Lundi matin Ă Pemberton.Â
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Lundi matin Ă Pemberton.Â
Making of.
Je ne dirais pas que la ferme ça rend fou, mais pas loin.
Je ne saurais dire d’où nous est venue cette idée farfelue (surement le vin pour être honnête), mais un soir alors qu’on écouté “Ce matin va être une pure soirée” (oui oui, des PZK...), on a eu l’idée de faire une vidéo...
Je vous offre donc ce petit article Making of en bonus !
Le “tournage” nous a pris la journée. On a été très chanceuses puisque tous les habitants de la villa travaillaient ce jour là . on avait donc la maison et je dirais même le paisible village de Pemberton pour nous !
Nous avons du faire preuve d’imagination puisqu’il nous fallait des déguisements et un semblant d’histoire. Mais je dois dire que cette vidéo (notre première donc soyez indulgents) montre tous les coins de la “ville” et aura bien fait rire nos collègues !
Et puis ça nous a occupé toute la journée ce qui est plutôt impressionnant vu l’ennuie mortel.
Nous sommes également de venues des célébrités locales puisqu’une bande de jeunes nous a vu au loin sauter et danser dans les champs et en venant nous demander ce qu’on faisait on vu notre bouteille de gin.
Je tiens cependant à préciser que la dite bouteille avait été vidée la veille et nous ne buvons que de l’eau dans ce clip.
Bref, l’histoire des deux françaises folles qui jouent dans les champs aura très vite fais le tour de Pemberton !
Nos scènes ont été tournées dans un champs, dans l’IGA (le supermarché local), dans la villa, la grande rue, la locomotive à coté du café et sur la route en direction du cimetière. On avait des amis qui allaient finir le travail est habitaient pas loin du dit cimetière donc nous n’avons pas osé nous attardé trop longtemps. Sachant que tous les employés du Milhouse Café en face de la villa on pu nous voir danser sur la terrasse.
Vous remarqueraient que le temps change très souvent dans la vidéo mais je vous assure que tout à été tourné en une journée. C’est un bon exemple de l’hiver australien !
Bref on a fait avec les moyens du bord et on c’est bien amusées !
LA vidéo est à découvrir ou redécouvrir demain ! :)
Enjoy !
Salmon beach, D’entrecasteaux and Windy Harbour.
April 2014_Western Australia.
Farming is not all bad.
Comme je l’ai mentionné précédemment, lorsqu’il pleut, les fermiers nous demandais de ne pas venir sur la ferme puisque ramasser des pommes sous la pluie leur cause des bleus. Du coup, lorsqu’on a tous été renvoyés à la maison pour cause de tempête (et que celle ci ne c’est jamais montrée), et après avoir motivé nos collègues italiens de nous emmener à la plage, on a troqué nos vêtements de ferme pour quelque chose de plus confortable et on a mis le cap vers Salmon Beach !
Elo, si tu tombes un jour sur ce blog et cette photo, sache que je t’aime et que j’aimerais que tu ne me tues pas s’il te plait... :D
On est donc partis pour la journée. Premier arret (après s’être perdu et avoir perdu la deuxième voiture qui était partie avec nous), Windy Harbour.
Comme son nom l’indique, le “port venteux”. Pour ce qui est du port, on n’a rien vu par contre le vent était bien au rendez vous. Mais je dois dire qu’après plusieurs semaines coincées à Pemberton, quel bonheur de revoir la plage ! Surtout en considérant le fait qu’en quittant Perth il faisait déjà plutôt froid donc on avait pas vu la mer depuis longtemps !
On c’est donc promenés sur la plage où l’on penser retrouver la voiture d’amis qu’on avait semés auparavant sans succès.
Ensuite, on a profité du cadre pour casser la croute.
Puis il a fallu repartir si on voulait avoir le temps de voir tous ce qu’on avait prévu de voir.
Direction donc Salmon Beach ! Superbe ! La plage de la vie de Elo (oui elle l’a renommée, c’est officiel).
