Des premières répétitions à la représentation finale en passant par les premiers croquis des costumes : soyez le témoin de la création d'un opéra ! Représentation finale les 25 et 27 novembre 2011 au Grand Théâtre de Provence. Rendez-vous sur notre site pour réserver vos places : www.legrandtheatre.net var _gaq = _gaq || []; _gaq.push(['_setAccount', 'UA-25672675-1']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();
Suivez l'évolution du nouveau projet du Grand Théâtre de Provence
Rendez-vous sur grandschoeurs.tumblr.com , le nouveau blog du Grand Théâtre de Provence qui suivra, jour après jour, l'évolution du projet des Grands Choeurs des Amateurs de Provence, porté par le Grand Théâtre de Provence et par Radio France, qui se terminera par un concert exceptionnel le 3 février 2012 !
Mais vous pouvez toujours nous donner votre avis sur ce blog et nous livrer vos impressions sur le spectacle final qui aura lieu ce soir à 20h30 et dimanche 27 novembre à 15h00.
Vous n'avez toujours pas vos places ? Dans ce cas-là rendez-vous sur le site du Grand Théâtre www.legrandtheatre.net
Votre vision de Colas colle t’elle avec la vision de Frédéric Bélier-Garcia ?
Luigi de Donato:
Oui, nous avons la même vision du personnage de Colas et du directeur de théâtre. D’ailleurs, lors de la construction de Bastien & Bastienne on peut affirmer qu’il y a eu un superbe travail de création basé sur les suggestions de chacun. Le but final étant d’enrichir le spectacle. Il y a une très bonne ambiance, je suis très content d’être ici et je pense que les gens vont ressentir tout cela car ils vont assister à un spectacle très vivant, très comique qui a été construit par tous.
Qui est Colas ? Colas a la réputation d’être un magicien, or il ne l’est pas. Colas est surtout un homme qui sait vivre dans son monde. Parfois il triche, il essaie, il tente de saisir tout ce qui s’offre à lui. Oui, c’est un homme qui sait vivre, il connaît les règles du monde dans lequel il vit.
Et en cela, Colas et der Schauspieldirektor ne sont pas tellement différents, d’où le rapprochement des deux personnages.
Cette évolution tient-elle de la décision de Frédéric Bélier-Garcia d’emboîter deux singspiels de Mozart ou est-ce parce que vous avez gagné en maturité ?
Luigi de Donato:
Non, le fait que Frédéric Bélier-Garcia ait décidé d’emboîter ces deux singspiels de Mozart ne change pas mon personnage. En effet, l’idée de Frédéric Bélier-Garcia est justement que Colas et le directeur de théâtre sont la même personne.
Votre manière d’aborder le personnage de Colas a-t-elle évoluée ?
Luigi de Donato:
Oui, mon interprétation a évoluée mais en même temps ce qui est spécial dans Bastien & Bastienne c’est que les protagonistes ne sont pas vraiment des personnages. Je les comparerais plus à des petites statues de porcelaine dans le sens où il n’y a pas de vraie caractérisation des personnages dans le texte. Cela laisse donc plus de place au chanteur lui-même, plus de place à l’interprétation. Ce qui explique pourquoi le Colas que j’interprète a évolué avec moi.
En 1999, vous incarnez pour la première fois Colas, vous devez avoir développé une relation spéciale avec ce personnage étant donné que c’était votre premier rôle ?
Luigi de Donato:
Effectivement Colas a été mon premier rôle à l’opéra. C’est un très beau souvenir de jeunesse, j’ai beaucoup d’affection pour ce rôle et c’est un réel plaisir pour moi de revenir incarner Colas au bout de douze ans.
C’est sûr que le contexte est différent : je venais tout juste de commencer à l’époque. Maintenant j’ai évolué avec ma carrière et au fil de mes expériences. Mais une chose n’a pas changé, et heureusement, c’est l’envie que j’ai de m’amuser avec la musique.
Qui se cache derrière le mystérieux magicien Colas ?
Luigi De Donato débute avec le rôle de Colas (Bastiano e Bastiana) en 1999. En 2004 il fait ses débuts au festival Rossini Opera dans le rôle de Don Profondo (Il viaggio a Reims), et dans le rôle de Nourabad (Les Pêcheurs de Perles) au Théâtre La Fenice. Il chante aussi L'Ape musicale (Pasticcio de Da Ponte) à Jesi, Falstaff (Pistola) à Busseto et Trévise, Die Sieben Todsünden avec Ute Lemper à Bologne.
