âLa mort n'est pas la pire chose de la vie. Le pire, c'est ce qui meurt en nous quand on vit.â
â Albert Einstein

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@artristemaudite
âLa mort n'est pas la pire chose de la vie. Le pire, c'est ce qui meurt en nous quand on vit.â
â Albert Einstein
Câest Ă©trange, se disait-il, que lâon aime les gens, quâils disparaissent, et que lâon continue Ă les aimer, mais dans sa tĂȘte, pour soi, sans le leur dire. Comme si le fait de ne plus ĂȘtre en contact nâenlevait rien Ă leur prĂ©sence.
â Pascal Morin, Comment trouver l'amour Ă 50 ans quand on est parisienne (et autres questions capitales)
âC'est dingue. Quand on parvient enfin Ă se dĂ©barrasser de tout notre chagrin, on se rend compte avec terreur que c'est tout ce qu'on avait.â
- Ma vie en vrac.
je nâai jamais vraiment Ă©tĂ© heureuse, jâai eu quelques moments de bonheur que lâon mâa vite reprit.
est ce que vous saviez que jâai toujours pleurer le jour de mon anniversaire ? comme si câĂ©tait triste, comme si je nâĂ©tais pas Ă ma place.
comme si je nâarrivais pas Ă crĂ©er un vĂ©ritable lien avec les gens, jâai des amis, enfin, des personnes que jâaime et que je vois de temps en temps, Ă qui je ne dis rien ou pas grand chose Ă cause de mon ego et du fait que lâon mâa toujours dit que jâĂ©tais forte, quâon ne me voyait jamais tomber, jamais mâeffondrer en larmes Ă 3h du matin au tĂ©lĂ©phone, je nâaime pas ça, montrer mes souffrances, câest comme si je disais Ă tout le monde, regardez mes failles, elles sont lĂ , bien visibles et vous pouvez mâatteindre, voilĂ comment on me fait du mal.
La vĂ©ritĂ© câest que rien ne va, comme si je mâĂ©tais dĂ©jĂ trouvĂ© Ă force dâĂȘtre seule et quâau final rien chez moi ne valait le coup, comme si la petite voix dans ma tĂȘte nâĂ©tait mĂȘme pas intĂ©ressante.
La vĂ©ritĂ© câest que jâai peur, peur Ă cause de lâimage que lâon sâest fait de moi, peur de ne plus ĂȘtre cette fille de glace, cet iceberg qui ne fond pas, peur que lâon me voit comme je le suis, frĂȘle, fragile et peut ĂȘtre mĂȘme un peu fĂȘlĂ©e.
je nâai jamais eu aucune Ă©paule sur laquelle mâappuyer, une Ă©paule forte qui sait comment me parler, je nâai jamais Ă©tĂ© le centre de lâattention dans une quelconque relation mais ce nâĂ©tait pas de leur faute, je leur laissais juste prendre de la place sans mâen laisser vraiment.
Un jour on mâa dit « tu es si nĂ©gative et ça me fait chier » parce que jâavais oser parler, câest peut ĂȘtre ça mon plus grand trauma, ce jour oĂč jâai voulu dire et que lâon mâa fait croire que je ferais mieux de me taire.
Se taire, se taire, se taire, ne rien dire devant les autres, ne pas pleurer, pleurer ça fait pitiĂ©, pleurer câest nĂ©gatif, câest gĂȘnant et puis moi quand les gens pleurent je nâarrive pas Ă les prendre dans mes bras, faut que je sois bourrĂ©e ou bien vraiment obligĂ©e, parce quâil le faut, pourtant je peux aimer les gens, je les prĂ©fĂšre vivants, je les prĂ©fĂšre drĂŽles, je les prĂ©fĂšre savants, je les prĂ©fĂšre gentils et quand ils sont tristes, je le ressens et ça ne fait que me renvoyer au fait que la plupart des gens sont tristes, que je ne suis pas exceptionnelle ni unique, que jâai peut ĂȘtre plus de difficultĂ© que certains mais que je suis comme mes pairs, mais ai-je vraiment envie de leur ressembler ?
