Yamamoto Masao (Japanese, b. 1957)
Bonsai #4026, 2019
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Yamamoto Masao (Japanese, b. 1957)
Bonsai #4026, 2019
Si tu te sens bien d’être seul(e), félicitations, tu as compris la vie.
WanJin KIM
✦ ✦ ✦ Fiori
SO I DID A THING
# Le Melting Potes des Réseaux
Il y a une magie méconnue dans ces espaces numériques où les frontières s'effondrent sans prévenir. Assis devant l'écran, à trois heures du matin ou à midi en cachette du travail, on se découvre soudain en conversation avec une personne du Japon qui partage exactement cette obsession, cette fureur douce pour un sujet que personne d'autre autour de nous ne comprend. C'est l'ivresse tranquille d'être entendu par des inconnus, d'être reconnu par ceux qu'on ne rencontrera jamais physiquement, mais dont les mots deviennent familiers, précieux.
Les réseaux deviennent des carrefours improbables où l'architecte de São Paulo échange avec l'étudiante de Casablanca, où le retraité normand rit aux blagues d'une créatrice vidéo sud-coréenne. Chacun apporte sa texture, sa langue, sa manière de voir le monde. Et c'est cette polyphonie qui nous sauve—savoir qu'on n'est pas seul avec ses étrangetés, ses passions marginales, ses pensées qui ne trouvaient refuge nulle part avant.
Quelle liberté radical de pouvoir dire ce qu'on pense à quelqu'un qui ne nous jugera pas sur notre apparence ou notre lieu d'origine, mais simplement sur la justesse de nos paroles. C'est du vrai, ça. C'est du vrai contact humain, déshabillé de toutes les artifices du prestige social.
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# The Melting Potes of Networks
There is an unsung magic in these digital spaces where boundaries collapse without warning. Sitting before the screen at three in the morning or noon in secret from work, you suddenly find yourself in conversation with someone from Japan who shares exactly this obsession, this gentle fury for a subject no one else around you understands. It's the quiet intoxication of being heard by strangers, of being recognized by those you'll never meet in person, yet whose words become familiar, precious.
Networks become unlikely crossroads where the architect from São Paulo exchanges with the student from Casablanca, where the retired Norman laughs at the jokes of a South Korean video creator. Each brings their texture, their language, their way of seeing the world. And it is this polyphony that saves us—knowing that you are not alone with your oddities, your marginal passions, your thoughts that found refuge nowhere before.
What radical freedom to be able to say what you think to someone who won't judge you on your appearance or origin, but simply on the rightness of your words. That's real, that. That's real human contact, stripped bare of all the artifices of social prestige.
The Little Mermaid, by Helen Stratton (1867-1961)
Sunlight passing through the wings of a Black Jacobin Hummingbird forms a prism of rainbows.
(Photo Credit: Christian Spencer)
**Fractures**
Il y a une voix en moi qui parle toujours trop fort. Elle commence doucement, le matin, avant même que je sois vraiment réveillé — *tu ne vas pas y arriver*. Et puis elle s'amplifie. À chaque tâche, chaque parole prononcée, chaque geste. Elle whisper que j'ai déjà échoué avant même d'avoir essayé, que mes mains vont trembler au moment crucial, que les mots vont se nouer dans ma gorge comme des caillots de sang.
Je construis des mondes entiers où tout s'effondre. Je vois les déceptions avant qu'elles n'arrivent, les regards détournés, l'instant où quelqu'un comprend enfin que j'étais une imposture. C'est comme si je vivais plusieurs vies en même temps — celle que je tente de construire, et celle, bien plus réelle, où tout s'écroule en silence.
Mais ce qui est pire, c'est cette connaissance intime : que je sabote. Que je me sabote. Que même quand les portes s'ouvrent, je passe mon temps à chercher les issues, à préparer mon propre échec, comme si c'était plus tolérable de le choisir moi-même plutôt que de le subir.
La confiance est une chambre fermée. Je vois la lumière sous la porte, mais je ne sais pas comment la tourner, cette poignée.
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**Fractures**
There's a voice in me that always speaks too loudly. It starts gently, in the morning, before I'm even really awake — *you won't manage it*. Then it amplifies. With every task, every word spoken, every gesture. It whispers that I've already failed before even trying, that my hands will shake at the crucial moment, that words will knot in my throat like blood clots.
