🌿Étape 1 : passage complet à la grelinette.
(Edit : les 7 m² restants ont été bâchés + ajout de paille faute de bâche suffisante – 28/11/25)
🌿Étape 2 : émiettage de la terre sur 20–30 cm de profondeur (oui, bouleversement des horizons assuré).
🌿Étape 3 : couverture généreuse (fumier de cheval, feuilles mortes, foin…). Terminé le 06/12/25
(Edit : fumier de cheval gratuit mais seulement pour les remorques.)
🌿Étape 4 : rendez-vous au printemps… on verra ce que la terre nous réserve 🌸.
Plantations d'hiver :
28/11/25 : mise en terre de 3–4 plants de blettes rouges
Aujourd'hui, ma voiture est tombée en panne : la pédale d'embrayage est restée enfoncée et il était impossible de passer les vitesses. Ce n'est pas de chance, j'ai acheté quatre pneus hier.
Tout commença lors de la recherche d'un vieux buffet (sans doute) sur Le bon coin.
Une annonce attire alors mon attention. C'est une annonce pour une location de vacances : “La maison au bord du lac.” WOW, mon imagination s'emballe, les rêves prennent le dessus sur la réalité : nager avec mes chiens, enfin ! J'ai toujours rêvé de faire cela.
Je lis l'annonce : petite maison avec grand terrain donnant accès à une crique --> le rêve.
Je lis les commentaires : endroit tranquille et éloigné de la civilisation --> le rêve.
J'achète le rêve.
C'était en mai. En juillet, alors que j'avais déjà oublié mes vacances programmées pour fin septembre, une collègue me demande où je pars en septembre. Mon souvenir de la réservation me revient en mémoire. Je constate alors n'avoir toujours reçu aucune nouvelle de la personne en charge de la location. Je retourne sur l'annonce et je me rends compte que ma réservation n'a pas été prise en compte. Panique : mon rêve va me filer entre les (ce que vous voulez. Pour ma part, je choisis : neurones).
Je recommence la réservation. Cette fois, elle est bien prise en compte. Sauvée ;)
Quinze jours plus tard, je n'ai toujours pas reçu de confirmation de la part de l'humain en charge de la location. Je réclame des nouvelles via Le bon coin. La personne me répond et m'envoie enfin le contrat de location. Nous sommes alors le 15 juillet.
Le 15 août, je reçois de nouveau le contrat de location. Je demande, via Le bon coin, si mon contrat, que j'ai envoyé par mail, a bien été reçu. La personne me répond que non et qu'elle préfère un envoi par courrier postal. (Dans ce cas, il ne faut pas indiquer que l'on peut l'envoyer par mail).
Dans mon village, il n'est pas possible d'acheter un timbre, à moins de se rendre chez les alcooliques. Ce qui n'est pas réalisable pour moi : ça pue.
Début septembre, je renvoie par mail le contrat que j'avais déjà envoyé, et, juste après, je préviens via Le bon coin de l'envoi de mon mail.
Mon départ est prévu le samedi 20 septembre. La veille, je n'ai reçu aucune nouvelle de la part de la personne en charge de la location. Je demande des nouvelles concernant la location pour savoir si c'est toujours d'actualité : j'ai 800 km à faire et je n'ai pas envie d'être obligée de retourner chez moi une fois arrivée sur place. Tard le soir, je reçois un message m'indiquant que tout est ok.
Le jeudi avant le départ, je me fais une entorse à l'orteil droit. Je souffre mais heureusement, pas assez pour ne pas partir réaliser mon rêve.
Le vendredi, j'installe la grande cage pour le transport de mon chat : la cage fait la taille de la banquette arrière.