je la prĂ©sente souvent comme une amie qui inspire mes doutes, Ă©toffe mes craintes, Ă©touffe mes plaintes, libĂšre mes peurs et agrandit mes Ă©motions. car souvent ma peine est viscĂ©rale et elle s'y Ă©treint d'une façon bien dĂ©sirable, c'est comme une chanson assonante entendue beaucoup trop de fois, une chanson assommante que tu aimes et dĂ©teste Ă la fois. Pendant ses plus belles danses elle peut montrer tes plus jolies nuances mais plus souvent ses courbes s'Ă©clatent sur des petits morceaux de verres, tu sais, ceux qui t'Ă©corchent sans le montrer mais quand t'appuie ça te fait saigner et c'est lĂ que tu maudits ce jour oĂč elle a voulu s'Ă©prendre de toi, qu'elle t'a serrĂ© fort dans ses bras, ce triste jour oĂč t'as dĂ©cidĂ© de porter sa croix. pour moi la solitude c'est quand la vie te prend ce que les autres te donnent...
(Ă suivre ou Ă changer)
parfois j ai l'impression que l'orage m'engueule je me surprend à lui répondre "dis moi qu'ai-je fait pour que tu me montres ta colÚre?" suivie de grondements mais je vous jure que si je me concentre suffisamment je peux entendre des murmures à peine audible comme une berceuse sur laquelle je pourrai dormir, il ne m'engueule pas, l'orage me chante une chanson
je ne t'ai plus jamais envoyĂ© de message aprĂšs que tu sois parti, ni quand j'Ă©tais saoule ni mĂȘme quand j'Ă©tais sobre, le silence radio, alors que des fois si tu me voyais je suis dans un Ă©tat pitoyable et mĂȘme quand je suis en redescente je ne pense mĂȘme pas Ă toi, c'est dingue, je n'essaie mĂȘme pas de t'oublier, mon cerveau est programmĂ© pour le faire comme un grand.. sauf quand j'Ă©cris : lĂ c'est diffĂ©rent, je puise l'inspiration tout au fond de moi, t'es plus dans ma tĂȘte mais malheureusement t'es encore dans tout mon ĂȘtre
je n'arrivais pas Ă dire ton prĂ©nom il y a quelques mois jusqu'Ă que quelqu'un me demande : "si il revenait, est-ce que tu le choisirais ?" je crois que je n'ai jamais autant de fois prononcĂ© les syllabes qui te composent, je me suis rendue compte que oui, je reviendrai vers toi, je te choisirai de nouveau pour tout ce qu'on ne vivra jamais puis je te jetterai du haut des gratte-ciels, je te briserai comme on brĂ»le une allumette, je te ferai tellement de mal que tu me diras "encore" avec ta sale gueule d'enfoirĂ© parce que c'est bien connu quand on souffre on en redemande, je te rabaisserai au point que tu penseras qu'une pierre a plus de mĂ©rite que toi d'ĂȘtre sur terre, je te tirerai des balles Ă la place des papillons que t'auras dans le ventre, je te ramĂšnerai l'enfer jusque sur les siĂšges de ta banquette arriĂšre, je te donnerai envie de prendre une corde pour te pendre au radiateur, je te ferai peur et quand Ă ce moment lĂ tu auras finis de me dire "encore" je te rĂ©pondrai : pour toujours jusqu'Ă ta mort
mon reflet triste dans la bouteille de biĂšre vide s'est vu sourire timidement quand j'ai reçu ce message de toi, romance moderne mais ça me va bien, j'ai rencontrĂ© quelqu'un sans le rencontrer, je me suis vu rire les traits tirĂ©s, j'ai vu la fumĂ©e s'estomper devant mon regard terni par la stagnation du sel de mes larmes puis cette chanson qui hurle trop fort et tremble dans mon crĂąne s'est soudainement mis sur pause.. le silence faisait son grand retour parmi les morts et toi je crois que je t'aime du coup, il n'y a que quelques paroles ne me prend pas pour une dingue mais me faire sortir de cette tempĂȘte n'a fait qu'accroĂźtre un sentiment ressuscitĂ©
quand je pense Ă moi c'est froid comme les regards mĂ©prisants de ceux qui voulaient me voir m'Ă©crouler Ă leur pieds ce doux soir d'octobre alors que je t'aimais encore. j'aurai tout donnĂ© pour ne pas ĂȘtre seule ce soir lĂ alors je suis allĂ©e les voir : ces garçons vides, ces garçons bons, ces garçons tristes, ces garçons cons. je leur jouais des violons et je te jure que ça sonnait faux, je leur dansais le dĂ©mon mais je t'assure que c'Ă©tait pas beau pourtant ils y croyaient.. je te promet qu'ils m'aimaient. mais moi j'avais que toi ce soir lĂ alors qu'eux ils m'avaient moi, moi j'avais froid ce soir lĂ et je suis allĂ©e me rĂ©chauffer tristement dans leur bras.