I build entire worlds where everything collapses. I see disappointments before they arrive, the averted glances, the instant when someone finally understands I was a fraud. It's as though I'm living several lives at once — the one I'm trying to build, and that other one, so much more real, where everything crumbles in silence.
But what's worse is this intimate knowledge: that I sabotage. That I sabotage myself. That even when doors open, I spend my time seeking the exits, preparing my own failure, as if it were more bearable to choose it myself rather than to suffer it.
Confidence is a locked room. I see the light under the door, but I don't know how to turn this handle.
La Connexion
Il écrit tard, lorsque la maison s'est faite silencieuse et que seule la lueur bleue de l'écran éclaire son visage. Ses doigts glissent sur le clavier, posant des phrases qu'il sait provocantes, des mots choisis pour leur texture presque tactile, leur capacité à évoquer la chair et le souffle court. Et tandis qu'il écrit, son esprit dérive vers elle.
Il ne la connaît pas, pas vraiment. Elle demeure une silhouette floue, une présence numérique, un pseudonyme attaché à un commentaire enthousiaste laissé sous son dernier texte. Pourtant, dans l'obscurité de son bureau, il l'imagine parfaitement.
Elle est étendue sur son lit, vêtue d'une simple chemise de nuit en coton trop grande qui remonte légèrement sur ses cuisses. Son ordinateur portable — ou peut-être son téléphone — repose contre ses cuisses repliées, éclairant son visage d'une lueur douce. Ses cheveux sont défaits, éparpillés sur l'oreiller. Elle est seule. La maison est calme.
Au début, elle lit simplement, attentive, curieuse. Mais ses mots agissent comme des doigts invisibles. Progressivement, il la sent se détendre, puis se tendre légèrement. Une chaleur diffuse naît au creux de son ventre tandis que ses phrases décrivent des caresses, des baisers volés, des désirs contenus puis libérés.
Elle relit certaines lignes. Sa langue effleure ses lèvres sans qu'elle s'en rende compte. L'écran descend un peu, posé contre ses cuisses. Une de ses mains se détache du clavier, glisse lentement le long de son flanc, hésite, puis continue son chemin sous l'étoffe légère.
Il écrit plus vite à présent, le souffle lui-même un peu court, comme s'il pouvait à travers ses mots diriger cette main fantôme. Il sait qu'elle est là, quelque part, happée par ses phrases, que ses doigts suivent maintenant le rythme de son récit. Chaque mot qu'il pose semble résonner dans sa chair à elle, créant un lien obscène et magnifique entre l'écriture et la sensation.
Elle abandonne l'appareil complètement à présent, allongée sur le dos, les yeux fermés ou regardant le plafond dans l'obscurité, sa main droite glissant avec assurance entre ses cuisses. Elle repense à telle phrase qu'il a écrite, à cette description précise d'une bouche qui descend, d'un frisson qui parcourt l'échine. Ses doigts imitent ce qu'il a décrit, trouvent le rythme qu'il a suggéré, s'attardent sur les détails qu'il a si soigneusement choisis.
Il s'arrête d'écrire un instant, les yeux dans le vide, et il la voit, il la sent. Sa respiration s'accélère, ses hanches se soulèvent légèrement pour rencontrer sa propre main, elle mord sa lèvre inférieure pour étouffer un gémissement que personne n'entendra. Elle est à lui, en ce moment précis, captive de son imagination, prisonnière volontaire de ses mots qui l'ont conduite là, sur ce bord précis du plaisir.
Il reprend l'écriture, les doigts tremblants légèrement, dictant le rythme, poussant l'intensité, sachant qu'elle suit, qu'elle est là avec lui dans cette danse silencieuse. Chaque phrase est une caresse, chaque virgule une pause pour respirer, chaque point final une impulsion vers la suite.
Et quand il écrit enfin la chute, cette dernière image forte et délicate, il sait qu'elle y est arrivée aussi, que son corps s'est tendu puis relâché dans une onde qui part du ventre et irradie jusqu'aux extrémités, qu'elle reste immobile un moment, haletante, les yeux brillants dans le noir, l'écran encore allumé à côté d'elle, ses doigts encore humides de son propre désir.
