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@azzahr
The synthesis of the elements produced by our creative experiments with African tribes, who we: me and guys from from Alma Negra have learned a lotâš Communication with the musicians, shamans, womenâs, childrenâs - each brought something unique to our processes
By learning and creating with the speed of a cheetah running we brought a visual/musical path, which offer you to goâŠ.
Alma Negra - Digger`s Workouts LP [BASIC FINGERS]
https://soundcloud.com/almanegramusic/sets/alma-negra-diggers-workouts
ALMA NEGRA
Technique: indian handmade paper + ink Dimensions: 20x20 cm 2016
furtif n°x
Jâai suivi les corps que lâinfini encaisse Alors que jâĂ©tais flanquĂ© au mihrab. Je louchai, tranquille, la guerre faisait florĂšs, Que je mây traĂźnai! A pleurer des hijabs! Glabre et borgne, ivre par...
Kafka, âUn croisementâ
«   Jâai un animal singulier, moitiĂ© chaton, moitiĂ© agneau. Je lâai hĂ©ritĂ© de mon pĂšre, mais il ne sâest vraiment dĂ©veloppĂ© quâune fois quâil a Ă©tĂ© Ă moi ; avant il Ă©tait beaucoup plus agneau que chaton, maintenant il est vraiment les deux Ă part Ă©gale. Il a la tĂȘte et les griffes du chat, la taille et la forme de lâagneau, et des deux les yeux tremblotants et doux, la toison soyeuse et rase, les mouvements qui peuvent ĂȘtre autant des bonds que des frĂŽlements ; au soleil sur le bord de la fenĂȘtre, il se met en boule et ronronne ; dans les prĂ©s il court comme un fou et on a du mal Ă lâattraper ; il fuit devant les chats et a envie dâattaquer les agneaux ; au clair de lune, il adore se promener sur les gouttiĂšres ; il ne sait pas miauler et a horreur des rats ; il peut rester Ă lâaffĂ»t pendant des heures prĂšs du poulailler, mais jamais il nâa profitĂ© de lâoccasion pour tuer une volaille ; je le nourris avec du lait sucrĂ© et câest le rĂ©gime qui lui convient le mieux, il lâingurgite en le faisant passer Ă longs traits sur ses canines de carnassier.
  Câest bien entendu un vrai spectacle pour les enfants. Le dimanche matin, câest lâheure de la visite, je prends mon petit animal sur mes genoux et tous les enfants du voisinage font cercle autour de moi. On me pose alors les questions les plus invraisemblables auxquelles personne ne peut rĂ©pondre. Je ne me donne dâailleurs pas beaucoup de peine, me contentant de montrer ce que jâai, sans donner de plus amples explications. Parfois les enfants apportent des chats, une fois ils ont mĂȘme apportĂ© deux agneaux ; mais contrairement Ă leurs attentes, cela nâa pas donnĂ© lieu Ă des scĂšnes de reconnaissance ; les animaux se sont regardĂ©s tranquillement dans les yeux, acceptant manifestement leur existence comme une donnĂ©e divine.Â
  Sur mes genoux, lâanimal ne connaĂźt ni la peur ni le plaisir de la poursuite. Câest collĂ© tout contre moi quâil se sent le mieux. Il tient Ă la famille qui lâa Ă©levĂ©. Ce nâest certes pas une fidĂ©litĂ© dâun genre extraordinaire mais le vĂ©ritable instinct dâun animal qui a, sur terre, un nombre incalculable de parents par alliance mais peut-ĂȘtre pas un seul parent par le sang et pour qui, de ce fait, la protection quâil a trouvĂ©e chez nous est sacrĂ©e. Parfois je ne peux mâempĂȘcher de rire quand il me renifle, se love entre mes jambes, impossible Ă dĂ©loger. Non seulement il est Ă la fois agneau et chat mais en plus on dirait quâil veut ĂȘtre chien. Je le pense sĂ©rieusement. Il a deux formes dâinquiĂ©tude en lui, celle du chat et celle de lâagneau, mĂȘme si elles sont diffĂ©rentes. Aussi se trouve-t-il Ă lâĂ©troit dans sa peau. Peut-ĂȘtre le couteau du boucher serait-il pour cet animal une rĂ©demption, mais je suis obligĂ© de le lui refuser puisquâil est un hĂ©ritage. »
Kafka, âLe vautourâ
   « CâĂ©tait un vautour, qui donnait de grands coups de bec dans mes pieds. Il avait dĂ©jĂ dĂ©chirĂ© mes bottes et mes bas, et maintenant il attaquait directement les pieds. Il frappait, puis voltigeait plusieurs fois dâun vol inquiet autour de moi ; aprĂšs quoi, il reprenait son travail. Un monsieur vint Ă passer, regarda un moment, puis me demanda pourquoi je me laissais faire ainsi par le vautour.
