #Enlightened) et Kerry qui dit adieu à un personnage culte de la série : sa béquille.
Le souci c'est qu'avec 20mn et le retour de l'ex-mari de Sam, il est difficile pour les bonnes idées de Woodward d'avoir un vrai impact. Ça aurait mérité un vrai épisode plutôt que ce truc informe.
C'est surtout dommageable sur la partie africaine où tout va hyper vite et où les clichés s'enchaînent. Et à cause de l'épisode "Darfur", on perd tout élément de surprise et l'occasion d'avoir un vrai bon épisode de 40mn sur le sujet.
Sur le papier, envoyer Pratt là-bas n'est pas le choix le plus idiot mais le souci, c'est que Mekhi Phifer n'est clairement pas à la hauteur et sa nonchalance passe mal au Darfour. Et utiliser un génocide pour lui apprendre l'humilité, c'est limite comme outil scénaristique...
Il permet au moins de faire le point sur les plus grosses conneries de la saison face à un Carter qui doit être bien content de s'être tiré à temps.
Il reste tout de même une excellente bande-son (Sonny & Cher, les Beach Boys), une Debbie toujours aussi géniale et une réalisation franchement chiadé de la part de Skipp Sudduth, ce bon vieux Sully dans "New York 911".
"There Are No Angeles Here" est ce que la trilogie soudanaise offre de plus consistant. Mais à l'image de la saison et du personnage de Clemente, il souffre d'une schizophrénie scénaristique. Je m'explique...
D'un côté, on a du drama médical sombre et réaliste qui se focalise sur la routine, la bureaucratie et les difficultés de soigner au milieu d'un conflit qui nous dépasse. Porté par Carter et Debbie, cette partie là est dans la lignée de "Kisangani" et possède l'ADN de #ER.
De l'autre, on a la partie "Rambo" avec Pratt qui enchaîne les actes d'héroïsmes à base de course-poursuite et de combats armés dans le désert. C'est hors-sujet, malvenu et pas franchement aidé par Mekhi Phifer.
Au final, Greg a appris sa petite leçon, Noah Wyle a fait son apparition contractuelle et mis à part quelques discussions sur l'interventionnisme américain (pas aussi fines que dans "Kisangani" ou "Makemba"), la trilogie soudanaise laisse un goût d'occasion manquée.
Comme son nom l'indique, "The Gallant Hero and the Tragic Victor" ("Gallant le Héros et Victor l'Hystéro" en VF) est un gros pot-pourri qui essaye de conclure deux arcs à la fois. Celui de Gallant est prévisible mais émouvant. Celui de Clemente totalement navrant.
Je n'ai jamais compris ce que les scénaristes ont voulu faire avec Clemente et ils prouvent ici que eux non plus. Leguizamo a apporté de l'énergie au début mais ça été tellement de l'impro totale depuis... Du gros n'importe quoi jusqu'au bout.
Je sais bien qu'il a fallu remplacer Susan à la va-vite mais, quitte à faire un remake d'Amanda Lee (S5), ils avaient largement le temps de nous pondre quelque chose d'un minimum sérieux. Le pire, c'est que Clemente n'est qu'un prototype pour d'autres persos de ce genre...
À contrario, le sort de Michael était prévisible dès sa toute première apparition mais reste touchant grâce à Parminder Nagra et cette scène finale qui m'a quand même gentiment chamboulé.
Sauf que voilà, à force de mélanger le très médiocre avec l'à peine réussi, #ER patine dans la semoule comme rarement et n'a même plus le temps de s'occuper d'un patient ni de soigner son discours progressiste. Désormais, il nous est juste balancé sous forme de monologues didactiques...
"21 Guns" termine la saison dans un bain de sang et une overdose de cliffanghers. Chaque season finale depuis celui de la dixième saison est de plus en plus racoleur : là, on touche le fond (mais on a pas fini de creuser).
On sent que David Zabel n'est pas très fier de son coup. Au début de l'épisode, via la voix de la sagesse représentée par Anspaugh, il essaye même de justifier quelques choix avant de succomber sans aucune dignité au cahier des charges de NBC...
On se retrouve donc avec un dernier acte où la direction artistique est en roue libre. Même dans ses moments les plus douteux sur le fond, la 12ème saison restait du #ER sur la forme. Ici, la fusillade est filmée comme un mauvais film d'action direct-to-dvd.
Dans le souci permanent de rajeunir le cast, c'est Jerry qui prend et ça me met très en colère. Mais pas autant que d'avoir un 3ème season finale centré sur l'ex-mari de Sam. Ou que de ruiner totalement l'émotion des funérailles de Michael avec des flashbacks sépia moches.
La même semaine de mai 2006, on avait donc le season finale de #GreysAnatomy sur fond du "Chasing Cars" de Snow Patrol" et celui de #ER sur fond de "Open Your Eyes" de Snow Patrol. Le désespoir de NBC se lit dans chaque décision de ce genre.
Alors que sauver de cette douzième saison ? Après revoyure, je peux au moins dire qu'entre le 12.07 et le 12.13, il y a une période assez plaisante où, autour d'Abby, la série parvient à se recentrer. Tout ce qui passe autour est quasiment à oublier.
D'habitude, je fais un top 5 et un worst 3 mais là je vais devoir faire l'inverse...
Top 3
12.13 Body & Soul (petit chef d'oeuvre)
12.09 I Do
12.07 Human Shield
Worst 5 (sans orde particulier)
12.01 Canon City
12.05 Wake Up
12.06 Dream House
12.14 Quintessence of Dust
12.22 21 Guns
Je fais même pas de liste des personnages parce qu'à part pour Abby et Neela et un Ray qui remonte doucement dans mon estime en 2ème moitié de saison, y a pas grand chose à récupérer. Peut-être Kerry mais elle apparaît si peu...
La S13 fera bien pire mais, au moins, elle prendra des décisions claires et assumera son côté reboot. C'était ça le plus dérangeant avec la S12 : son incapacité à réconcilier le #ER d'avant et celui d'après.
Ce qui en fait, à défaut d'être la pire saison, une médiocre transition.
ER - Saison 11 [2004-2005]
Excitation ! Drames ! Suspense ! Consultations sans rendez-vous ! (je cite la jaquette du DVD car je suis pas inspiré)
Fun fact: ce montage a été mon fond d'écran de PC de 2005 à 2007. Je le choisis pour illustrer ce thread car je déteste l'affiche promo officielle. Au moins, elle a le mérite de donner la couleur d'une saison où le soap l'emportera sur le médical dans un bras de fer bordélique.
À l'aube de sa 11ème année, les soucis de la série:
- Trop d'acteurs au cast principal/Plus assez de récurrents attachants
- L'incapacité à écrire correctement un arc du début à la fin à cause des arrivées et départs incessants.
- Du mal à innover et/ou à recycler intelligement.
D'après mes souvenirs, cette saison ne fera qu'accentuer ces problèmes et sera la pire (mais la dernière) de Carter. C'est à nouveau vers Abby qu'il faudra se tourner et quelques épisodes "loners" remarquables. J'espère que ce rewatch me fera réévaluer l'ensemble.
C'est mal parti avec "One For the Road", un season premiere sans énergie et occupé à résoudre mollement des cliffanghers sans intêret. On aurait pu se focaliser sur la 1ère garde d'Abby mais non, c'est le soap pantouflard qui prend le devant de la scène.
Chen survit pour mieux que Ming-Na puisse partir dans l'indifférence générale plus tard dans la saison. Pratt survit pour mieux accéder au statut de boulet tel qu'on le connaît. Et Luka et Sam se réconcilient pour former le couple le plus soporifique de la série. Circulez.
Leur temps d'antenne nous prive d'une résolution satisfaisante pour Kerry et son fils et casse complètement le rythme d'un season premiere alors que #ER manque rarement ces moments clés. Même les acteurs ont l'air de s'emmerder et sont pressés que la saison commence vraiment.
Il faut dire qu'il a fallu négocier sévère pour convaincre Wyle de rempiler (alors que son départ en S10 aurait été tout à fait satisfaisant) et qu'on lui filera un arc très moyen pour sa dernière ligne droite, une alternance de Sad Carter/Carter in Love assez indigne du vétéran.
Heureusement, on peut compter sur le Dr. Lockhart. Si vous faîtes également un rewatch, il suffit simplement de zapper toutes les scènes ne concernant ni Abby ni Kerry dans le diptyque 10.22/11.01 et tout ira bien.
"Damaged" parvient beaucoup mieux à équilibrer drama médical et soap mais souffre d'un gros souci de rythme. Pas pour rien que Norah Jones chante "The Long Day is Over" à la fin. C'est peut-être à force d'avoir des persos dans le doute ou fatigués que l'énergie disparaît.
Alors que Neela questionne sa carrière et que Ray fait de la figuration, Abby récupère 90% des patients dont une jeune femme prostituée par ses parents et la victime d'un crime homophobe. Bonne idée d'avoir les infirmières la remettre à sa place et participer à son apprentissage.
Parlons-en de Ray. J'imagine bien la conception du personnage.
- NBC veut des jeunes !
- Un jeune médecin arrogant ?
- On a déjà !
- Un jeune médecin maladroit ?
- On a déjà !
- Un jeune médecin arrogant, maladroit et... ROCKER ???
- Vendu.
Voilà donc Shane West au générique alors qu'il n'a eu que trois répliques. Vague mélange de Doug et Malucci saupoudré de rocker émo, Ray est un concept plutôt qu'un personnage crédible. Pas le pire mais l'un des plus insipides médecins du County si mes souvenirs sont bons.Pour l'instant, bon courage pour retenir son nom ou même le différencier des autres nouveaux internes.
Et bon courage pour s'intéresser au "je t'aime" de Luka à Sam. Le croate est bien à l'aise quand il guide Abby ou est le confident de Carter. BroLuka plutôt que BroodingLuka !
En pleine St. Patrick 2018, je suis retourné au 4 juillet 2004 et j'y ai trouvé les bribes d'un bon épisode dissimulé sous un feu d'artifice d'intrigues secondaires soporifiques. Je vous présente "Try Carter" ou plutôt "Try HardE.R." (désolé ?).
La manière dont est traitée le spleen de Carter est plutôt réussie, surtout quand elle puise dans l'historique qu'il partage avec Abby. Loin devant toute concurrence, ces deux-là portent l'épisode à bouts de bras et la structure aurait gagné à se focaliser uniquement sur eux.
Parce que plus j'apprend à connaître Dr Bon Jovi (copyright Abby), plus il accumule les clichés. C'est d'autant plus gênant que les scénaristes sont clairement à la ramasse niveau musique. Et que je préfère limite passer du temps avec Howard (aka Dr Toc aka #Monk).
Tandis que LukaPapa bouffe inutilement du temps d'antenne, Susan passe en coup de vent nous rappeler son existence et nous présenter sa nouvelle coupe de cheveux (c'est presque devenu un running gag) et son bébé. Il s'appelle Cosmo et est aujourd'hui devenu un serial killer.
On rencontre aussi Dubenko (c'est quoi ce bordel avec les prénoms ???) dont on reparlera. Pour l'instant, il sert surtout à préparer le départ de Lizzie avec un arc potentiellement intéressant mais qui sera sévèrement bâclé. Place à la jeunesse ! (Leland Orser avait 44 ans).
Si l'on rajoute la crise existentielle de Neela et la convalescence de Pratt, on a un bordel même pas joyeux qui se termine avec une scène sur le toit. J'adore les scènes sur le toit mais pas celle-ci, surtout quand on la compare avec un autre 4 juillet culte (3.01).
Même si Alex Kingston méritait mieux, "Fear" permet au moins de lui offrir un départ dans la dignité, la tête haute et sans rancunes. Et en rangeant le soap au placard pour se focaliser sur un cas médical du début à la fin, il s'avère être le premier épisode solide de la saison.
À vrai dire, à l’exception de son arc avec Don Cheadle en S9, Lizzie n'avait plus eu grand chose d'intéressant à faire depuis la S7. Mais comme tout vétéran qui a marqué l'histoire de la série et à un moment où la relève semble peu engageante, ça fait toujours un pincement au coeur de se séparer d'une vieille amie.
Bien sûr, sa démission est bâclée mais elle a au moins le droit à un vrai au revoir auquel les vieux fans peuvent s'identifier ("son many of my friends are gone"). Le renvoi de Kingston est une décision très contestable de NBC mais Kingston reste digne jusqu'au bout.
Le reste nous raconte une histoire très touchante, est joliment mis en scène par Lesli Linka Glatter (elle n'avait pas été derrière la caméra depuis le 7.05) et replace Susan comme chef du service/comic relief de service. Après un début de saison aussi moyen, on s'en contente.
Et avant qu'elle ne devienne la rebound girl de John, Madchen Amick (#TwinPeaks) fait une bonne 1ère impression dans le rôle de Wendall, la nouvelle assistante sociale.
Tout comme Leland Orser qui donne d'emblée une personnalité intéressante à Lucien Dubenko. Avant qu'il ne devienne Dr Loufoque, il était un remplaçant convaincant à Corday et permettait de découvrir un aspect plus moderne de la chirurgie. Bienvenue à vous deux.
Si la dixième saison s'était occupé du départ de Corday et s'était terminé sur la remise des diplômes plutôt qu'un déluge de cliffanghers, la onzième aurait pu débuter sur "An Intern's Guide to the Galaxy" qui a tous les éléments d'un bon season premiere.
Si le concept de la course aux patients instauré par un Pratt mauvais pédagogue est complètement absurde, il a le mérite de donner une structure à l'épisode, de se focaliser sur le médical et de bien définir la personnalité de nos trois internes. C'est ce que les saisons 10 et 11 réussissent le mieux (et cet épisode n'est consacré qu'à ça) : bien différencier la hiérarchie entre titulaires, internes expérimentés, internes débutants et étudiants en médecine.
On tient là un prototype de ce qu'aurait pu être la série en assumant totalement sa mutation vers la nouvelle génération en mode #Scrubs S9 (mais réussi) avec les vétérans en secondaires bienveillants. Avec Abby et Neela, ça fonctionne en tout cas. Avec Ray, un peu moins.
Mais au moins, on a du "eye rolling" de haut niveau à chaque fois qu'il l'ouvre. Ce qui n'excuse pas d'avoir trois boulets sur la fiche de paye. Ni de rendre Dubenko aussi cartoonesque.
"Time of Death" ouvre le bal des loners remarquables qui élèveront le niveau de la saison. On y suit en temps réel le parcours d'un ivrogne incarné par Ray Liotta, de son arrivée en salle d'attente à son dernier souffle en réa. Du conceptuel où prime l'émotion. Du grand #ER.
Zabel et Chulack nous offrent un bijou d'écriture, de mise en scène et de photographie. La caméra à l'épaule en mode 24 n'est jamais distrayante, toujours au service de l'immersion. Ayant été récemment en situation critique aux urgences, je peux vous dire que ça fonctionne.
Et c'est accentué par l'absence totale de musique, excepté le "Out of Time" des Stones qui ouvre et clôt l'épisode. L'occasion de redécouvrir un décor familier sous un nouvel angle et de jouer avec le temps, une vieille obsession de la série.
Comme tout bon loner, "Time of Death" utilise aussi en filigrane l'historique des médecins: l'alcoolisme d'Abby, celui du père de Pratt, le rapport à la religion de Luka... Et Sam nous prouve qu'à défaut d'être un bon personnage, elle est une excellente infirmière.
C'est quand il prenait des risques et expérimentait avec la forme que le #ER post Mark Greene valait le détour. Et c'est pour des épisodes comme celui-ci et toutes les petites réussites qui l'entourent qu'un rewatch s'imposait. Respect pour Ray Liotta dont la performance est juste incroyable. C'était hypnotisant, j'en suis encore retourné.
Trivia : c'est le seul épisode de la série à ne pas avoir de générique et, l'absence de John et Susan, le 1er à n'avoir aucun membre du casting original.
Lydia Woodward à la rescousse ! L'ancienne showrunner revient après une longue absence (depuis 2000) pour livrer “White Guy, Dark Hair”. Du #ER vintage où les cas médicaux sont développés du début à la fin et où les traumatismes de nos médecins sont étudiés avec finesse.
Son procédé est simple mais fonctionne toujours : la thématique de la confidentialité des patients permet de dévoiler de vieilles blessures pour Sam (Linda Cardelini a enfin le droit à une belle partition) et Carter (dont le deuil est un arc joliment traité sur la longueur).
Woodward a compris que le soap doit bien se doser et rester proche de ce qui se passe dans les couloirs du County. Elle se rappelle aussi de l'existence de Susan et lui offre enfin le statut de leader qu'elle mérite. L'occasion de critiquer certains choix de ses sucesseurs.
L'enchaînement "Time of Death/White Guy, Dark Hair" prouve donc que #ER a deux solutions pour survivre : prendre des risques et/ou se reposer intelligemment sur ses fondations. Dommage qu'elle choisira sur le long terme la voie du soap et des romances.
Joe Sachs est plus à l'aise avec le drama médical que la vie privée des médecins. C'est à nouveau le cas avec "A Shot in the Dark" où l'on se passionne pour les familles des patients et où l'on baille gentiment dès que l'on s'éloigne de l'hôpital.
Pas besoin de spectaculaire puisque, lorsqu'ils sont aussi bien écrits, les cas les plus simples sont les plus prenants, qu'il s'agisse d'une appendicite ou d'une blessure par balle. C'est suffisant pour continuer de faire du duo Abby/Neela la force tranquille de la saison.
Il y a encore du boulot sur Ray et l'impression grandissante qu'il est un pot-pourri de la personnalité de plein d'anciens médecins et que face à une Abby ou une Neela, on s'emballe peu pour Malucci Rock Star. Shane West fait de son mieux mais reste tête à claques.
En dehors de l'hôpital, c'est anecdotique mais rien de ridicule. Juste Luka qui parle masturbation avec Alex et Wendall qui entraîne Carter dans une session d'escalade et un barbecue mongol. Il y a sûrement un public pour ce genre d'intrigues. Pas forcément moi.
Quand au Dr Chen, la voilà de retour à l'hôpital. C'est donc la 48ème fois. Mais ne vous attachez pas puisqu'elle s'en va au prochain épisode. Comment ? Si, le Dr Chen, vous voyez pas ? Deb ? Jing-Mei ? C'est pas grave. Dommage pour Ming-Na mais pas grave.
"Twas the Night" essaye très fort de nous émouvoir avec le départ de Jing-Mei et le sort de son père mais n'a pas fait le travail nécessaire pour mériter nos larmes. En résulte un épisode de Noël qui connaît ses classiques mais tombe un peu à plat.
Le souci à l'hôpital, c'est que tout le monde a envie de se barrer et que ça jette un voile de cynisme pas forcément drôle et à peine rattrapé par l'incontournable bataille de boules de neiges finale. Le seul ange gardien des patients reste Abby, cadeau qui continue de donner.
Le souci avec Chen, c'est qu'on tenait là une potentielle discussion sur l'euthanasie mais que, comme souvent avec la pauvre Ming-Na, la paresse des scénaristes a pris le dessus et un arc introduit au milieu de la S10 n'aura jamais pris forme.
En tout, Ming-Na aura été au générique de 118 épisodes mais aura été absente de 25 d'entre eux et n'aura jamais eu une vraie storyline à l'exception de son bébé et de sa romance avec Pratt (qui renonce à un concert de Kanye West pour partager sa dernière scène).
Pourquoi l'avoir fait rester aussi longtemps si on avait rien à lui donner? Même pas de vrai lien avec les autres à part Pratt (mais on s'en foutait) et John (qui n'a même pas le droit de lui dire au revoir alors qu'il était comme un cheveu sur la soupe lors de l'adieu à Corday).
Au moins, Ming-Na aura su rebondir et, si #ER a lancé sa carrière, c'est avec ses futures rôles qu'elle pourra vraiment briller. So long Deb ! Au moins, tu auras échappé à John Stamos.
"Skin" est une nouvelle expérimentation dans une saison qui en est remplie. Bourré de bonnes idées sur le fond comme la forme, il se plante dans l'exécution et m'a laissé frustré devant autant de potentiel gâché.
Filmé en digital pour accentuer le réalisme et entièrement imaginé pour donner à Tierney une chance d'être nominé aux Emmy (elle ne le sera pas), le kidnapping d'Abby n'existe que pour la forme mais est terriblement creux.
Oui, Tierney est superbe mais elle mérite une nomination aux Emmy pour son travail subtile dans des épisodes plus "normaux". Oui, la réal est prenante mais est du pur exercice de style qui ne raconte rien sur la misère à Chicago, la violence et les armes.
