La magie de regarder la ville depuis un appareil argentique.
Pellicule en noir et blanc et développement manuel. Photos prises en février 2014.
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La magie de regarder la ville depuis un appareil argentique.
Pellicule en noir et blanc et développement manuel. Photos prises en février 2014.
Et comme les nuits Qui méritent nos silences Cette page aurait dû Rester blanche Elle était belle Elle était elle Elle était blanche
Jim Corcoran, Éloge de la page blanche, 2005
La vie, c'est une fois pour toutes, pour toujours et c'est nouveau tout le temps.
Par le photograph Henri Cartier-Bresson, 1973.
Le lendemain donc, sitôt qu'il fit jour, ayant rempli une gourde, fourré dans un de nos sacs un morceau de pain avec une tranche de viande, nous prîmes la clef des champs, et, sans guide ni renseignement quelconque (c'est là la bonne façon), nous nous mîmes à marcher, décidés à aller n'importe où, pourvu que ce fût loin, et à rentrer n'importe quand, pourvu que ce fût tard.
Gustave Flaubert dans Par les champs et par les grèves.
Cela me rendait fou de la voir partir. Je n'avais plus la moindre idée sur nous. Elle était mon amour, et cela me plongeait dans une immense confusion. Pendant des années, je m'étais senti seul : et je découvrais maintenant qu'il faut être deux pour ressentir réellement la solitude.
David Foenkinos dans Les Souvenirs, 2011
Salento, incluse dans l'album Plaisirs d'amour, par le compositeur français René Aubry, afin de se rendre un petit voyage de 5 min.
"L'abus de plaisir est excellent pour la santé"
Butte-aux-Cailles, juin 2013.
Art urbain par la poète et plasticienne parisienne Miss.Tic, grande figure du Street Art qui, depuis les années 80, bombe au pochoir, sur les murs des quartiers de Ménilmontant, Montmartre, le Marais ou la Butte-aux-Cailles, des portraits de femmes légendés de phrases pertinentes et impertinentes.
http://goo.gl/maps/WhRC4
L’architecture est un esprit qui ne peut jamais être satisfait, il est complètement insatiable.
Louis I. Kahn dans Allocution, 1966.
Jardin éphémère devant l’Hôtel de Ville, juin 2013.
http://goo.gl/maps/RQ0CI
Le coucher du soleil despuis la plus haute terrasse de Paris, au 59ème étage de la Tour de Montparnasse.
http://goo.gl/maps/2SG3k
Petite mais vivante, la piscine publique Joséphine Backer, par Robert de Busni, 2005, permet aux Parisiens de s’évanouir et profiter autrement de l’eau et du soleil car, dès lors qu’il fait beau, elle se transforme en une piscine découverte sur la Seine.
http://goo.gl/maps/QO2Mo
Jolie jeux de lumière dans le Pavillon de l’Arsenal, dans le 4ème arrondissement de Paris.
http://goo.gl/maps/xOA0K
Street art par Madame Moustache, dans le 11ème arrondissement de Paris.
http://goo.gl/maps/xKfMu
L’esprit, l’intelligence et l’âme sensible à l’univers et à l’éternité dans la joie de l’émerveillement demandent toujours ” pourquoi toutes choses ? “
Louis I Kahn dans le chapitre Réflexions, 1965, inclu dans le volume Silence et lumière.
Il est parti avec un air fâché. J’aurais voulu le retenir, lui expliquer que je désirais sa sympathie, non pour être mieux défendu, mais, si je puis dire, naturellement. Surtout, je voyais que je le mettais mal à l’aise. Il ne me comprenait pas et il m’en voulait un peu. J’avais le désir de lui affirmer que j’étais comme tout le monde, absolument comme tout le monde. Mais tout cela, au fond, n’avait pas grande utilité et j’y ai renoncé par paresse.
Albert Camus dans L’Étranger, 1942.
(Limites évidentes d’une telle entreprise: même en me fixant comme seul but de regarder, je ne vois pas ce qui se passe à quelques mètres de moi : je ne remarque pas, par exemple, que des voitures se garent)
Georges Perec dans Tentative d’épuisement d’un lieu parisien, 1975.
Dans ce petite texte Perec écrit “ce qui se passe quand il ne se passe rien, sinon du temps, des gens, des voitures et des nuages” pendant trois jours consécutifs installé à la place Saint-Sulpice.
J’apprendrai qu’il ne s’agit pas de la vérité. S’ils aimaient danser, leur rencontre avait eu lieu dans des circonstances bien plus dramatiques ; des circonstances que je raconterai plus tard. Chacun est libre de modifier ses souvenirs, sourtout les rencontres amoureuses.
David Foenkinos dans Les Souvenirs, 2011.