« Tes sens sont plus aiguës que les miens, » tu réalises.
Je me perds dans le brun de tes yeux, dans les cratères qui forment ton iris, j’oublie de te répondre, trop obnubilé par ton regard. Tu hausses le sourcil, le regard moqueur, presque espiègle. Je me ressaisis et— « Oui. »
J’ouvre ma paume de main, je sens la brume me frôler la peau. « Tu sais que le brouillard a un goût? »
Ton sourire s’étire, ta bouche s’entre-ouvre, je veux t’embrasser. « Ah vraiment? » Tu rétorques.
« Absolument, » je réponds catégoriquement. Tu as les yeux rieurs.
« Et décris moi ce goût, veux-tu? »
« Bien entendu, tout pour vous plaire très cher » Je prend un air solennel, tu lâches un rire. Je me perds encore une fois— je te contemple, regarde la manière dont tes yeux se plissent, la manière que ton bras se resserre autour de ton ventre, je fixe tes hanches, rêve d’y poser mes mains.
« Alors dîtes-le moi, s’il-vous-plait, » tu entres dans le jeu, me vouvoyant comme si j’étais un étranger. Et je me dis que c’est fou, tout de même, que notre langage soit si formel et que tout de même, rien qu’à nous regarder, les gens sauraient, sans le moindre doute, que je suis fou de toi.
Il n’y a qu’à regarder le timbre de ma voix, la manière dont la chaleur de mes émotions cajole mon intonation. Je t’aime— je t’aime et ça me rend bête. Je parle; et tout le monde sait immédiatement que je me donnerais à toi.
« À quoi goûte le brouillard? »
« C’est une texture plutôt similaire à la barbe à papa— il fond immédiatement à l’intérieur de ta langue. Mais le goût…Ah, comment te décrire ça…Un peu comme une miche qui vient de sortir du four, tu vois? C’est chaud, c’est moelleux, ça donne l’impression d’être chez soi. »
« Une miche… » Tu répètes, contemplant mon explication. Je te regarde te perdre dans tes pensées, les sourcils froncés. « Tu m’as donné faim. »
Je ris, rire léger. Je me penche pour embrasse ton front, doutant de mon geste mais mourant d’envie de le faire. « Je t’emmène dîner, » je murmures. Je t’aime, je t’aime tellement. Je pense pas que tu m’entends. « Viens. »
Tu hoches la tête, me prends la main. Mon coeur fait un saut, mais je ne fais que sourire. « Je ferais bien avec une miche de pain. »
« Tes sens sont plus aiguës que les miens, » tu réalises.
Je me perds dans le brun de tes yeux, dans les cratères qui forment ton iris, j’oublie de te répondre, trop obnubilé par ton regard. Tu hausses le sourcil, le regard moqueur, presque espiègle. Je me ressaisis et— « Oui. »
J’ouvre ma paume de main, je sens la brume me frôler la peau. « Tu sais que le brouillard a un goût? »
Ton sourire s’étire, ta bouche s’entre-ouvre, je veux t’embrasser. « Ah vraiment? » Tu rétorques.
« Absolument, » je réponds catégoriquement. Tu as les yeux rieurs.
« Et décris moi ce goût, veux-tu? »
« Bien entendu, tout pour vous plaire très cher » Je prend un air solennel, tu lâches un rire. Je me perds encore une fois— je te contemple, regarde la manière dont tes yeux se plissent, la manière que ton bras se resserre autour de ton ventre, je fixe tes hanches, rêve d’y poser mes mains.
« Alors dîtes-le moi, s’il-vous-plait, » tu entres dans le jeu, me vouvoyant comme si j’étais un étranger. Et je me dis que c’est fou, tout de même, que notre langage soit si formel et que tout de même, rien qu’à nous regarder, les gens sauraient, sans le moindre doute, que je suis fou de toi.
Il n’y a qu’à regarder le timbre de ma voix, la manière dont la chaleur de mes émotions cajole mon intonation. Je t’aime— je t’aime et ça me rend bête. Je parle; et tout le monde sait immédiatement que je me donnerais à toi.