#ER a fait un travail remarquable sur ces sujets mais sacrifie ici son habilité à aborder des sujets complexes au profit du spectaculaire (et d'un suspense qui n'existe pas car on sait à quel point il serait stupide de se séparer d’Abby).
Cela faisait 32 épisodes qu'Abby n'avait pas besoin de drama forcé pour nous émouvoir et être passionnante. C'est cheap de lui imposer ça. J'aurais préféré continuer de voir ce qui est esquissé dans la scène d'intro et son conflit avec Susan.
Ou tout simplement voir ce que l'épisode ne fait que suggérer : un Susan-centric sur ce que c'est d'être une femme au pouvoir dans un milieu masculin et d'être pédagogue avec des internes qui manquent d'empathie. Cette trop courte scène avec Kerry nous en offre un aperçu frustrant.
Quelle frustration aussi d'avoir la superbe actrice Alexandra Billings (#Transparent) et n'utiliser son personnage de transexuelle atteinte d'un cancer que pour "humaniser" Ray. C'est un procédé déjà utilisé avec Malucci (6.13) puis avec Pratt (10.07) et toujours aussi paresseux. Surtout que l'intrigue disparaît à mi-épisode...
J'ai largement préféré voir Luka enseigner à Neela le rapport aux proches des patients et lui montrer comment faire une ventriculostomie (la meilleure scène de l'épisode).
Comme dans le 10.17, on a les titulaires qui déplorent le manque d'internes de qualité. C'est bien d'en parler, ce serait mieux de ne pas perdre de temps avec des cabrioles comme "Skin" et de vraiment travailler sur Pratt, Ray, Morris et compagnie.
Afin d'accentuer le contraste avec le grain brut des scènes d'Abby, Stephen Cragg (ancien de #ChicagoHope qui restera fidèle jusqu'à la fin) et son directeur lumière nous en mettent plein les yeux au County. Ce qui nous offre au moins de belles captures d'écran.
À noter : "Skin" est dédié à Paul Manning, ancien scénariste décédé en 2005 et qui avait aussi aborder (mieux) la transsexualité avec "ER Confidential" (1.09) et écrit deux épisodes que j'aime particulièrement : "Night Shift" (3.11) et "The Miracle Worker" (5.10).
"Only Connect" est un nouvel épisode sur l'apprentissage qui s'acharne plutôt bien à explorer les soucis de communication dans l'équipe avant de tout sacrifier sur l'autel du soap débile.
Comme dans "The Student" et "Skin", le débat des titulaires semble faire écho aux discussions dans la writer's room et leurs réactions face aux critiques. L'épisode fait du bon boulot pour corriger le tir sur Neela avant de lui inventer un béguin ridicule sur Luka...
C'est dommage de ne plus avoir de relation mentor/élève sans que ça se transforme en crush. Et on ne peut pas compter sur Carter, trop occupé à bailler, flirter avec Madchen Amick et regarder sa montre en comptant les jours avant son départ.
Bizarrement, on ne peut pas compter sur Abby non plus puisque les scénaristes ont décidés de lui offrir du stress post-traumatique déjà vu avec John en S6 et un love interest sans intérêt avec le pourtant sympathique Eion Bailey (#BandofBrothers, #OnceUponATime).
Les scénaristes commentent le fait que leurs personnages secondaires sont peu mémorables plutôt que de les rendre mémorable. Même chose avec Jane (Sara Gilbert, bientôt de retour dans #Roseanne) qui servira de pot de fleur pendant 3 saisons.
Alors à défaut, on fait appel à d'anciens récurrents comme Herb Spivak, l'ancien avocat de Mark aperçu dans la 4ème saison (et également ex-mari de Carla dans #Cheers). Un subplot amusant mais qui empêche Susan d'avoir un rôle plus central dans l'épisode.
"The Providers" fait lui aussi appel à un fantôme de la 4ème saison pour confronter Carter à son idéalisme et réouvrir le débat sur les lobbys pharmaceutiques et la dangerosité des médicaments. Ce que Noah Wyle a eu de plus intéressant à faire depuis le début de la saison.
Devenu médecin généraliste, George Henry (Chad Lowe) permet de mesurer l'épuisement de son ancien professeur et de faire un parallèle nostalgique sur la situation des étudiants. Le départ de Carter est donc intelligemment amorcé.
Et l'intrigue fonctionne aussi grâce à la performance de Tom Irwin (#MySoCalledLife), poignant dans le rôle du père surmené qui veut offrir son dernier rein à sa fille dialysé. Dommage que la scène de son suicide soit aussi maladroitement mise en scène.
Du coup, depuis l'époque de George Henry, ils sont comment nos étudiants ? Et bien ils sont en train d'inventer #GreysAnatomy avec deux mois d'avance, Neela dans un atroce triangle amoureux avec Luka et Sam, Abby avec l'insipide Jake. Et ça tire un épisode honorable vers le bas.
La relation mentor/élève de Luka et Neela fonctionnait, c'est ridicule de la gâcher aussi vulgairement. Quand Susan et John s'engueule, y a un historique, un enjeu, c'est crédible. Là, c'est manufacturé, gratuit, racoleur. Un preview de ce qui nous attend durant les pires saisons...
En tout cas, on se console avec enfin du solide pour Noah Wyle et Sherry Stringfield, une bonne utilisation du passé de la série, une absence bienvenue de Pratt et Morris et un Ray sur la retenue.
Bon, si j'avais été aux commandes, plutôt que d'avoir George Henry et Herb Spivak, c'est un autre visage de la 4ème saison que j'aurais fait revenir pour offrir un peu de perspective à Carter avant son départ (#AnnaForever) :
"Middleman" est un nouveau chapitre de la catégorie "Pratt apprend une bonne leçon" et, à la longue, ça devient relou. Je m'étais vraiment réconcilié avec le personnage jusque là et son écriture m'intéresse toujours. J'ai plutôt un souci avec Mekhi Phifer.
Plus la série essaye de nuancer Pratt et plus l'acteur a du mal à convaincre. Ce qui est particulièrement gênant alors qu'il va bientôt devoir remplir le vide laissé par Carter et Susan et donner le ton. Malgré tout le travail fait sur son perso, Phifer n'est pas à la hauteur.
Au moins, son intrigue permet de continuer l'exploration de la hiérarchie, thème chère à cette saison, et d'avoir un conflit intéressant entre médecine d'urgence et chirurgie. Rien de novateur mais du solide et un bon moyen d'utiliser Dubenko.
J'étais heureux aussi qu'on se focalise sur le travail d'assistante sociale de Wendall plutôt que sa romance avec Carter. Madchen Amick assure. Et j'ai bien aimé aussi voir Susan remettre John à sa place sur son idéalisme et son rapport à l'argent.
Par contre, Jake est flippant. Sa romance avec Abby est ultra forcée. Comment croire un instant qu'elle tomberait sous le charme d'un nice guy qui agit comme un stalker ? Après ce qu'elle vient de vivre et au vu de sa personnalité, elle devrait l'envoyer se faire foutre...
Scénariste #1 : On a un coup de mou, on fait quoi ?
Scénariste #2 : Je vois bien un Ray qui sauve une groupie d'overdose pendant un concert ou Neela qui tombe amoureuse de Morris...
Lydia Woodward : On a Laura Innes dans le cast, les mecs. On va faire un Kerry-centric, point barre.
Lydia Woodward connaît bien Kerry. Avec "Just As I Am", elle lui offre la partition qu'elle méritait ainsi qu'un script très fort sur les origines, la foi et l'intolérance.
L'occasion de prouver que #ER peut encore parler intelligemment de la vie privée des médecins, sans tomber dans le soap racoleur. En tout cas, elle le peut quand elle s'intéresse à un personnage aussi complexe que Weaver et sait exploiter toute son évolution dans la série.
Comme l'arc africain au début de la guerre en Irak, #ER aborde ici un sujet politique sans être didactique : le débat est à hauteur de personnage et universelle. Pas d'attaque sommaire d'une tranche de la population conservatrice mais "juste" le portrait d'une mère et sa fille.
Incroyable de caser autant de nuances et de thèmes complexes en 40mn sur un network et d'arriver à émouvoir autant. Le mérite revient aussi Frances Fisher qui installe son personnage très rapidement et en fait autre chose qu'une caricature.
Mais l'épisode appartient avant tout à Laura Innes. La subtilité et la puissance de son travail dans la série est, d'après moi, à réévaluer et à redire. Aussi solide qu'elle était, la VF ne lui a pas rendu justice, surtout avec le changement de voix à partir de la S10.
Mon seul problème c'est d'être ressorti frustré de cet épisode. Frustré parce qu'à l'époque de Woodward, c'est le genre d'intrigue familial qui aurait été traité sur la longueur, comme celle du cousin de Carter ou du père de Mark.
Elle accomplit beaucoup avec ce one-shot mais pas assez pour faire oublier à quel point Innes a perdu la bataille face aux jeunes membres du cast et à quel point cela s'aggravera jusqu'à son départ.
Mais quitte à avoir Laura Innes au casting, merci de lui avoir écrit cet épisode. C'est mieux que rien. C'est même très grand au vu des circonstances. Rien que pour cette réplique, merci.
Et merci aussi pour avoir foutu un point dans la gueule à Ray. Un excellent bonus.
Si vous aimez cet épisode, avez envie de le revoir ou en gardez de bons souvenirs, je vous invite à lire cette review écrite par @Sullivan_lp sur PERDUSA à l'époque. Elle accomplit bien plus que je ne pourrais le faire ici. Elle est juste et émouvante : https://www.a-suivre.org/_archives/edusa/spip.php?article1016
Avec "Alone in a Crowd", Dee Johnson nous plonge dans la tête d'une patiente admise aux urgences (jouée par la future gouverneur de New York). Ça aurait pu être un bon complément à l'expérience "Time of Death" mais, à mon goût, c'est à moitié raté.
Déjà parce qu'on ne passe que la moitié de l'épisode avec Ellie alors que l'immersion aurait été bien plus forte si elle avait été totale. J'aime quand #ER expérimente mais, comme avec le 11.06, je préfère qu'elle y aille à fond plutôt que de manière aussi timide.
La voix-off de Cynthia Nixon et quelques répliques malines rendent le personnage attachant mais son histoire m'a laissé sur ma faim. Et ce que propose Jonathan Kaplan derrière la caméra n'est qu'une redite de l'épisode avec Ray Liotta.
Le reste m'a autant ennuyé qu'un épisode de #SexandtheCity sans en avoir l'humour : les triangles amoureux John/Wendall/Kem et Abby/Jake/Dubenko, le début de la romance Neela/Ray... Et quand Morris est la seule option comme chef des internes, faut se poser des questions...
Avec "Here and There", David Zabel utilise habilement une romance épistolaire pour explorer le contraste entre médecine sur le front et à la maison. C'est un plaisir de retrouver Gallant, de découvrir davantage Neela et d'avoir une structure aussi solide.
C'est la suite logique du propos développé dans "Kisangani" et "The Lost" sur l'interventionnisme américain. Gallant est un personnage suffisamment attachant pour que son expérience de médecin en Irak soit un prisme pour aborder des sujets politiques avec finesse.
#ER a encore des choses à dire sur l'actualité sans tomber dans le spectaculaire et en s'appuyant sur les personnages. Au printemps 2005, c'était une pionnière pour aborder le conflit irakien (#OverThere sera lancé l'été suivant et #GenerationKill en 2008).
Comme dans l'arc africain, le décor est planté de manière très efficace, assez pour que l'immersion soit réussie et que l'entourage de Michael soit crédible. Et le mérite revient aussi à Michael O'Neill (#TheWestWing) et Josh Gad dans son 1er rôle à la télé. On tenait presque un bon spin-off.
Les fans de #Supernatural apprécieront aussi la présence de Misha Collins. Moi, j'étais ravi que #ER sache me reparler romance avec autant de justesse. Et d'avoir un rare exemple de voix-off intéressante (coucou #GreysAnatomy).
Et "Back in the World" en est la suite honorable, une très jolie parenthèse pour Gallant et Neela, peut-être la seule romance crédible et vraiment touchante cette saison.
J'aime comme le retour de Michael est tout en retenue, à l'image du personnage, discret et touchant. Ce double épisode est ce que Sharif Atkins aura eu de mieux à faire et, comme le prouvera aussi la saison suivante, c'est finalement en guest-star qu'il est le mieux utilisé.
Du soap très bien écrit qui contraste d'autant plus avec celui plus forcé autour du père d'Alex. Au moins le recast permet d'avoir ce bon vieux Garrett Dillahunt dans le rôle de Steve et Linda Cardellini est excellente ici, même avec aussi peu de matière originale.
Avec "Refusal of Care", #ER revient à ses fondamentaux : des médecins qui apprennent à écouter la volonté de leur patients et à la respecter tout en les soignant du mieux possible.
Quel plaisir de revoir Susan auprès d'une patiente. Quand on sait comment elle va disparaître du casting, j'aurais à la limite préféré que cette berceuse chantée à son fils au téléphone soit la dernière scène du Dr Lewis. Elle aurait chanté "Blackbird" et ça aurait été parfait.
Quand les patients sont intéressants, les médecins peuvent peu à peu le devenir. C'est le cas de Pratt qui gère très bien la prise en charge de sa patiente atteinte du cancer du sein et, sans en faire trop et sans en demander trop à Mekhi Phifer, est très convaincant.
Pas de persos en trop, pas de soap lourdingue (à l'exception de Jake mais il est relativement discret), du gore à l'ancienne (un œil sortant de son orbite !), un soupçon de Kerry et les sœurs attachantes incarnées par Louise Fletcher et Pat Carroll: c'est dans les vieux pots...
Et puis, à défaut d'avoir un petit ami intéressant, Abby redevient brune et je dis oui.
Avec "Ruby Redux", Lydia Woodward offre un beau cadeau aux fans de longues dates et enfin un script à la hauteur pour Noah Wyle. Elle réussit à convoquer le passé de la série tout en soignant le présent.
La mort de Mme Rubadoux était l'un des arcs les plus touchants du jeune Carter et faire revenir Ruby est un excellent moyen de montrer que, derrière l'expérience acquise, John a toujours beaucoup à apprendre et à transmettre aux autres.
Et notamment à Abby avec qui il partage l'une des plus belle scènes de la saison sur le parking des ambulances. À l'ancienne. Avec deux acteurs qui ont toujours une incroyable alchimie. Filmés par ce bon vieux Paul McCrane.
Woodward réussit aussi à rendre crédible Ray et Morris et à offrir une intrigue intéressante à Pratt qui fréquente une militante anti-armes à feu et en apprend plus sur sa famille. La suite ne sera pas à la hauteur mais ça commence bien en tout cas.
Le retour de Ruby est d'autant plus émouvant puisqu'il s'agit de la dernière apparition de Red Buttons, qui décédera un an plus tard. C'était un second rôle emblématique de l'Hollywood des années 60-70.
Et en parlant de seconds rôles emblématiques, l'épisode est rendu encore meilleure par la présence des vétérans Anspaugh et Kayson et une vraie maîtrise de l'historique du County et de son personnel, notamment de la relation Susan/Kerry.
Et en parlant d'Hollywood, une patiente compare Abby à une jeune Patty Duke et dîtes-moi si je me trompe mais je crois qu'elle vise juste.
"You Are Here" est beaucoup moins solide. Il s'agit du 1er épisode écrit par Karen Maser qui en écrira de biens pires par la suite ("Skye's the Limit", "Truth Will Out") et travaille aujourd'hui dans l'équipe de #CriminalMinds...
Mais je ne peux pas trop lui en vouloir car, ce qui gâche l'épisode et son portrait croisé de John et Susan, c'est le départ abrupt de celle-ci dans quelques épisodes alors que, si Sherry Stringfield avait donné un préavis, il aurait pu être habilement inclus dans celui-ci.
Et si elle était resté, ça aurait été un bon point de départ pour la rendre encore plus indispensable. Comme on aura le droit ni à ça ni à un départ réussi, regarder ces scènes (pourtant réussies) est terriblement frustrant. Pauvre Susan...
Au moins, le seul départ programmé est pour l'instant toujours aussi bien enclenché, sans en faire trop. On boucle peu à peu les boucles autour de Carter, de sa relation avec ses collègues, sa famille, sa vision de la médecine et sa fortune.
Et tandis qu'Abby et Sam sont toutes deux coincées dans des couples et des intrigues dont il est grand temps de se débarrasser, Ray prouve qu'il est bien plus intéressant quand il abandonne le gimmick rock'n'roll et agit comme un interne en pleine apprentissage. Du gros progrès.
Très concentré à redresser la barre sur les dernières saisons de #TheWestWing, John Wells se montre ultra-paresseux avec "Carter est Amoureux", une avalanche de guimauve que le décor parisien n'excuse pas.
La 10ème saison m'avait réconcilié avec le couple Carter/Kem mais j'ai eu du mal à m'intéresser à leurs retrouvailles à cause d'une écriture qui accumule les clichés (dont une course sous la pluie). C'est une porte de sortie prévisible et racontée à la truelle.
Et bien sûr, on a tous les clichés parisiens :
- La Tour Eiffel apparaît au moins 3 fois
- Partage de croissants au Pure Café
- Taxi énervé qui klaxonne
- Ballade aux jardins du Luxembourg
- Le métro idéalisé (surtout la ligne 6)
- Le rival amoureux qui s'appelle Michel (même s'il a 25 ans)
Et Noah Wyle cabotine en français. C'est sympa mais un peu indigne du personnage, surtout quand on se souvient de "The Storm" ou "Such Sweet Sorrow", deux autres au revoir cultes écrits par John Wells. Au fait, il y a des parisien(e)s parmi vous qui ont pu assister au tournage ?
Le contraste entre la romance parisienne et le drama à Chicago n'est pas du tout exploité. On a juste Susan (qui ne sait pas encore que son départ sera encore moins soigné) exaspérée face aux nouveaux personnages et qui exprime nos craintes concernant la prochaine saison.
La structure est un gros bordel avec la thérapie de couple Luka/Sam qui pollue le premier acte puis disparaît totalement pour être remplacé par la séparation Abby/Jake. C'est cool que ces deux couples soient supprimés mais ça aurait pu être fait avec un semblant de maîtrise ?
C'est d'autant plus frustrant que la saison était vraiment plaisante et solide depuis le 11.14. Et qu'Abby est toujours aussi chouette. D'ailleurs, c'est sa scène avec Carter qui est encore une fois celle à sauver dans ce truc informe.
Ah oui au fait, vous êtes mignon à utiliser le prénom du bébé mort-né de John pour baptiser son centre de soins mais au vu de l'histoire de la série, ça aurait été plus judicieux de lui donner le nom de son frère ou de sa grand-mère bordel.
Il y a de bonnes idées dans "The Show Must Go On" mais trop de maladresses pour que le départ du seul acteur principal resté depuis le pilote ait un véritable impact. On a donc une collection mal assortie de scènes nostalgiques et de cliffanghers navrants.
Peut-être parce que Noah Wyle avait déjà signé pour revenir (et aura d'ailleurs le droit à un meilleur traitement en tant que guest). Peut-être parce que la série est occupé à nous prouver coûte que coûte que les nouveaux sont à la hauteur et qu'elle a de la suite dans les idées.
Rien n'excuse en tout cas de ne pas laisser la dernière scène à Carter et de l'offrir à un nouveau cliffangher avec Alex. Deux saisons de suite, c'est beaucoup. Et ça donne peu envie de regarder la suite, surtout quand on sait à quel point le season premiere de la S12 est atroce.
Au rayon nostalgie, j'ai tout de même été touché par les références à Mark et d'entendre et de voir les anciens, même si c'était mêlé à la masse, même si c'est nul d'utiliser des photos promos en guise de diapo alors que ça marche beaucoup mieux avec des photos "coulisses" :
C'est mignon d'utiliser les anciens mais par contre, pourquoi ne pas utiliser ceux qui sont présents ? OÙ ÉTAIT KERRY ET SUSAN BORDEL DE MERDE ???
Et s'il m'avait exaspéré la 1ère fois, le "you set the thone" adressé à Morris est finalement honnête. La déconstruction d'un mythe qui dit bien l'état de la série. Heureusement, elle saura faire un énorme travail sur Morris et finira par le rendre digne de cette réplique.
De toute façon, on va pas se mentir. Celle qui donne le ton depuis le départ de Mark et qui est la vraie raison de regarder la saison suivante, c’est Abby et, à nouveau, elle qui brille tout au long de ce season finale moyen.
En tout cas, bon vent Carter... Inutile de vous redire à quel point son parcours d'apprentissage aura marqué le mien. À quel point il a été un héros d'adolescence et, à quelques exceptions près, il sera resté digne de mes souvenirs avec ce rewatch. On se revoit à l'occasion !
Cette 11ème saison aura donc :
- Réussi à livrer d'excellents loners.