Juste magnifique ! Pour une fois en Australie, une plage juste pour nous ! Comme des airs de Nouvelle Zélande !
Du sable, la mer et des falaises Ă perte de vue.
On c’est promené un peu sur les rochers en profitant du calme avant de retourner dans le bordel du backpacker !
Malheureusement, le temps d’arriver au Point d’Entrecasteaux, il faisait plutôt sombre donc on a pas vu grand chose. Mais on a tout de même passé une super journée !
Bienvenue au Pemberton YHA. Âmes sensibles s’abstenir.
Pemberton YHA.
7 Brockman Street, Pemberton 6260. WA
Web. Facebook.
Autant, on aurait pu dire que je déconseillais le Billabong par mauvaise foi puisque je me suis faites virer autant, j’ai réellement detesté tout mon temps passé à Pemberton même si j’en rigole maintenant. Ce backpacker est horrible mais utile en un sens !
Prix :
Environ 25$ par personne par nuit. Exorbitant pour ce que c’est et sa location. Sachant qu’une nuit dans un backpacker en plein centre ville de Perth vous reviendra Ă 2$ de plus par nuit pour un service de qualitĂ©.Â
Ceci étant dit, le Pemberton YHA est un “working hostel”. C’est à dire qu’il n’accueille que les personne qui désirent travailler dans une ferme aux alentours. En gros, vous débarquez chez eux, on vous inscrit sur une liste d’attente et tous les soirs (ou presque) un fermier appèle le manager pour trouver des employés et si vous êtes bien placé sur la file d’attente, le travail est pour vous ! On vous organise également des co-voiturage si vous n’avez pas de voiture ce qui est très pratique lorsqu’on cherche du travail en ferme.
La première semaine est à 200$ puis les prix normaux s’instaure ensuite. C’est une garantie pour le manager qu’il ne vous cherchera pas un travail pour rien.
Attention ! Si comme nous vous décidez de partir dans un de ces hotels, renseignez vous avant de partir. Combien de gens sur la liste d’attente ? Est ce que c’est vraiment la saison du ramassage sur cette région ? Certain working hostel vous attireront avec de belles parole pour qu’au final vous dépensiez toutes vos économies dans le loyer sans qu’il ne vous trouve jamais de travail...
Les + :
-Comme je l’ai dis précédemment, le manager s’occupe de vous trouver un travail et un co voiturage jusque la ferme.
-Vous avez le choix de vivre dans le backpacker ou dans une des “villa”. Ce sont des maisons amĂ©nagĂ©es de l’autre cĂ´tĂ© de la route oĂą Elo et moi vivions. Depuis notre dĂ©part, la donne Ă changĂ© puisque pour vivre dans une de ces villa, il faut maintenant payer une caution et laissĂ© ses donnĂ©es bancaire. En cas de dĂ©gât, le propriĂ©taire retire les sous de votre compte de façon Ă©gale. C’est Ă dire que si 3 clampins cassent tout dehors pendant que vous dormez, tous le monde paye.Â
-L’ambiance est bonne. Nous sommes tombées au mauvais moment, mais si vous y allez en pleine saison attendez vous à de grosses soirées.
-Le décors est plutôt sympa, si vous avez la chance de vous promener un peu dans la région, il y a de superbe plages.
Les - :
-Préparez vous à faire la vaisselle après ET avant manger. SI vous avez la chance de trouver des ustensiles propres dans la montagne d’immondice à coté de l’évier.
-Un seul et unique évier d’ailleurs... Pour environ 80 personnes.
-Les fenêtres ne ferment pas toutes complètement. En hiver la température descend proche de 0. Courage...
-Il y a un trou dans le fond des deux éviers de la “salle de bain” ce qui vous permet de laver vos pieds en même temps de brosser vos dents.
-Si vous laissez vos bottes sécher dehors elles risquent de disparaître très vite et puisqu’on a tous les mêmes, difficile de trouver un coupable.
-En parlant de bottes, la boue dans les douches, c’est au quotidien.
-Les murs sont en cartons donc concrètement on entendait les gens mâchouiller leur noodles depuis notre lit.