« À quoi goûte le brouillard? »
« C’est une texture plutôt similaire à la barbe à papa— il fond immédiatement à l’intérieur de ta langue. Mais le goût…Ah, comment te décrire ça…Un peu comme une miche qui vient de sortir du four, tu vois? C’est chaud, c’est moelleux, ça donne l’impression d’être chez soi. »
« Une miche… » Tu répètes, contemplant mon explication. Je te regarde te perdre dans tes pensées, les sourcils froncés. « Tu m’as donné faim. »
Je ris, rire léger. Je me penche pour embrasse ton front, doutant de mon geste mais mourant d’envie de le faire. « Je t’emmène dîner, » je murmures. Je t’aime, je t’aime tellement. Je pense pas que tu m’entends. « Viens. »
Tu hoches la tête, me prends la main. Mon coeur fait un saut, mais je ne fais que sourire. « Je ferais bien avec une miche de pain. »
Et puis c'est con, j'avoue.
Mais l'écriture m'est inconnue, par moment. J'ai l'impression que les mots me fuient, que je navigue un pavé inconnu. Et dans une autre langue? La confiance m'échappe, je me sens pratiquement stupide-- à essayer de faire de mes mots une histoire romanesque.
J'ai envie de m'écraser, de donner moins. De me dire que peut-être je suis incapable de gravir ces échelons. Et c'est con, je sais. Je me plains. Mais...
C'est difficile de parler un langage qui n'est pas mien, de gravir une montagne sans support, je sais bien qu'il n'y a pas loin des signes qui m'indiquent mon chemin- mais je dois avouer je jalouse ceux qui ont le plaisir d'avoir la chaleur d'une âme de leur côté.
« Je suis loin d'être un grand poète, » tu dis. Je t'examine, regarde tes lèvres écorchés, tes mains qui tremblent. Le sang coule encore sur ton front, tes yeux sont effrayés, si je laisse mon regard s'attarder sur tes bras, je peux voir les cicatrices que cet affront te laissera.
« Je sais, » je rétorque.
Et c'est vrai, tu n'as jamais été bon avec les mots. Et peut-être que dans le fond une partie de moi te le blâme; peut-être que j'aimerais être romancer comme je te romance, moi. Aimerais lire des poèmes sur ma longue chevelure, sur la manière que mes yeux plissent; je n'ai jamais été aimé par un poète, je n'ai qu'aimer comme un.
« Mais je peux...» tu t'éclaircis la gorge; comme si les mots te blessent, comme s'ils heurtent ta trachée. Je me perds dans ton regard, dans les mots que tu essaies de me dire. Tu m'as toujours regardé; c'est la seule manière que j'ai compris que tu m'aimais. « Je peux... »
« Tu peux? » Je répètes, presque timidement. Tes joues s'enflamment, ton visage rougit. Tu regardes ailleurs et je te prends la main. « Tu peux? »
« Je peux te dire que je.. que je t'aime, » tu finis par laisser sortir. Je lâche tes mains, mes lèvres s'entre ouvrent. Tu....
« Je t'aime et je pense que ça me tue. Je...je...je suis incapable d'en parler, incapable de me le faire comprendre. J'ai toujours l'impression d'être entrain d'exploser, j'ai besoin de le mettre quelque part et j'ignore où et ça...ça..ça fait presque mal. Comme si un poids m'écrasait les bronches et m'empêchait de respirer, j'ai besoin de...de le sortir. De...de te le faire comprendre mais je sais pas...je sais pas si il y a des mots pour l'expliquer. Et ça me tue. Tu me tues. »
Tu saignes de partout, tes lèvres, tes joues, tes bras. Tu saignes des mains, et du front. Je laisse mes mains effleurer ton torse, ma respiration accélère. « Et comment...», voilà que j'ai les mains tâchés de sang, « Comment est-ce que je peux y remédier? »
Tu croises mes yeux, ton regard s'adoucit mais je vois clairement la douleur derrière ton iris, je veux qu'elle s'estompe. Je veux qu'elle disparaisse.
« Comment est-ce que tu m'aimes? » Tu murmures.
« Quoi? » C'est comme si le langage m'est inconnu. Comment? Comment...