- Peiner à être digne de ses vétérans tout en installant ses nouveaux
Et restera un bordel que l'ironie méta n'aura pas arrangé mais qui reste tout de même hautement regardable.
Avec la S10, je la range dans la catégorie "transition maladroite mais brillante à l'occasion". Et comme d'hab, voici mon classement des personnages de celui que j'ai le plus apprécié à celui qui m'a le plus gavé:
Abby
Neela
...
...
Susan
John
...
...
Luka
Sam
Pratt
...
...
Ray
J'aurais bien mis Kerry à la 2ème position mais, hélas, elle a beau apparaître au générique, elle a traité au mieux comme une "special guest-star", au pire comme une figurante.
Mes 5 épisodes favoris:
1- Time of Death (11.06)
2- Just As I Am (11.14)
3- Here & There (11.16)
4- Ruby Redux (11.19)
5- Back in the World (11.17)
Les 3 que j'ai le moins aimé :
1- One for the Road (11.01)
2- Skin (11.10)
3- Carter est Amoureux (11.21)
Et là, vous vous dîtes "fais pas le con, t'inglige pas les saisons 12 à 14, files direct à la 15 qu'on en finisse avec tes threads". Et moi je vous dit : j'irais jusqu'au bout. Je le fais ni pour vous ni pour moi mais un peu pour elle...
The show must go on !
ER - Saison 10 [2003-2004]
Bienvenue dans "Urgences: The Next Generation". Avec au pilotage un Christopher Chulack revenu de “Third Watch” et un John Wells très occupé par “The West Wing”. Vais-je réévaluer cette saison ? Je vais essayer.
Les souvenirs que j'en garde:
- Une gestion du cast très bordélique
- Un début de saison plutôt solide avant que "Freefall" ne détruise tout.
- Neela comme petite nouvelle prometteuse (avant que les saisons suivantes ne gâchent tout)
- Quelques belles fulgurances aidés par les guests
Je me souviens aussi que, Noah Wyle étant absent pendant une longue période, la série réussit l'espace d'un moment à être un très bon ensemble show avant de faire n'importe quoi à cause de nombreuses arrivées et départs. En gros, une transition bancale et très soapy.
Voyons si mes souvenirs sont bons et combien de temps #ER est capable de suivre l'exemple de la très cohérente S9. Et on commence avec un season premiere où John Wells utilise comme titre la question que l'on se pose tous : "What Now?" (merci à l'affiche promo pour le spoiler)
Déjà, la scène d'intro a trois trucs que j'adore :
- Reprendre exactement là où "Kisangani" s'était arrêté
- Réutiliser le score de l'enterrement de Mark, l'un de mes thèmes favoris
- Maura Tierney
"What Now" est un greatest hits très efficace des season premiere de #ER:
- Carter qui revient de "vacances" (2.01, 7.01)
- La 1ère garde d'un nouvel étudiant (1.01, 5.01)
- Des travaux "supervisés" par Weaver (7.01)
- Une intro avec le métro aérien (6.01)
En attendant qu'elle soit totalement massacrée plus tard dans la série, Neela fait une entrée prometteuse. Repérée dans "Bend It Like Beckham", Parminder Nagra est une chouette addition au cast. Pour l'instant, une version plus posée et british de Lucy.
Même si j'aime beaucoup ce qu'il fera à son retour d'Afrique et quelques moments de sa relation avec Abby en S12, je reste convaincu que "Kisangani" aurait dû être l'adieu de Luka. Ça aurait donné plus d'impact à l'annonce de sa mort par téléphone et à l'épisode suivant.
La rupture brutale d'Abby et Carter me fatigue. Elle est plutôt justifiée (et c'est bien que ni l'un ni l'autre ne soit irréprochable) mais c'est écrit de manière très bâclée par rapport à tout leur parcours dans la S9.
Mon coeur de Carby saigne.
Pour le reste, on retrouve Susan en mode comic relief, Pratt qui redevient hélas relou et accueille Neela avec du harcèlement sexuel, Chen dont la jalousie est anecdotique et Romano qui, même amputé, est très en forme. Profitons-en avant qu'il soit sacrifié sur l'autel du nawak.
Tourné en même temps que "Kisangani", "The Lost" en est la suite honorable et cohérente. Plus politique, plus sombre et plus violente. Et frustrante car, à nouveau, on tenait, au choix, un adieu parfait pour Carter et/ou Luka.
John Wells continue sa discussion plutôt bien sentie sur l'humanitarisme (en incluant la Croix-Rouge) cette fois et sur la white guilt dont voici un plutôt bon résumé :
C'est juste un peu dommage au final de ne pas donner davantage la parole aux rebelles et aux soldats républicains. La population oui, mais pas les deux camps qui s'affrontent. Mais peut-être que c'est developpé plus tard avec "Makemba".
En parlant de Kem... J'adore Thandhe Newton. Il se peut même que je réévalue Kem. Mais MA PLUS GROSSE FRUSTRATION de toute la série (j'exagère à peine) c'est de ne pas avoir fait de Mary McCormack un membre de la distri principale. C'était louper une occasion en or.
Surtout quand on voit son alchimie avec Noah Wyle, la coolitude du personnage de Debbie et le peu d'importance qu'aura son rôle dans #TWW (où Wells la débauchera en 2004).
Dans ma tête, j'imagine que "The Lost" est un back-door pilot pour un spin-off au Congo avec John et Debbie.
Ou imaginez un peu s'il était revenue à Chicago avec lui. On aurait pas eu l'arc Wendall/Carter. On aurait eu de supers échanges avec Tierney j'en suis sûr. Et comme Debbie est de Seattle, on aurait pu faire un lien avec vous savez qui. Bon je rêve. Au moins, on la reverra.
Comme avec "The Fastest Year" et "Secret & Lies", Goran Višnjić n'est jamais aussi bon que lorsqu'on lui donne l'occasion de parler sa langue maternelle. "The Lost" est un grand épisode pour Luka qui pioche dans chacun de ses arcs pour lui offrir une rédemption.
La manière dont il survit est juste un peu trop facile et n'avait vraiment pas besoin d'utiliser le déjà trop connoté "Adagio pour Cordes". Vous me refaites un montage sans la musique et ça serait bien plus intense.
N'empêche, l'enchaînement "Now What/The Lost" est un sacré début de saison. Il faut juste que j'essaye d'oublier mes super idées de réécriture/fan-fiction et que je revienne un peu à la réalité.
Drôle et passionnant, "Dear Abby" est la preuve que la série n'avait plus besoin de Noah Wyle et pouvait définitivement compter sur Maura Tierney comme lead. Il marque le début d'une nouvelle ère excitante (qui ne durera hélas que cinq épisodes).
On tenait là le début d'un #ER nouvelle génération plus féminin qui aurait ressemblé à ça :
Chief of staff: Kerry
OR chief: Lizzie
ER chief: Susan
ER interns: Luka/Gallant
ER med students: Abby/Neela/Morris
Et recruter Gillian en infirmière. Et avoir le spin-off Carter/Debbie.
De tous les bouleversements amorcés ici, seuls les moins bons seront permanents : le renvoi du personnel infirmier historique (Lydia, Connie et Yosh), les travaux qui défigurent les admissions et Lizzie à la recherche d'un nouveau mari. Au moins, c'est la fin de Pratt/Chen.
On rencontre Morris et on est loin de se douter qu'il deviendra, après un long travail, le personnage clé des dernières saisons. À l'époque, je misais plus sur un certain Glenn Howerton qui est déjà excellent dans le rôle de Coop, surtout quand il tient tête à Romano.
Et je savoure toujours autant la présence de Romano. Paul McCrane excelle avec ce qu'on lui offre en ce début de saison. Sa dernière ligne droite est excellente et une raison de plus pour être outré par "Freefall".
Dans la série "futurs stars", après Shia Laboeuf et Anton Yelchin, le County accueille Zac Efron qui a deux répliques avant de mourir dans une scène très sanglante. T'inquiètes Zac, ça ira mieux plus tard.
Enfin, même si on la voit trop peu, rappelons à quel point Kerry Weaver est la meilleure.
Dee Johnson parvient à rendre solide un postulat de départ qui fait peur : un Pratt-Centric. Malgré des soucis de rythme, "Shifts Happens" se concentre sur l'apprentissage de la médecine et retranscrit bien l'ambiance d'une garde de nuit (même si c'est pas le 2.18 non plus hein). Ca fait du bien notamment de voir deux ou trois tricks nouveaux avec les patients.
Mekhi Phifer s'en sort plutôt bien et on continue à voir au compte-goutte l'évolution de Pratt d'externe arrogant à interne pédagogue. Le truc, c'est qu’à la place, j'aurais bien aimé un focus pour Gallant, bien trop effacé. L'autre souci, c'est que, comparé à Coop, Neela peine un peu à s'imposer.
Mais on a notre dose de Kerry, un peu de Lizzie en mode comic-relief pour la première fois depuis longtemps et une belle camaraderie dans l'équipe. Dommage que ce soit la dernière apparition de notre chère Randi. Juste derrière Jerry et juste devant Frank, c'était la meilleure.
Pour les fans de symétrie narrative, dans ce 10.04, Luka et Abby se promènent au même endroit que lors de leur 1er rendez-vous dans le 7.04. Leur complicité n'a jamais été aussi palpable. Ayé, me voilà qui glisse doucement vers le côté Lubby de la force.
Avec "Out of Africa", David Zabel fait de l'excellent recyclage et nous livre la promesse d'une nouvelle génération très solide. La promesse sera loin d'être tenue mais en attendant, je savoure ce nouveau rythme de croisière mené par le très bon duo Susan/Luka.
Avec l'immolation d'une patiente et de nombreux plans subjectifs, Jonathan Kaplan s'en donne à coeur joie. Devenue comic-relief, Susan prouve qu'elle a toujours un impact dramatique et peut mener un épisode.
Après Alan Alda et Ed Asner, #ER accueille un autre vétéran de la télé US en la personne de Bob Newhart. S'il est peu originale, son arc sera très émouvant et l'occasion de redonner quelque chose de plus costaud à Sherry Stringfield.
Le Luka revenu d'Afrique est génial. Un très bon professeur, un médecin avec un regard différent sur la pratique de la médecine, un collègue encourageant. Là aussi, cet état de grâce ne durera pas longtemps mais en attendant je savoure.
Quand je parlais de recyclage, je ne rigolais pas : la scène finale est un remake miniature de "A Shift in the Night" (2.18), un de mes épisodes favoris. Mais ça passe à l'aide de Schubert et des nouveaux étudiants intéressants (avec toujours un gros coup de coeur pour Coop).
Ce 10.05 introduit aussi la meilleure idée de cette saison : Abby qui reprend son internat ! Son duo avec Corday est savoureux.Pour la remplacer, on engage Sam. Linda Cardelini est géniale, son personnage le sera beaucoup moins. Pourtant, sur la papier, une telle actrice qui joue une infirmière mère célibataire, c'est prometteur. Et cette première apparition aussi. Mais ça va vite s'avérer nul.
Intégralement focalisé sur le drama médical, "The Greater Good" discute de la sécu, du lobby pharmaceutique, du don d'organes et de l'avortement. Rien d'original dans #ER mais c'est comme la galette, toujours bonne quand elle est bien faite.
Bien sûr qu'on a déjà eu l'étudiant en chirurgie trop proche de ses patients (Carter puis Lucy lors de sa rotation). Mais une formule peut se répéter si le personnage est intéressant. C'est largement le cas d'Abby. Son duo avec Corday aurait pu être un bon héritier à John/Peter.
Luka en croisade contre le capitalisme = j'achète.
Luka en papa de substitution pour Alex = non merci.
Devinez lequel des deux deviendra son intrigue principale ? Misère...
Son opposition avec Pratt au sujet du traitement des patients, c'est aussi une dynamique qu'on a déjà vu mais toujours aussi percutante. Ça fait longtemps que Pratt n'a pas été relou (mais à la place, ça aurait été bien de voir Gallant, à nouveau perdant des chaises musicales).
Première apparition d'Alex la Menace donc, petit chipmunk sympa sur le papier, fatiguant à la longue. Je ne porte pas son 1er interprète dans mon coeur mais le second sera bien pire. Et ce n'est même pas le pire ado dans la série (coucou Sarah).
Sinon, on a la suite de l'arc où Bob Newhart donne une leçon d'acting à tout le monde et toujours un vrai effort pour récréer un ensemble show sans ajout de soap, en mode vintage #ER.. Progressiste, rythmé, émouvant.
Pourvu que ça dure (spoiler: ça ne dure pas).
"Death + Taxes" est un mélange de ce qui fonctionne en ce début de saison et de ce qui va ruiner le reste de la saison. Malgré tout, c'est un plaisir d'avoir un Susan-centric et une ribambelle de cas médicaux intéressants.
Même si prévisible, la fin de l'arc Hollander n'en est pas moins percutant. Bob Newhart sera nominé aux Emmy pour ce rôle (à juste titre). L'épisode est aussi rempli de visages familiers : Betsy Brandt (#BreakingBad), Daniel Dae Kim (#Lost) et Nicholas d'Agosto (#TrialandError).
De son côté, Luka récolte les conséquences de sa croisade et continue de s'amuser avec Alex (ce qui m'amuse de moins en moins). Et tandis que Neela s'humanise en s'alliant avec Abby, Romano devient de plus en plus caricatural. Dommage quand on voit le travail fait en S9.
Quand à Jing-Mei, la revoilà qui part en Chine. Ming-Na sera de nouveau absente pendant 7 épisodes. Ca devient ridicule. Au vu du cast déjà trop dense, je ne comprends pas pourquoi les scénaristes ne se sont pas débarrassés d'un personnage pour lequel ils ne veulent rien écrire.
J'ajouterais à nouveau qu'Abby est la meilleure, que Pratt continue d'être plus cool que dans mes souvenirs, qu'Alex Kingston et Laura Innes méritent plus de temps d'antenne et que Cooper est mon nouvel interne favori.
#ER a survécu très honorablement au départ de Mark et retrouvé une consistance qu'elle n'avait pas eu depuis celui de Carol. C'est lors du Thanksgiving 2003 que tout explose et que le requin est sauté. Malgré tout, voyons si "Freefall" est aussi atroce que sa réputation.
Commençons par le positif: si l'on enlève la mort de Romano, l'épisode aurait été un divertissement de sweep gentiment over the top mais très honorable, dans la lignée d'un 7.15, 8.08 ou 9.01. Un bon moyen d'utiliser une crise pour établir l'amitié Abby/Neela.
La présence de Corbun et Anspaugh fait immédiatement remonter n'importe quel épisode dans mon estime. La première est là pour superviser Abby, le second pour féliciter Pratt qui, mine de rien, agit très bien tout du long. Encore un bon point pour le supposé boulet.
Si le duo Luka/Sam m'ennuie déjà, celui de Susan et Chuck ressort grandi du crash. Et malgré des effets spéciaux ridicules, la réalisation de Christopher Chulack parvient à rester à la hauteur tout du long.
Bon, après avoir été un peu généreux, attaquons nous à la stupidité qu'est la mort de Romano, totalement indigne du personnage. Ou au moins aussi cartoonesque que ce qu'il est devenu depuis une poignée d'épisodes.
Un choix grotesque qui va empoisonner la série pour longtemps.
Ce qui me gêne le plus, c'est le mauvais goût du procédé. Et comment, peu à peu, une série qui savait jongler avec les tons va perdre crédibilité et équilibre. Peu importe la dose d'auto-dérision, le cynisme va très mal à #ER et sera un problème majeur après "Freefall".
Dans ma version de la S10, Romano avait le droit à l'intrigue de Bob Newhart : une solitude grandissante menant au suicide (et un parallèle avec Denis Gant). Plus réaliste et digne de McCrane. Avec un vrai impact sur Corday et des conséquences mieux gérés que dans "Missing".
Mais comme John Wells n'a pas voulu de mon CV, on se retrouve avec cette grosse balafre qui vient défigurer une saison pleine de promesses et achever un personnage culte.
Sans rancune, Paul McCrane continuera d’œuvrer derrière la caméra.
Je n'en veux pas trop à Joe Sachs qui n'a fait qu'exécuter plutôt correctement la direction des showrunners. Qui tenaient là l'occasion de virer pour de bon Morris et de garder Coop. Heureusement, Morris finira par devenir un bon perso (avec beaucoup beaucoup de travail) et Glenn Howerton ira créer “It’s Always Sunny in Philadelphia”, ma comédie favorite.
"Freefall" est loin d'être le pire épisode de #ER. Et #GreysAnatomy fera bien pire dans le même genre "catastrophe". Mais il contient l'un des choix les plus stupides de la série et marque un tournant dont #ER ne se remettra pas avant longtemps. Comme Kerry, "i'm not amused".
La dernière scène marque le grand retour de la barbe de Carter (à moins que je n'ai halluciné un souvenir de #FallingSkies) et, comme lui, je reste songeur : est-ce que ça vaut le coup de faire revenir Carter ? Est-ce que la série va continuer sa chute libre jusqu'à la quinzième saison ?
Ce n’est pas “Missing” qui dira le contraire... Très scolaire et souvent ennuyeux, il ne vaut le détour que grâce à l'amitié naissante entre Abby et Neela et la présence (devenue trop rare) d'Elizabeth et Weaver. Pour le reste, je vais paraphraser Neela et vous dire que, à l'image du reste de la saison, c'est :
Le titre alternative de l'épisode est "Identity Crisis" ce qui résumé bien la thématique que Zabel explore dans chaque intrigue, quitte à ce que le tout soit très forcé et sans surprises. Mais c'est la première fois que Neela prend du relief et qu'on explore son background.
Bonne idée: donner son tout premier arc à narratif à Gallant. Mauvaise idée: dévier cet arc pour l'offrir à Pratt. Surtout si c'est pour le faire redevenir boulet pour mieux donner une leçon d'humilité. Surtout si c'est pour avoir à nouveau l'écueil du "membre de la famille d'un médecin souffrant d'un problème de santé". Au moins, on a Joy Bryant (future Jasmine dans #Parenthood).
Comme souvent quand les épisodes sont moyens, on peut toujours compter sur la directrice de casting pour nous tenir éveillé. Ici avec Niecy Nash (#GettingOn) et Finn Wittrock (valeur sûre de l'écurie Ryan Murphy).
Si je suis toujours fâché que la bonne vieille "doctor's lounge” ai été refaite, c'est une bonne idée d'ouvrir un bar à la place du Doc Magoo's, ne serait-ce que pour renforcer la camaraderie. Mais ce n'est pas une raison pour augmenter la dose de soap et déserter l'hôpital.
Bien que son premier interprète soit plutôt convaincant, je fais déjà une overdose d'Alex. L'ado troublée qui cherche un père de substitution, c'est un cliché dans lequel #ER est déjà tombé (Doug en S1). Et le Luka qui flirte avec Sam est le pire Luka depuis le Luka qui flirte avec Nicole.
Dans ma réécriture de la saison, j'avais imaginé un suicide pour Romano et lui avait aussi inventé une sœur qu'Elizabeth aurait rencontré lors de sa veillée funèbre. À la place, on essaye d'exploiter la stupidité de "Freefall" pour nous émouvoir.
Alex Kingston fait de son mieux, sans se douter que les scénaristes n'auront plus rien à lui offrir et, à la demande de NBC souhaitant rajeunir ses programmes, lui feront subir un départ indigne très prochainement...
Dans la catégorie "foreshadowing tristement ironique", Pratt se moque de la malchance de Romano avec les hélicos mais rigolera moins quand il aura la même poisse avec une ambulance... Nouvelle preuve d'un l'humour cynique qui sied mal à la série.
"Makemba" clôt la trilogie congolaise et nous présente un Carter nouveau. Pas forcément le plus intéressant sur le long terme mais, le temps de ce Noël doux-amer, il permet de poursuivre le dialogue continue de la série autour du Sida.
John Wells se montre plus didactique qu'avec les 2 premiers volets mais, sur un network et au tout début de l'intervention en Irak, il parvient quand même à aborder de front plusieurs croisades.
Le talent de Thandie Newton (que #Westworld aura au moins permis de redécouvrir) permet de faire de son personnage autre chose qu'un simple étendard ou un love interest mais il n'est pas suffisant pour que cette romance un poil forcée ne me passionne.
À moins que c'est en sachant à quelle point il manquera de saveur par la suite que j'ai du mal à apprécier les débuts du couple. En attendant, comme Luka à Chicago, Kem n'hésite pas à dénoncer le côté white savior de Carter et sa vision capitaliste de la médecine.