-Et si vous avez le bonheur d’avoir votre première journée off, prévoyez des boules quies puisque une fois passée la tornade du petit dej des gens qui n’ont pas cette chance, la proprio débarque pour “nettoyer” ce qui chez elle correspond a taper dans les portes avec son balais et balancer un seau d’eau dans le couloir.
-Si le manager est toujours le même, attendez vous a le trouver complètement bourré tous les soirs donc prévoyez votre journée du lendemain avant qu’il ne commence à boire. Il a envoyé Elo dans une ferme avec une liste d’endroit se trouvant à côté de la ferme et une clef de voiture sans description de cette dernière.
-Il arrête de faire la fête vers 4h du matin donc encore une fois prévoyez les boules quies.
-Si vous dormez dans la villa les portes ne sont JAMAIS fermées a clefs donc attention aux objets de valeur.
-Ils installent beaucoup trop de lits et de gens dans des pièces bien trop petites.
Et je dois dire que je pourrais continuer cette liste pendant des jours et des jours...
En conclusion, gardez Pemberton en dernier recours sachant qu’il y a Manjimup a 30minutes de voiture avec le même genre de backpacker. En plus sérieux, plus propre et dans une plus grande ville.
Tree Top Walk, Gloucester Tree_Pemberton. WA
Tree Top Walk.
Après quelque temps à Perth et dans le Western Australia, on entend beaucoup parler de certains coins immanquables. Le Wave Rock, ce rocher en forme de vague où tout bon touriste va faire sa photo en prétendant surfer. Les Pinnacles, ce désert de rocher au nord de Perth, Esperance et ces plages magnifique ou encore... Les rain forest de Pemberton et les Tree Top Walk. Dans l’idée, une sorte d’acrobranche version Australienne avec pour seule attraction grimper en haut de grands arbres. Très grands arbres pour le coup.
Je le rappelle, Elodie et moi n’avions pas de voiture. Et après un jour en ferme, pas vraiment d’amis à qui emprunter une voiture. On c’est donc rendue à l’office de tourisme de Pemberton pour savoir quoi faire. Elo étant l’impulsive organisée des deux avait déjà pas mal épluché les activités à faire autour de ce village du coup on savait quoi demander.
On nous a donc envoyé au Gloucester Tree, pas loin du village lui même d’après les dames de l’office de tourisme. 10/15 minutes de marche.
Nous sommes donc partie en suivant leur explication approximative Ă la recherche de cet arbre.Â
Après avoir traversé quelque rues, passé une école et surtout... 3km dans la forêt plus tard (merci pour cette marche digestive pas prévue). Nous voilà devant la bête.
Alors. Je pense que toutes les personnes qui partent voyager seule se sont déjà dis “et si je meurs la, comment ça se passe ? Qui s’en rendra compte ?” Donc concrètement, à ce moment là de notre voyage, nos amis de Perth nous savaient en ferme et nos colloc de ferme ne savait rien de nous. Moment très mal choisi pour mourir. Mais on c’est quand même lancées sur les barres branlantes et glissante sans protection.
Je recommande cette attraction pour les amateurs de sensations fortes.Â
Et 61m plus haut, nous avons eu droit a une vue... Sur des arbres.Je dois dire qu’après 6km aller retour à pied et une montée dangereuse comme celle là on s’attendait à ... A vrai dire je ne sais pas à quoi on s’attendait vraiment donc je ne peut pas dire qu’on ai été déçue, mais je l’aurais été si j’avais fait la route de Perth juste pour ce “must see”.
Enfin bon, au moins on a fait quelque chose de notre journée.
Je ne conseille pas la marche depuis la ville puisqu’il n’y a rien à voir en chemin et que c’est plutôt long juste pour ça.
Mais voilĂ , vous saurez quoi faire si un jour vous avez un jour off Ă Pemberton !
Les bonnes astuces d’Angie la fermière.
Voilà un petit article pour les gens qui se retrouverait dans une ferme de pink ladies et qui comme moi qu début, n’y connaissent rien !
