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RĂȘve numĂ©ro osef
Mots clĂ©s du teasing du rĂȘve de ce matin : Mr Robot ; Ligne 1 du mĂ©tro ; hacking ; Paris ; Seine ; Concert
Non mais je nâaime pas rĂȘver des transports en commun. En gĂ©nĂ©ral, je mây perds, câest un vrai labyrinthe. LâinterprĂ©tation facile ? car il est rĂ©current pour moi de me perdre dans le mĂ©tro / train / ascenseur (!!!) dans mes rĂȘves... : je suis Ă un moment de ma vie oĂč je ne sais pas oĂč je vais, je subis, ça sâenchevĂȘtre de partout, je nâavance pas, ne dĂ©bouche nulle part, mais jâavance quand mĂȘme. (Merci pour cette profondeur dâinterprĂ©tation, Audrey)
Donc, je rĂȘve que je suis Ă Paris, je cherche Ă prendre la ligne 1 du mĂ©tro pour aller Ă un concert, mais impossible de me repĂ©rer, je suis en bordure dâune route, dâun Ă©changeur mĂȘme, je cours dans lâherbe qui le borde, et mon GPS ne fonctionne pas. Je finis par appeler une amie (coucou Marielle !) qui me rejoint en un quart de seconde (la magie des rĂȘves) et me dit que sĂ©rieux, câest pas compliquĂ© câest juste Ă cĂŽtĂ©, mais rien Ă faire : je ne trouve pas le mĂ©tro. Et je tiens Ă prendre la 1, allez savoir pourquoi.
Je me dĂ©cide Ă aller Ă mon concert Ă pied, il fait subitement beau et câest le soir, je dĂ©ambule sur les quais de Seine cĂŽtĂ© Jardin des plantes, le concert aura lieu ici finalement. Câest IAMX qui joue, je discute avec Chris Corner (câest mon concert IRL de ce soir, tout va bien), en extĂ©rieur, et câest parfait.
Parfait ? Oh oui, finalement la ligne 1 est en extĂ©rieur, de lâautre cĂŽtĂ© de la Seine, et je vais pouvoir constater que je lâai hackĂ©e, elle va dĂ©railler, sous mes yeux, personne ne le sait, et ça me rend sereine.
(Me suis réveillée avant que ça saute. Ouin.)
(by trxstan | tumblr, flickr)
RĂȘve #5
(Et #6 aussi)
Alors first one :
Avec mon pĂšre dans le salon Ă Etel, on regarde le journal TV. Un reportage sur des plantes et un joli jardin, on voit un spĂ©cialiste sâadresser face camĂ©ra. Puis dĂ©zoom, et ĂŽ suprise ! Maman derriĂšre qui assiste lâexpert. Papa est surpris, nous aussi, que fait Maman dans notre TV ?
And the second one (jâen avais un 3Ăš en tĂȘte au rĂ©veil, il sâest Ă©chappĂ© le bougre) :
Je suis au ski, dans un chalet, avec un grand groupe, type collĂšgues de travail. Neige dehors, mais le chalet est lumineux, nous sommes sous les toits avec une baie vitrĂ©e, vue imprenable sur les montagnes enneigĂ©es. Je file me laver : douches communes, on fait la queue. Et lĂ je me dis que ça va se voir. Mon ventre. Mais je dois le cacher. On va me poser des questions. Mais comment leur dire que je suis enceinte sans avoir eu de relations depuis une Ă©ternitĂ© ? LâimmaculĂ©e conception, pour moi ? La blague ! Et je rĂ©alise doucement que ça va changer ma vie : je vais devoir dĂ©mĂ©nager, arrĂȘter les sorties imprĂ©vues. Mais je nâai pas peur, câest mon destin.
Mes rĂȘves quand jâai la crĂšve, câest encore mieux. Ăa tutoie les Ă©toiles.
Tim Etchells
Pour échapper à la souffrance, le plus souvent on se réfugie dans l'avenir. Sur la piste du temps, on imagine une ligne au-delà de laquelle la souffrance présente cessera d'exister.
Milan Kundera in Lâinsoutenable lĂ©gĂšretĂ© de l'ĂȘtre (via ashtraylips)
Bis. (Oui je me retumbeuleu, easy)
Love me, please love.
"Non mais toi, Audrey tu fais pas d'effort pour que les gens t'aiment... C'est naturel ! - Tu crois ? *ris sous cape* - Non je préfÚre vivre dans l'illusion, alors. Je veux pas savoir."
RĂȘve #4
JournĂ©e de course, dans une ville calme. Je dĂ©ambule dans un grand magasin, tout est blanc, large, trĂšs propre. Pas de musique de fond, pas de cri, pas dâenfants, peu de monde de toute façon, mais ceux prĂ©sents gardent leurs distances. Tout est neutre, plat, insipide, sans personnalitĂ©. Lisse.
