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@chaos-creatif
Métro boulot dodo
Le cirque de l’oubli.
Dernièrement j’ai vécu beaucoup de choses. Mon absence en témoigne. Virus respiratoire, insomnie, les électros trop vieux qui lâchent.
La sensation de travailler dans le beurre parce qu’il y a toujours qqch à payer.
Métro, boulot, dodo. C’est un rythme de vie et des situations qui arrivent à tout le monde.
Mon cheminement personnel est encore récent et je suis en période d’adaptation. Et honnêtement c’est le cirque de l’oubli. J’oublie doù je viens et où je m’en vais parce que toutes ces choses m’épuisent. Et c’est là le piège, je retombe dans mes vieux patterns rapidement.
Ont se laisse convaincre que ce métro, boulot, dodo c’est ça la vie. Que non! C’est la routine ce n’est pas le tout. Derrière je suis quand même celle qui a fait un an de thérapie. Celle qui écrit des conférences. La femme mariée.
Tout mon cheminement ne s’efface pas à cause de la fatigue de la routine.
Il faut impérativement ce le rappeler. Moi première. Ont devient tellement obnubilé par le Day to day qu’on oublie tout le reste. Ça peut être très lourd.
Quand on vit avec l’hypersensibilité et un diagnostic en santé mentale, il faut parfois faire un effort conscient pour se rappeler que notre valeur ne se mesure pas à notre niveau d’énergie ou à notre productivité. Les journées où l’on survit ne viennent pas effacer toutes celles où l’on a grandi.
Alors aujourd’hui, je me fais une promesse. Celle de ne pas laisser le métro, boulot, dodo me faire oublier qui je suis. Je suis bien plus que mes factures, mes horaires et mes électroménagers qui rendent l’âme. Je suis une femme qui a appris à se relever. Une femme qui continue d’avancer, même quand elle a l’impression de piétiner.
Parce qu’au fond, le véritable danger n’est pas la routine. C’est d’oublier la personne que l’on est devenue. Et ça, je refuse que le cirque de l’oubli gagne.
Ce que l’on prend pour acquis
Il est étrange de constater à quel point l’être humain s’habitue vite au bonheur.
Un emploi devient une routine. Une maison devient simplement « chez nous ». Une voiture devient un moyen de transport. La santé devient normale. Les personnes que l’on aime deviennent une présence évidente.
Puis un jour, la vie nous rappelle que rien de tout cela n’est garanti.
Nous passons souvent notre temps à désirer ce que nous n’avons pas, en oubliant tout ce que nous possédons déjà. Pourtant, il existe des personnes qui rêveraient d’avoir un emploi où se rendre le matin. D’autres donneraient beaucoup pour avoir un toit sécuritaire, une voiture fiable, un repas sur la table ou quelqu’un qui les attend à la maison.
La gratitude ne consiste pas à nier les difficultés. Elle ne dit pas que tout est parfait. Elle nous invite simplement à reconnaître que, même au milieu des défis, il existe déjà des richesses dans notre vie.
Personnellement, j’apprends à voir autrement des choses que je considérais comme banales. Aller travailler. Pouvoir conduire. Rentrer chez moi. Partager un repas avec mon mari. Ces gestes paraissent ordinaires… jusqu’au moment où l’on réalise qu’ils sont en réalité des privilèges.
Prendre conscience de cela change notre regard. Nous cessons peu à peu de vivre dans le manque pour commencer à vivre dans l’appréciation.
Aujourd’hui, je t’invite à faire un exercice très simple. Regarde autour de toi et demande-toi : quelles sont les trois choses que je considère comme normales, mais qui sont en réalité de véritables cadeaux?
Tu seras peut-être surpris de découvrir que le bonheur ne se cache pas toujours dans ce qui nous manque, mais bien dans ce que nous possédons déjà et que nous avions cessé de voir.
La gratitude n’efface pas les épreuves. En revanche, elle nous aide à traverser la vie avec un cœur plus léger et un regard plus riche.
LUI
Il y a des gens qui remplissent une pièce dès qu’ils y entrent. Mon mari, lui, la remplit souvent… en musique.
Il est musicien. Chez lui, la musique n’est pas un passe-temps, c’est une façon d’être. Il écoute constamment de la musique, même pour dormir. Il chante en cuisinant, en conduisant. Il fredonne sans même s’en rendre compte. Les mélodies l’accompagnent partout, et avec les années, elles sont devenues la bande sonore de notre vie.