« Comment? » Tu répètes la question, comme si je suis sensé comprendre. Tes yeux me supplient d'y répondre, les mots m'échappent. (Comment les mots m'échappent-t-ils? Alors que la langue m'appartient, m'a toujours appartenu, comment se fait-il que ma gorge est sèche?)
Je ne vois pratiquement plus la couleur de ton iris, seulement cette lueur dans tes yeux, ce même putain de regard qui me suit constamment, qui m'aime, qui m'aime et qui me fait sentir aimer.
Et je comprends.
« Je t'aime comme l'oiseau aime le printemps, » je murmure. « Comme un jardinier qui voit ses plantes fleurir à nouveau. Je t'aime comme un enfant qui voit la mer pour la première fois, comme un astronaute qui regarde la Terre de l'espace. Je t'aime comme le Soleil aime la lune. Je t'aime et ça me tue. »
Mes mains saignent, je saigne, tu saignes.
« Je t'aime et ça me tue, » je répètes. « Je t'aime et ça m'effraie, je t'aime et j'ai envie d'hurler. Je t'aime et les mots me manquent et ça me hante. J'abhorre le fait que je n'ai pas de mots pour te décrire, pour décrire ce que je ressens. J'abhorre mes métaphores, elles sont incapable d'être à la hauteur de mes sentiments. Et je...je suis incapable de décrire l'infinité d'émotions qui m'empare quand je...quand je te regarde. »
Mes poings se resserrent, je prends une grande respiration. « Mes mots m'effraient, et j'ai peur que tu devines mon esprit. Que tu comprennes l'étendue de mes émotions, je t'aime tellement et je me sens trop vulnérable. Je veux fuir, ne plus jamais te voir. Mais penser à toi hors du cadre me détruit, je suis incapable de ne pas te voir quelque part. »
Je n'ose plus rencontrer tes yeux, « Je murmures ton nom à voix haute pour m'assurer que tu es réel, essaie de me commémorer les détails de ton visage quand tu n'es pas là, passe des heures à étudier ton iris pour pouvoir m'en souvenir plus tard. Tes doigts, tes mains, tes épaules. Je passe mon temps à te regarder et ça n'a jamais l'air assez. Je t'aime tellement que ne je comprends pas comment c'est possible que je t'aime encore plus le lendemain. »
Tu souris, tes dents sont tâchées de sang. Tu viens de me sauver la vie, comme un con. Sans même y repenser deux fois. Je me dis que c'est peut-être comme ça que tu m'aimes. « Regarde moi un poète, » tu dis en riant. « On dirait bien que tu m'aimes. »
Je roule les yeux, enroule un bandage autour de ton bras. Il se tâche du sang que j'ai sur les doigts, je crois bien que tu t'en fous.
« Je suis loin d'être un grand poète, » tu dis. Je t'examine, regarde tes lèvres écorchés, tes mains qui tremblent. Le sang coule encore sur ton front, tes yeux sont effrayés, si je laisse mon regard s'attarder sur tes bras, je peux voir les cicatrices que cet affront te laissera.
« Je sais, » je rétorque.
Et c'est vrai, tu n'as jamais été bon avec les mots. Et peut-être que dans le fond une partie de moi te le blâme; peut-être que j'aimerais être romancer comme je te romance, moi. Aimerais lire des poèmes sur ma longue chevelure, sur la manière que mes yeux plissent; je n'ai jamais été aimé par un poète, je n'ai qu'aimer comme un.
« Mais je peux...» tu t'éclaircis la gorge; comme si les mots te blessent, comme s'ils heurtent ta trachée. Je me perds dans ton regard, dans les mots que tu essaies de me dire. Tu m'as toujours regardé; c'est la seule manière que j'ai compris que tu m'aimais. « Je peux... »
« Tu peux? » Je répètes, presque timidement. Tes joues s'enflamment, ton visage rougit. Tu regardes ailleurs et je te prends la main. « Tu peux? »
« Je peux te dire que je.. que je t'aime, » tu finis par laisser sortir. Je lâche tes mains, mes lèvres s'entre ouvrent. Tu....