PrĂ©voyez des Nurofen ou Doliprane. En en prenant un en rentrant du travail tous les soirs de la première semaine, je n’ai jamais eu de courbatures ou le dos trop abĂ®mĂ©.Â
Acheter des bottes en plastique. Rien de tel lorsque vous travaillez dans les terrains boueux. vous resterez au sec toute la journée.
C’est un travail très répétitif qui devient vite ennuyeux. Prévoyez une playlist qui tiendra la journée. Certains fermiers n’autorise pas les écouteurs, en négociant un peu vous pourrez obtenir le droit d’en garder au moins un et ça vous change la vie !
Parlez avec le boss, faites en votre “ami”. Ca marche aussi avec ses fils, plus il vous apprécient, plus ils laisseront passer vos erreurs et vous aurez toutes les chances d’être retenu pour l’emballage à la fin de la saison ce qui vous fera gratter quelque semaines de travail de plus que les autres !
Couchez vous tôt ! Ca parait bête dis comme ça, mais je me suis imposée un rythme assez sevère surtout au debut le temps de m’habituer. Au lit après manger, un film et au dodo !
Organisez votre temps. Si vous avez la chance de vivre sur la ferme où de louer une maison que vous partagez avec peu de personne vous n’aurez pas besoin de beaucoup d’organisation mais en backpacker ou dans une maison comme la notre (14 personnes pour une douche un toilette et une cuisine) c’est primordiale ! Commencez par analyser les habitudes des autres. Dans notre cas, tous le monde faisait la queue à la salle de bain en rentrant du taf, nous ? On faisait à manger. Et quand tous le monde se battait pour une casserole, on allait à la douche ! De même pour le matin !
Vérifiez dans quelles genre de ferme les autres travaillent. Bah oui, on ramène souvent des fruits et légumes que nos fermiers ne peuvent pas vendre du coup plus besoin d’acheter de pommes, pommes de terre, avocat...
Vérifiez avec vos amis que leur fermier n’est pas besoin de main d’oeuvre supplémentaire. C’est comme ça que Elo à trouvé 3 semaines de travail quand sa ferme à commencé l’emballage sans elle.
N’hésitez pas à profiter d’un trajet vers la ville la plus proche pour faire les courses ou un mini Roadtrip. Surtout si vous n’avez pas de voiture. Tous le monde s’entraide, on ne vous prendra pas pour des profiteurs. Ca vous permettra de voir autre chose, et les supermarchés sont beaucoup moins cher dans les villes un peu plus grandes. Et si vous avez une voiture, proposez à d’autres gens de venir, ça fait des économies sur l’essence en plus !
Faites vous des potes. C’est super difficile de tenir 3 mois tous seul avec des horaires fatigante et un travail pas forcement drôle.
Participez à la vie du village. Un karaoké le vendredi soir ? allez y faire un tour. Vous y verrez vos fermiers et leurs amis dans un autre cadre que celui du travail et c’est plus sympa. En plus ça élargit votre carnet d’adresse d’Australiens et ça aide si un jour vous chercher un travail dans la région. Ils ont toujours un frère ou un cousin qui connait quelqu’un qui connait quelqu’un qui cherche un serveur ou un cuisinier.
Petite astuce supplémentaire. Si comme nous, vous avez la chance de vivre dans un backpacker plein d’italiens pendant la coupe du monde de football, ne criais surtout pas “go costa rica” pendant le match contre l’italie sous peine de perdre tous vos amis !
Si je pense à d’autres astuces, je les rajouterais sur cet article ! Et si vous avez des questions n’hésitez pas !
Farm shots. Storm, rainbow, when the weather goes crazy.
Pemberton_Western Australia. April/July 2014.
Ou comment j’ai (pas) trouvé ma vocation.