Si c'est cette structure qui va ruiner la future saga africaine, l'alternance entre les deux pays est plutôt habile ici. Et même si on sent qu'il a moins de budget (à cause d'un hélico de merde), Christopher Chulack réussit à filmer ça superbement.
Bon, je suis sûr qu'on aurait pu avoir le même débat sur le traitement du HIV en Afrique sans passer par la romance cliché et en faisant plutôt revenir John en compagnie de Debbie avec qui l'alchimie me semblait meilleure. Mais je me bats contre un moulin là...
En tout cas, "Kisangani", "The Lost" et "Makemba" seront vraiment parvenus à instaurer un univers peuplé de personnages secondaires intéressants. J'ai déjà parlé de Gillian et Debbie mais big up à la très chouette Angélique (Pragna Desai).
J'ai bien rigolé quand Carter se fout de notre gueule (et je suis d'accord avec lui sur le rock). Je rigolerais moins quand on devra se taper "Carter est Amoureux", son Paris cliché et sa guimauve.
C'est aussi pour ça que je ne suis pas si heureux que ça de rencontrer Makemba.
Noah Wyle et sa barbe s'en sortent bien en tout cas, sauf quand il s'agit d'hurler sous la pluie (la scène de trop). Et j'espère que ce rewatch me fera réévaluer le parcours de Carter à son retour.
Unique épisode écrit par le médecin consultant Mark Morocco, "Touch and Go" est une agréable surprise que ma mémoire avait totalement négligé. Il réintroduit habilement Carter au County et me permet à nouveau de réévaluer Pratt à la hausse. Qui l'eut cru ?
Le coup classique de l'erreur médicale qui apporte de l'humilité à l'interne arrogant est convenu mais fonctionne. Sur la base d'une romance bancale avec la sœur de Gallant, Pratt ressort grandi en tant que médecin et que personnage. C'est la force tranquille de cette saison.
C'est la suite logique du travail effectué avec des épisodes comme "Walk Like A Man", "When Night Meets Day" ou "Shift Happens". Je ne sais plus à quel moment Pratt devient relou pour de bon mais, si je reste vigilant, je suis ravi de le réhabiliter pour l'instant.
Le retour de Carter réussit plusieurs trucs : retranscrire la camaraderie au sein de l'équipe, réinstaurer son statut de vétéran et faire évoluer la nature de sa relation avec Abby vers une amitié/respect mutuelle qui vaut mille triangles amoureux.
Et qui ne manque pas de drôlerie puisque je ne me lasse toujours pas de Maura Tierney levant les yeux au ciel.
Juste avant qu'il ne soit collé pour de bon à Sam, Luka a un épisode de répit où il est en mode souriant, bon professeur et où sont mises en avant ses relations les plus intéressantes, que ce soit face à Weaver, Abby ou son nouveau bro Carter. Il me manquera ce Luka-là.
Et puis comme avec Lance Gentille ou Joe Sachs, avoir un médecin aux commandes est souvent la promesse de cas médicaux intéressants. Ici, Morocco (aidé par la caméra de Richard Thorpe) enchaîne habilement les procédures périlleuses et originales.
Bilan à mi-saison : mis à part pour "Freefall", le bordel au sein du cast et quelques décisions scénaristiques douteuses, la saison tient plutôt mieux la route que dans mes souvenirs. Pourvu que ça dure (et ça va durer au moins l'épisode suivant).
Pour son premier script, Lisa Zwerling nous offre l'épisode le plus marquant de la saison. Huis-clos angoissant et à hauteur de personnage, "Nicu" nous plonge en immersion dans l'univers de la réa néo nat.
Et comme Abby et Neela, on est forcé à tout réapprendre.
On avait déjà pu découvrir d'autres spécialités en suivant les rotations d'internes (et même l’ophtalmologie avec Carter en S4) et c'est une excellente idée d'y consacrer un épisode entier. Surtout avec une structure aussi solide. Ça aurait presque pu être un backdoor pilot.
Dans le rôle de la chef de service, on a l'excellente L. Scott Caldwell juste avant d'être engagée sur #Lost. Et c'est très malin de faire intervenir au compte-goutte le cast régulier afin que l'épisode prenne sa place de manière organique dans la saison.
Ça permet d'avoir cette jolie scène entre John et Abby. Elle paraît toute simple comme ça, presque idiote mais il y a quatre ans de développement derrière. Ça résonnera très fort en fin de saison, quand elle aura son diplôme et lui perdera son bébé.
Carby est mort, vive Carby !
De ses débuts à la maternité à son rapport à la famille et l'alcool, "Nicu" connaît Abby par coeur. Et même si Nagra est un cran en dessous de Tierney, c'est à nouveau l'occasion d'épaissir le personnage de Neela, de plus en plus attachant. La naissance d'une belle amitié
Le moment est bien choisi mais la naissance du fils de Kerry et Sandy aurait eu plus d'impact s'il elles avaient eu un semblant d'arc cette saison. Au moins, c'est un moment de plus dans la relation Kerry/Abby et on a Laura Innes au top devant et derrière la caméra.
Malgré les larmes et l'angoisse, l'épisode n'oublie pas d'être drôle. Après tout, c'est le descendant de "Love's Labor Lost" (1.19) qui savait lui aussi mélanger les tons avant de dépeindre un drame.
Lisa Zwerling sera embauchée et restera une scénariste prolifique jusqu'à la fin de la série. Elle ne fera jamais mieux que "Nicu". Et la série aura aussi du mal à renouveler l'exploit (même si elle y parviendra à l'occasion).
Un petit Emmy pour Maura Tierney, ça aurait pas été volé.
Forcément, c'est dur de passer après ça et "Get Carter" n'est pas à la hauteur. Plein de bonnes intentions, il se plante quasi-systématiquement dans leurs exécutions. Et à force d'hypocrisie, il loupe une belle occasion de tenir un propos plus féministe.
Bonne idée d'avoir Kem enquêter au County sur le traitement des patients séropositives et questionner les méthodes de Luka. Bonne idée d'avoir Sam en avoir ras-le-bol du sexisme des médecins et en discuter avec d'autres infirmières.
Mais alors pourquoi avoir le reste des persos se moquer des "caprices" de Kem en disant à John de "tenir sa femme"? Pourquoi les dialogues entre infirmières finissent par se focaliser sur les ragots et que Sam finit par rouler une pelle à Luka ?
C'est vraiment con et c'est au détriment de presque tout le monde sauf Kem que je réévalue. Même si Thandie Newton parle beaucoup trop français pour quelqu'un qui parle aussi mal français. Avoir une patiente francophone pile au moment de sa visite était un poil forcé.
Au moins, on peut compter sur Weaver pour faire rire avec sa vengeance sur Romano et sa remise en place d'un Carter en plein womansplaining.
Même si là aussi c'est hypocrite : le centre Romano ne dépassera jamais le stade de la blague alors qu'il aurait pu servir à aborder ces sujets. Et Kerry dira ensuite à Carter qu'il est viré si sa femme refout les pieds au County. Dans le dos de Kem.
Et ne me demander même pas d'avoir un avis sur le triangle amoureux entre Elizabeth, un chirurgien et un instituteur.
Le voilà mon avis :
Bizarrement, c'est donc Pratt qui s'en sort le mieux. Comme je le disais plus haut, son arc de remise en question est réchauffé (on a même la classique leçon du mentor autour du ballon de basket) mais c'est ce que l'épisode offre de plus solide.
Ah et Gallant fait un tour avec les secouristes. C'était cool avec Carol en S2. Déjà un peu moins avec Carter en S5. Là, c'est très moyen. C'est triste à dire au vu du potentiel qu'il avait jusqu'à la moitié de la S9 mais il est tant que Sharif Atkins s'en aille.
Et pourquoi pas le remplacer par Sterling K. Brown ? John Wells aurait vraiment dû m'embaucher.
"Impulse Control" est aussi classique d'honorable. Comme tout bon #ER routinier qui se respecte, il mise sur les relations entre les personnages et des patients touchants servis par d'excellents guests. Et même si Sam est ennuyeuse, Linda Cardellini fait de son mieux.
Et quand je dis ennuyeuse, je parle surtout de sa relation avec les hommes de sa vie. Comme le prouve sa discussion avec Abby sur l'avortement et ses scènes au County, elle a le potentiel d'être passionnante en tant que femme et infirmière.
C'est la mini-réussite de l'épisode: faire dialoguer des personnages qu'il est toujours bon de voir ensemble et qui ont un vrai historique. Si j'ai aimé me promener à Chicago avec Kem et John, c'est surtout de voir ce dernier en compagnie de son ancienne coloc' Kerry qui m'a ému.
Le montage alternée entre la confession du chauffard joué par J.K. Simmons et celle de la mère qui a perdu son fils (Marin Hinkle de #OnceandAgain et #MsMaisel) est magnifique. Beaucoup moins daté et insupportable que celui sur Luka et Sam s'enlaçant sur "Here With Me" de Dido.
"Blood Relations" est le 1er épisode de la saison à réunir l'intégralité du cast. Et il nous montre à quel point la série est incapable de gérer 11 personnages à la fois. L'écart qualitatif se creuse entre ceux qui m'intéresse et ceux dont je me fous. Résultat :
Comment voulez-vous qu'on s'intéresse à Chen au chevet de son père alors qu'elle est traité comme une figurante depuis 3 saisons ? Ici, son retour ne sert qu'à appuyer la maturité de Pratt mais ne raconte rien de neuf dans la catégorie vu et revu du "parent mourant d'un médecin".
Comment voulez-vous qu'on se réconcilie avec Lizzie alors qu'elle a eu moins de temps d'antenne que Morris période boulet et qu'elle navigue dans un plan à 3 navrant ? Mis à part pour quelques répliques (voir ci-dessous), Alex Kingston est honteusement sacrifiée.
Et quand à mes favoris, ils sont soient sous-exploités (Kerry), sur le banc de touche (Abby) ou avec l'envie d'être ailleurs (Carter). On préfère s'attarder longuement sur Sam et Luka tâchant de définir leur relation. Je peux les aider : elle est naze.
On se met quoi sous la dent ? Le drame d'une famille intoxiqué au monoxyde de carbone, Neela en pleine claustrophobie dans un cube de décompression et Susan qui présente Chuck à son père (Paul Dooley, figure familière du petit écran, reprend son rôle de la S2).
Writer's Room d'#ER. Hiver 2004.
- Bon, on a un gros coup de mou et les sweeps arrivent. On fait quoi ?
- Un désastre météorologique ?
- Pas encore !
- Un hélico.
- Déjà fait. Deux fois.
- Les gars, j'ai une idée...
Malgré son pitch lourdingue, "Forgive & Forget" aurait pu être bien pire. Imaginez un peu un tank dans un épisode de #GreysAnatomy. Mais ce n'est pas parce que ça aurait pu être pire que c'était bien. Après l'hélico, revoilà la série qui taquine le saut de requin.
En fait, le tank est presque sa meilleure intrigue. Il est over ze top mais lance l'arc le plus intéressant de la fin de saison : la rotation en psychiatrie d'Abby. Plus important encore : on en pense quoi de la frange d'Abby sérieux ?
Autour, ça patauge sévère dans le soap. Sur le papier, suivre une veuve reconstruire sa vie amoureuse était un arc rare et intéressant. Mais dans l'exécution, c'est très ennuyeux et ça n'excuse pas l'absence d'Elizabeth au bloc opératoire.
Même chose pour l'AVC de Frank. C'est bien d'offrir une nouvelle dimension à un récurrent qui en avait besoin mais c'est très paresseux de l'humaniser en lui inventant une fille trisomique. La diatribe de Neela et sa réconciliation avec Pratt auraient largement suffi.
Je ne suis pas contre un personnage d'interne incompétent mais préservé par le système. Sauf qu'on en a fait le tour au bout d'une poignée d'épisodes et, à force d'appuyer sur la même note, c'est relou.
La route de la rédemption sera longue pour Morris...
Vous vous souvenez de Gillian, l'infirmière "no bullshit" de Kisangani ? La voilà transformée en plot device pour créer une tension artificielle dans le couple artificiel Sam/Luka. Voilà ce dont la série avait besoin : un putain de triangle amoueux...
Même si ce n'est pas le carnage de mes souvenirs, je ne dis pas bravo à Bruce Miller (qui avait pourtant écrit le très bon "One Can Only Hope" et est aujourd'hui showrunner de l'acclamée #HandmaidsTale).
Au moins, il aura donné à Jessica Chastain son tout 1er rôle.
Avant d'être showrunner, Zabel était une valeur sûre de la writer’s room ("Orion in the Sky", "Walk Like A Man", "Hindsight") et celui qui écrivait le mieux sur Gallant. La preuve avec "The Student", un excellent épisode qui se focalise sur ce que #ER maîtrise le mieux : l'apprentissage.
Le coup classique de l'erreur médicale revisitée avec brio et pile au bon moment : c'est la suite logique du parcours de Neela, une porte de sortie satisfaisante pour Gallant, une remise en question des méthodes d'enseignement de Carter et un point nécessaire sur la hiérarchie.
Tout coule de source et fleure bon le vintage #ER. Comme dans "NICU", c'est un back to basics qui propose une variation passionnante sur les thématiques chères à la série. Sublimé par la mise en scène de McCrane et par un duo Nagra/Atkins qui fonctionne à merveille.
Et sera le couple le plus intéressant des saisons à venir.
C'est juste un peu frustrant de nous montrer autant de potentiel maintenant alors qu'on approche de la fin de saison et du départ de Gallant. Mais mieux vaut tard que jamais, surtout après deux épisodes très moyens.
Le reste alterne entre le bon (l'intrigue de Rocky Carroll, la visite de Frank) et l'anecdotique (Luka qui organise l'anniversaire d'Alex, Lizzie et son instit, Susan qui combat les creepy guys) mais il apporte une légèreté bienvenue et comporte quelques savoureuses répliques.
Le drama artificiel et poussif de "When There's Smoke" n'est sauvé que par une Laura Innes irréprochable dans la retenue (on le savait) et dans les larmes. Mais autant revoir "The Healers" (2.16) qui prouve que la mort d'un personnage secondaire peut émouvoir si elle est bien écrite et anticipée et ne tombe pas dans le trope du "bury your gays" (déjà qu'ER a le fétiche de sacrifier ses pompiers latino...)
Vu son métier et le penchant des scénaristes pour la torture, Sandy était condamnée dès sa 1ère apparition. Cela n'excuse pas de l'avoir aussi peu développé, surtout avec une interprète aussi talentueuse que Lisa Vidal.
Il y avait tant à faire avec ce couple lesbien interracial, avec leur difficulté pour avoir un enfant, avec leur différence d'âge et leurs deux professions aussi proche qu'éloigné. Pourtant, malgré ses 12 apparitions, Sandy est restée floue. Beaucoup plus que Kem et Alex par ex.
Jusqu'à la S10, Kerry était un personnage passionnant et écrit avec consistance. Avec son nouveau statut de mère veuve et chief of staff, il y avait encore tellement de matière. Mais, comme pour Elizabeth, l'envie de rajeunir le cast va tout gâcher.
À l'excepté du 11.14, on n'offrira à Kerry que du réchauffé et pour le reste de cette saison, une lutte pour récupérer la garde de son fils (coucou Susan en S2, coucou Peter en S8). La S10 est vraiment la saison des bébés ("NICU", celui de Carter, de Susan, Alex)...
Derrière toute cette paresse, il reste une Laura Innes au top, surtout dans cette scène avec Abby. C'est le génie des bons interprètes : capable du meilleur même avec le pire.
Le départ de Gallant est donc mis en retrait, ce qui correspond bien au parcours frustrant d'un perso n'ayant jamais rempli ses promesses. Lui filer un patient vétéran était pompier mais sa dernière scène avec Neela très joli. En fait, Gallant redeviendra intéressant quand il aura quitté la série.
On en reparle lors de ses futures apparitions et notamment l'épisode en Irak. En attendant, bon vent l'ami ! Tu aurais pu donner le ton mais les scénaristes préfèrent Pratt et Morris...
“Just a Touch" est une nouvelle étape dans l'arc "Pratt apprend l'humilité". Cette fois, il permet d'aborder la délicate question du harcèlement sexuel entre médecin et patientes. Malgré quelques maladresses, il s'en sort plutôt bien.
#ER cette saison, c'est 10 scénaristes pour 3 femmes. Bien sûr, c'est un homme qui est chargé d'écrire celui-ci... Même s'il est un peu didactique et ne va pas jusqu'au bout (Pratt apprend sa leçon et s'en va flirter avec son futur love-interest), le dialogue est intéressant.
La parole est largement donné à Kerry et Sam mais aussi à... Luka ? Euh... On se souvient de l'arc de Luka en S9 ou quoi ? Et je préfère même pas comparer cette conversation avec les saisons où #ER voudra concurrencer #GreysAnatomy sur le terrain du sexe à l'hosto.
En résumé, un bon point pour prendre vraiment le temps d'explorer une thématique sous plusieurs angles. Un mauvais pour une résolution paresseuse et des effets comiques malvenus.
Le reste est très bon, en particulier Abby qui commence sa rotation psy. Au vu de son parcours, ça lui va comme un gant. Maura Tierney s'éclate dans un autre registre et partage à nouveau une jolie scène avec Kerry. Je vous ai déjà dit que j'aimais bien Abby ?
Entre le drame grossier du 10.18 et sa future mise à l'écart, Kerry a le droit à un épisode qui l'utilise très bien sur le front hospitalier ET le soap. Alex Kingston, coincé dans son interminable triangle amoureux, la regarde avec jalousie.
J'ai beaucoup aimé l'utilisation de John dans cet épisode : confident de sa vieille amie Deb (dans une scène trop courte mais la meilleure de Ming-Na cette saison) puis supporter n°2 d'Abby (je suis le n°1).
Non franchement, c'est très correct. Il suffit d'accélèrer toutes les scènes avec le père d'Alex. Le père d'Alex premier modèle (Cole Hauser) qui, à l'inverse du recast de son fils, est plus fade que le second (Garret Dillahund). Il ne sait même pas jouer de la guitare bordel.
Enfin, prenons le temps de chanter les louanges de Julianne Nicholson, une de mes actrices favorites qui aura sublimée des seconds rôles dans #MastersofSex, #BoardwalkEmpire #TGW et plus récemment au ciné dans #ITonya.
Comme son nom l'indique, "Abby Normal" prouve que Maura Tierney peut porter un épisode moyen sur ses épaules. Plus qu'un Noah Wyle absentéiste ou qu'un Goran Visjnic qui s'ennuie, c'est elle qui mérite le plus d'être à la première place du générique.
Elle est poignante face à la formidable Nicholson et son personnage de mère surmenée et battue. À la hauteur en tant que liant entre ses collègues, qu'il s'agisse de John, Kerry, Luka ou Lizzie. Et elle aura prouver cette saison qu'un perso féminin peut exister sans romance.
Pas de triangles amoureux, pas de "special guest-star" en guise de love interest éphémère, juste le parcours d'une infirmière qui reprend ses études de médecine et prouve à tout le monde son indépendance et à sa tenacité. Ce que la saison 10 aura réussi de mieux.
Pendant qu'Abby prépare le pilote de #GoOn, Neela est coincée dans un épisode de #BigBangTheory. L'excursion dans les coulisses du labo permet d'explorer les doutes de Neela sur sa future carrière mais avec sa peuplade de nerds caricaturaux, elle ne s'avère pas passionnante.
Même j'ai trouvé ses scènes étrangement bâclées, Kerry reçoit à la fin un coup de fil compatissant d'Elizabeth. C'est un poignant call-back à la fois où Lizzie lui avait dit "j'espère que vous perdrez un proche" car Kerry était trop dur avec un Mark souffrant. Bonne mémoire.
J'aurais davantage apprécié les scènes avec John si elles avaient préparés son départ en fin de saison. Mais comme il faudra encore attendre toute une année et revivre les coulisses de la fondation Carter, j'ai un peu baillé. Michael Gross assure toujours dans le rôle de John Sr.
En résumé, ce 10.20 se concentre sur les bons personnages mais il manque juste d'énergie et d'une bonne structure pour être mémorable.
Fun fact : la maison où emménage Carter et Kem est la même qui fut utilisée pour celle de Doug et Carol.
Tonton John Wells revient pour "Midnight", avant-dernier avec une face lumineuse (la remise des diplômes) et une face obscure (la fausse couche de Kem). Thandie Newton est très convaincante et Noah Wyle livre sa plus belle performance à ce jour.
Encore un drama impliquant un bébé, ça commence à faire beaucoup. Sauf qu'ici, c'est écrit avec délicatesse et une belle maîtrise des personnages (la mort du frère de Carter, sa relation avec son père). Et, contrairement à Sandy, on a suffisamment eu le temps de s'attacher à Kem.