Il est aussi incroyablement drôle. Pas parce qu’il cherche à faire rire à tout prix, mais parce qu’il possède ce talent rare de dédramatiser les choses. Nos chicanes sont rares, non pas parce que nous sommes toujours d’accord, mais parce qu’il trouve presque toujours une façon de transformer une tension en éclat de rire. C’est une qualité que j’admire profondément.
Quand la vie me bouscule, et oui ça m’arrive 😂 il sait instinctivement quoi dire. Il ne prétend pas avoir toutes les réponses. Il trouve simplement les mots qui apaisent, qui redonnent espoir et qui me rappellent que je ne suis jamais seule.
Je sais aussi qu’il porte beaucoup sur ses épaules. Je le vois. Pourtant, il avance avec une force tranquille, sans se plaindre. Même lorsque les journées sont plus lourdes, il choisit de sourire. Ce n’est pas de l’insouciance; c’est une forme de courage que j’admire énormément.
Il est intelligent, charismatique, charmeur… mais ce sont ses qualités de cœur qui me touchent le plus. Sa patience, sa compréhension, sa bienveillance et cette capacité à rendre la vie plus légère simplement par sa présence.
Je mesure chaque jour la chance que j’ai de partager ma vie avec lui. C’est un mari extraordinaire. Et si on me demandait aujourd’hui si je voudrais encore l’épouser, ma réponse serait exactement la même qu’il y a quatre ans.
Oui.
Et je le choisirais encore. Et encore. Sans la moindre hésitation.
Je t’aime Marc.
CHRONIQUE
Terrasse devant l’hôpital
Mme Rose Bonbon
De mon observatoire, cette terrasse nichée au 3e étage j’ai pu observer récemment une dame. Elle porte toujours du rose, des montures rose un chandail rose et des accessoires de différentes teintes…de rose.
Elle m’a déjà accosté pour me dire oh vous aimez les tattoos? Moi aussi j’ai un tatouage en me montrant un papillon. Une autre fois alors que je partais pour le travail elle m’a de nouveau interpellé pour me dire oh vous aimez le rose? Moi aussi! J’ai toujours du rose.
Tout ça est bien inoffensif mais cela la mise sur mon radar je la vois souvent passer et effectivement elle porte toujours du rose. Et ma curiosité s’est enflammé!
Pourquoi est-elle toujours à l’hôpital? Pourquoi le rose? Vous commencez à me connaître chers lecteurs! J’ai bien sûr continué l’observation.
Puis un soir que je revenais du travail je l’ai recroisée mais cette fois elle n’était pas seule. Elle accompagnait un jeune homme qui avait une canne de basse vision! Oh?
Et je l’ai revue plusieurs fois avec le même jeune homme les soirs.
Vous vous demandez où je m’en vais avec ça! Je vous entends dire mais ont s’en tamponne le coquillart! Voyez-vous c’est exactement ça que j’offre…de l’observation!
Et ce fut comme une révélation. Elle est si extravertie avec son rose mais derrière la façade qui sait ce qu’elle cache ?
Un enfant handicapé? Du bénévolat? Je ne sais pas et le simple fait de me dire qu’elle aussi a une histoire rend la chose fascinante.
Ce que je veux dire par là c’est que cela anime chez moi ma compassion. Nous avons tous une histoire que l’on aille à l’hôpital ou non.
Nous avons tous une histoire que nous aimions le rose ou même que nous soyons marrons à pois vert. La chose humaine à faire c’est de s’intéresser aux autres histoires que la nôtre. Madame rose bonbon est un exemple.
Du haut de ma terrasse j’observe le monde et il tâche toujours de me rappeler que nous sommes tous connectés d’une manière ou d’une autre. Le temps d’une discussion ou même l’instant de se croiser dans la rue.
La bienveillance naît dans notre capacité de connexion. Une seconde, un sourire! Ont ne sait jamais ce que l’autre personne vit et si elle m’accoste comme ça c’est qu’elle aussi a besoin de connexion. Et c’est absolument humain.
La prochaine fois que je vais croiser mme Rose Bonbon je vais lui demander comment elle va.