Luigi de Donato connaît un brillant succès dans le répertoire baroque. Il chante L'Orfeo, Il Ritorno di Ulisse in Patria et L'Incoronazione di Poppea, sous la direction musicale d'Attilio Cremonesi au Grand Théâtre de Genève. Il travaille avec l'ensemble Il Giardino Armonico pour Il Fonte della Salute de Fux au festival Styriarte de Graz et Aci, Galatea e Polifemo de Händel au festival Pfingsten à Salzbourg, à Vienne et à Salamanca.
En 2005-2006 il chante Il Giardino di Rose de Alessandro Scarlatti avec Alan Curtis. Il est ensuite engagé dans le rôle de Demonio dans l'opéra Sant'Alessio de Landi avec les Arts Florissants sous la direction de William Christie (Paris, Londres, New York, Caen, Genève, Nancy, Luxembourg).
Parmi ses différents rôles citons Tamerlano (Leone) de Händel avec Paul McCreesh ; Caronte dans L'Orfeo au Teatro Real de Madrid et à la salle Pleyel à Paris ; un concert au Dôme de Florence avec Il Complesso Barocco et Alan Curtis ; Vespro della Beata Vergine de Monteverdi au Théâtre du Châtelet à Paris avec l'ensemble Matheus et sous la direction de Jean-Christophe Spinosi dans une nouvelle production mise en scène par Oleg Kulik.
Très récemment il a chanté Il Ritorno d'Ulisse in Patria (Nettuno et Tempo) auTeatro real de Madrid et à la salle Pleyel de Paris sous la direction de William Christie ; l'Orfeo (Caronte) au Teatro alla Scala avec le chef d'orchestre Rinaldo Alessandrini et le metteur en scène Bob Wilson. On a pu l'entendre en juin 2009 au Théâtre Olympique de Vicenza dans Le Turc en Italie (Selim), à Stuttgart dans StabatMater, et en octobre dans Psyché de Lully à Toulon et Montpellier. S
Les projets comprennent une nouvelle production de l'Ensemble Matheus avec Jean-Christophe Spinosi qui le conduira dans les plus grandes villes de France. Il chantera également le Stabat Mater de Steffani à Amsterdam avec la Radio Kamer Filharmonie sous la direction d'Andrea Marcon.
A partir d'aujourd'hui et jusqu'à vendredi 25 novembre (date de la première représentation) c'est Luigi de Donato qui incarne Colas / Le directeur de théâtre qui répondra à nos questions.
Connaissiez-vous ces deux singspiels et quelle idée aviez-vous d’eux ?
Olivia Dray:
Je connaissais seulement un air de Bastien & Bastienne : l’ouverture qui est une petite merveille. C’est une vraie découverte pour moi autrement. Il est très intéressant de voir la confrontation entre une œuvre écrite par Mozart enfant et une autre écrit par lui adulte. On a pas conscience qu’il avait 12 ans quand il écrit Bastien & Bastienne. Bien sûr, musicalement on entend que ce n’est pas finalisé et on le ressent dans la psychologie de l’histoire, mais c’est incroyable de se dire qu’un enfant de 12 ans a écrit cela.
Je n’avais pas d’idée préconçue du rôle de Bastienne car je ne l’ai jamais joué. Mais par contre, je connaissais le travail de Frédéric Bélier-Garcia, j’avais donc une petite idée de sa vision des deux singspiels et de mon rôle : je savais que ce serait quelque chose de plus moderne, de « dépoussiéré ».
En quoi le fait que ce soit deux singspiels emboîtés change t’il votre manière de jouer, d’aborder le rôle ?
Olivia Dray :
Cela influe sur ma manière de jouer. C’est plus intéressant, on se pose plus de questions par rapport au(x) rôle(s). On se demande comment faire exister ces deux personnages et comment les lier et c’est ce qui rend ce rôle vraiment intéressant. On a une Bastienne avec plus de peps. La difficulté est qu’il faut arriver à unifier ces deux rôles, il ne faut pas que l’on ait une simple superposition des deux personnages mais il faut trouver le lien entre les deux.