Encore une porte de sortie gâchée pour Wyle. Moi, j'aurais fait du season finale son au revoir et j'aurais offert son "you set the thone" à Abby plutôt qu'à Morris un an plus tard. Mais ça va devenir la spécialité d'#ER : manquer des occasions.
Dans une saison aussi focalisée sur les bébés, je déplore l'absence d'Amy Aquino (Dr Coburn) mais, dans le rôle de l’obstétricienne, on a quand même la chance d'avoir Blair Brown (#OITNB, #Fringe).
Abby qui récupère son diplôme est une victoire lumineuse et bien méritée. Ce qui ne m'a pas empêché de verser une larme quand elle appelle sa mère pour lui annoncer. Quand #ER aime un personnage, il lui offre le meilleur. Dommage pour les autres mais cool pour Tierney.
En périphérie, on a Rachel Greene qui vient donner sa bénédiction à son ex belle-mère pour qu'elle ressorte avec des mecs (urgh...), beaucoup de triangle Sam/Luka/Steve (urgh...), un Morris particulièrement relou et une Susan que j'aurais bien aimé voir auprès de Carter.
Si l'on enlève tout ce qui concerne Sam et son cliffangher ridicule, "Drive" aurait pu être un season finale honorable. Il aurait pu lancer définitivement l'ère Lockhart et être un doux au revoir pour Carter. Au lieu de ça, il instaura la nouvelle norme du rebondissement débile.
C'est con parce que tout ce qui se passe à l'hôpital est réussi, que ce soit toute l'équipe qui s'active autour des victimes d'un accident de la route ou Pratt qui doit défendre son statut face à un jeune de son quartier défavorisé ou Abby et le vieux professeur.
Même la structure autour de la route sensé symboliser de nouveaux départs est une bonne idée. Le souci, c'est qu'il n'y aura pas vraiment de nouveau départ. Juste des rechutes. Encore et encore.
Imaginez si l'épisode s'était terminé sur la scène entre Abby et Carter (avec ce dernier qui lui dit "tu donnes le ton" et quitte la série) puis Abby qui va voir son attachant patient et lui balance sa réplique. Générique. Début d'une nouvelle ère prometteuse.
PAF ! La S11 peut se focaliser sur Abby et Neela, sans s'emmerder à résoudre les deux cliffanghers moisi. Le premier est du suspense bidon qui ne marche pas puisqu'on se fout de Chen depuis longtemps. Face au second, on espère juste que Sam et Alex sont partis pour de bon (spoiler : PAS DU TOUT).
Quand je pense qu'on va encore devoir se payer plusieurs cliffanghers concernant Alex Taggart et des coups de feu... Mais n'y pensons pas encore. Savourons les bons moments de "Drive" (sans Gosling, désolé) et, grâce à Maura Tierney à nouveau, il y en a.
Et même si je suis ne jamais fan de #ER au tribunal, l'intrigue de Kerry offre suffisamment de monologues poignants à Laura Innes pour me convaincre. "La Manif pour Tous" peut bien aller se faire foutre.
Ce qui conclut mon rewatch. Désolé d'avoir beaucoup comparé ce qui se passe à l'écran avec ce que je pense qu'il aurait dû se passer. Mais ça devenir de plus en plus difficile de se focaliser sur le "présent" avec la qualité en dent de scies de la suite.
Malgré tout, j'ai pu réévaluer la S10. Son principal souci, c'est un jeu de chaises musicales très distrayant avec le cast qui ne permet pas d'installer un récit aussi constant et solide que la S9. Et une tendance grandissante à faire du spectaculaire pour l'audimat.
Pour le fun, classons les personnages du plus ou moins intéressant cette année :
1. Abby
2. Neela
3. Carter
4. Weaver
5. Pratt
6. Luka (jusqu'au 10.13, après y a plus personne)
7. Susan (jusqu'au 10.13, après y a plus personne)
8. Gallant
9. Lizzie
10. Romano
11. Sam
12. Chen
Mes 5 épisodes favoris :
1. NICU (10.12)
2. The Student (10.17)
3. The Lost/Makemba (10.02/10.10)
4. Midnight (10.21)
5. Dear Abby (10.03)
FLes 3 épisodes les plus ratés :
1. Freefall (10.08)
2. Get Carter (10.13)
3. Forgive and Forget (10.16)
Il faudra que je vous raconte mon rêve d'un #ER qui dure 13 saisons et, à partir du 11.01, est mené par le duo Abby et Neela, l'une aux urgences, l'autre en chirurgie. Mais je vais l'affiner et je vous écrirai une bonne grosse fanfiction sur le Tumblr à la fin du rewatch, ok ?
D’ici là portez vous bien. Ou au pire, demandez le Dr Lockhart.
ER - Saison 9 [2002-2003]
D'ailleurs, #ER prouve à nouveau qu'elle maîtrise bien (pour l'instant) les changements de tons, surtout avec Romano (toujours bien dosé) et le duo Susan/Chuck. C'est plus la partie médicale et quelques choix de mise en scène qui pêche mais rien qui ne gâche la force de ce 9.19.
J'ai découvert la série à partir de la cinquième saison, via les rediffs mais la 9ème saison est la première que j'ai pu suivre le dimanche soir! Comme j'étais en 4ème, j'avais seulement le droit de regarder le premier épisode et devait enregistrer le second (mais l'écoutais depuis ma chambre)
Et je peux vous dire que ma hype était au plus haut après un été entier passé à traquer les articles sur #ER dans la presse française. Je connais toujours par coeur le dossier de Series TV Mag et surtout d'Episode(s) avec l'interview de John Wells et Noah Wyle.
Je me souviens que lors de mon 1er semestre de 4ème, je ne pensais qu'à ça (et un peu aux filles). Alors malgré tous ses défauts et sa transition difficile, la S9 fut catalyseur de ma passion et ces épisodes me ramèneront toujours à cette période.
À commencer par "Chaos Theory", grand souvenir de télé pour moi car, comme je le disais, c'est le 1er #ER que j'ai pu voir "en direct" avec mes parents. Quinze ans plus tard, il reste divertissant, une résolution honorable au cliffanghers de "Lockdown" et un bon lancement.
Je ne suis pas contre ce qui arrive à Romano. C'est cheap comme moyen de créer du drama mais ça aurait pu permettre de mettre McCrane en avant. Ce sera à peine le cas et tout effort sera gâché par "Freefall". Du gâchis mais le découpage de bras reste un bon gros "WTF" de télé !
Mon coeur de shipper a aussi battu très fort face à Carter et (blond)Abby. Là aussi, c'est un bon démarrage et j'ai hâte de revoir la saison pour me souvenir si, oui ou non, la saison fera n'importe quoi avec eux. Je me souviens que oui mais j'espère que non.
La quarantaine en elle-même est cool dans la manière où elle transforme le décor en terrain de jeu. Mais une opportunité gâché d'offrir un truc à jouer à Ming-Na ou de rendre Pratt sympathique. C'est raté et ça continuera d'être raté pendant très longtemps.
La MVP de l'épisode est Susan qui, bien que déconnecté des autres, est celle qui m'a foutu le plus de frissons lors de l'évacuation. Là aussi, c'est prometteur mais aucune promesse ne sera tenu.
Quand à Lizzie de retour à Londres, ça aurait presque mérité un ép. à part entière tellement c'est frustrant. On aurait pu y évoquer la médecine d'urgence à l'anglaise et avoir plus de deux secondes en compagnie d'Isabelle Corday. Y a même pas une scène coupée, c'est scandaleux.
Ce rewatch commence donc comme je l'espérais : mélange des souvenirs d'adolescence et des frustrations du mec qui connaît la suite. N'empêche, c'est reparti et j'ai hâte de revoir "Hindsight", "When Night Meets Day" et "Kisangani".
"Dead Again" est un back to basics efficace avec le County débordant de patients et les scénaristes ne débordant pas trop du County. Dommage d'avoir Pratt agir comme un boulet pour susciter l'émotion et d'avoir rendu Elizabeth aussi désagréable pour montrer son deuil.
C'est donc chez les patients et quelques détails savoureux que l'on trouve un bon groove, que ce soit avec la rotation psy de Gallant (qui mérite plus d'attention que Pratt), les étudiants en médecine perdus, les gros traumas et le hot shower sex en intro.
Oh et BroodingLuka est de retour ! En fait, j'ai tout compris : on a BroodingLuka les saisons impaires et HappyLuka les saisons pairs. D'habitude, je préfère le HappyLuka mais il se trouve que le BroodingLuka sera intéressant cette saison. Vous me suivez ?
Filer un frangin handicapée à Pratt pour l'humaniser, c'est d'une paresse incroyable. Et ne va rien arranger à son statut de boulet, surtout quand Leon disparaîtra pour toujours sans que Pratt ne s'en préoccupe par la suite. En fait, je suis d'accord avec le bon vieux Dr Kayson :
Petit trivia bien malin : dans la scène où Elizabeth attend seule dans l'ascenseur, l'air que l'on entend est une version instrumentale de "Piano Man", une chanson qu'elle avait chantée avec Mark lors d'un karaoké dans "Be Still My Heart".
"Insurrection" est bourré à craquer de bonnes idées : un débat sur l'insécurité et le port d'armes, une grève du personnel, de bons patients, du character-building pour Chen et Pratt et une camaraderie retrouvée dans l'équipe. Il est juste un peu maladroit dans l'exécution.
Tout ce que revendique Carter est juste mais son piquet de grève est très immature. Il fait perdre son job à 3 infirmières, risque la carrière de ses étudiants et est complètement déraisonnable avec Kerry. Dommage parce qu'il y a de très bonnes questions posées malgré tout.
Pratt qui profite de la récente attaque de Chen pour flirter, c'est lame. Mais deux bons points : ça resserre les liens d'amitié de l'équipe et on a le toujours génial Lee Tergesen en mode Tobias Beecher en manque. Toujours bon à prendre. À lui seul, il fout une grosse tension.
La seule qui m'a semblé être un excellent médecin et avoir les bonnes réactions au sujet des problèmes de la sécu, c'est Susan. Le montage alterné entre son débat avec Carter et l'euthanasie de son patient sur fond d'opéra est un grand moment d'#ER.
En résumé : bravo d'avoir abordé autant de sujets complexes. Dommage de ne pas l'avoir fait de manière plus subtile et fidèle aux persos. Et bon, c'est bien gentil mais quand on sait toutes les catastrophes qui vont encore passer les portes du County, c'est dérisoire.
Et donc bravo à Susan, Gallant et Kerry, les meilleures persos de ce début de saison. Bienvenue à Eric (dont j'aurais LARGEMENT l'occasion de reparler).
Et merci à Romano qui est toujours en grande forme.
J'ai été agréablement surpris par "Walk Like A Man", bien plus solide que dans mes souvenirs. Un portrait tout en nuances de Gallant, ses insécurités, sa vision de la médecine et son apprentissage auprès de Carter. C'était à l'ancienne et émouvant.
On peut lui en vouloir pour plein de choses mais David Zabel a toujours su écrire les meilleures focus sur Gallant ("The Student", "Here and There", "Back in the World") et fait aussi du bon boulot ici en abordant l'alcoolisme d'Abby et les tensions naissantes dans son couple.
Ajoutez la caméra toujours aussi vif de Felix E. Alcala, Pratt qui se prend une droite, une Susan toujours aussi en forme, BroodingSexAddictLuka et ce bon vieux Jerry, "Walk Like A Man" est un bon petit épisode à l'ancienne avec un équilibre soap/drama médical très raisonnable.
Autant j'adore Noël et Thanksgiving, autant les épisodes d'Halloween me gonflent en général. Excepté dans #ER bien sûr.
Voyons si "A Hopeless Wound" le confirme !
Et bien, à nouveau, me voilà surpris par la solidité de ce début de saison. On a là un touchant portrait croisé de figures solitaires, un retour bienvenue dans l'univers de la chirurgie et des cas médicaux émouvants.
Si l'on ne compte pas la médiocre intrigue "ange de la mort" en S8, on avait pas eu de vrai arc en chirurgie depuis très longtemps. Et pas eu d'étudiant là-bas depuis Carter en S3 ! Profitons-en car après, il faudra attendre la S12 et ce sera moins réjouissant.
Comme Alda et l’Alzheimer en S6, Don Cheadle donne un visage immédiatement touchant à la maladie de Parkinson. Et c'est pour l'instant l'épisode qui offre le plus de temps d'antenne à Romano. McCrane relève largement le défi et excelle dans tous les registres.
Seul bémol: l'arc de Luka sex-addict/dépressif est lancé de manière très bancale. Elle sera mieux gérée par la suite mais, pour l'instant, c'est un cheveu sur la soupe et ça n'aide pas un personnage à la personnalité déjà très malmenée. C'est juste rattrapé par le costume d'Abby.
"One Can Only Hope" est le premier script télé de Bruce Miller qui ira ensuite bosser sur Medium, les 4400, Eureka mais surtout, deviendra le showrunner de #TheHandmaidsTale. Pas étonnant qu'il profite d'#ER pour aborder viol, harcèlement sexuel et politique médicale (bon, il écrira aussi "Forgive and Forget", alias l'épisode avec le tank mais personne n'est parfait)
Ça donne à nouveau un épisode solide avec une bonne dose de chirurgie, une dynamique vraiment intéressante entre Corday et Nathan (remake plus adulte de Benton/Carter), une parole redonnée aux infirmières et une Maura Tierney qui est clairement la star du show. Je ne m'en plains pas.
"Tell Me Where It Hurts" a toutes les qualités des 2 épisodes précédents mais sa structure est beaucoup moins solide et l'équilibre soap/drama médical beaucoup plus bancal. En clair, le rythme n'y est pas et un #ER sans tempo est un #ER moyen.
L'arc d'Eric se poursuit et permet d'étudier encore plus en profondeur la bipolarité, dès son diagnostic cette fois. Et ça se lie très justement à l'alcoolisme d'Abby et sa relation avec Carter. Par contre, c'est très gênant de la voir téléphoner ou en discuter en salle de réa.
En arrière-plan (car Abby prend toujours le 1er plan désormais), on a de belles choses avec Paul Nathan, les doutes de Susan et la grossesse de Kerry et un patient qui permet d'aborder esclavage et trafic humain. Et puis ne pas voir Pratt fait déjà un bien fou.
Quand à Luka, c'est toujours autant le bordel. Sa spirale infernale recycle l'arc de Doug au début de la s3 et se rendre sur un terrain de golf pour engueuler un médecin, Peter l'avait déjà fait dans le 1.22.
- C'est les sweeps, on fait quoi ?
- Comme d'hab : météo catastrophe + guest-star
- Un déluge de pluie?
- Déjà fait l'an dernier.
- De neige?
- On fera jamais mieux que "Blizzard".
- Sally Field en guest ?
- On fera jamais mieux que "The Visit".
- On fait neige + Sally Field.
- Vendu...
Ecrit et réalisé par Jack Orman (le showrunner pour ceux qui suivent pas), "First Snowfall" est donc un best-of de #ER en mode sweep. Sauf qu'on a deux épisodes en un et j'ai préféré celui qui se déroulait aux urgences que celui qui se déroulait à Omaha avec la famille d'Abby.
Aux urgences, on a toute l'équipe qui s'active pour sauver une famille, l'occasion de faire le point sur le deuil d'Elizabeth et de conclure l'arc de Nathan de manière douce-amère. Score et réal sont au tops et Alex Kingston profite de sa dernière belle partition.
Le Abby Lockhart Show a de supers acteurs et développe un regard très détaillé et juste sur la bipolarité. Seulement, il semble de plus en plus déconnecté du reste (même si j'étais content que Gallant fasse partie du voyage). Encore une question de dosage.
N'empêche, je le redis : début de saison très solide et très généreux avec Elizabeth (qui le méritait amplement) et peut-être un peu trop généreux avec Abby. En tout cas, deux épisodes sans Pratt, c'est chouette.
Mais pas cool de me rappeler que, cette année à Rennes, il y a eu zéro flocons.
Premier épisode réalisé par Paul McCrane, "Next of Kin" a un thème ("c'est quoi une famille et à quoi ça sert ?") et le développe du début à la fin, sans s'éparpiller et en servant bien les personnages.
Même Pratt ! Certes, c'est un peu facile d'utiliser un patient touchant pour humaniser un boulet. Mais ici, la souffrance de la jeune ado transsexuelle qui doit renoncer à son identité pour aller vivre chez sa mère m'a fendu le coeur et Pratt fait juste ce qu'il faut.
J'aurais presque aimé passer plus de temps avec cette patiente plutôt qu'avec le Abby Show. Même si Tom E. Scott est parfait dans son rôle, je suis en légère overdose de Wyczenski. L'écriture de cet arc et de la relation Abby/Carter est très précise mais accapare trop de temps.
La meilleure reste Susan, personnage vivant et drôle qui insuffle de la camaraderie et du bon sens au County. Et j'ai aimé comment, à la manière de Mark, Carter est partout et au service de chacun de ses collègues/étudiants.
Chen a même le droit à un semblant d'intrigue mais j'aimerais que les scénaristes trouvent autre chose pour elle que :
- Je soigne un bébé donc je pense au bébé que j'ai fait adopté
- Je soigne un patient chinois et pense à ma famille
- Je flirte avec un boulet
Je chipote car mine de rien, on a 40mn sur identité, famille et éthique comme seul #ER peut en pondre aussi efficacement. Heureux de réévaluer la S9 qui, jusqu'ici, fait un meilleur boulot de continuité et de développement des persos que la très bordélique S8 à la même période.
Avec "Hindsight", David Zabel nous refait "Memento" mais le vrai concept de l'épisode, c'est "combien d'intrigues de Doug Ross pouvons-nous recycler" en 40 minutes ?".
Je vais les énumérer et puis vous dire pourquoi ça ne m'a pas empêché d'apprécier l'épisode. Déjà, Luka/Erin/Gallant, c'est un remake de Doug/Harper/Carter dans la S2.
Ensuite, la descente aux enfers lié à l'alcool et l'accident de voiture, on l'a déjà vu avec "Last Call" (3.04) et "The Tempest" (5.15). Luka a la même cicatrice à la joue que Doug et il y a même des plans quasi-identiques. "BroodingLuka" porte aussi le col roulé "BroodingDoug".
MAIS le concept memento tient vraiment la route et je ne résiste pas à la réalisation de David Nutter (habitué dès épisodes concepts de Noël puisqu'il était déjà réal sur le 7.10). Il y a une vraie atmosphère et une tension dingue.
À quoi sert un effet "Memento" ? À marquer le fatalisme et nous rendre impuissant devant l'écran. À mieux saisir l'enchaînement action/conséquences. C'est particulièrement efficace dans une série médicale et avec un perso face au mur.
J'admire l'audace. Le concept n'est pas juste un emballage, il fonctionne vraiment, assez pour pardonner le recyclage. Et, au pire, on a cette jolie scène où Susan et Luka partagent leurs solitudes de célibataires à l'approche des fêtes.
Et quelques plans superbes. Au pire.
"A Little Help From My Friends" est, comme la chanson de Ringo, un hymne à la confiance et la camaraderie dans les coups durs.À nouveau d'un très solide épisode de la décidément bien trop sous-estimé neuvième saison.
Déjà, ça fait bien plaisir d'avoir Weaver sur le devant de la scène. Sa fausse couche manque d'impact car on a passé trop peu de temps sur son couple avec Sandy et leur désir d'enfant. Mais la performance de Laura Innes est superbe de bout en bout.
Et ça lance une belle relation avec Abby. Tout comme l'intrigue de Pratt qui lui offre de belles nuances et affine sa relation mentor/élève avec Carter. On a au aussi une belle continuité sur l'amitié Susan/Luka. En gros, une vraie compréhension de la dynamique entre les persos.
Pour les fans puristes comme moi, c'est aussi toujours un plaisir de retrouver des rôles récurrents de longues dates comme le Dr Deraad (John Doman, dont c’est hélas la dernière apparition) ou le Dr Kayson (Sam Anderson). Le nombre de character actor de qualité dans l'écurie #ER est aussi phénoménal que sa mémoire.
Et c'est le début de l'arc autour d'Ed Asner à ranger dans la catégorie ""#ER utilise les légendes de la télé US pour des intrigues douce-amères" avec Rosemary Clooney (S1), Alan Alda (S6), Bob Newhart (S10), Hal Halbrook (S14), etc... Voici un gif à réutiliser en cas de besoin.
Deuxième script de Bruce Miller (#TheHandmaidsTale), "A Saint in the City" aborde avec brio lutte des classes, sécurité sociale, confidentialité médicale et a tout compris aux dynamiques unissant et/ou séparant les personnages.