Vous savez, quand on est petit on a toujours pleins d’idĂ©es quant au mĂ©tier qu’on veut faire plus tard. Pompier, maĂ®tresse, cosmonaute etc. Et bien moi je voulait ĂŞtre fermière puisque j’adorais les animaux.Â
On pourrait donc dire que j’ai réalisé mon rêve en travaillant à Pemberton. Fermière, enfin ! Alors déjà , comme je l’ai déjà précisé, c’était l’hiver sur la côte ouest du coup avant de prendre notre bus, on avait réunis nos derniers dollar pour s’équiper. Direction le fameux Kmart. Cette caverne d’Ali baba où l’on trouve de tout à des prix minis ! Puis l’armée du salut. On était donc bien équipées.
Ceci dit, on a très vite troqué nos chaussures contre des bottes de pluies. Beaucoup plus pratique !
Je conseille fortement le pantalon de chantier avec les genoux renforcés, idéal pour atteindre les pommes sous les arbres sans se fatiguer.
C’est donc un peu avant 5h du matin que nos réveils ont sonnés le lendemain matin de notre arrivée pour notre première journée à ramasser des pommes.
Nous étions un peu rassurées puisque en nous rendant au point de rendez vous pour rencontrer les personnes qui allaient nous emmener à la ferme, nous sommes tombées sur deux français qu’on avait déjà rencontré sur Perth. Ils avaient déjà travaillé dans cette ferme le jour précédant donc ils nous ont tout expliqué un peu avant d’arriver.
Une fois sur place, on a rencontré Mike Fox, le boss et ces deux garçons. On c’est vu remettre des gros sac à accrocher sur nos ventre puis après quelque explications sur la meilleure façon de ramasser des pommes, nous sommes partis dans les rangées de pommiers.
Pour les petites techniques de fermiers, les voilĂ :
-Tourner délicatement la pomme dans un ou l’autre sens jusqu’à ce qu’elle se détache avec sa tige.
-Ne pas resserrer vos doigts trop fort autour de la pomme pour ne pas lui faire de bleus.
-La déposer delicatement dans le sac (ne pas la lacher ou la jeter) pour ne pas faire de bleus.
-Ne tirer pas sur les branches comme des fous au risque de faire tomber des pommes de l’arbre et de leur faire des bleus.
Ne rien faire qui cause des bleus à la pomme ou alors le fermier perd de l’argent et donc vous vire.
On vous demandera ensuite de reconnaĂ®tre une pomme rouge Ă 25, 50 et 75%.Â
Ce jour lĂ , on devait seulement ramasser les rouges Ă 50% ce qui veut dire Ă moitiĂ© rouge.Â
Malheureusement la plupart du temps, la partie visible de la pomme est complètement rouge et tous le reste est vert. Et en début de saison, il n’y a pas tant de pommes rouge que ça dans les arbres. De quoi s’arracher des cheveux.
Pas de panique, l’astuce c’est de remplir votre bin au maximum et lorsqu’il ne vous reste que quelque sac à mettre, ne prenez que les pommes bien bien rouges comme ça le fermier n’y voit que du feu.
Ca parait malhonnête mais c’est leur homme de main qui m’a donné cette astuce.
Les fermiers ont été sur notre dos toute la journée, pour voir notre travail, et notre rapidité. Toutes les fermes de pommes aux alentours payaient à la bin (30 ou 40$ par bin), mais celle ci étant petite, ils nous payaient à l’heure. Il leur fallait donc des ramasseurs qui puisse justifier le salaire à l’heure. Il fallait donc qu’on fasse au moins 5 bins ce jour là .
Le soir, le manager du backpacker nous a prévenu que le travail dans cette ferme commençait réellement la semaine d’après et que nous avions donc un weekend de trois jours.
A voir donc prochainement, que faire de vos jours off à Pemberton et des petites astuces de fermière !
Ce n’est qu’un au revoir Perth.
La seule chose qui comptait vraiment pour moi lors de cette première année de visa australien était de valider mon deuxième visa. Et pour ça, passage obligatoire en ferme...
Il se trouve qu’après trois mois a festoyer sur Perth, nous nous sommes retrouvées ruinées. Genre au secours, comptes à découvert, pas de perspectives de job (sauf du 10$ de l’heure dans un kebab). Et en plus, au backpacker, c’était la guerre avec deux anglaises. Parfaite occasion pour prendre nos clics et nos claques et enfin trouver une ferme.