Sur une table, des bols, blancs, des objets trop propres et ennuyeux par leur forme et leur couleur. Seule une plante sort du lot : je mâen approche et elle bouge, et sâagrippe et sâenroule Ă mon poignet droit.
Je la laisse faire : câest normal les plantes qui sâaniment Ă notre approche. Celle-ci en particulier me plait, sa douceur, sa chaleur, son contact, sont Ă contrepied total avec lâenvironnement ambiant. Je lâachĂšte, lâemporte chez moi.
Elle trouve sa place avec mes autres plantes vertes, certaines sont mal en point, je les avais tellement dĂ©laissĂ©es... Je mâoccupe de toutes, la nouvelle se laisse faire, mais surprise! quand je la manipule, son tronc se dĂ©tache de son pied qui reste dans son pot. Mais soit...
Je me couche, dors, et constate Ă mon rĂ©veil que la plante a bougĂ©, rampĂ© jusque moi, sur mon lit, et remonte vers ma tĂȘte : elle veut mâĂ©trangler. Je le sais, je le savais mĂȘme en lâachetant que ceci arriverait, mais je la laisse faire.
[Quiconque veut me conforter dans son interprĂ©tation Ă celui-ci, je prends. (Entre passivitĂ© choisie et poison environnant, yâa de la matiĂšre.) Yâa lâoption âQuestion?â en haut de la page, sinon twitter/FB/call me.]
Barbara Kruger
the globe shrinks
Distorsion in time
(Tiens ça ferait un super titre de chanson)
J'ai l'impression que mon temps n'est plus linĂ©aire. OK je sais que selon les activitĂ©s que l'on a, ça passe plus ou moins vite, mais lĂ je ressens une rĂ©elle distorsion, depuis une petite semaine, et ça me chamboule un peu.Â
Je nâai pas le temps de mâennuyer - pourtant jâadore ça. Ma vie est pleine comme un Ćuf, je ne vais pas mâen plaindre : je le choisis, je ne le subis pas. Mon corps tient (mon dos, surtout), jâai toujours plein dâĂ©nergie, je ne force pas le trait.
Taux dâoccupation Ă©levĂ© = temps qui parait filer plus vite. Sauf que ça, câest ma vie depuis plusieurs annĂ©es.
Mais lĂ , je parle des 6 ou 7 derniers jours. Rien dâexceptionnel en soit : 2 excellents concerts bien entourĂ©e (oui jâapplique une censure des prĂ©noms, sinon ça me demande de supprimer cĆurs et tags...), un projet au boulot qui avance bien, les copains qui sâagitent et bougent (entre rupture, doutes, sorties, bouffe, dĂ©mĂ©nagement... ), et des envies de ci et ça, des retrouvailles, des confidences...
Alors pourquoi cette sensation ? On est vendredi, jâai dormi 5h cette nuit, comme les nuits prĂ©cĂ©dentes, et je ne suis pas fatiguĂ©e mais je ne comprends pas quâon soit dĂ©jĂ vendredi. Quelque chose mâa Ă©chappĂ©. Jâai tout vĂ©cu Ă fond, je me souviens de tout, mais non, ces derniers jours sont allĂ©s trop vite.
How much time have we got left It's killing us, but carries us on Carries us all
by decompreSEAN http://flic.kr/p/Jdy2NR
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pgportfolio
5164 by Michael Salisbury.
https://www.instagram.com/mariuszbecker/
RĂȘve #3
/Prélude/
Normalement je rĂȘve le matin, avant que mon rĂ©veil ne sonne. Sommeil paradoxal de fin de nuit, ce qui fait que je me souviens souvent - presque tous les matins - dâun rĂȘve. Voire plus, parce quâĂ les raconter, dâautres me reviennent en mĂ©moire.Â
Ce matin, grosse diffĂ©rence : câest de mon rĂȘve avant de sombrer dont je me souviens. En mâendormant, une image mâa marquĂ©e, je me suis juste dit âSouviens-toi dâun mot et demain, tu tâen souviendras, et tu le mettras Ă lâĂ©critâ.
Ce mot Ă©tait âcannibalismeâ.
/Fin du prélude/
Retrouvailles avec mon pĂšre, nous sommes en face Ă face, ça fait longtemps - ahahah lâironie - et je suis heureuse de lâavoir juste pour moi. On dirait que lâon se trouve dans le salon familial, grande piĂšce. Aucun autre dĂ©tail sur le lieu.
Et pour fĂȘter nos retrouvailles, je lui offre moi. Je suis en dĂ©bardeur colorĂ©, bariolĂ© mĂȘme, et je commence Ă mâĂ©plucher le bras gauche, de la main droite. Des lambeaux de chair, cuite, comme du canard confit, qui se retirent sans douleur de mon bras. Biceps qui sâeffiloche, et je le lui donne. Heureuse, sereine, je continue, on voit mon humĂ©rus, et tout va bien.