Le samedi : 8 heures de route devant nous. Des sommes folles aux différents péages, comme toujours. Je vois les volcans, oh c'est joli. Au revoir les volcans. On est maintenant presque arrivé, encore une trentaine de kilomètres. Mon GPS ne connaît, bien sûr, pas l'adresse exacte. Mais il y a un lieu-dit nommé "Barry". Je me dis que celui-ci ne peut que nous porter bonheur : c'est le nom de mon colley d'amour. Je n'ai jamais atteint le lieu-dit : un long chemin de tracteur se dresse devant nous. Je l'emprunte et ne manque pas de rayer ma voiture sur toute la longueur. LA RAGE. Je vois un autre arbre mort à la "Blanche Neige". Il voulait sans aucun doute rayer le second côté de ma voiture. Je m'arrête juste devant, sors de la voiture, et casse les branches rebelles avec mes pieds et mes mains. Je passe. Une route un peu plus civilisée nous attend quelques mètres plus loin. Dès que je peux, je m'arrête sur le côté et appelle la destination. Une dame me répond et me donne les instructions pour trouver sa maison : tournez à gauche, à droite et tout droit. Bref, la routine.
Je trouve. Mais c'est un endroit interdit d'accès. Je l’appelle de nouveau pour savoir si c'est vraiment là. A priori, oui. Je franchis l'interdit : ça fait tout bizarre mais j'y arrive. Encore un chemin de tracteur, mais sans arbres crochus cette fois.
Enfin arrivée. Je descends de la voiture. La dame étrange me dit alors que la rivière est à sec depuis début septembre : sans blague, pourquoi ne pas le dire début septembre ? Mon rêve s'envole. Mais pas grave : il fait beau. Aujourd'hui, tout du moins. Il est seize heures et je ne suis même pas fatiguée du trajet. Ça, c'est inattendu. Oui, parce que, bien sûr, miaouw pendant les quatre premières heures non stop. Puis, MiaOUW dès que je lève la main pour prendre mon volant (oui, il m'arrive de laisser Kitt conduire toute seule), ou dès que je tourne la tête un peu trop vers la droite, ou dès que je respire une décibel au dessus de ce qui est autorisé par Nefer (la poupée douce).
Je sors les poilus pour qu'ils investissent les lieux, le temps que je signe les chèques. Je les regarde : ils ont l'air heureux. Je suis soulagée.
La madame me fait visiter la maison : ça pue la nicotine. C'était un endroit non déclaré comme étant fumeur, donc, pour la naïve que je suis, c'était un endroit non fumeur. En vrai, je n'ai même pas songé que des fumeurs pouvaient polluer l'intérieur d'une maison qui n'était pas la leur. En vrai, je n'ai même pas pensé que les fumeurs existaient. Pourquoi est-ce que cela existe ? Est-ce seulement pour rendre les riches plus riches ? La réponse est oui.
Je sors toutes mes affaires de la voiture : oui, je n'ai pas de valise. Tout est en vrac ou dans quelques sacs en papier :D
En dernier lieu, je sors la princesse de sa grande cage et je prie pour qu'elle ne soit pas trop stressée en intégrant la nouvelle maison. Pas du tout stressée. Elle est la seule de nous quatre à s'être vraiment éclatée. La garce ;) Au moins une qui a profité de ses vacances !
Les vacances en question.
Samedi 20 septembre : il fait bon aujourd'hui. On profite du terrain. Il est super : arboré, accidenté, tout comme j'aime. Pour le moment, le seul truc qui ne va pas avec la maison, c'est l'odeur de vinaigre qui émane des toilettes. Ça pue. Et ça continuera de sentir le vinaigre tout au long du séjour.
Première nuit : le matelas est HORRIBLEMENT MOU. Évidemment, je me réveille avec un mal de dos. Pendant la nuit, Sam grimpe sur le matelas du second lit inoccupé. Heureusement que je l'entends. Je le fais descendre. Il retente sa chance un peu plus tard, mais pas de chance pour lui, je l'entends encore.