Il sourit dans l'obscurité de son bureau et ferme le document. Le lien se rompt, mais persiste, invisible et charnel. Demain, elle lira la suite. Et il écrira pour elle, pour cette sensation unique de créer le plaisir d'une inconnue à distance, de la faire sienne par la seule magie des mots bien placés.
The Connection
He writes late, when the house has grown silent and only the blue glow of the screen illuminates his face. His fingers glide across the keyboard, laying down sentences he knows to be provocative, words chosen for their almost tactile texture, their ability to evoke flesh and shortness of breath. And as he writes, his mind drifts toward her.
He does not know her, not really. She remains a blurred silhouette, a digital presence, a username attached to an enthusiastic comment left beneath his latest piece. Yet in the darkness of his study, he imagines her perfectly.
She lies on her bed, wearing a simple cotton nightshirt too large for her that rides up slightly on her thighs. Her laptop — or perhaps her phone — rests against her folded legs, casting a soft light upon her face. Her hair is undone, strewn across the pillow. She is alone. The house is quiet.
At first, she simply reads, attentive, curious. But his words act like invisible fingers. Gradually, he senses her relaxing, then tensing slightly. A diffuse warmth kindles in the hollow of her belly as his sentences describe caresses, stolen kisses, desires contained then set free.
She rereads certain lines. Her tongue brushes her lips without her realizing it. The screen lowers a little, resting against her thighs. One hand detaches from the keyboard, glides slowly down her flank, hesitates, then continues its path beneath the light fabric.
He writes faster now, his own breath somewhat short, as if through his words he could guide that phantom hand. He knows she is there, somewhere, captivated by his sentences, that her fingers now follow the rhythm of his narrative. Each word he places seems to resonate in her flesh, creating an obscene and magnificent link between writing and sensation.
She abandons the device completely now, lying on her back, eyes closed or staring at the ceiling in the darkness, her right hand sliding with assurance between her thighs. She thinks again of that phrase he wrote, of that precise description of a mouth descending, of a shiver running down the spine. Her fingers imitate what he described, find the rhythm he suggested, linger on the details he so carefully chose.
He stops writing for a moment, eyes vacant, and he sees her, he feels her. Her breathing quickens, her hips lift slightly to meet her own hand, she bites her lower lip to stifle a moan that no one will hear. She is his, in this precise moment, captive of his imagination, willing prisoner of his words that have led her there, to this precise edge of pleasure.
He resumes writing, fingers trembling slightly, dictating the rhythm, pushing the intensity, knowing she follows, that she is there with him in this silent dance. Each sentence is a caress, each comma a pause to breathe, each period an impulse toward what comes next.
And when he finally writes the climax, that last strong and delicate image, he knows she has arrived there too, that her body has tensed then released in a wave that starts from the belly and radiates to the extremities, that she remains motionless for a moment, breathless, eyes shining in the dark, the screen still lit beside her, her fingers still wet with her own desire.
He smiles in the darkness of his study and closes the document. The connection breaks, yet persists, invisible and carnal. Tomorrow, she will read the sequel. And he will write for her, for that unique sensation of creating pleasure in a stranger from afar, of making her his through the sole magic of well-placed words.
Imaginaire rêvé
La nuit s'étirait, indéfinie et veloutée, dans la maison silencieuse. Il était là, allongé sur les draps froissés, le regard perdu vers le plafond où dansaient les ombres des rideaux agités par une brise imperceptible. Le sommeil le fuyait, comme chaque nuit depuis des semaines, le laissant seul avec la pesanteur de son corps et l'acuité de ses sens éveillés.
La solitude de ces heures nocturnes n'était pas vide — elle était pleine, trop pleine, gonflée de pensées interdites et de souvenirs charnels qui revenaient le hanter. Il sentait la chaleur de ses propres paumes contre ses cuisses, cette chaleur qui montait, insidieuse, depuis le creux de son ventre jusqu'à étendre une langueur dans tout son être.
Les mains commencèrent à errer, non pas par décision consciente, mais par nécessité animale. Les doigts effleurèrent la peau nue de son torse, captant la réponse frissonnante des tétons sous le frôlement. Chaque nuit, c'était ainsi : le corps réclamait ce que la vie, dans sa cruauté ordinaire, lui refusait. La chair exigeait d'être touchée, caressée, même par ses propres mains devenues étrangères après tant d'années de familiarité.