« Je t'aime et je pense que ça me tue. Je...je...je suis incapable d'en parler, incapable de me le faire comprendre. J'ai toujours l'impression d'être entrain d'exploser, j'ai besoin de le mettre quelque part et j'ignore où et ça...ça..ça fait presque mal. Comme si un poids m'écrasait les bronches et m'empêchait de respirer, j'ai besoin de...de le sortir. De...de te le faire comprendre mais je sais pas...je sais pas si il y a des mots pour l'expliquer. Et ça me tue. Tu me tues. »
Tu saignes de partout, tes lèvres, tes joues, tes bras. Tu saignes des mains, et du front. Je laisse mes mains effleurer ton torse, ma respiration accélère. « Et comment...», voilà que j'ai les mains tâchés de sang, « Comment est-ce que je peux y remédier? »
Tu croises mes yeux, ton regard s'adoucit mais je vois clairement la douleur derrière ton iris, je veux qu'elle s'estompe. Je veux qu'elle disparaisse.
« Comment est-ce que tu m'aimes? » Tu murmures.
« Quoi? » C'est comme si le langage m'est inconnu. Comment? Comment...
« Comment? » Tu répètes la question, comme si je suis sensé comprendre. Tes yeux me supplient d'y répondre, les mots m'échappent. (Comment les mots m'échappent-t-ils? Alors que la langue m'appartient, m'a toujours appartenu, comment se fait-il que ma gorge est sèche?)
Je ne vois pratiquement plus la couleur de ton iris, seulement cette lueur dans tes yeux, ce même putain de regard qui me suit constamment, qui m'aime, qui m'aime et qui me fait sentir aimer.
Et je comprends.
« Je t'aime comme l'oiseau aime le printemps, » je murmure. « Comme un jardinier qui voit ses plantes fleurir à nouveau. Je t'aime comme un enfant qui voit la mer pour la première fois, comme un astronaute qui regarde la Terre de l'espace. Je t'aime comme le Soleil aime la lune. Je t'aime et ça me tue. »
Mes mains saignent, je saigne, tu saignes.
« Je t'aime et ça me tue, » je répètes. « Je t'aime et ça m'effraie, je t'aime et j'ai envie d'hurler. Je t'aime et les mots me manquent et ça me hante. J'abhorre le fait que je n'ai pas de mots pour te décrire, pour décrire ce que je ressens. J'abhorre mes métaphores, elles sont incapable d'être à la hauteur de mes sentiments. Et je...je suis incapable de décrire l'infinité d'émotions qui m'empare quand je...quand je te regarde. »
Mes poings se resserrent, je prends une grande respiration. « Mes mots m'effraient, et j'ai peur que tu devines mon esprit. Que tu comprennes l'étendue de mes émotions, je t'aime tellement et je me sens trop vulnérable. Je veux fuir, ne plus jamais te voir. Mais penser à toi hors du cadre me détruit, je suis incapable de ne pas te voir quelque part. »
Je n'ose plus rencontrer tes yeux, « Je murmures ton nom à voix haute pour m'assurer que tu es réel, essaie de me commémorer les détails de ton visage quand tu n'es pas là, passe des heures à étudier ton iris pour pouvoir m'en souvenir plus tard. Tes doigts, tes mains, tes épaules. Je passe mon temps à te regarder et ça n'a jamais l'air assez. Je t'aime tellement que ne je comprends pas comment c'est possible que je t'aime encore plus le lendemain. »
Tu souris, tes dents sont tâchées de sang. Tu viens de me sauver la vie, comme un con. Sans même y repenser deux fois. Je me dis que c'est peut-être comme ça que tu m'aimes. « Regarde moi un poète, » tu dis en riant. « On dirait bien que tu m'aimes. »
Je roule les yeux, enroule un bandage autour de ton bras. Il se tâche du sang que j'ai sur les doigts, je crois bien que tu t'en fous.
les mots coulent sur ma langue; j'utilise la parole comme les amants volent les poèmes d'écrivains. je danse avec la langue enrichie dans le but d'enjoliver mon public, je parle avec des mots trop jolis pour ne rien dire, mon cerveau me fuit. je m'éteins, je m'endors, je me dis que si je continuer à user mes mots, peut-être qu'un jour ils auront du sens.