C'est pour l'instant le meilleur épisode de Pratt dont le parcours d'apprentissage évolue finement au cours de la saison (dommage qu'il fera mille retour en arrière plus tard). Et il est aidé par Aaron Paul dont le rôle très touchant est (en gros) une audition pour Jesse Pinkman.
Ça faisait aussi longtemps qu'on avait pas eu un tableau aussi complexe et nuancé de Carter, sa culpabilité lié à son milieu bourgeois et son mix compassion/culpabilité. Un bon moyen de préparer le terrain pour le séjour africain (et d'utiliser ce bon vieux Ed Asner).
Intelligent aussi de renverser les rôles dans son couple que je trouve bien plus juste ici que lorsqu'il s'agite autour d'Eric. Et matez un peu le parrallèle entre les débuts Carby idylliques lors du gala dans le 7.13 et les prémices de la rupture lors du gala de ce 9.12.
C'est un plaisir de retrouver Kerry aux urgences et de lancer cet arc qui va, mine de rien, aborder politique locale, financement médical, MST et homosexualité refoulée avec la présence de Bruce Weitz (autre vétéran de la tv us) dans le rôle du conseiller Bright.
Quand à Luka, j'ai beau avoir apprécié l'expérience "Hindsight", c'est sa meilleure utilisation depuis le début de la saison. La manière dont il gère la douleur de ses patients est un pont intéressant entre son malaise et sa future rédemption au Congo.
Enfin, on notera que c'est l'unique réalisation d'une certaine Peggy Rajski à la télévision et que l'épisode, qui se déroule de nuit et en pleins dysfonctionnements électriques liés au budget de l'hôpital, a une atmosphère superbe.
Oui, j'ai encore beaucoup beaucoup de choses à dire sur une série que je revois pour la 5ème fois et qui en est bientôt à son 200ème épisode. Si ça continue comme ça, je vais être obligé de placer la S9 au dessus des deux précédentes. Et revoir mon jugement sur Pratt.
Fun fact : le 9.13 et 9.14 sont deux épisodes que j'ai moins vu que le reste de la saison. Mes parents avaient oubliés de les enregistrer et ça avait causé une crise familiale pendant une semaine. Revoyons-les ce soir pour savoir si ça valait le coup.
Avec "No Good Deed Goes Unpunished", tout est dans le titre : karma is a bitch. Sans éclats mais avec précision, l'épisode boucle quelques arcs et plante intelligemment les graines qui pousseront le reste de la saison.
On dit notamment au revoir à Leon, personnage qui n'a jamais trop su exister au delà du postulat "humanisons Pratt" mais a bénéficié de l'humanité de Marcello Thedford. Dommage que la série s'en débarrasse et ne l'abordera plus jamais. Un long arc sans conséquences.
Si je me serais passé du montage final sur "Clocks" de Coldplay (j'ai ce qu'il faut avec #GreysAnatomy), Romano qui contemple ses limites et un potentiel suicide, ça m'a vraiment touché. Et ça aurait été une plus belle sortie que celle qui lui sera offerte l'année suivante.
Le souci, c'est toujours Chen (elle apparaît 2mn le temps d'une sombre histoire de tâche de sperme sur pull) et Elizabeth qui n'aura désormais le droit qu'à une série de prétendants post-Mark sans que ce soit jamais intéressant. Surtout pas avec le très fade Bruno Campos.
Oh et j'avais oublié à quel point Susan est la glue qui réunit toute l'équipe dans une joie et bonne humeur nécessaire et aussi à quel point l'arc "Médecins sans Frontières" germe progressivement dans les esprits de Luka et Carter, chacun à leur manière.
"No Strings Attached" est à nouveau une dichotomie entre le #ER vintage portée par Susan et le Abby Lockhart Show. Sauf que cette fois, ça ne m'a pas dérangé du tout car la détresse grandissante d'Abby est finement mise en scène et Maura Tierney était juste incroyable.
Susan jongle avec trois patients, chacun intéressant (on y aborde violences conjugales, bullying et sécurité sociale) et c'est le début d'un arc très touchant avec le jeune cancéreux. Un peu une redite de Scott Anspaugh mais mon petit coeur n'y résiste pas.
On sent qu'on essaye très fort de nous intéresser au couple Chen/Pratt mais il est difficile de rattraper trois saisons de vide concernant Jing-Mei, surtout si c'est pour nous resservir l'adoption de son bébé, aka son unique intrigue. Au moins, Pratt agit plutôt correctement.
Et vous pouvez rajoutez quinze point à l'épisode puisqu'on a 4 éléments qui font remonter chaque épisode dans mon estime :
- Romano qui crie sur des étudiants
- Une apparition d'Anspaugh
- Une scène sur le toit de l'hôpital
- Abby et Carter qui chantent "Afternoon Delight"
- Bon les gars, nous y revoilà. Les sweeps. On fait quoi ?
- UNE DEMANDE EN MARIAGE!!!
- Euh, oui mais...
- Et SALLY FIELD!!!!!
- Encore?
- SALLY FIELD!!!!
- Pourquoi tu crie ?
- PARCE QUE C'EST LES SWEEPS!!!!!!!!!!!!!!!!
Il doit y avoir à peu près 35 intros de #ER où personnage hurle une insulte avant d'être coupé par le générique. C'est presque devenu une tradition. C'est encore mieux quand il s'agit de Kerry :
Comme l'ép. précédant, "A Boy Falling out of the Sky" est divisée en deux avec d'un côté Susan qui gère les urgences et Abby qui gère sa famille. Ca pourrait être bancale et de la machine à sweep over ze top. Au lieu de ça, c'est fin, touchant et accumule les scènes marquantes.
J'adore les scènes sur le toit et la S9 délivre les plus belles. Notamment cette demande en mariage sur fond de neige et d'hélico. L'écriture de la relation Abby/Carter est bien plus intelligente que dans mes souvenirs. Leur alchimie et dialogues sont impeccables.
Et il y a l'une de mes scènes favorites entre Abby et sa mère (la toute dernière au Doc Magoo's dans la série). Celle où Maggie réalise le calvaire d'Abby et qu'elles partagent enfin une vraie connivence. "Welcome to the other side of the disease..."
Donc je me moquais au début mais en fait la "DEMANDE EN MARIAGE !!!!" et le "SALLY FIELD" étaient tous deux d'excellentes idées pour un très bon épisode de sweep (en dehors de ce qui concerne Pratt et Chen mais bon...)
Ci-dessous, Maura Tierney, Collection Hiver 2003, Option Matin Difficile (ça faisait longtemps).
Même s'il le fait avec parfois trop de didactisme, "A Thousand Cranes" aborde de front la discrimination raciale, en particulier dans une Amérique post 9-11 ultra-sécurisée. Pour l'occasion, il utilise particulièrement bien les points de vues de Pratt et Gallant.
C'est aussi un épisode très romantique qui contient l'un de plus beaux monologues sur ce que c'est d'être amoureux. Désolé de vous filer autant de lecture mais les scènes entre Noah Wyle et Sally Field sont précieuses et cette vision du couple est rare à la télé.
Je vous colle aussi ce monologue de Luka face au psy tellement c'est David Zabel qui fait le point sur le bordel qu'est le parcours du perso depuis 4 saisons et se demande ce qu'il va bien pouvoir en faire.
C'est un résumé honnête.
L'épisode contient deux de mes morceaux favoris. Le "Clair de Lune" de Debussy et le "Good Vibrations" des Beach Boys, utilisé à la perfection lors d'une scène au suspense glaçant quand Luka et Chen découvre le massacre au Doc Magoo's. Un parfait exemple de contraste musique/drama.
Je ne m'attarde pas sur la résolution très touchante de l'arc de Susan "Mrs Robinson avec ado cancéreux" même si, encore une fois, l'arc Scott Anspaugh l'avait mieux fait.
Regardez plutôt ces plans larges magnifiques du maître Jonathan Kaplan.
"And this is how i met your mother..."
Laissés sur le banc de touche depuis un moment, les vétérans reprennent le devant de la scène dans "The Advocate". C'est très touchant de voir Romano confier ses faiblesses à Lizzie mais la vraie vedette, c'est Kerry. Encore un grand showcase pour Laura Innes.
Jusqu'ici (pendant 8 saisons donc), Kerry est celle dont la trajectoire et l'écriture est à la fois la plus complexe et la plus maîtrisée. Tout son background est exploité ici pour rendre sa nomination au poste de chef du staff (son rêve) la plus amère possible.
Elle a appris des erreurs de l'arc Synergix (S4), de l'arc Legaspi (S7), de ses multiples manipulations politiques face à Mark, Susan et Robert et c'est quand elle protège à la fois sa profession et sa communauté qu'elle est punie en obtenant de la pire manière sa promotion.
Plutôt habituée à la partie médicale, Joe Sachs fait aussi du bon boulot avec le soap, offrant une nouvelle scène déchirante de justesse entre Carter et Abby et une introspection bien méritée à Luka. Le twist final de la prostituée est juste un peu forcée.
En tout cas, félicitiations, vous avez atteint le niveau "BroodingLuka" ultime. Vous avez gagné un séjour au Congo.
En fait, ce 9.17, comme le reste de la saison, serait parfait s'il n'était pas aussi frustrant car je ne peux m'empêcher à tout ce que la suivante sabotera : Carby, Kerry et Lizzie sur le banc de touche pour de bon, la mort ridicule de Romano et le manque de suivi avec Gallant. Lisez la réplique ci-dessous et pensez aux futurs étudiants qui nous attendent...
"Finder Keepers" est le premier Romano-centric et réussit l'exploit d'être à la fois l'épisode où est le plus drôle et le plus touchant. Paul McCrane le méritait et s'en donne à coeur joie. C'est sûrement en voyant cet épisode que David Shore a voulu faire #House.
Bien sûr, on sait à quel point cette construction dramatique toute en délicatesse autour de la dépression de Robert sera vite gâchée. Quand on parlera de la S10, je vous raconterais comment j'avais réécrit toute la saison et offert une meilleure fin au personnage.
En attendant, j'ai bien savouré ce coup d'état (notamment le fait que Jerry prête aussitôt allégeance à son nouveau leader) et sa collection de one-liners.
Cette échange par exemple, qui sera le mot d'ordre des scénaristes pour les saisons à venir :
On a aussi la scène de triangle amoureux dans un ascenseur la plus awkward de l'univers. Même #GreysAnatomy n'atteindra jamais ce niveau de malaise.
Et comme on passe du temps en chirurgie avec Lizzie, que Carter est un excellent chef des internes et que c'est le début de Susan et Chuck (Donal Logue), alias l'un des couples les plus adorables et sous-estimés de la série, je dis bravo à Dee Johnson.
Malgré quelques petits défauts (une légère overdose d'Eric et des effets visuelles d'hallucinations qui ont mal vieillis et n'aboutissent pas à grand chose), "Things Change" reste un sommet d'émotion pour lequel Noah Wyle est grave à la hauteur.
Juste derrière David Greene, Gramma Carter était le membre de la famille auquel j'étais le plus attaché. Frances Sternhagen y était pour beaucoup. L'émotion est en 3 temps: Kerry qui annonce la nouvelle à John en trauma, John qui débranche son patient et John qui rentre chez lui.
Je suis aussi toujours aussi satisfait du boulait fait sur Luka depuis le 9.10. Tous les dramas médicaux nous font le coup de l'ancienne collègue/professeur qui rend une petite visite mais ici, c'est particulièrement bien fait pour affiner le background du croate. Et rire un peu.
D'ailleurs, #ER prouve à nouveau qu'elle maîtrise bien (pour l'instant) les changements de tons, surtout avec Romano (toujours bien dosé) et le duo Susan/Chuck. C'est plus la partie médicale et quelques choix de mise en scène qui pêche mais rien qui ne gâche la force émotionnelle de ce 9.19.
Placé juste avant deux épisodes très spéciaux, "Foreign Affairs" doit faire le travail d'un season finale et suturer un paquet de fils narratifs. Il le fait un peu trop brusquement pour Abby et Carter mais offre de belles rédemptions à Luka et Romano.
Au-delà de l'opération du jeune croate et du départ pour le Congo, c'est en s'appuyant sur la dynamique de Luka avec son entourage (notamment Abby et Kerry) que David Zabel rend juste son évolution. Du beau travail de continuité.
Alors que du côté Carby, c'est plus maladroit. Eric qui gâche l'enterrement, c'est une scène que j'ai du mal à regarder. Le malaise est voulu mais je suis certain qu'il y a avait plus subtil pour mettre de la distance dans le couple.
Pourquoi exploiter leurs histoires de famille pour autant accélérer les choses alors que jusque là ça avait été si juste et méticuleux ? On aurait pu reprendre ça en début de S10 tranquillement. Un peu dommage mais émouvant quand même grâce aux deux acteurs.
Et puis malgré tout, j'aime beaucoup Tom Everett Scott qui aura su être à la fois drôle et touchant dans son rôle. C'est sa dernière apparition. Dommage qu'il n'y aura aucun suivi. Sans refaire un arc, il y aurait eu moyen de le revoir au mariage ou à l'accouchement d'Abby.
La tâche de David Zabel n'était pas aisée et ce n'est donc pas son meilleur script de la saison. Mais rien que pour ce que propose Noah Wyle, ce qu'il raconte de Romano et Luka et l'alchimie adorable entre Sherry Stringfield et Donal Logue, je respecte l'effort.
Et la vérité sort toujours de la bouche de Robert :
Malgré son affiche peu alléchante, l’épisode qui suit est facile dans mon top 10 de la série. J'espère que ce sera toujours le cas à la revoyure.
Accrochez-vous, les amis, le jour va rencontrer la nuit.
L’énième rappel de l'iconique scène d'ouverture de la série, même si on nous a déjà fait le coup à plusieurs reprises et qu'on le refera dans le series finale, est toujours efficace.
C'est le dernier épisode de Jack Orman dans la série (en tant que showrunner, scénariste et réal) et on sent qu'il accomplit tout ce qu'il n'a pas pu faire et fait le ménage. Adieu le Doc Magoo's et d'autres lieux et objets iconiques (jeep de Carter, admission en travaux, de nombreux personnages récurrents et bientôt de nombreuses infirmières...)
Tout comme "The Letter", on a un sentiment de bouclage de boucle incroyable. Quand on sait ce qui se passe ensuite, ça aurait pu être un series finale honorable, un au revoir à Pratt sur une bonne note ou une dernière garde parfaite pour Carter.
Et "Kisangani" aurait pu être un départ beaucoup plus satisfaisant pour Carter. Bien sûr, savoir la suite n'enlève rien à la réussite de cet épisode mais ça rend quand même certaines choses frustrantes ou cruellement ironiques, comme ce dialogue :
Peu importe : ce 200ème est un must d'écriture, réalisation, mise en scène, photographie et montage comme rarement j'en ai vu sur un network. Il se regarde comme un loner et/ou prend toute son ampleur en rendant hommage à tout ce qui a fait la réussite de 199 éps. précédents.
Il ose un tas d'effets visuelles sans jamais que son concept ne prenne le dessus sur l'émotion qui émane des patients, docteurs et acteurs. Il y a une trouvaille par scène et un long montage alterné sur fond de prière bouddhiste et d'éclipse qui est un moment culte de télé.
Tout reste gravé en mémoire: l'amputation de Romano, l'adieu précipité de Carter à Abby, le jeune membre de gang qu'on voit survive le jour et mourir la nuit et, je le redis, un Pratt dont l'arc de rédemption achève d'en faire un personnage bienvenue au County.
Et de l'humour aussi :
J'ai rarement vu de série soigner autant leur 200ème épisode. Et inviter pour l'occasion, en toute discrétion et comme #ER le fait si bien, un tas de character actors de qualité. Ici : Mark Moses, Michael Pena, Tina Holmes, Patti Yasutake et j'en passe.
"When Night Meets Day" est le sève de la série : on y parle de vie et de mort et de temps qui passe avec un mélange d'humanité, de symbolisme et de mélange des tons imbattable, une production value de ouf et un rythme soutenu. C'est le chef d'oeuvre de Jack Orman.
Son bilan en tant que showrunner est contrastée. Ce rewatch m'a fait revoir à la basse l'image que j'avais de la S8. Elle possède deux épisodes très forts et quelques scènes parmi les plus mémorables de la série mais elle est très inconsistante et le soap y est souvent médiocre.
La 7 tente un tas de choses et, comme elle ne réussit pas tout, reste très inégale, trop sombre et sans cohésion d'équipe. En fait, sa vrai réussite et ma bonne surprise du rewatch, c'est la 9. Cohérente, inventive, changeant la formule tout en s'appuyant sur des formules sûres..
Même si le cast trop nombreux ne peut être entièrement contenté (et les victimes sont cette pauvre Chen et Lizzie qui débute bien la saison mais devient presque figurante ensuite), ce qui est écrit pour les autres est excellent et tenu de bout en bout.
Jack Orman est celui qui aura le mieux écrit sur Abby, Kerry et Romano et sa S9 aura vraiment réussi à redonner son charme à Susan, de l'intérêt à Luka, des promesses concernant Gallant et Pratt et un vrai rôle de lead pour Carter. Parfois lentement mais très sûrement. Appliqué.
Je salue donc le travail de Jack Orman avec mon top 5 des épisodes qu'il a écrit (et y a du lourd) :
1- All in the Family (6.14)
2- The Letter (8.20)
3- When Night Meets Day (9.21)
4- Great Expectations (6.08)
5- Of Past Regret and Future Fear (4.20)
Avec des mentions spéciales à "May Day" (6.22) et aux sous-estimés "When The Bough Breaks" (4.04), "Sailing Away" (7.19), "The Longer You Stay" (8.02) et "Beyond Repair" (8.11). J'espère qu'il s'amuse bien sur "Shades of Blue" avec Jennifer Lopez...
Voilà. Tout ça pour dire à quel point la S9 a sa place juste derrière la "période classique de la série. C'était un quasi-bilan du rewatch mais rendez-vous demain pour vraiment terminer la saison avec un séjour en Afrique.
#ER ayant toujours voulu explorer l'aspect sociétale de la médecine (à Chicago mais aussi dans un milieu rural avec "Middle Of Nowhere") et John Wells adorant s'éloigner du County ("Fathers & Sons"), il était logique qu'il s'intéresse à Médecins Sans Frontière.
Le moment est très bien choisi aussi bien au niveau du parcours des personnages que du climat géopolitique. Wells livre un script très dense qui, en évitant de nombreux écueils et maladresses, s'attaque à de nombreux sujets: white guilt, interventionnisme, lobby pharmaceutique...
Il est particulièrement habile de mêler sans didactisme le background de Luka en Bosnie, la guerre civile au Congo et l'intervention en Irak.
Trois sujets que Wells revisitera de nombreuses fois (et qui vaudront de futurs séjours au Soudan et en Irak dont on reparlera).
"Kisangani" est d'ailleurs le début d'une trilogie dont elle reste le volet le plus réussi. Et comme le 9.21 aurait pu être de beaux départs pour Pratt et Carter, on tenait là le parfait send-off pour Luka.
Si John l'avait découvert mort dans le 10.02, ça aurait été très fort.
Mais ne prenez pas mes frustrations trop au sérieux : je disais que le 8.20 aurait été un parfait season finale avant de dire que la S9 est parmi les meilleures saisons alors je suis très heureux de me tromper. C'est presque le but de ce rewatch en fait.
"Kisangani" fonctionne aussi grâce au travail de C. Chulack et l'équipe artistique qui gère à la perfection son budget et le décor à Hawaï pour créer une atmosphère à l'aspect authentique, notamment avec du très bon casting de figurant (à regarder en VO si vous voulez leur "VF").
Mention spéciale à la québécoise Simone-Elise Girard que l'on reverra et qui, comme Mary McCormack et Eamon Walker dans la suite des éps. africains, donne envie qu'elle rejoigne le cast principal. Je vous raconterais plus tard certaines fanfictions que j'avais écrite à ce sujet.
Ce que Chulack fait très bien aussi, c'est retransposer les méthodes habituelles dans un nouveau décor pour accentuer les contrastes et le dépaysement de Carter : traveling à la steady-cam, montage rythmé. #ER, c'est réalisé comme un film de guerre et ça colle donc très bien ici.
La S9 est pro du montage musical. Après l'opéra dans le 9.03 et les Beach Boys dans le 9.16, on a ici Willie Nelson et les cordes du Tin Hat Trio qui habillent une amputation sauvage et une scène d'évacuation à couper le souffle.
À réécouter ici : https://www.youtube.com/watch?v=VEuSjGPuncU …
Bref, on a rarement abordé le sujet aussi finement dans une série de network (je ne m'attarde pas sur "Off the Map" lol) et y parvenir en 40mn, c'est assez ouf. Bien sûr, c'est un occidental qui vous parle et je serais curieux d'avoir le point de vue de congolais sur l'épisode.