Petit problème de taille, nous n’avions pas de voiture. Et ça c’est un sacré handicap quand on cherche du travail en ferme.
Puisque la plupart des backpackers font du porte a porte jusqu’à trouver une ferme qui les embauchent. Bref Elodie la toute puissante à passé une nuit complète sur son téléphone à envoyer des mails à tout et n’importe quoi (oui, même des choses qui n’avaient rien à voir) et le lendemain après midi, elle a commencé a recevoir des réponses positives.
Dont une qui a attiré notre attention à propos d’un “working hostel”. Pour ceux dont la notion de working hostel ne dis rien, ce sont ces backpacker en région rurale qui sont très cher pour ce que c’est mais qui ont l’avantage de vous trouver un travaille et un covoiturage pour vous y rendre.
Le truc c’est qu’on avait aussi entendu beaucoup de choses à propos de ces hotel qui vous font payer et ne vous trouvent jamais de travail.
Mais pour le coup, ce mail disait que leur liste d’attente Ă©tait vide et que les agriculteurs avaient besoin de main d’oeuvre pour la saison des pink ladies, et qu’il fallait qu’on vienne au plus vite.Â
Après quelque secondes d’hĂ©sitation, nous avons donc dĂ©cidĂ© de prendre nos billets de bus pour Pemberton.Â
Après une soirée d’adieu pleine d’émotion (tant pour dire au revoir aux amis qu’a notre chambre que nous n’avions pas quittée en plus de trois mois), nous nous sommes dirigée vers la station de train direction Bunbury.
A bunbury, nous avons troqué notre train pour un bus direction Pemberton.
En découvrant Bunbury on a commencé à paniquer je dois dire. Parce qu’autant on en pouvait plus de Perth, on avait un peu peur de ce qu’on allait trouver à destination. C’était le début de l’hiver et contrairement aux autres français qui partaient dans le nord pour y retrouver le soleil, nous partions en direction sur sud où le froid été déjà bien arrivé !
Ne tenez pas compte de l’indication de temps de trajet sur cette carte puisque le bus/train prennent un peu plus du double du temps qu’en voiture...
Bref, le Bus Ă annoncĂ© Pemberton après presque 7 heures de trajet.Â
Et nous voilĂ dans le trou du cul du monde.
Nous n’avion aucune idée de où se trouvait le backpacker nous avons donc marché en direction de “l’office du tourisme” qui nous a indiqué le bas de cette route. Seule et unique rue de la “ville”.
Et nous étions enfin arrivée dans ce qui allait être notre ENFER pour 3 mois (mais ça on le savait pas encore malgré de gros doutes !)
Par chance, nous ne nous sommes pas retrouvées dans les bâtiments principaux dont vous pouvez deviner l’état sur cette photo mais dans la “villa”, une petite maison de l’autre côté de la route.
VoilĂ donc notre petite maison.
3 lits superposés par chambre ce qui donne donc Elo et moi, une japonaise et 2 coréennes dans la chambre des filles et 4 italiens et un anglais dans la chambre des mecs. Puis un allemand et une italienne dans la chambre double.
Dis comme ça, on dirait presque qu’il y avait un grand mix de nationalité.
Détrompez vous.
60% d’italiens.
37% d’asiatiques.
3% autres. (Autres étant en majorité des allemands, nous, les deux seules françaises et deux ou trois anglais).
VoilĂ .
Merveilleux.
A notre arrivée, personne. Tous le monde était dans leurs fermes respectives. Le “manager” n’était pas là , nous nous sommes donc retrouvées momentanément à la rue. Finalement quelqu’un est venu nous ouvrir et nous donner nos clefs. Là on a découvert une chambre encore plus petite que celle du Billabong a partager avec deux personnes de plus.
DĂ©crepitude.Â
Je ne vous cache pas que notre moral été à zéro.