Je lui souhaite le meilleur et prendre soin de soi c’est aussi prendre soin des autres. Parce qu’ils sont nous. Humain.
Officiellement 38, officieusement je me fout du nombre. Il ne défini pas la jeunesse de mon cœur et le crunchy de ma personnalité 😂
C’est mon anniversaire….mais je ne compte plus les années.
Je pourrais te dire mon âge. Je pourrais même compter les chandelles sur le gâteau. Pourtant, depuis quelque temps, ce chiffre m’intéresse beaucoup moins qu’avant.
Pendant longtemps, les anniversaires semblaient être des points de repère. Une nouvelle année. Un bilan. Une occasion de regarder ce qui avait été accompli et ce qui ne l’avait pas été.
Aujourd’hui, je vois les choses autrement.
Je ne compte plus les années parce que je compte les matins tranquilles avec un café. Je compte les fous rires. Les promenades sans destination précise. Les conversations qui font du bien. Les pages écrites dans un carnet. Les moments où je me suis sentie vivante.
Le temps passe, c’est vrai. Il a toujours passé. Mais à force de surveiller le calendrier, j’ai parfois oublié de regarder la vie qui se déroulait juste devant moi.
Alors cette année, je ne célèbre pas un nombre.
Je célèbre les choses simples que j’ai apprises.
J’ai appris que la paix d’esprit vaut plus que la performance.
J’ai appris que certaines blessures guérissent lentement, mais qu’elles guérissent quand même.
J’ai appris qu’il n’est jamais trop tard pour recommencer à vivre au lieu de simplement survivre.
Je ne sais pas combien d’anniversaires il me reste. Personne ne le sait. Mais pour la première fois depuis longtemps, cette idée ne m’inquiète pas particulièrement.
Parce que je suis ici.
Parce que je suis présente.
Parce que la vie n’est pas quelque chose qui m’attend dans le futur.
Elle est déjà en train d’arriver.
Alors oui, c’est mon anniversaire.
Mais je ne compte plus les années.
Je compte les moments où j’ai vraiment vécu.
Une chose à la fois
S’il existait un palmarès des phrases que j’ai le plus entendues dans ma vie, « une chose à la fois » figurerait sans aucun doute dans le top trois.
Je l’ai entendue de mes parents, de mes enseignants, de mes collègues, de mes amis et probablement de parfaits inconnus croisés dans une file d’attente. Pendant longtemps, je hochais la tête poliment en me disant : « Oui, oui, bien sûr. » Puis je retournais immédiatement à ma spécialité : penser à douze choses en même temps.
Une chose à la fois? Quelle drôle d’idée.
Pourquoi faire une seule chose quand on peut s’inquiéter de la pile de lavage, du souper de demain, du rendez-vous de la semaine prochaine, de son avenir professionnel et du bruit étrange que fait le réfrigérateur depuis trois jours?
L’anxiété possède un talent remarquable : elle transforme une simple liste de tâches en montagne infranchissable. La pile de lavage n’est plus une pile de lavage. Elle devient le symbole de tout ce qu’il reste à accomplir dans l’univers.
Au travail, ce ne sont plus quelques boîtes à défaire. Ce sont des centaines de boîtes imaginaires qui semblent se multiplier dès qu’on détourne le regard.
Quand j’ai traversé une période difficile de ma vie et que j’ai commencé à me reconstruire, j’ai découvert quelque chose d’étrange : le temps n’était pas mon ennemi.
J’avais passé des années à vouloir aller plus vite. Guérir plus vite. Comprendre plus vite. Réussir plus vite. Me sentir mieux plus vite.
Comme si la vie était un projet à terminer avant vendredi.
Mais le rétablissement ne fonctionne pas ainsi.
Le rétablissement ressemble davantage à un jardin qu’à une course. On plante, on arrose, on attend. Et surtout, on attend encore un peu.
Aucune fleur ne pousse parce qu’on la fixe avec impatience.
Certaines choses ont besoin de leur propre rythme.
J’ai fini par comprendre que la fameuse phrase que tout le monde me répétait depuis des décennies n’était pas un conseil pour être plus productive. C’était une invitation à respirer.
*Une chose à la fois.*
Faire une brassée de lavage plutôt que penser aux dix suivantes.
Défaire une boîte plutôt que s’inquiéter de toutes celles qui restent.