Il ferma les yeux et laissa les images affluer. Des corps s'offrant, des courbes se déhanchant, des bouches humides et avides qu'il n'avait jamais goûtées mais qu'il inventait avec une précision dérangeante. Sa main descendit, glissa sous le tissu léger du boxer, et trouva cette rigidité nocturne qui le surprenait toujours par son intensité, comme si le désir s'accumulait dans ses veines pendant les heures de veille pour n'éclater qu'à la faveur de ces solitudes forcées.
Le mouvement commença, lent, presque réticent. Le pouce caressa le gland sensible, arrachant un soupir étouffé à ses lèvres entrouvertes. Il aimait cette dualité — la douceur de sa propre paume contre la violence de son érection, la froideur de la nuit qui contrastait avec la chaleur montante de son entrejambe. C'était un dialogue silencieux, intime, entre lui et cette part de lui-même qu'il ne montrait à personne.
Les pensées devinrent plus précises, plus audacieuses. Il s'imagina des scénarios qu'il n'oserait jamais prononcer à voix haute — des rencontres furtives dans des lieux publics, des étrangers aux yeux sombres et aux gestes assurés, des corps qui s'entremêlaient sans préambule ni promesse. Dans l'obscurité de sa chambre, il pouvait être celui qu'il n'était pas le jour — sans retenue, sans pudeur, sans cette timidité qui le paralysait devant les désirs réels.
Sa main accéléra, prenant un rythme plus insistant. La chair répondait, chaque va-et-vient envoyant des ondes de plaisir qui irradiaient jusqu'à la nuque, jusqu'aux orteils. Il sentait la montée, cette pression familière qui s'accumulait au creux de son ventre, cette promesse d'apaisement momentané. Ses hanches se soulevèrent légèrement, offrant son sexe à sa propre prise, réclamant une friction plus forte, plus directe.
Les sons sortaient de sa gorge sans qu'il les contrôle — des grognements étouffés, des respirations hachées qui trouaient le silence de la nuit. Il aurait pu se retenir, comme il le faisait parfois, prolongant cette agonie délicieuse pendant des heures, mais ce soir, la frustration des nuits précédentes était trop forte. Il voulait la chute, la décharge, cet instant où l'esprit blanchissait et où le corps prenait le dessus.
Son autre main se crispa dans les draps, agrippant le tissu comme une ancre. Les images défilaient, de plus en plus crues, de plus en plus explicites — des bouches qui descendaient, des mains qui se glissaient, des corps qui s'ouvraient. Il se vit en même temps qu'il s'oublia, acteur et spectateur de sa propre jouissance solitaire.
La tension culmina, serrant ses reins, nouant son ventre. Il reconnut le signe, ce point de non-retour où tout s'accélérait, où la conscience se rétrécissait jusqu'à n'être plus qu'une sensation pure, brute, indifférenciée. Sa main devint frénétique, cognant contre son pubis, le bruit de la chair humide contre la paume se mêlant à ses gémissements.
Puis ce fut l'explosion. Le corps se raidit, arc-bouté, offert à la décharge qui jaillissait en jets chauds sur son ventre, sur ses doigts, salissant la propreté des draps d'une étoffe blanche et visqueuse. Chaque spasme arrachait un tremblement, chaque vague de plaisir le vidait un peu plus de cette tension qui l'habitait depuis le crépuscule.
Le retour à la réalité fut lent, douloureux dans sa douceur. La respiration se calma peu à peu, la sueur refroidissait sur sa peau, collante et presque embarrassante. Il garda les yeux fermés encore un moment, retenant l'extase déclinante comme on retient un rêve au réveil.
La main, encore poisseuse, s'attarda sur son sexe qui palpitait doucement, sensible au moindre contact. Il aimait ce moment où la chair devenait à nouveau vulnérable, presque douloureuse dans sa satisfaction. Puis le geste machinal — attraper le tissu posé à côté du lit, essuyer la trace de son plaisir, nettoyer ses doigts avec une indifférence feinte.