Tu sais, elle est forte. Quand je pense Ă ce qu'elle vit, je me dis que mes histoires et mes balivernes ne valent pas la douleur de ce qu'elle supporte. Je l'aime, je l'aime comme personne ne pourra jamais l'aimer ici bas. Ma soeur, ma beautĂ©, ma ChloĂ©. Je voudrais qu'elle soit heureuse, heureuse comme personne ne l'a jamais Ă©tĂ© car tu vois, je l'admire. Je l'admire dans tout ses actes, je l'admire quand elle regarde quelqu'un de son air non-chalant et qu'elle balance ce qu'elle pense avec toute l'innocence d'une enfant.  Je l'admire car elle en a rien Ă faire de ce que tu peux en penser de sa veste en jean et ses converses trouĂ©es, de son bonnet et de ses cheveux dĂ©colorĂ©s par le temps. Je l'admire par dessus tout car elle me supporte quand moi mĂȘme je ne me supporte pas. Elle me fait rire quand elle ment, elle a ce rictus qui se dessine au coin des lĂšvres et son regard malicieux qui ne connaĂźt pas la haine, elle me fait rire car elle n'est pas crĂ©dible quand elle s'Ă©nerve, elle bafouille et  balance des suites de phrases dĂ©nuĂ©es de sens. Elle n'a pas de haine dans ses yeux, juste un peu de malice et de beautĂ© comme un ange de Dieu. Je l'admire car elle ne demande rien Ă personne, sauf Ă moi, et quand elle a un doute c'est sur moi qu'elle se reconstruit. Je la connais comme ma moitiĂ©, quand elle s'assoit sur son lit en tailleur et qu'elle allume sa cigarette, me regarde du coin de l'Ćil et quâelle sourit contre le temps.Â
cette peau que j'gratte sans arrĂȘt sous l'ongle, ces doigts qui tremblent et cette manie de regarder dans l'vide. mes cernes bleutĂ©es, mes cheveux mal coiffĂ©s, cette dĂ©gaine d'apeurĂ©e mais en mĂȘme temps sure de moi et cette dĂ©marche bancale puis cette allure bizarre avec ces baskets Ă moitiĂ© trouĂ©es, cette façon d'observer les gens curieusement et d'ce sourire que j'n'arrive pas Ă forcer. cette routine qui s'installe, ce froid de dĂ©cembre qui rosie mes joues, cette non-chalance apparente dans mes paroles. cette nostalgie qui ronge mes os, ces poings qui se serrent, ces hallucinations internes, ce sommeil qui n'vient jamais. sans oublier cette voix qui m'rĂ©pĂšte d'pas en faire un drame, que ça va aller mais que moi j'y crois Ă moitiĂ©, ce dĂ©chirement permanent. et ce ciel constellĂ© qui m'dit de rien lĂącher, qu'il y a toujours plus beau, plus loin, qu'il faut toujours penser Ă demain. ces larmes qui ne coulent plus, cet organe qui ne bat plus, cette ombre qui s'promĂšne derriĂšre mon dos puis ces remords qui glacent ma peau.
je n'entend plus les oiseaux
ĂraflĂ©e par toutes les cruautĂ©s du monde tandis que d'autres sourient et s'Ă©lĂšvent dans une vie qui leur va bien au teint. Comment peux-tu ne pas me regarder dans les yeux quand ils montrent que je ne suis plus rien, que la dĂ©pression m'a rongĂ© les bras, que j'ai peur dans le jour et que la vie qu'on m'a donnĂ© ne me convient pas.