Traverser une journée plutôt que de tenter de résoudre les six prochains mois avant le déjeuner.
Petit à petit, l’oppression diminue.
Les tâches restent les mêmes. Le temps disponible reste le même. Mais notre relation avec eux change complètement.
Aujourd’hui, je souris lorsque quelqu’un me dit : « Une chose à la fois. »
Non pas parce que c’est une phrase originale.
Au contraire.
C’est probablement la phrase la moins originale que j’aie entendue de toute ma vie.
Mais c’est aussi l’une des plus vraies.
Il m’a fallu des années pour la comprendre.
Une chose à la fois.
Puis une autre.
Et sans même s’en rendre compte, on avance.
La reconstruction : qui sommes-nous après la noirceur?
Quand on traverse un épisode de dépression majeure, on rêve souvent du jour où tout redeviendra comme avant.
On se dit qu’un matin, on va se réveiller et retrouver la personne qu’on était. Celle qui avait de l’énergie, des projets, des envies. Celle qui semblait avancer sans effort.
Mais la réalité a été différente pour moi. Je ne suis pas redevenue la personne que j’étais avant.
Je me suis reconstruite.
Au début, j’ai cru que la reconstruction consistait à réparer ce qui était brisé. À remettre chaque morceau exactement à sa place. À retrouver l’ancienne version de moi-même.
J’avais tort.
Parce que pendant que j’étais occupée à chercher qui j’étais avant, je ne voyais pas la personne que j’étais en train de devenir. Il était même pas envisageable de retourner en arrière, pas après tout ce que j’ai traversé.
La dépression m’a fait perdre beaucoup de choses. La confiance. L’énergie. L’espoir parfois. Certaines certitudes aussi.
Tout ça à été pulvérisé dans les profondeurs de mon esprit…Mais elle m’a forcée à me poser une question essentielle :
Qui suis-je vraiment lorsque je cesse d’essayer d’être la personne que je pense devoir être?
Pendant longtemps, j’ai poursuivi une version idéalisée de moi-même. Une version parfaite. Une version qui n’existait que dans mon imagination. Une qui n’aurait aucun problème à socialiser, à travailler et être stable.
Aujourd’hui, je ne cherche plus cette personne.
J’apprends à connaître la vraie moi. Celle qui renaît de ses cendres. La femme qui aime les petits plaisirs simples.
La femme qui apprécie le soleil sur la terrasse.
La femme qui aime écrire, rire, observer les gens et trouver du sens dans les choses ordinaires.
La femme qui aime les couleurs, les cerises, les projets un peu fous et les nouvelles découvertes.
La femme imparfaite, mais authentique.
La reconstruction n’est pas un retour en arrière. C’est une rencontre. La rencontre avec soi-même.
Et je crois que c’est ce qui m’a le plus surprise dans tout ce processus. Je pensais reconstruire ma vie.
Finalement, j’étais en train de me découvrir.
La noirceur a laissé des traces. Certaines journées sont encore plus difficiles que d’autres…Mais aujourd’hui, lorsque je regarde le chemin parcouru, je réalise quelque chose d’important :
Je ne suis pas redevenue moi.
Je suis enfin devenue moi.
C’est un processus qui fut long et ardu mais il est tellement bénéfique. C’est un beau cadeau à s’offrir à soi même. La chance de s’accomplir authentiquement.
La terrasse devant l’hôpital
Il existe peu d’endroits aussi fascinants que la terrasse devant un hôpital. À première vue, il n’y a rien à voir. Quelques tables de métal, des gens qui fument malgré les affiches géantes qui leur rappellent qu’ils sont littéralement devant un établissement consacré à la santé, et une circulation constante de personnes qui entrent et sortent…
Mais après quelques heures d’observation, on réalise qu’on est assis devant le plus étrange théâtre de la société moderne.
Prenons d’abord la catégorie des Marcheurs Pressés.
On les reconnaît facilement. Ils traversent le stationnement comme si leur mission était de sauver le monde. Ils tiennent un café géant dans une main, leur téléphone dans l’autre et avancent à une vitesse qui défie parfois les lois de la physique.
Je ne sais jamais s’ils travaillent ici ou s’ils sont simplement en retard depuis 2017.
Puis viennent les Chercheurs de Stationnement.
Ceux-là mériteraient leur propre documentaire animalier.