   ââ Je suis sans dĂ©fense, dis-je, il est venu et sâest mis Ă me frapper Ă coups de bec ; jâai voulu le chasser, naturellement, jâai mĂȘme essayĂ© de lâĂ©trangler ; mais une bĂȘte pareille a beaucoup de force ; il allait dĂ©jĂ me sauter au visage, jâai prĂ©fĂ©rĂ© lui sacrifier les pieds. VoilĂ maintenant quâil les a presque dĂ©chiquetĂ©s. â Vous vous laissez martyriser, dit le monsieur, un coup de fusil et vous ĂȘtes dĂ©barrassĂ© de ce vautour. â Est-ce vrai ? demandai-je, et voulez-vous vous en charger ? â Volontiers, dit le monsieur, il faut que je passe chez moi prendre mon fusil. Pouvez-vous attendre encore une demi-heure ? â Je ne sais pasââ, dis-je, en restant un instant paralysĂ© par la souffrance, puis je dis : ââJe vous en prie, essayez en tout cas. â Bien, dit le monsieur, je vais me dĂ©pĂȘcher.ââ
  Le vautour avait Ă©coutĂ© tranquillement notre conversation et promenĂ© ses regards entre le monsieur et moi. Je vis maintenant quâil avait tout compris ; il sâenvola, se pencha loin en arriĂšre pour prendre un Ă©lan suffisant, puis, semblable Ă un lanceur de javelot, il mâenfonça son bec dans la bouche jusquâau plus profond de moi-mĂȘme. En tombant en arriĂšre, je sentis avec soulagement quâil se noyait sans espoir de salut dans mon sang, qui avait dĂ©bordĂ© de ses rives et emplissait toutes mes entrailles. »
Alain Damasio, La Horde du Contrevent. Extraits
«    La notation du vent, qui est en son essence diffĂ©rentielle, nâa rien dâune science exacte, tout le monde le sait. La perception du temps entre les salves, lâampleur accordĂ©e Ă une turbulence, la distinction entre un dĂ©cĂ©lĂ©rĂ© bref avec reprise de salve et une simple tubule, est fine, parfois indĂ©cidable. On nâenseigne pas lâexactitude aux scribes comme on le fait aux gĂ©omaĂźtres. On nous apprend une prĂ©cision Ă©minemment plus dĂ©rangeante : lâarchitecture des Ă©carts â ce sens, si poussĂ© chez les meilleurs, de la syntaxe, qui est pur art rythmique des inflexions et des ruptures. Ecrire ensuite, avec des mots, en dĂ©coule benoĂźtement, si bien que les cours de rĂ©cit, lâapprentissage Ă proprement parler de la narration dâun Ă©vĂ©nement, ne sont dispensĂ©s quâun an plus tard et seulement Ă ceux qui ont su capter, en son tissage cadencĂ©, le phrasĂ© du vent. » p. 643.
«   ) Elle ne mâĂ©nerve pas, mais que lui rĂ©pondre ? Quâil a fallu huit siĂšcles et trente-trois Hordes pour que, scribe aprĂšs scribe et grĂące (surtout !) aux Ă©rudits abritĂ©s, lâespĂšce humaine commence Ă comprendre que le vent a une structure profonde ? Quâil nâĂ©tait pas un pur chaos mouvant, un brouhaha sifflĂ© au hasard, un non-sens ? Quâil existait une aĂ©rorythmique, extrĂȘmement complexe, peut-ĂȘtre infinie, qui sâarticulait autour de neuf formes, dont seulement six avaient finalement, aprĂšs des myriades de dĂ©bats, Ă©tĂ© validĂ©es comme architecturales et distinctes ? Et quâon cherchait les trois autres, dont beaucoup pensaient que la Horde seule pourrait les rencontrer ? Lui expliquer quâautour de ces formes canoniques, elles-mĂȘmes subdivisĂ©es en thĂšmes majeurs et mineurs, se dĂ©ployaient des centaines dâornementations soufflĂ©es, de variations subtiles, de cadences et de coupes, allures et tempos, les dĂ©clinant ad libitum ? Quâil ne se passait pas une nuit, quelque part sur cette Terre, sans quâun chercheur ne mette Ă jour de nouveaux motifs, ne questionne des liens salves-tubules bien Ă©tablis ou ne dĂ©couvre des cadencements systolaires de rafales sur dix-sept, vingt-neuf, quarante et un temps qui avaient jusquâici Ă©chappĂ© Ă tout le monde ? Que le vent, en un mot, Ă©tait, en terme de potentialitĂ©s, aussi riche que la littĂ©rature ou la musique, Ă cette diffĂ©rence quâon nâen connaissait pas Ă ce jour le compositeur â ce gĂ©nie brut et diaphane, qui inventait ses symphonies Ă la frontiĂšre de lâassimilable et nous laissait chancelants, sous le dĂ©luge de sa dictĂ©e, avec nos vingt et un pauvres signes standard, le blanc pour toute mesure du temps et nos cerveaux Ă la remorque, dans un traĂźneau dâos, aptes au mieux Ă quelques liens douteux, quelque algĂšbre local des rapports et une intuition vĂ©gĂ©tale dâune poignĂ©e de structures relationnelles que nous dĂ©rivions, pour les meilleurs dâentre nous, de la mathĂ©matique ou de la thĂ©orie des arbres ? » p. 636.
mouth to mouseÂ
Vampyrotheutis infernalis giovanni -- V. Flusser, L. Bec
furtivités obreptices exaspérées
Ă©parse premiĂšre ( aspĂ©ritĂ©s dĂ©primĂ©es : aspirations dâimpressions ) spires insufflĂ©es Ă©parse seconde ( oreilles fumigĂšnes ; volutes auriculaires ) sbires Ă fusĂ©es
             °°chéance : naïvetés entomopédiques°°
PlumigĂšre-Zakaria vs Cimex Lectularius : PlumigĂšre-Zakaria imagine ScutigĂšre vĂ©loce. Câest super efficace ! Issue : â Quoi ? PlumigĂšre-Zakaria sâinvolue en Plumivore-Azahr ! Plumivore-Azahr se terre en TRANSLUCIDITE ! â
souvenirs à genoux sur des genoux aimés
éparse une ( je --> nous. noeud ; issue du jeu génuflexe : noos ? )
éparse deuxiÚme ( génuflexions ; génudispositions ; génufractions ; génudiffractés )
Résultat : distractions.
les frontiĂšres tuent, place de la rĂ©publique, paris, avril 2016Â