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@bondagevaga
Une petite armée de troubadour conquit l’air. L’aire. ou l’air. L’air du temps.
Alors voilà , pour entamer une poésie mielleuse et candide, celle qui va suivre de manière imminente, j’avais pensé à notre petit Henri Salvador national et à emprunter sa douce phrase « Il fait dimanche quand tu souris » pour faire une sorte de déclaration. A priori, ça peut faire son effet puisqu’il est simple de s’imaginer avec cette voix de chanson douce, sur un rythme estival d’une bossa nova sauce française en plus, qu’il est question d’un dimanche chaleureux. On voit bien ce veinard d’Henri, tranquilou se languir les pieds sur le sable chaud d’une plage telle qu’on peut s'imaginer un plage. On sent bien que Henri le mignon a un peu dit dimanche au hasard et qu’il aurait pu dire lundi ou mardi en fait puisqu’il est probablement en vacances toute l’année, puis le sourire de sa chanson appartient en fait à Gerda sa guitare qu’il aime de tout son coeur et qu’il a toujours avec lui, et qu’il est toujours autour d’un feu avec Gerda, et que Gerda l’aime aussi profondément et qu’ils filent le parfait amour.
Euuuuuh ué on a pas tous le même dimanche, mec
Si par malheur tu te retrouves face un groupe de jeune gens qui ont fait de ta chanson une chorale et qu’il te chante « il fait dimanche quand tu souris, un rayon de soleil/rougit les murs de notre nid douillet », crois moi, ces gens veulent leur revanche sur la vie et sont en train de te faire une promesse sanglante. C’est vrai que si on prenait donc tout ça à la lettre avec notre conception du dimanche d’étudiant ou travailleur qui aime « un peu trop s’amuser » comme diraient les vieux, on se transporterait à une toute autre plage. Elle ressemblerait tout d’un coup un marécage turpide et nauséabond, là où TOUTES les chenilles vertes chinoises trop chiantes du MONDE prendraient vie, par millier, millions, milliards. Et ce marécage serait coincé dans une caisse de résonance d’une guitare du groupe de la veille, beaucoup trop moderne, dans une époque où la musique contemporaine serait un cancer en lui même. Et EN PLUS le seul livre que t’as sur toi c’est « Alcool » de Apollinaire mais sans le contenu, juste la première de couverture tu vois.
On est loin du jardin d’hiver de notre Henripipi, là .
Alors que faire maintenant? Comment être juste et aller au plus près de mes sentiments? Car c’était vrai un instant qu’il fait dimanche quand vous souriez. Alors peut être pourrais je dire, pour être plus correcte et honnête, autre chose. Peut être pourrai je dire qu’il fait dimanche à Bamako quand vous souriez. Et vos sourires sont comme le jour du mariage. Avec buffet à volonté de toute évidence. Voilà , vos sourires sont la réunion d’électrons libre autour d’un feu brulant les artifices. Ils sont un bouquet aussi garni que les Fleurs du Mal. Ils sont des promesses véritables qu’on ne dit pas, qu’on ne scelle pas, auxquelles on ne pense même pas car ce serait leur permettre de refaire surface, d’être maléables selon les gré des souvenirs parfois trompeurs ou pire, elles pourraient être oubliées. Vos sourires ne sont ni robe ni costume par contre, parce que la nudité d’un corps éclaire son visage et que vos visages sont l’élément qui portent vos sourires et que ceux-ci dessinent toute l’humanité du monde avec ses doutes et ses désirs, sa bienveillance et sa sagesse enfantine. Ils sont beaux. Ils sont beaux comme une invitation au voyage. Ils sont beaux comme la mort d’un flic en pleine révolution soviétique Ils sont beaux comme des vacances dans le Tarn où on a le droit de pas se laver pendant 10 jours de manière hundret pour cent legitime (ça veut dire ils sont megamegamegamega beaux quoi........). L’amour est aveugle, c’est Amadou et Mariam qui le disent.
Les soldats au rendez vous
“Le protagoniste de mon histoire est plus fou que dans mes cauchemars”
Collection Les chiens des autres #1
Serie “Leica, t’aurais du rester là bas wallah”
A l’abris d’Erichto, protégés par les prières sombres des orthodoxes et les flash d’appareil photo.
Un bus de la ratp sans contrôleurs à Beirat flamboyante. C’est le Paradis dans une ville qui se brule à chaque fois que murmure la lune sur l’horizon. La ville aux mille fenêtres que tu regardes comme elles le font aussi. Et dans un battement de cils, tu quittes le bleu du jour pour l’enfer de la nuit.
via lactea en la galaxia marmelada
Bien qu’il ne l’attaqua jamais, sa simple présence eut suffit à changer le courant des choses. L’ennui fut mortel.