Le sommeil viendrait peut-être maintenant, attiré par cette dépense d'énergie, cette trêve accordée au corps. Mais il savait déjà que dans quelques heures, le cycle recommencerait. La nuit était longue, et la solitude avide. Ses mains retrouveraient le chemin de son désir, et les ombres du plafond continueraient de danser, témoins silencieux de ces rituels nocturnes où l'homme, seul avec lui-même, devenait enfin honnête.
Dreamlike Imagination
The night stretched on, endless and velvety, in the silent house. He lay there, stretched out on the rumpled sheets, his gaze lost on the ceiling where the shadows of the curtains danced, stirred by an imperceptible breeze. Sleep eluded him, as it had every night for weeks, leaving him alone with the heaviness of his body and the sharpness of his awake senses.
The solitude of these nocturnal hours was not empty—it was full, too full, swollen with forbidden thoughts and carnal memories that returned to haunt him. He felt the warmth of his own palms against his thighs, a warmth that rose insidiously from the hollow of his stomach, spreading a languor throughout his entire being.
His hands began to wander, not by conscious decision, but by animal necessity. His fingers brushed against the bare skin of his chest, capturing the shivering response of his nipples beneath their touch. Every night it was the same: his body craved what life, in its ordinary cruelty, denied him. His flesh demanded to be touched, caressed, even by his own hands, which had become foreign after so many years of familiarity.
He closed his eyes and let the images flood in. Bodies offering themselves, curves swaying, moist, eager mouths he had never tasted but which he invented with unsettling precision. His hand moved down, slipped beneath the thin fabric of his boxer shorts, and found that nocturnal rigidity that always surprised him with its intensity, as if desire accumulated in his veins during waking hours, only to burst forth in the embrace of these enforced solitudes.
The movement began, slow, almost reluctant. His thumb caressed the sensitive glans, drawing a stifled sigh from his parted lips. He loved this duality—the softness of his own palm against the force of his erection, the coldness of the night contrasting with the rising heat of his groin. It was a silent, intimate dialogue between him and that part of himself he showed to no one.
His thoughts became more precise, bolder. He imagined scenarios he would never dare utter aloud—furtive encounters in public places, strangers with dark eyes and confident gestures, bodies intertwining without preamble or promise. In the darkness of his room, he could be who he wasn't by day—unrestrained, unashamed, without the timidity that paralyzed him in the face of true desires.
His hand quickened, taking on a more insistent rhythm. His flesh responded, each stroke sending waves of pleasure that radiated to the nape of his neck, to his toes. He felt the rising tension, that familiar pressure building in the pit of his stomach, that promise of momentary relief. His hips lifted slightly, offering his sex to his own grasp, demanding a stronger, more direct friction.
Sounds escaped his throat uncontrollably—smothered groans, ragged breaths piercing the night's silence. He could have held back, as he sometimes did, prolonging this delicious agony for hours, but tonight, the frustration of previous nights was too much. He wanted the release, the discharge, that moment when the mind went blank and the body took over.
His other hand tightened in the sheets, gripping the fabric like an anchor. Images flashed by, increasingly raw, increasingly explicit—mouths descending, hands sliding, bodies opening. He saw himself even as he forgot himself, actor and spectator of his own solitary pleasure.
The tension culminated, tightening his loins, knotting his stomach. He recognized the sign, that point of no return where everything accelerated, where consciousness shrank until it was nothing more than pure, raw, undifferentiated sensation. His hand became frantic, pounding against his pubis, the sound of wet flesh against his palm mingling with his moans.
Then came the explosion. His body stiffened, arched, offered up to the discharge that gushed in hot jets onto his stomach, onto his fingers, soiling the clean sheets with a white, viscous substance. Each spasm tore a tremor from him, each wave of pleasure drained him a little more of the tension that had inhabited him since dusk.
The return to reality was slow, painful in its gentleness. His breathing gradually slowed, the sweat cooling on his skin, sticky and almost embarrassing. He kept his eyes closed for a moment longer, holding onto the fading ecstasy like one holds onto a dream upon waking.
His hand, still sticky, lingered on his penis, which throbbed gently, sensitive to the slightest touch. He loved this moment when the flesh became vulnerable again, almost painful in its satisfaction. Then the automatic gesture—grabbing the cloth lying beside the bed, wiping away the trace of his pleasure,
Calico cat in a calico coat!
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