Allez visitez l’exposition de l’été du charmant musée de Milly la Forêt. Les oeuvres de Guillaume Roche et Sylvie Guyomard seront exposées sur les terres de Jean Cocteau et Niki de Saint Phalle, jusqu’au au 11 septembre 2022. Quelle belle occasion de visiter l'expo, la chapelle des Simples, le Cyclop, la maison de Cocteau... pour une journée "culture" à la campagne!!
Espace Culturel Paul Bédu 8 bis Rue Farnault, 91490 Milly-la-Forêt
Les 2 artistes sont exposés à la Galerie Isabelle Dedieu 3 rue de la Cité - 91580 Etréchy
Retrouvez l’extrait de l’article de Lise Chastang pour le web media M’Essone
« Les créations des deux artistes d’honneur semblent se compléter. Les reflets lumineux puissants des sculptures en inox de Guillaume Roche font écho à la quête de lumière de Sylvie Guyomard. Sa recherche de plein et de vide, de point d’équilibre ou de chute et la tumultueuse énergie qui se dégagent du métal, s’opposent au caractère plus profond et calme, presque introspectif, des peintures ou collages de Sylvie Guyomard. Les deux artistes ont d’ailleurs été réunis quelques fois, à leur surprise, lors d’expositions, mais c’est la première fois qu’ils le sont à Milly-la-Forêt.
Guillaume Roche : “J’adore être avec les œuvres de Sylvie qui sont ce que je ne suis pas. “C’est un endroit particulier pour moi, a déclaré Guillaume Roche lors du vernissage du salon. C’est le berceau d’un certain nombre d’artistes que j’ai côtoyés. Cet endroit résonne en moi.” L’artiste qui travaille à Etréchy, a en effet collaboré avec de nombreux artistes reconnus comme César, Dali, Dubuffet, etc. et des architectes de renom. Ses œuvres monumentales sont intégrées dans l’espace public de plusieurs villes de France et s’exposent dans des galeries à Dubaï, au Liban ou à Singapour.
Sylvie Guyomard, en quête de lumière
Sylvie Guyomard travaille maintenant dans le Var, mais a vécu auparavant en Île-de-France. Elle connaissait de l’Essonne la cathédrale d’Évry pour laquelle elle a œuvré, aux côtés de Louis Cane, à la réalisation du tabernacle. Elle a été son assistante pendant quinze ans, avant de suivre sa propre voie. “Au départ, je travaillais beaucoup sur l’ardoise. J’avais toujours cette recherche de lumière derrière”, explique-t-elle. Les reflets et les ombres sur la matière sombre et minérale ont laissé place à ceux de ses tableaux bleu outremer ou de Prusse et les travaille comme le ferait Pierre Soulages jouant de la lumière sur le noir, elle poursuit sa “quête de lumière” dans la matière bleue de sa peinture à l’huile. Sylvie Guyomard confronte les matières, comme ici, la feuille d’argent et la nacre. Aussi, dans d’autres de ses créations, elle expérimente “la confrontation des matières”. “J’aime associer une matière noble et une matière classique”, décrypte Sylvie Guyomard. Ainsi, la feuille d’argent ou d’or côtoie le papier et crée “des espaces de vibration différents selon la façon dont on les regarde”. Mais, au-delà de ce travail sur la lumière, l’artiste utilise des symboliques fortes : “ce papier recyclé est venu d’Inde. Je me suis inspirée d’un texte de Jules Montchanin sur sa philosophie du désert”. Cet abbé, qui militait pour des échanges interreligieux, était parti prêché en Inde à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Le papier utilisé par Sylvie Guyomard est fabriqué dans une manufacture vieille de 400 ans, à partir de vêtements en coton. Assemblé en petits morceaux sur la toile, il forme les vaguelettes d’un désert de sable blanc. “Je suis plutôt dans la monochromie”, conclut Sylvie Guyomard dans un sourire. Lumineux.