Dimanche 21 : Balade et découverte d'un endroit avec de l'eau. Les chiens se baignent. On y accède en traversant un champ collé au terrain de la maison. On peut aller encore plus loin en empruntant des petits sentiers super jolis. Au retour : pluie d'enfer. On est trempé. Le sol de la maison ne sèche pas. Je suis obligée de prendre mes serviettes pour éponger le sol afin que mes chiens soient au sec. En attendant l'heure de la dernière balade (21h30), je regarde des films sur mon PC : Sherlock Holmes. Merci d'exister ^^ J'échange le matelas avec celui du lit d'à-côté. Pendant la nuit, Sam regrimpe sur le lit. Je le fais descendre.
Lundi 22 : Il pleut encore. J'achète un coussin à Barry pour qu'il puisse dormir à l'aise. À chaque balade, on passe devant la voiture, à l'aller et au retour. Sam me supplie de rentrer. À chaque fois. Il me brise le moral. À chaque fois. J'attends l’heure de la dernière balade du soir. C'est long et il n'y a rien à faire. Il pleut, pas de wifi. Rien à faire. Mon pantalon trempé n'est toujours pas sec (il ne le sera jamais). La lumière, unique lumière, n'éclaire rien. Il fait plus sombre que dans une grotte préhistorique : je ne peux pas faire de feu. Je ne vois pas le sol, je ne vois pas le bout de mes doigts. Le manque de lumière me pèse sur le moral. Il n'y a pas de chauffage : la maison ne sèche pas. Je veux rentrer chez moi.
Mardi 23 : à partir de ce jour et tous les matins suivants, je sèche les vitres de la maison avec du papier toilette. Histoire que la maison paraisse moins humide et que mon moral remonte légèrement, même de façon artificielle. Le premier magasin est à 24 km. Mais je m'ennuie tellement que j'irai dans les magasins tous les jours, soit 50 km de plus tous les jours. Mes chiens ont attrapé des tiques. J'achète du produit anti-tiques. Je remarque que sous le coussin de Barry, il y a de l'eau. Son coussin est mouillé en dessous mais semble sec au dessus. Je mets une serviette sous son coussin. Il fait super froid. Je mets un plaid sur mes jambes et un autre sur mon dos. Sam a piqué le coussin de Barry. Barry se cache la truffe sous les franges de son poignet : il fait cela lorsque la température descend en dessous de treize degrés chez nous. Je découvre une nouvelle odeur émanant du canapé : le moisi. Je veux rentrer chez moi.
Mercredi 24 : Petite accalmie. Il ne pleut pas. J'en profite pour faire un petit shooting photo des poilus sur le terrain. Mes photos sont floues :D Je passe l'après-midi dans les magasins. L'attente de la dernière balade (21h30) est moins longue. Je me sens mieux. Les Sherlock Holmes sont terminés. J'attaque les Picsou. Heureusement qu'il existe aussi, celui-là. Quelqu'un a dit un jour : Si tu traverses l'enfer, continue d'avancer. Alors, on va continuer.
Jeudi 25 : Les linges que j'ai lavés ne sont toujours pas secs. Barry veut enfin sortir en balade sans que je ne sois obligée de le forcer sur les premiers centaines de mètres. C'est un peu moins démoralisant. Mon bonheur passe par celui de mes chiens. Quand mes chiens sont malheureux, rien ne va plus là-haut ^^
Vendredi 26 : Plus qu'un jour et on quitte cet enfer.
Samedi 27 : à 11 heures, nous sommes libérés et déjà à plusieurs kilomètres en direction de CHEZ NOUS.
Il n'y avait pas de conteneur à poubelles pour les maisons : j'ai dû embarquer mes sacs poubelles dans ma voiture pour les emmener un kilomètre plus loin.
Quelque part sur l'autoroute, la superbe grande cage que j'ai achetée spécialement pour les vacances, s'ouvre et libère un chat fou : Nefer. La poupée s'empresse de venir sur mes jambes, et, bien sûr, rêve de visiter les pédales. PANIQUE. CHAT EN LIBERTÉ. Je m'arrête au péage suivant et "range" ma poupée dans sa cage. Je prie pour que la demoiselle ne recommence pas.