me voilà à me reposer les mêmes questions; ne trouves-tu pas que la société est étrange? avec ses moyens scrupuleux d'entretenir son public? de gouverner son peuple?
je veux dire; elle prétend parler justice, et lorsqu'on lui demande ce qui la pousse à agir ainsi, elle crie à la démocratie. mais lorsque j'entend les voix qui votent les lois, qui débattent le climat économique, qui parle des règles de société, ce sont toujours les mêmes.
c'est les voix qui ont les poches lourdes d'argent.
"C'est une démocratie," il hurle. Ce qu'ils ne disent pas, c'est que le droit de parole appartient seulement à ceux qui règnent sur le trône du capitalisme.
me voilà à me reposer les mêmes questions; ne trouves-tu pas que la société est étrange? avec ses moyens scrupuleux d'entretenir son public? de gouverner son peuple?
je veux dire; elle prétend parler justice, et lorsqu'on lui demande ce qui la pousse à agir ainsi, elle crie à la démocratie. mais lorsque j'entend les voix qui votent les lois, qui débattent le climat économique, qui parle des règles de société, ce sont toujours les mêmes.
c'est les voix qui ont les poches lourdes d'argent.
"C'est une démocratie," ils hurlent. Ce qu'ils ne disent pas, c'est que le droit de parole appartient seulement à ceux qui règnent sur le trône du capitalisme.
l'anxiété me monte au cou, elle me noie et je me perds. dans mes phobies, dans mes pensées, dans mes lubies. où est-ce que je veux aller?
le futur m'effraie et je ne sais plus comment marcher, tous le monde court et moi je prends le temps à regarder. pourtant rien qu'à voir comment le monde fonctionne, je pense comprendre que les gens n'en ont rien à battre d'observer.
Pourquoi ma peau n’a pas l’air d’être mienne, pourquoi j’ai envie d’hurler chaque fois que je suis laissé seul avec moi-même. Pourquoi j’ai l’impression d’être mon propre tourment, pourquoi je ne suis plus capable de rester avec mes propres pensées, pourquoi je m’abhorre autant.
(et comment tu fais toi?)
Je souris et je me sens de trop. Parle et aussitôt regrette. Je suis un funambule sans expérience, le moindre commentaire sur ma personne et je perds ma balance. Je tombe et je me noie. Me noie, me noie et ne sors pas.
Pourquoi vouloir rester sur la corde?
Si tu sais, après tout, que tu vas finir par tomber.
te voilà qui me parle, qui me dit des mots que je ne comprends pas. à citer “la vie d’adulte” et les “responsabilités” (l’argent, le besoin d’apporter quelque chose à la table).
alors me voilà à me sentir un peu con à vouloir suivre mes rêves et je me plains— dans quel monde sommes nous si je me méprise à vouloir suivre ce que j’aime à la place de l’argent?
et je ne comprends pas trop, ne comprends plus rien. lorsque je me regarde dans le miroir, je ne me reconnais pas. lorsque je vois mon futur, j’ai envie de courir.
Comment fais-tu pour vivre dans une société qui abolit les rêves? Comment fais-tu pour suivre les règles?
N’es-tu jamais saisi par l’envie folle de t’enfuir?
te voilà qui me parle, qui me dit des mots que je ne comprends pas. à citer “la vie d’adulte” et les “responsabilités” (l’argent, le besoin d’apporter quelque chose à la table).
alors me voilà à me sentir un peu con à vouloir suivre mes rêves et je me plains— dans quel monde sommes nous si je me méprise à vouloir suivre ce que j’aime à la place de l’argent?
et je ne comprends pas trop, ne comprends plus rien. lorsque je me regarde dans le miroir, je ne me reconnais pas. lorsque je vois mon futur, j’ai envie de courir.
Comment fais-tu pour vivre dans une société qui abolit les rêves? Comment fais-tu pour suivre les règles?
N’es-tu jamais saisi par l’envie folle de t’enfuir?