Sur une note plus personnelle, il y a 10 ans tout rond, avec cet épisode en tête, je suis parti un mois prêter main forte dans un dispensaire du Burkina Faso. Une expérience qui mêle white guilt, choc culturel et souvenirs magiques.
Et ça me permet juste de vous dire que "Kisangani" retranscrit bien le choc d'un occidental en Afrique de l'Ouest. Et ces putains de frissons d'impuissance et de colère en pensant à la géopolitique du Congo et du Burkina depuis 10 ans.
Un sujet qui me dépasse mais que John Wells aura su, à l'époque, effleuré avec une belle sensibilité. Sans manichéisme, sans donner de leçons et avec ce qu'il faut de critique du white savior.
Fun fact : j'avais piqué cet échange pour le mettre dans ma web-série "Billy" (dans le 2.12 pour les puristes, lol) et elle sera à nouveau dans mon roman qui sort à l'automne (et dont je ne vous dis pas plus pour l'instant).
J'aurais beaucoup aimé avoir un making-of de cet épisode mais, en guise de bonus sur ce thread (que ne délivre pas le coffret DVD), j'ai trouvé ce reportage behind the scenes de la S9 sur Youtube et c'est plutôt intéressant : https://www.youtube.com/watch?v=7VbftkBM25w
Top 3 de la saison :
1- When Night Meets Day (9.21)
2- Kisangani (9.22)
3- A Boy Falling Out of the Sky (9.15)
Et c'est dur de trouver les moins bons tellement c'est homogène et cohérent tout du long. La plus belle surprise du rewatch pour le moment. Pas la dernière, j'espère.
En attendant d’accueillir le joyeux bordel de David Zabel, je vous souhaite autant de douceur que ce plan final où Carter s’assoit auprès d’une Abby assoupie.
ER - Saison 6 [1999-2000]
Voyons s'il s'agit toujours de ma saison favorite. Attention, je risque d'avoir pas mal de choses à en dire et quelques captures d'écran à partager.
Je disais l'autre jour que j'ai vu #ER pour la 1ère fois au milieu de la S5. Ce n'est qu'à partir des rediffs de la S6 que j'ai commencé à la suivre véritablement et c'est surtout pour ça que je l'aime autant, malgré tout ses défauts.Avec notamment un casting qui commence à tourner beaucoup, un virement trop radical dans le drama plus spectaculaire et un humour qui disparaît peu à peu, remplacé par une ambiance moins réaliste et plus sombre.Malgré tout, cette saison est ma madeleine de Proust télévisuelle ultime. Et j'espère que cet enième rewatch va à la fois m'apporter quelques surprises et ne pas la faire trop baisser dans mon estime.
Rien que sur l'affiche du season premiere, ils ont du mal à mettre tout le cast principal.
Déjà, un peu de trivia avant de commencer : - Paul McCrane et Goran Višnjić sont les 1ers hommes à rejoindre le cast principal depuis le pilote. On sent qu'il faut remplacer Clooney à tout prix. - Višnjić est le 1er acteur croate à rejoindre le cast principal d'une série US.
La première apparition de Luka est tellement cheesy et hurle tellement "meet the new George Clooney" qu'on a du mal à imaginer tout le travail qui sera fait sur le personnage lors des neuf saisons suivantes...
Quinze minutes dans le season premiere et il y a déjà eu un accident de voiture, une intervention chirurgicale sanglante en salle de trauma, une alarme incendie, deux nouveaux personnages et Randi qui frappe un patient. Le nouveau rythme est lancé.
"Leave It To Weaver" est efficace : 1ère partie à toute vitesse pour ouvrir le bal en fanfare, 2ème partie qui lance les intrigues de la saison. J'aime quand on explore les machinations politiques du County et j'adore l'attitude et le look de Carol enceinte.
J'ai moins aimé : - Comment est préparé le départ de Jeannie : adoption, demande en mariage... ça va beaucoup trop vite... - Rebecca de Morney m'ennuie - Cleo ne fait pas grande impression et ça ne va pas s'arranger...
Et on accueille Dave Malucci, prototype des futurs internes arrogants que seront Pratt, Gates et compagnie. D'ailleurs, avant Palladino, c'est John Stamos qu avait auditionné pour le rôle. On l'a échappé belle même si c'était reculer pour mieux sauter...
Cela dit, je ne suis pas un anti-Malucci. Comme je le disais, j'ai découvert la série avec ces épisodes et, tout comme Luka, Abby et Jing-Mei, il fait partie de la génération avec laquelle j'ai fait mes 1er pas au County. Mais comme Cleo, c'est une occasion manquée.
J'aimais tellement mieux la Rachel #1 plutôt que Hallee Hirsch (même si je comprends le recours à une actrice plus expérimenté pour l'arc de la S8, je suis toujours convaincu qu'il y a eu une erreur de casting).
Anthony Edwards ne sachant pas trop s'il veut partir ou rester, voilà en tout cas le début de la période sombre de Mark où il sera confronté pendant trois saisons à la mort, que ce soit celle des patients, de sa famille ou de lui-même. :'(
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"Once again, male surgeons decide. But no Robert, I'm not going to torture a woman for another two weeks just so some man can have his groin patched." (6.03) Elizabeth est la meilleure (juste derrière Carol qui est la meilleure devant Elizabeth)
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La VF d'Urgences a beau être l'une des meilleures sur le marché, elle nous aura privé de l'accent de Goran Višnjić, encore très présent et adorable en ce début de saison.
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Des coups de feu aux urgences dans le 6.03. Ce sera loin d'être les derniers. Il faudra attendre le 9.03 pour avoir des détecteurs de métaux. Et le 12.22 pour avoir une fusillade blockbuster. Je sais pas si c'est plus sûr de bosser au County ou au Seattle Grace.
En tout cas, Urgences en profitait (presque) toujours pour critiquer le second amendement et le manque de budget des hôpitaux publics.
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"Sins of the Father" réussit mieux que les 2 éps. précédents le jonglage avec les petits nouveaux, le rythme différent et le nombre très dense d'intrigues. Il se paye en plus le luxe d'avoir Alan Alda (alors que je suis en train de découvrir lentement et sûrement #MASH).
J'aurais l'occasion de reparler du Dr Lawrence, de l'importance que son arc a eu pour moi. Pour l'instant, je dirais juste que son introduction est parfaite, une belle adaptation du classique "vieux briscard qui impressionne les jeunots tout en cachant un lourd secret".
Et même si Rebecca deMorney n'est pas une actrice que j'apprécie vraiment, son arc n'est pas seulement une romance ennuyeuse avec Carter: c'est aussi une vraie sensibilisation au cancer du sein, de son dépistage à son acceptation, sur ses conséquences physiques et psychologiques.
Quand je me prends à rêver d'un John Wells Universe, je me dis que le Doc Magoo's en face du County a été racheté et est devenu le resto de Fiona dans #Shameless. Et que Frank a été le Dr Morgenstern avant de devenir alcoolique.
L'avantage d'un perso arrogant comme Malucci, c'est le plaisir qu'on prend à voir un vétéran comme Benton ou Greene le remettre à sa place. Ce qui aura beaucoup moins d'impact quand un Pratt remettra à sa place un Tony Gates. Mais bon, on en reparlera en temps voulu.
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Du Shakespeare.
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Le 6.04 fait du très bon boulot pour nous rendre intéressants et plus complexes les nouveaux Malucci et Finch. Dommage que ce travail sera abandonné par la suite. Sinon, on a beaucoup de Lizzie et un arc autour du Dr Lawrence toujours aussi bien écrit et incarné par Alan Alda.
"How you're feeling, Mr. Campbell?" "NOT GREAT LUCY"!!!!!!
Tellement puissant ce ralenti sur Alan Alda alors que de multiples blessés lourds débarquent aux urgences et que le Dr Lawrence a un moment d'absence.
Et alors que je regarde le superbe "Truth and Consequences", j'en profite pour vous dire à quel point l'arc du Dr Lawrence a été important pour moi. Déjà, c'est le premier que j'ai suivi dans #ER et ça a scellé mon lien avec la série.
Quand mon grand-père a été diagnostiqué Alzheimer, je me suis rattaché à ces épisodes et à la dignité d'Alan Alda. Tout comme l'intrigue de Don Cheadle dans la S9 m'a préparé inconsciemment lorsque ma grand-mère fut diagnostiqué Parkinson.
Je pense que tous les fans de la série ont un patient ou un arc qui a eu un impact, fort ou non, inconscient ou non, sur leur vie ou celle de leurs proches. Pour cette raison, Alan Alda reste toujours pour moi la guest-star qui m'aura le plus marqué en 15 saisons.
Alors que je le suis dans #MASH aujourd'hui et que j'ai pu le voir dans #HoraceandPete, j'ai encore plus d'admiration pour sa performance. Et maintenant que j'ai été confronté à un proche victime d’Alzheimer, j'ai plus d'admiration pour le travail des scénaristes lors de cet arc.
La sixième saison est bâtie autour de 3 grands épisodes, mes favoris. Voici le premier (je vous laisse deviner les deux autres, sachant qu'il y en a également trois autres qui seraient dans mon top 20) Il a également le plus beau titre d'une saison qui a beaucoup de jolis titres.
Inspiré d'un poème de W.Berry et non de W. Blake comme le suggère le Dr Lawrence: "I come into the peace of wild things Who do not tax their lives with forethought of grief. And or a time, I rest in the grace of the world, and am free"
Bon, c'est un peu abusé et ça le deviendra hélas de plus en plus : il y a eu en six épisodes aux urgences : - Une fusillade - Deux explosions - Sept vitre brisées
J'aime autant le 6.06 pour : - Des cas médicaux très émouvants, que ce soit le vieux couple qui se dit adieu ou Carter qui fait une fraude à l'assurance pour aider le père sans le sou d'un jeune diabétique. - Le monologue de Peter "this is my son", l'une de ses plus belles scènes
- Le contraste petite fête du personnel/scène tragique qui est un grand classique de la série - Le retour discret du score "Doug/Carol" nous préparent au départ de celle-ci - Le départ discret mais touchant de Jeannie
Et bien sûr cette longue scène de confrontation entre Kerry et son mentor. Alda est bouleversant mais c'est aussi une grande performance de Laura Innes, encore une. Et ce que John Wells pouvait écrire de mieux sur le sujet.
Pour en revenir à Jeannie, je salue son beau parcours dans la série et toute la réflexion autour du VIH, jamais bâclée ni didactique, toujours à niveau de personnage. Elle aura peut-être été trop souvent détaché du reste des intrigues mais aura eu une belle amitié avec Kerry.
Et même si Alda vole un peu la vedette de son au revoir (le 1er d'une longue série de départs cette saison), il est filmé dans la grande tradition des départs d'Urgences et aura le droit à un bel épilogue dans la saison 14. So long, Jeannie !
Et je termine mon ode à cet épisode en vous montrant à nouveau à quel point la météo de Chicago fait partie de l'ADN de la série et à quel point les différents réalisateurs savent l'utiliser pour créer une atmosphère.
Il est tellement dur de succéder au 6.06 que j'avais oublié à quel point le 6.07 était bon. Corday qui doit sauver la vie d'un violeur tandis que Kerry et Luka ne peuvent sauver sa victime, l'ultime diagnostic du Dr Lawrence et une structure ultra-solide sans temps morts.
C'est malin ce dialogue entre Lawrence et Mark qui prépare ce dernier à devoir gérer les derniers jours de son père. Tout comme celui de Kerry engageant Luka. C'est lui qui lui dira au revoir des années plus tard.
Bon, je ne change pas d'avis sur Cleo. Elle est bien son histoire d'ado alcoolique joué par un jeune Emile Hirsch mais, rien à faire, la pédiatre manque terriblement de personnalité. Elle fait son job, point barre mais nous, on ne reçoit rien.
Et ça pourrait être une personnalité ça, la pédiatre qui est juste là pour bien faire son taf et ne demande rien à personne. Mais c'est dommage d'en rester là, surtout quand on a tellement de personnages complexes et en constante évolution autour.
Est-ce un problème de casting ? D'écriture ? Sûrement un peu des deux. J'avais eu le même problème avec Michael Michele dans "Homicide". J'attends un peu de voir si mon avis changera en revoyant la suite, mais pour l'instant, elle m'ennuie. D'autres avis sur le cas Cleo Finch ?
Allons-y pour "Great Expectations". Pas du Dickens mais un mélange de Thanksgiving familial et d'accouchement à risques que NBC savait promouvoir avec ce genre d'affiche. Julianna Margulies donne tout ce qu'elle a et une autre infirmière fait une entrée discrète dans la légende.
"Salut les boloss, faisons sortir ce bébé en vitesse que je puisse rejoindre le cast principal et devenir la star de la série et me marier avec le mec qui flirte avec toi"...
Je ne revois pas "How the Finch Stole Xmas" car je l'ai revu à Noël dernier. Sachez juste que Carter joue le Père Noël pour contourner le 2ème amendement, Kerry se fait vomir dessus par un Père Noël, Alex Kingston est superbe, Lucy humanise Romano et Luka/Carol sont adorables.
Ah et, même si elle a son nom dans le titre de l'épisode, Cleo manque à nouveau une occasion de laisser une forte impression alors qu'on lui sert une bonne portion de l'épisode sur un plateau. Non, à nouveau, c'est Lizzie qui se taille la part du lion. Et Lucy. Lucy...
Passons donc à "Family Matters" qui, fait assez rare dans une série, fait réapparaître un perso récurrent de la S1 et la réutilise en l'incluant direct au cast principal (tout en changeant son prénom) alors que le cast est déjà ultra-chargé. Welcome (again) Jing-Mei Chen !
Même si elle aura une meilleure partition que Dave et Cleo, les scénaristes peineront à faire d'elle un personnage mémorable, malgré 7 années en tout au County. Là, c'est vraiment un souci d'écriture car Ming-Na est géniale (on en reparlera).
Bravo d'avoir diversifié le cast en embauchant une afro-américaine, une chinoise, un italo-arménien et un croate mais dommage de ne pas avoir su donner partition égale à chacun d'entre eux (au jeu des nouveaux, Goran Vijsnic l'emporte largement, ainsi que Maura Tierney).
En attendant Frank et en l'absence de Jerry (Jerry me manque), on doit se payer un défilé de nouveaux réceptionnistes pas très drôles et pas très mémorables, comme Andrew (vous vous souvenez d'Andrew ?). Alors qu'il suffirait d'avoir Randi à chaque épisode.
Foreshadowing involontaire n°20958 : le patient de Luka (un jeune qui prend soin de son frère handicapé mental sans l'aide des services sociaux) ressemble à une répétition générale pour l'arc de Pratt et son frangin dans la S9.
J'avais oublié que c'est face à Kerry que Luka évoque pour la première fois la perte de sa famille durant la guerre. Leur relation et son évolution tout au long de la série est vraiment sous-estimée et précieuse (c'est souvent le cas des persos qui croisent la route de Weaver).
Le 6.10 met sur la touche les anciens et offre une intrigue à chaque petit nouveau en essayant très (trop) fort de les imposer. C'est réussi pour Luka, un peu moins pour Deb (l'intrigue de la jeune lesbienne est bâclée), moyen pour Dave (redite du 6.04) et boring pour Cleo.
C'était bien d'essayer cela dit mais on n'ajoute pas 6 nouveaux regulars sans rendre plus inégale une formule aussi solide. Sans surprises, c'est Elizabeth qui s'en sort le mieux.
"The Domino Heart" m'a brisé le coeur car il m'a rappelé pourquoi j'aime Lucy et ce que Lucy pourrait devenir. Il plante joliment et cruellement les graines d'une tragédie. Dur de ne pas trembler devant cet échange :
Voir Lucy partager un moment de complicité avec Luka et gagner le respect de Romano, c'est aussi ce qui rendra "All in the Family" encore plus percutant.
Je me suis pris à rêver d'un futur où Lucy serait devenu chirurgienne avec Lizzie pour mentor. Le parcours inverse de Carter et une Neela avant l'heure.
En dehors de Lucy, l'épisode est correct mais, comme le précédent, peine un peu à rendre intéressant les nouveaux et ajoute tranquillement des nuances aux intrigues en cours (la maternité de Carol, Elizabeth et le violeur, Mark et son père). Le calme avant la tempête.
***
- Les gars, on a rajouté quatre nouveaux cette année ce qui nous fait un cast principal avec douze personnages. C'est beaucoup. On fait quoi ? - On en rajoute un. - Sérieusement ? - Oui mais pas n'importe qui. Promis, on en fera quelque chose de celui-ci.
Même à 13 ans, on aurait dû se méfier de Shia Labeouf (cela dit, il livre ici la meilleure performance de sa carrière) :
Mise à jour du dossier Cleo : encore une fois, on lui offre un patient intéressant et même une partie de basket avec Mark pour l'humaniser mais rien à faire, Cleo reste un personnage sans saveur. Et maintenant qu'Abby a débarqué, la concurrence est encore plus rude.
Malgré tout, "Abbey Road" (lol) est une bonne introduction pour Abby et se termine par un jolie scène de passage de relais entre elle et l'ancienne étudiante vedette, Lucy (snif).
On est prêts ou on est pas prêts ?
Après tout, c'est juste un bon petit épisode de Saint Valentin, qui débute par un mambo et qui est plein de gâteau et de petits cœurs ! Tout devrait bien se passer, haha !!!
Bon, plus sérieusement : on connaît tous la scène final mais est-ce qu'on se souvient des 40 minutes la précédant ? De la rencontre très réussi entre David Greene et Isabelle Corday, de Romano qui opère son chien, d'Abby qui fait ses preuves et Luka et Carol mignons ?
C'est aussi ça qui est bien avec "Be Still My Heart". Même sans le cliffangher, c'est un très bon épisode d'Urgences. Avec le cliffangher, c'est un épisode de télé légendaire. Superbement réalisé par Laura Innes.
Saluons aussi le travail très subtil et très marquant de Mark Krumholtz. Je suis toujours heureux de le revoir à la télé depuis (il était très attachant récemment dans #TheDeuce) mais il restera toujours pour moi Paul Sobricki.
Il est aussi très émouvant de revoir cet épisode car on a, dans son tout premier rôle, un jeune Anton Yelchin qui perd ses parents... dans un accident de la route. C'était déjà très émouvant à l'époque mais maintenant, je vous raconte pas... :'(
Quand j'ai vu l'épisode à l'époque, je connaissais son issu et ce qui m'a le plus traumatisé, c'est cet orphelin joué par Yelchin qui entre en salle de trauma et s'approche des corps de ses parents. La mise en scène est incroyable.
Racontez moi comment vous avez découvert et vécu ce cliffangher. Moi, c'était lors d'une rediff un après-midi sur France 2. J'étais plus ou moins au courant que ça allait arriver mais n'empêche, à 13 ans, je n'avais jamais eu autant envie de regarder l'épisode suivant.
Aujourd'hui, plus besoin d'attendre. Souhaitez-moi bon courage, je pars en apnée.
Question suspense, il y a Hitchock et puis il y a la longue séquence d'intro de cet épisode.
Le contraste entre Mark/Lizzie qui chantent Billy Joel au karaoké et la tragédie aux urgences est une astuce récurrent et souvent efficace dans #ER. On retrouvera ce contexte très souvent en S9 notamment (Luka découvrant les victimes du Doc Magoo's au son des Beach Boys).
L'un des fils rouge de la cinquième saison, c'est Kerry qui lutte pour avoir une scie sternale aux urgences. C'est elle qui va devoir l'utiliser sur Lucy alors que ses collègues retiennent leur souffle.
Il y a une alternance chaos/moments de silence qui rend la tension encore plus dingue. Kerry qui a besoin de prendre l'air... Benton, Lizzie et Anspaugh qui se nettoient les mains sans dire un mot avant d'opérer...
Chaque personnage est servi par le script. Chacun des 13 membres du cast principal a son moment d'émotion qui fait sens. Et chacun de ces personnages aura toujours mon affection juste parce qu'il était sur le front dans "All in the Family".
C'est particulièrement vrai pour Romano, dont c'est le plus bel épisode. Une parfaite utilisation du personnage. Mis à part quelques moments par la suite, cette facette du perso ne sera pas assez explorée. Et sa disparition ridicule un gâchis totale.
Mais c'est aussi le cas pour les nouveaux qui, en étant présents lors de la tragédie, scellent leur destin avec le County. Même Cleo a son plus beau moment, quand elle a la lourde tâche de faire respecter la priorité à un Benton omnibulé par Carter.