Heureusement, lorsque le “manager” est rentré du travail, il est passé nous voir pour nous annoncer la grande nouvelle. En effet, ils nous avaient dégoté un travail pour le lendemain !
La suite de nos aventure à Pemby très bientôt !
Je vous laisse avec une photo qu’Elo à prise de moi à l’arrivée sur notre terrasse qui représente l’état de détresse psychologique que nous traversions. La grisaille, le thé et la pose “je suis au bout de ma vie”.
Dan Murphy’s.
C’est bien beau de vous parler de Goon, mais du coup je me dois de mentionner Dan Murphy’s. Qui n’est autre qu’un magasin d’alcool ou Bottle Shop ou encore Bottle O.
Vous en trouverez un peu partout autour de Perth, dans chaque banlieue, mais le plus fréquenté, et celui dans lequel vous retrouverez tous vos amis c’est celui de Northbridge.
Très chiant accès puisqu’il n’est pas dans le centre vivant de Northbridge où se trouve toutes les auberges. Donc comptez un bon 15/20 minutes de marche (voir 40 lorsque vous résidez au Banjo’s). Mais ça vaut largement la marche puisque c’est le magasin d’alcool le moins cher !
Vous le trouverez au coin de Bulwer et Fitzgerald Streets, West Perth WA 6005, Australie.
De plus, c’est le plus grand des bottle o avec le plus grand choix.
Et plein de Goon pour vous ravir.
Et pour les riches, une sélection de vins français.
Il est oĂą le goon ?
(Oyé oyé, je vous préviens d’avance, la qualité des photos de cet article laisse à désirer du a un taux d’alcool élévé lors de la prise).
Je suis bien obligĂ©e de vous faire un article sur la nightlife de Perth ! En tant que backpackers, je suis obligĂ©e d’avouer qu’on sort beaucoup.Â
Genre ultra mega beaucoup.
Et pour cause, tous les soirs, un bar de Perth vous accueille avec sa soirée speciale backpacker. Le plus souvent vous aurez droit à un barbecue et une boisson pour très peu cher. Malheureusement, je vous parlerez de tout ces merveilleux bars plus tard puisque le sujet de cet article c’est... LE GOON ! (Autrement appelé Cask Wine)
Vous vous rendrez vite compte en arrivant que pour vous fondre dans la masse, il vous faudra un cubi du plus grand cru d’Australie, le goon.
Ce fameux goon. Un passage obligatoire pour tous les gens qui visitent l’Australie. L’alcool du pauvre backpacker. Et oui, environ 10$ les 4 ou 5L selon la marque.Â
A première vue, tout va bien, ce n’est que du vin en cubi, on à le même en France. Détrompez vous, dans le goon, on trouve (d’après l’étiquette), des résidus d’oeuf, de poisson ou encore de noix. Bizarre hein ?
Je ne vais pas vous mentir, le goon ça fait mal.
Pourquoi ?
De un, le goût. Bah oui, à quoi vous vous attendiez à ce prix là ? Je ne saurais pas vraiment décrire le goût. Déjà , il y a plusieurs sortes. Vous pouvez choisir le fruity lexia (le repère de tous les débutants en goon), un vin blanc fruité. Mais la bonne nouvelle c’est qu’une fois les deux premiers verres passés, vous ne sentirez plus grand chose et se sera donc plus facile.
Et n’oublions pas bien sur, la gueule de bois ignoble. Genre je sors pas du lit pendant 24h.
Mais encore une fois rassurez vous, après quelque semaines, vous ne sentirez plus aucun des effets. Ceci dit, c’est grave quand on commence à s’habituer aux effets du goon. Très grave ! Ca veut dire que vous passez dans la cours des grands, et que vous deviendrez peut être un jour (comme moi), une légende. Dont on parle encore après votre retour en France. Mon propre reccord ? 15L en un weekend. Le Banjos backpacker en parle encore.
Et oui maman, je suis très fière.
Après le Fruity Lexia (elixir fruité), peut être oserez vous passer au rosé. Je n’ai personnellement jamais goûté donc je ne peux pas vous en dire beaucoup. Ou encore au blanc sec.