Nous sommes maintenant à moins de 200 km de chez nous. Je me fais arrêter au péage : mon contrôle technique est dépassé.
Enfin chez moi.
Je me branche à l'internet : amen ;)
Là, je fais une recherche sur le Gévaudan. J'apprends que le nom a changé en Lozère et que les régions ont été redistribuées et redécoupées. Et, j’apprends surtout que j'étais vraiment tout près du Gévaudan... Je suis tellement déçue ! Je suis déçue parce que j'ai toujours voulu visiter le Gévaudan. Et aussi parce que, lorsque je prenais la route, tous les jours, pour me rendre dans les magasins, je passais dans un endroit bordé d'une épaisse et mystérieuse forêt, toujours embrumée. Et, pour rire, je me disais : c'est mon Gévaudan. Oui, parce que de cet endroit émanait une sorte de magie. Et bam, j'étais à côté.
On pourrait croire qu'il y a eu assez de mésaventures dans cette histoire. Mais pas du tout.
Quelques jours après notre retour chez nous, mes poilus sont envahis par des puces. Barry et Sam ont même des crottes de puces (boules de sang) derrière les oreilles. De nouveau, je leur applique du produit traitant.
Mercredi 15 octobre : Barry ira deux fois aux urgences. Il a eu une boule de la taille de mon poing sous le ventre, rouge et chaude. Il aura des antibiotiques. Il finira par percer cette boule et du pus coulera. Il retournera aux urgences pour faire désinfecter la plaie.
Lundi 20 octobre : Visite vétérinaire pour voir l'évolution de la seconde boule sous son ventre.
Samedi 25 octobre : Je suis à découvert sur mon compte bancaire. Et oui, les vacances, c'est pour les riches. Surtout quand il arrive des problèmes de santé non prévus.
J'ai également reçu un total de 3 amendes : une pour excès de vitesse en Aveyron, le samedi 20 septembre. Sans doute pour me souhaiter la "Bienvenue en Aveyron". Une sur la route de Rennes, le samedi 27 septembre : sans doute trop pressée de rentrer chez moi. Et celle que je connaissais pour mon contrôle technique.
Lundi 27 octobre (nous n'y sommes pas encore à l'heure de la rédaction de ce post) : la seconde boule a gonflé et Barry a de nouveau de la température.
Edit : Ça y est, nous y sommes. Barry devra se faire opérer demain matin pour purger le second abcès.
Mardi 28 octobre : Barry s'est fait opérer ce matin. Fin de l'opération vers 9h50.
C'est normalement aujourd'hui que je reçois mon salaire. Je pourrai payer la facture de l'opération et les trois amendes (juste avant d'avoir le droit au tarif majoré).
J'espère que ce sera vraiment la fin des vacances cette fois-ci.
Pinou (Barry) est revenu chez lui. Il a un drain attaché à son ventre. Je dois l'emmener jeudi à 8h50 pour le faire enlever. Il a aussi seize jours d'antibiotiques. Et le pauvre doudou doit aussi porter une collerette pour ne pas arracher le drain. Et, pire que tout, il pleure de douleur. Un doudou qui pleure, c'est horrible à entendre. Je suis allée lui chercher des antidouleurs mais c'est un seul comprimé toutes les huit heures.
Au moment où j'écris ces lignes, Pinou pleure. Et je ne peux rien faire pour soulager sa douleur.
Mercredi 29 octobre : Je peux enfin payer mes amendes.
Jeudi 30 octobre : Pinou s'est fait enlever son drain ce matin. Encore une douleur liée à ces maudites vacances.
Vendredi 7 novembre : Nous n'y sommes pas encore au moment de l'écriture de ces lignes : Pinou se fera enlever les fils.
Edit : Barry s'est fait enlever les fils de son opération. Le vétérinaire m'a dit qu'il y avait encore un abcès mais très profond.
Nous ne sommes pas encore sortis d'affaires.
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Tout ceci m'a appris une chose : ... c'est dommage, je ne m'en souviens plus :D Mais ça va me revenir ^^