âPourquoi tu ne peux pas le faire? Regarde les autres, ils y arrivent trĂšs bien. Pourquoi tu ne souris pas toi? Qu'est ce que la vie t'a fait pour que tu lui en veules Ă ce point?â
je vais vous faire part de quelque chose qui m'a troublĂ© hier, j'Ă©tais au concert de julien dorĂ© dans les backstages, il est montĂ© sur scĂšne et s'est mit Ă chanter, j'Ă©tais toute seule ce soir lĂ alors je le regardais du haut de la scĂšne, cachĂ©e dans l'ombre je dansais un peu puis je souriais quand le visage des gens d'en face se mettaient Ă rougir de bonheur. quand il est descendu, il a foncĂ© dans sa loge pour se griller une clope et puis moi je me suis mise dans un coin reculĂ© pour faire la mĂȘme chose, je vous l'ai dit j'Ă©tais toute seule, les gens me regardaient d'un air Ă©trange alors j'me suis esquivĂ©e, je regardais au loin le bĂ©ton du parking et les Ă©toiles, il n'y avait pas de nuage ce soir lĂ mais il faisait frais, je tremblais un peu. jusqu'Ă ce que j'entende une douce voix derriĂšre moi : " tu ne vas pas te suicider au moins?" c'Ă©tait lui, seul avec sa criniĂšre blonde, sa veste en jean et son allure dĂ©sinvolte. je me suis paralysĂ©e, je ne suis pas une groupie ni mĂȘme fan de lui, j'avais gagner ma place Ă un concours et je voulais sortir un peu ce soir lĂ . C'est juste que j'Ă©tais surprise, je me demandais bien pourquoi il Ă©tait lĂ . il m'a dit que j'avais l'air triste, j'ai acquiescĂ© tout en le regardant droit dans les yeux, il m'a dit de chasser cette mĂ©lancolie, je lui ai demandĂ© si ça ne lui arrivait jamais d'ĂȘtre triste, il m'a rĂ©pondu qu'il l'Ă©tait constamment mais qu'il en faisait quelque chose, que je devais faire pareil, que je devrais pas rester toute seule ici, que j'avais des grands yeux tristes et il avait raison, j'Ă©tais triste ce soir lĂ . une bande de fille est arrivĂ©e, ils ont fait des photos, se sont parlĂ©s, puis moi j'Ă©tais sur le point de partir et il est revenu me voir, pour me dire au revoir, que j'avais toute la vie devant moi et que je pouvais en faire quelque chose de beau, que tout ira mieux demain, il m'a prit dans ses bras, Ă relever sa capuche, m'a fait un signe de la main puis il est parti. c'est peut ĂȘtre rien, c'est peut ĂȘtre quelque chose d'anodin, mais il a remarquĂ© la nostalgie dans mon regard qui s'portait au loin et les choses qui m'a dites me resteront en mĂ©moire. j'Ă©tais seule ce soir lĂ et tous les gens me regardaient avec un air Ă©trange sauf lui, lui il m'a vu.
je me demande ce que ça te fait de me revoir devant toi, toi qui m'appelle la fille du mal auprĂšs de tes potes, est-ce que t'as eu ce haut le cĆur ? cette pointe dans les cĂŽtes ? est-ce que tu te prĂ©occupais de moi quand tu faisais semblant d'Ă©couter les autres ?
tu t'es ramenĂ© avec ta poupĂ©e blonde, comme chaque annĂ©e, je te vois une fois par an, fallait que tu ramĂšnes ta bien aimĂ©e, elle est belle avec ces yeux clairs et ça se voit que vous vous aimez, elles n'en fait pas trop, pas moins, c'est la fille qui t'fallait, c'est celle qui t'a rendu heureux comme tu le mĂ©ritais. j'veux pas faire la fille gentille, je la dĂ©teste quand mĂȘme mais j'sais bien que c'est avec elle que ta passion pour la boisson s'estompe, que ta vie d'artiste te rend moins triste.
mais alors pourquoi ces regards longs, à moins que je me fasse des films, ça m'arrive parfois de remonter le temps dans mes moments d'absence, mais je crois bien les avoir vu, malgré tes embrassades et cette danse ridicule dans le garage.