Ils tournent en rond pendant vingt minutes à la recherche d’une place située exactement à trois mètres de l’entrée alors qu’il en existe cinquante libres un peu plus loin.
Leur regard exprime la même détermination qu’un explorateur cherchant une cité perdue.
Ensuite, il y a les Fumeurs Philosophiques.
Ce sont mes préférés.
Ils sortent, s’assoient, regardent l’horizon et semblent soudain porter sur leurs épaules tous les mystères de l’univers. Pendant cinq minutes, ils méditent sur la condition humaine. Puis leur téléphone sonne.
« Oui, oui, j’arrive. »
Fin de la réflexion existentielle.
Ce qui me frappe surtout, c’est à quel point tout le monde transporte une histoire invisible. La jeune femme qui rit au téléphone vient peut-être d’apprendre une bonne nouvelle.
L’homme qui fixe le sol attend peut-être un résultat important.
La personne qui marche lentement vers la sortie est peut-être en train de tourner une page de sa vie.
Nous ne savons rien.
Et pourtant, nous passons les uns à côté des autres comme des figurants dans le film de quelqu’un d’autre.
La terrasse devant l’hôpital est un drôle d’endroit.
On y voit l’impatience, la peur, l’espoir, l’ennui, l’amour, le soulagement et parfois même la joie.
On y voit surtout des humains essayer de continuer leur journée pendant que la vie leur rappelle qu’elle est fragile.
C’est peut-être pour ça que j’aime m’y asseoir.
Parce qu’entre deux ambulances, trois cafés et un monsieur qui cherche sa voiture depuis quarante-cinq minutes, on se rappelle une chose importante :
Nous sommes tous beaucoup plus semblables qu’on le croit…
Pour comprendre les détails de cette image lire l’article précédant 😊
Le jour où j’ai réalisé que j’avais changée
Pour ceux qui me suivent depuis longtemps, vous savez que j’ai entrepris une année complète de thérapie il y a quelque temps.
Au fil des années, j’ai exploré différentes approches pour l’anxiété, la dépression, la bipolarité, pour ne nommer que celles-là. Puis un jour, je me suis retrouvée face à un mur.
Devant moi se trouvait une version de moi-même confiante, rayonnante et tournée vers l’avenir. Derrière moi se trouvait une personne remplie de doutes, de peurs et de négativité.
Le plus difficile n’a pas été d’apprendre de nouvelles choses. Le plus difficile a été de laisser partir l’ancienne version de moi.
Pendant longtemps, j’ai cru qu’elle me protégeait. Je croyais que le doute m’empêchait d’être déçue. Je croyais que le pessimisme me préparait aux difficultés. Je croyais que rester dans ma zone de confort me gardait en sécurité….Mais avec le temps, j’ai réalisé que ce qui me protégeait autrefois m’empêchait maintenant d’avancer.
Le changement n’est pas arrivé du jour au lendemain. Il n’y a pas eu de moment spectaculaire où je me suis réveillée transformée. Il y a plutôt eu une multitude de petites victoires.
Une sortie de plus.
Quelques minutes de conduite de plus.
Une nouvelle expérience.
Une pensée négative remise en question.
Une journée où j’ai choisi d’essayer plutôt que d’abandonner.
Puis une autre.
Et encore une autre.
À chaque fois, ces petites victoires semblaient insignifiantes. Pourtant, elles s’accumulaient tranquillement. Comme des gouttes d’eau qui finissent par remplir un vase.
Un jour, sans vraiment m’en rendre compte, j’ai regardé derrière moi.
Et j’ai réalisé que j’avais changé.
Pas parce que ma vie était devenue parfaite. Pas parce que je n’avais plus peur ou plus de difficultés.
Mais parce que je n’étais plus la même personne.
Aujourd’hui, je vois davantage le positif. Je me fais plus confiance. J’ose davantage. Je suis capable de reconnaître mes progrès plutôt que de me concentrer uniquement sur ce qui reste à accomplir.
Si je partage cela aujourd’hui, c’est pour rappeler à ceux qui sont encore au début du chemin que les petites victoires comptent.
Même lorsqu’elles semblent insignifiantes.
Surtout quand elles semblent insignifiantes.
Même lorsqu’on a l’impression de ne pas avancer.