Alors je le redis : les idées de cet épisode sont aussi parfaites que leurs exécutions. Il n'y a pas une seconde à jeter. C'est mon épisode favori d'Urgences. Et si un jour je dois faire un classement de mes plus grandes émotions télévisuelles, il sera dans le top 10.
Reposes en paix Lucy.
Je n'ai jamais autant apprécié la présence de Kellie Martin que lors de ce rewatch, en particulier dans "The Good Fight" et "The Domino Heart". Elle aura été très brièvement l'héritière de Carter et une figure de renaissance.
Avec un cast aussi nombreux, il fallait faire des sacrifices et, comme Kellie Martin voulait partir, c'était le plus beau (même si douloureux) moyen de le faire. Et mine de rien, elle aura su marquer toute une génération de téléspectateurs.
#ER essayera plusieurs fois de nous refaire "All in the Family", avec plus ou moins de succès (je pense à "21 Guns" et "Life After Death") et jamais autant d'impact. Je suis sûr que #GreysAnatomy essaye régulièrement à sa façon.
***
Carol Hathaway, collection hiver 2000 [6.15]
Même si j'aurais préféré dans de meilleures circonstances, ça m'avait manqué de voir une scène avec ces deux-là. Et quand ils seront réunis dans l'ultime saison, le contexte sera finalement assez similaire (même si plus détendu).
"Under Control" nous propose un grand classique d'Urgences, peut-être son meilleur : Mark Greene devant gérer une garde interminable où il enchaîne les patients, apprend des tours aux étudiants et jongle avec sa vie familiale. Ça faisait longtemps et ça fait un bien fou.
Sa relation avec son père est l'une des plus belles et juste que j'ai pu voir à la télé. Je m'y retrouve beaucoup en tout cas et, on va pas se mentir, quand ils regardent de vieilles diapos et qu'on entend les accords du "Bookends" de Simon & Garfunkel, j'ai versé une larme.
Je dois être le seul mais j'aime beaucoup le duo Chen/Malucci. Ils ont une vraie alchimie et un respect mutuel qui évoluera discrètement. Ça aurait été une jolie romance (ça l'a été dans une vieille fanfiction que j'avais écrite). Au lieu de ça, on aura Chen/Pratt...
Le saviez-vous ? Maura Tierney fut et reste mon crush ultime. Ne vous étonnez donc pas si je poste parfois dans ce thread des captures d'écran gratuite d'Abby.
Si Trump n'existait pas, Romano aurait fini Président je pense.
Petits îlots à mi-chemin entre deux sommets, "Viable Options" et "Match Made in Heaven" font un remarquable travail de character-building (en particulier sur Mark, Carter, Carol et Luka) tout en offrant des cas médicaux très touchants à défaut d'être orginaux.
La VF se lâche mais ça a le mérité d'être poétique.
"The Longest Year" ne gâche pas un centime de son budget extérieur et propose de belles séquences dans les rues de Chicago autour de trois récits de traumatisme. On dirait un épisode écrit et réalisé par Richard Linklater.
Il établit très clairement que Luka et Abby sont les nouveaux chouchous des scénaristes et ne fait plus vraiment d'effort sur Malucci (relégué en comic relief) ou Cleo (relégué en love interest de Benton). Pas évident pour Michael Michele de briller face à Khandi Alexander.
C'est peut-être parce que je vieilli et mon père aussi mais jamais l'arc autour de David Greene ne m'avait autant ému. J'ai fini en larmes. Le retour de "Bookends" par Simon & Garfunkel n'a rien arrangé. C'est écrit avec tant de justesse et John Cullum est si bon dans ce rôle.
Après avoir revu les 6 premières saisons, je sais définitivement quel est mon personnage favori du cast original. Et je vais lui (re)dire au revoir dans un épisode qui est :
- l'un de mes favoris de la série
- l'épisode de départ le plus réussi
- une scène d'intro magnifique
Putain DarkCarter, j'essaye d'arrêter de fumer, tu vas pas t'y mettre...
En un plan qui fait écho au pilote, Abby est consacrée comme future star de la série. C'est peut-être anodin à l'époque mais prémonitoire.
C'est aussi le premier fondu entre le cold open et le générique avec une variante plus douce de la musique, ce qui deviendra récurrent pour les intros plus tristes/dramatiques. "Such Sweet Sorrow" est le chef d'oeuvre de John Wells.
En plus d'essayer à tout prix de remplacer Doug avec plein de nouveaux, les scénaristes galèrent à remplacer Jerry et font défiler les réceptionnistes. C'est finalement à la dernière minute que Frank Martin fera son apparition (après une apparition dans le pilote).
À ressortir en cas de besoin :
Bon, j’ai quand même deux soucis avec ma Madeleine de Proust: - La musique sur le montage final gâche tout. Il aurait suffi de réutiliser le superbe thème "Doug/Carol" présent depuis le pilote. - Toute cette histoire d'âme soeur est un peu gnangnan et c'est dommage de réduire Carol à sa relation.
Je ne remets pas en cause la sincérité de son amour pour Doug et l'aspect phare du couple pour tous les fans de la série. Mais peut-être que la voir partir mère célibataire plutôt que de la réconcilier aussi vite avec celui qui l'a abandonné, ça aurait été plus fort.
Bien sûr, mon petit coeur de fan s'emballe avec le monologue de son patient et les retrouvailles à Seattle. Et "Such Sweet Sorrow" reste un épisode très marquant dans la mythologie de la série et superbement réalisé.
Disons que l'au revoir à Carol était la saison toute entière.
Et qu'au delà de sa relation avec Doug, on se souviendra de Carol comme d'une infirmière exemplaire et d'un personnage complexe qui aurait dû mourir dès le pilote mais est devenue l'âme des premières saisons. Julianna Margulies a su la rendre touchante, drôle et irremplaçable.
Et maintenant, "Les Désarrois du Jeune Carter".
La reine mère de toute les scènes d'"intervention" que j'ai pu voir. Elle me fout encore des frissons. Comme d'habitude lors de ces moments clés, Urgences utilise sa mémoire et des années de character-building pour frapper fort.
Noah Wyle se montre vraiment à la hauteur. Et quel émotion de le voir ainsi confronté par ces deux mentors. Dans le genre scène culte, la confrontation avec Benton se pose là.
Et c'est avec épisode que Jack Orman prend le relais de Lydia Woodward et que la série se retrouve à un tournant. On a déjà les prémices de dark Luka et d'une tonalité plus sombre à venir. Carol et Lydia ont emportés un peu de lumière avec elles.
Pour répondre à la question posé en en-tête de ce thread, oui, la saison 6 était à la hauteur de mes souvenirs et toujours ma favorite tant elle regorge de moments clés et a une structure exemplaire.
3 parties montés autour de 3 épisodes majeurs (6.06, 6.14, 6.21) avec deux figures paternelles qui s'éteignent (Lawrence/David Greene), une relève qui se cherche (et finit par se trouver avec Abby) et de l'innocence détruite à jamais (Lucy, Carter).
Bien sûr, mon top 3 est évident mais il faut redonner leurs lettres de noblesses à des épisodes comme "Truth & Consequences", "The Domino Heart" ou "That Fastest Year", l'au revoir poétique de Lydia Woodward.
Bref, il faut (re)découvrir ce qui reste, à juste titre, l'un de mes premiers et meilleur souvenir de télévision américaine. Le temps passe plus vite que nos rêves alors n'attendez pas.
Si vous ne le faîtes pas pour moi, faites le pour Maura.
ER - Saison 5 [1998-1999]
Il y a 3 sortes de season premiere dans #ER :
1- Celui qui reprend l'action 5 mois plus tard et lance gentiment les thèmes de la saison (ex : 3.01)
2- Celui qui doit résoudre les cliffanghers fous de la saison d'avant (ex : 9.01)
3- Les reboots du pilote avec un nouvel étudiant dans le rôle de guide et d'étendard d'une nouvelle génération de personnages et de spectateurs. Carter dans le 1.01. Lucy ici. Gallant (8.07). Neela (10.01). Un tas d'étudiants pas intéressants dans le 15.02.
En dehors du pilote, "Day for Knight" est le meilleur exemple. Juste après le générique, il y a un plan séquence d'environ 4mn30 où Mark fait visiter les urgences à Lucy. C'est vertigineux visuellement et très malin pour démarrer la saison.
Kellie Martin apporte une certaine fraîcheur et même si ça s’essoufflera un peu trop rapidement le long de la saison, elle a le droit à une vraie introduction (contrairement à un Malucci, une Finch ou un Morris, débarquant comme des cheveux dans la soupe).
En plus d'être un pilote 2.0, on a aussi la suite des conflits introduits en S4, le lancement des thèmes de la S5 (en particulier pour Mark et Doug) et Carter barbu. Que demande le peuple ? C'était cool NBC le jeudi soir en 1998.
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J'avais complètement oublié cette scène dans le 5.02 où un Peter fait écouter un disque de John Coltrane à son fils malentendant et wow ça m'a ému. C'est émouvant "Urgences" parfois, non ?
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Au delà des rues de Chicago et de William H. Macy, c'est fou le nombre de thématiques abordés dans #ER qui seront ensuite revisités par John Wells dans #Shameless. Voici un exemple extrait du 5.06 mais il y en a beaucoup d'autres et j'essayerais de les collecter pour vous.
J'aurais aimé que dure plus longtemps la colocation Carter/Weaver. C'était fun (plus fun que sa relation fade avec Julie Bowen).
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Je sais qu'il ne fait pas l'unanimité et j'ai même hésité à le revoir mais, maintenant je peux le dire, j'aime beaucoup "The Good Fight". Déjà parce que Christopher Chulack est mon réalisateur favori dans ER et il fait ici un superbe job.
Ensuite parce qu'il ne s'agit pas seulement d'un énième épisode "spécial" mais un vrai loner bien ficelé qui mêle des scènes de chirurgie intenses, une exploration du Southside de Chicago (coucou #Shameless) et un focus touchant sur la relation mentor/élève Lucy/Carter.
Sans le savoir, ça prépare l'émotion qu'on ressentira face au sort de Lucy. Bref, j'aime beaucoup quand un épisode se focalise sur un seul patient, comme dans "Love Labor Lost" ou "Time of Death" (aussi réalisé par Chulack tiens).
Et la petite touche enquête policière permet à la série d'explorer les limites de son format, ce qu'elle avait commencé avec "The Long Way Around" et "Father & Sons" puis continuera avec "Middle of Nowhere", "Hindsight" et tant d'autres épisodes mémorables.
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Je maintiens ce que je disais plus haut sur la coloc Weaver/Carter. On aurait presque pu en faire un spin-off sitcom.
Le 5.09 est un modèle pour les séries voulant célébrer leur 100ème ép. sans en faire trop, avec ce qu'il faut de symbolisme pour marquer le coup. Clins d’œils au pilote, centenaire du County (perso principal), mort et naissance de patients et retour du + beau thème de M. Davich.
Je n'ai jamais bien compris où menait l'arc avec Amanda Lee. Si on avait explorer un peu plus sa pathologie, ça aurait pu être intéressant mais là, elle est décrite comme une psychopathe et on s'en débarrasse avec une scène finale over the top et des commentaires sarcastiques.
C'est le prototype des futurs chefs intérimaires du service qui seront des personnages conceptuels rarement crédible ou attachants (ex: Clemente, Wexler ou Moretti).
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Au début du 5.12, Anspaugh promet à Mark une titularisation dans trois ans, en 2002. C'est du foreshadowing un peu triste quand on sait ce qui arrivera à Mark en 2002.
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Diffusé il y a 19 ans, "Double Blind" aborde le harcèlement sexuel au travail, les difficultés pour une personne séropositive de reprendre une vie sentimentale et le besoin pour des femmes noires d'un rassemblement n'incluant pas de personnel soignant blanc.
En plus de ça, il se paye le luxe d'avoir Bowie et Metallica dans la bande-son d'une saison qui s'était déjà fait plaisir avec Santana, John Coltrane, Isaac Hayes, Sheryl Crow, Rob Zombie et Grace Jones.
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La plus belle intro d'Urgences est celle de "Choosing Joï" (5.13) 3 minutes parfaitement montées et sans dialogue qui englobe toute la complexité de la relation Doug/Carol, retranscrit parfaitement l'atmosphère de l'aube hivernale et nous prépare en douceur au départ de Clooney.
Et juste après le générique, il y a ce plan superbe depuis le toit de l'hôpital. Ce qui est bien avec la steadycam et le budget de la série, c'est que visuellement (à part pour certains accoutrements ou coupe de cheveux), ça n'a pas vieilli.
Et là tu vois "written by Lydia Woodward" et "directed by Christopher Chulack" et tu sais que ça va être de la NBC Must See TV comme on en fait plus les amis.
D'ailleurs, pour l'anecdote, "Choosing Joi" est le 1er épisode de la série que j'ai vu (jusque là, je ne faisais qu'entendre le son depuis le salon tous les dimanches soirs en m'endormant).
Si ma mémoire est bonne, c'était aux vacances de Pâques 2003, j'avais 13 ans, j'étais chez mes grands-parents et plutôt que de voir une rediff de Buffy sur M6, j'ai zappé sur une rediff d'Urgences sur France 2 à 18h. C'était cet épisode. The rest is history.
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C'est parti pour la grosse chialade.
Carter ne risque pas de célébrer les 20 ans de #Titanic. (Je comprends le besoin d'insérer un peu de légèreté mais le flirt entre lui et Lucy dans ce double épisode est son seul mauvais point).
Dale Edson est la pire personne au Cook County (même Romano est moins une enflure) et vient d'enchaîner blague sexiste et homophobe bordel. Marrant d'ailleurs que Matthew Glave continue de jouer les connards aujourd'hui (#BetterThings).
Pendant ce temps, Clooney et Margulies sont au top de leur game. Et il faut aussi mentionner l'excellente performance de Valerie Mahaffey dans le rôle de Joï. Bonus pour les fans de #TheWestWing : Marlee Matlin !
Pour info, "The Storm, part.I", l'un des meilleurs épisodes d'Urgences, fut diffusé sur NBC le 11 févr. 1999, le même soir que "The One Where Everyone Fins Out", le meilleur épisode de #Friends (ainsi que deux très bons épisodes de #Frasier et #WillAndGrace).
"I'm gonna miss you. Even more than i'm gonna miss him". L'amitié entre Mark et Carol était vraiment belle, tout comme celle entre Kerry et Jeannie. Les deux sont mis en avant dans "The Storm part.II" et wow.. J'ai beau l'avoir vu 8 fois, cet épisode arrive encore à me retourner.
ER fera une douzaine d'épisode consacré au départ d'un personnage mais "The Storm" est vraiment exemplaire tant il prend soin d'offrir à Doug une ultime confrontation avec chacun des personnages important. Son arc dans la série est vraiment bien tenu jusqu'à la fin.
Le personnage est parti juste à temps. Merci pour tes services Doug. Vous savez ce qu'est devenu George Clooney depuis ?
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"Stick & Stones" est un épisode qui a la lourde tâche de reprendre un rythme de croisière après le coup de poing "The Storm" et l'excursion de "Middle of Nowhere". Joe Sachs aime bien la garde de nuit (moi aussi) et livre un épisode à l'ancienne au niveau du rythme/structure.
Il recompose gentiment la dynamique du show après le départ de Clooney et invente timidement la fin de saison (la grossesse de Carol, le rapprochement Mark/Lizzie, la vie sentimentale de Jeannie) tout en proposant des cas médicaux simples et touchants.
C'est cool que Lucy ait le droit à son intrigue à elle seule, moins cool que cela marque la dernière apparition de Maggie Doyle. J'aurais aimé voir son combat contre le harcèlement sexuel de Romano plus longtemps (elle sera mentionnée par Kerry en S7 quand le combat reprendra).
J'avais oublié à quel point la S5 donnait autant un coup de projo sur les secouristes (en S2 aussi mais c'était surtout via Carol). L'arrivée de "Third Watch" (New York 911) va les renvoyer en arrière-plan dès la saison suivante.
Dans "Point of Origin", Kerry retrouve sa mère biologique, elle manque de mourir mais en fait ce n'est pas sa mère et putain ce que Laura Innes est à la hauteur de ce rollercoaster émotionnel. Un prequel à "Just As I Am", grand épisode de la S11.
Il y a aussi lors d'une scène très marquante (même si un chouïa théâtrale avec le recul) la résolution à la fois de l'arc Mobalage (qui aura duré 6 épisodes mine de rien) et du traumatisme de Mark depuis son agression dans la S3. Superbe boulot de continuité.
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Il y a Jessica Capshaw dans le 5.19 et je me dis qu'un jour il faudra que je fasse une liste de toutes les idées d'intrigues/patients/concepts que #GreysAnatomy à piqué à #Urgences (sans faire le rageux, juste pour m'amuser)
Et pour les fans de #TheWire, on a John Doman et Corey Parker Robinson dans cet épisode. M'enfin je vais pas commencer à lister tous les guests cool d'Urgences parce qu'on en finira pas.
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Première réalisation de Laura Innes, "Power" est à l'image d'"Exodus". Un épisode où les urgences sont chamboulés par un dysfonctionnement (ici une coupure de courant) et où tout le monde s'active pour sauver les patients sans que ça tombe dans le sensationnel.
Au contraire, c'est l'occasion de rapprocher à nouveau Mark et Elizabeth (cute), réconcilier Carter et Lucy, faire de Carol le comic relief (elle en a bien besoin) et offrir une nouvelle facette à Romano (il en a bien besoin).
Une coupure de courant dans la saison 13, ça aurait été un double épisode événement avec la mort d'un membre du cast, trois hélicos qui s'écrasent, une fusillade et un cliffangher. Là, c'est rondement mené et au service des arcs de la saison et des cas médicaux traités.
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"Responsible Parties" contient deux des scènes les plus dures à regarder de la série : un cafard retiré d'une oreille et un ado brûlé qui dit adieu à ses parents au téléphone. Les deux m'ont donnés des frissons pour différentes raisons.
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"Getting to Know You" est un paisible season finale offrant à chacun de mini-conclusions, une ovation à Carol et un showcase pour Laura Innes. Pas de cliffangher si ce n'est le baiser échangé entre Mark et Lizzie. Derrière eux, la roue tourne et une nouvelle époque va commencer.
ER - Saison 4 [1997-1998]
J'ai entamé un rewatch #ER depuis mon séjour à l'hôpital et j'ai choisi de reprendre au milieu de la S4, l'une de mes favorites.
Déjà, à l'approche des fêtes, je peux vous dire que le 4.10 est un parfait épisode de Noël, pas forcément le meilleur de la série mais l'un des plus chaleureux/réconfortants.
Ensuite, c'est dingue le nombre de hasards qui préfigure ce qui se passera dans le reste de la série. Du foreshadowing du genre Mark qui a peur de choper un cancer, Carter qui soigne son cousin addict ou Romano qui se moque d'un patient amputé.
Anna Del Amico est toujours à mes yeux l'un des plus gros rendez-vous manqués de la série parce qu'elle était tellement super et elle est resté si peu. Et elle et Carter sont choux.
Il y a Julianna Margulies qui livre une performance incroyable dans le 4.13 face à Clooney avec toutes les émotions du monde. J'avais oublié, c'est à revoir.
Voilà, je vais donc continuer à vous donner mes impressions. Prochaine étape, une superbe triplette d'épisodes avec du grand William H.Macy. Pas étonnant que Wells l'ait embauché sur #Shameless.
Un de mes titres d'épisodes favoris (pour info) Traduit en VF par "De l’Imbécillité Humaine" (soyons fou)
C'est aussi un très bel épisode pour ces raisons :
- Il retranscrit très bien ce qu'est un dimanche (ER est très fort avec les heures, les jours et les saisons)
- C'est le meilleur rôle de Michael Rapaport
- Doug et Carol m'ont tués
Et il aborde plein de sujets rare à la télé, surtout sur un network, surtout il y a 20 ans : VIH chez les seniors, addiction des nourrissons et regard de la société sur un couple biracial (même si l'ironie voudra que La Salle lui-même mettra fin au couple Corday/Benton).
"A Hole in the Heart" c'est le genre de season finale très solide dont ER avait le secret au début. Pas de spectaculaire, juste du drama concentré sur les patients et les personnages, de la résolution des arcs de la saison et de l'ouverture pour la suivante sans gros cliffhanger.
Ici, la querelle Doug/Mark est très bien écrite et prépare en douceur le départ de Clooney. Le père suicidaire est un patient très marquant. Et on tient une grande performance de Laura Innes. Seul regret, c'est le dernier épisode d'Anna :'(
Je termine avec la veste à carreaux rouge mythique de Mark (également emprunté par Anna) dont j'ai porté un exemplaire similaire pendant quelques mois avant de réaliser ma faute de goût.
Mad Men - Saison 7 [2014-2015]