jât'ai pas adressĂ© la parole, mĂȘme pas un mot quand je t'ai dis bonjour, on s'est tapĂ© la bise comme si de rien n'Ă©tait et moi c'est mon organe meurtrie qui s'abattait. j'peux pas dire que je t'ai vraiment aimĂ© mais je regrette de ne pas t'avoir choisi il y a quelque annĂ©es.
et puis pourquoi parler de moi aprĂšs ? pourquoi dire aux autres que tu m'as vu et que je ne t'ai pas regardĂ©, c'est vrai que pour une fois, je voulais fuir l'endroit oĂč tu te trouvais, c'est con le jeu que je me suis fait. et puis t'sais, les autres ils ont remarquĂ©, cette tension entre nous.. deux.. trois? j'sais pas vraiment ce qu'elle pense elle aussi, je ne suis pas une menace ça c'est clair aprĂšs tout le mal que tu lui as dis sur moi, le mal, c'est comme ça que tu m'appelles.
j'voulais juste savoir si tu t'en foutais vraiment ? j'veux pas m'immiscer dans ta nouvelle vie, j'aurais mĂȘme pas le courage de te reparler, je voulais juste savoir si quand tu m'as vu, ça t'a fait quelque chose ou si tu t'en moquais, parce que si j'Ă©cris sur toi ce soir, c'est parce que c'est le cas pour moi, je veux dire, je m'en foutais pas je crois que ça se voit.
puis s'il te plait, ne lui montre pas ce message, j'te promet que je resterai sage, que j'me la fermerai, comme je le fais depuis des annĂ©es, j'garde mes poings liĂ©s mĂȘme si je sais ce que tu penses : âtu l'as bien mĂ©ritĂ©, moi je t'avais tout donnĂ©, t'as pas voulu saisir ta chance alors passe ton tour et puis recommenceâ
tu m'avais promis que tu ne m'abandonnerais jamais, que tu seras toujours lĂ quand ça n'irait pas. je vais t'avouer un truc, rien ne va depuis que t'es parti de ma vie, que je suis partie de la tienne, je ne me rappelle mĂȘme plus de la derniĂšre fois oĂč j'me suis sentie bien. parfois je pleure, j'sais pas vraiment pourquoi, c'est pour faire sortir le surplus de chagrin qui mord mes entrailles Ă chaque fois que je me retourne vers mon passĂ©. ah oui, je fais des crises d'angoisse aussi, quand je suis seule dans mon appart ou meme quand je marche tard dans les rues, je ramasse bien tu sais, je paye ma dette comme il faut.
j'ai rencontrĂ© quelqu'un, un garçon qui m'a bousillĂ© encore plus que je ne l'Ă©tais, tu vois moi aussi j'ai eu mon lot, moi qui pensais pouvoir tout surmonter, qui pensais que la terre Ă©tait Ă mes pieds, ironique non? je ne vais pas encore te dire que j'suis dĂ©solĂ©e, et de toute façon tu me croirais mĂȘme pas, t'as cessĂ© de me croire le jour oĂč j'ai arrĂȘtĂ© de le faire pour moi.
je crois bien que nous sommes différents lui et moi, j'crois qu'il ne montre rien parce qu'il ressent plus et moi je montre beaucoup de choses que je ne ressens pas.
il enlace l'ivrognerie le soir et relis des poĂšmes qu'il connaĂźt par cĆur, il scrute et observe d'une maniĂšre moins charmante avec des yeux qui ont finis d'hurler leur plainte monotone.
je l'ai rencontrĂ© un soir d'hiver cruellement clichĂ©, des pupilles aussi noires que l'enfer, il avait des trous de mĂ©moire sensoriels c'est Ă dire qu'il choisissait ses souvenirs selon son ressenti, il se crĂ©ait ses propres absences et puis sa maniĂšre d'affirmer son ĂȘtre avec une Ă©loquence certaine ne me rendait pas moins folle de lui et de ce qu'il dĂ©gageait. j'aurai aimĂ© cette fois, ne pas ĂȘtre comme les autres, je me revois essayant de le capter et de former un pont entre nos corps, nos regards, nos bouches.
coko