Celui qui m’interesse le plus étant le goon rouge.
Si comme moi, il arrive que vous soyez trop habitué au goon blanc et qu’il vous en faille de plus en plus pour réussir à l’effet désiré, c’est à dire, assez bourré pour ne pas avoir besoin de payer un verre en bar de la soirée, vous pouvez passer au goon rouge.
(Ici, mon préféré se repose tranquillement dans mon sac de bouffe, car oui, il faut cacher son goon dans les cuisines de backpacker sous peine de vol. Oui, même le goon... Surtout le goon !)
Pas fait pour les débutants.
Pour le petit calcul, tous les cubis sont au même prix mais le blanc et le rosé sont à 9% d’alcool quand le rouge est à presque 13.
VoilĂ , calcul fait, vous comprenez le choix.
Pour le gout, si vous choisissez le même que moi (Dolce Rosso), ça donne un genre de jus de raisin alcoolisé. Pour les autres (Dry Red etc) ça a le gout d’un rouge de cuisine (et encore).
Mais ça fait le travail...!
Vous comprendrez d’ailleurs vite que les backpackers ne sont pas les seuls à apprécier ce délicieux breuvage puisque j’ai vu des personnes agées en acheter. Et bien sur les sans abris (aborigènes où pas) qui eux l’utiliseront également après l’avoir fini comme oreiller.
Et oui, il suffit de souffler dans la bĂŞte !
Perth Skyline from South Perth.
Summer 2014.
Harbour town.
J’avais dis que je vous parlerais d’Harbour Town.
(Je n’ai pas trouvé de lien pour celui de Perth mais c’est pour vous montrer de quoi je parle).
Quand on arrive dans un nouveaux pays, nous les filles (et les garçons aussi mais ils en parlent pas), on aime faire du shopping, renouveler sa garde robe Mais quand on est backpackers on a souvent pas de sous et en se baladant en ville on déchante un peu devant les prix de ce merveilleux top ou de cette robe de notre vie. Bah oui, on peut pas se permettre une tenue qui coûte 3 nuits de backpack...
Comme vous avez pu le voir sur ma carte des bus CAT,Â
Harbour Town se trouve sur mon point #4, vous pouvez donc prendre le bus jaune gratuit a l’arrĂŞt “Forrest Place” que vous ne pouvez pas manquer. C’est la grande place du centre ville oĂą en Ă©tĂ© vous aurez des concerts, des marchĂ©s, des grandes food court et oĂą se trouve cette “statue” de Cactus ou ver de terre vert selon votre perspective. Il faut prendre le bus du cĂ´tĂ© de la place, pas du cĂ´tĂ© gare sinon vous ĂŞtes parti pour un tour de la ville !Â
Photo
Il vous suffit ensuite de descendre à l’arret du même nom que le centre commercial (soit Harbour Town pour ceux qui n’ont pas suivi), et vous voilà au paradis. Bon ok, j’exagère un peu.
Mais quand même, vous y trouverez exactement les mêmes magasins qu’en ville mais en destockage. C’est à dire que vous y trouverez les articles des années précédentes à prix cassé (voir même démolis).
Cassé genre jeans Levis à 30$.
Oui, Ă ce point.
Mon préféré reste le City Beach. C’est un bordel sans nom et il faut fouiller (et on trouve rarement de nouveaux article donc n’y aller pas toutes les semaines vous risquez d’être déçus) mais c’est là bas que j’ai trouvé toutes mes robes de “soirée”. Entre 15 et 20$ au lieu de 70 en centre ville.
Bref, au lieu de foncer tête baissée dépenser vos sous dans le centre, prenez le bus (gratuit) pour trois arrêts et rendez vous à Harbour Town.
L’accès voiture est plutôt simple et le parking n’est pas trop cher si vous êtes des flemmards !
Et vous avez une grande food court pour faire une pause au milieu du shopping !
Have fun !
Freo_March 2014.
Sweet Sunset.