Parce qu’un jour, vous regarderez derrière vous et vous réaliserez peut-être, comme moi, que tous ces petits pas ont fini par vous emmener beaucoup plus loin que vous ne l’auriez cru.
Et une fois que la leçon s’intègre…sky is the limit!
Les différentes façons de se reposer…Votre recette miracle!
Les différentes façons de se reposer (ou pourquoi la recette de votre voisin ne fonctionne pas toujours) Pendant longtemps, j’ai cru qu’il existait une bonne façon de se reposer. Vous savez, la version officielle. Celle des magazines, des réseaux sociaux et des personnes qui possèdent manifestement plus de plantes en santé que moi. Selon cette théorie, pour récupérer, il faut prendre un bain chaud, boire une tisane aux propriétés mystérieuses, méditer pendant vingt minutes et contempler un coucher de soleil avec gratitude.
J’ai essayé.
Je me suis déjà retrouvée dans un bain avec une tisane à la main en regardant mentalement ma liste de tâches. Je pensais à mon épicerie, à mon ménage, à un courriel oublié et à une conversation embarrassante datant de 2017.
Bref, je n’étais pas détendue. J’étais simplement stressée dans de l’eau chaude.
C’est à ce moment que j’ai commencé à soupçonner quelque chose : peut-être que le repos n’est pas une formule universelle. Peut-être que nous essayons tous d’utiliser la recette de quelqu’un d’autre.
Le repos du paresseux professionnel
Certaines personnes récupèrent en ne faisant absolument rien. Et quand je dis rien, je veux dire rien. Elles peuvent passer un après-midi entier sous une couverture à regarder une série, à faire une sieste ou à contempler le plafond avec un niveau de satisfaction qui force l’admiration.
Pour elles, le repos est simple. Moins elles font de choses, mieux elles se portent.
Je les envie parfois. Je les soupçonne aussi d’être légèrement magiques.
Le repos du hamster heureux
D’autres personnes prétendent vouloir se reposer, puis passent leur journée à cuisiner, jardiner, tricoter, bricoler ou réorganiser leur bibliothèque. Vu de l’extérieur, elles semblent travailler. Vu de l’intérieur, elles sont parfaitement détendues.
Ces gens-là ont besoin d’avoir les mains occupées pour permettre à leur cerveau de ralentir. Leur idée d’une journée reposante inclut souvent une liste de projets. Ce qui me semble légèrement contradictoire, mais je respecte leur démarche.
Le repos de l’ermite.
Elles aiment leurs amis. Elles aiment leur famille. Elles aiment même leurs collègues. Mais après plusieurs heures en société, elles ressentent le besoin de disparaître momentanément.
Leur phrase préférée ressemble souvent à ceci :
« Je t’apprécie énormément. C’est justement pour cette raison que j’ai besoin que tu quittes la pièce pendant quelques heures. »
Pour elles, le silence n’est pas un vide. C’est une source d’énergie.
Le repos du papillon social
À l’opposé, il existe des personnes qui se fanent lorsqu’elles restent seules trop longtemps. Leur batterie sociale se recharge grâce aux conversations, aux repas entre amis et aux sorties improvisées.
Là où l’ermite trouve son bonheur dans une maison tranquille, le papillon social trouve le sien autour d’une table remplie de gens. Après un déjeuner avec des amis, elles semblent revenir à la maison avec 100 % d’énergie.
Personnellement, je trouve cette capacité fascinante….Comme une forme de photosynthèse, mais avec des êtres humains.
Le repos de l’explorateur
Certaines personnes ne récupèrent pas grâce au calme. Elles récupèrent grâce à la nouveauté.
Une nouvelle route. Un nouveau café. Une nouvelle activité. Une petite aventure.
Elles n’ont pas nécessairement besoin de partir à l’autre bout du monde. Parfois, un simple changement de décor suffit. Leur cerveau adore découvrir. La routine les fatigue davantage que l’effort.
La découverte embarrassante
Le problème commence lorsqu’on essaie d’utiliser la méthode de quelqu’un d’autre. Une amie m’a déjà expliqué à quel point la méditation avait changé sa vie.
J’ai décidé d’essayer.
Après quatre minutes, j’avais mentalement réorganisé mes armoires, planifié les repas de la semaine, imaginé trois scénarios catastrophes improbables et réécrit une conversation datant de plusieurs années. La méditation était terminée…Mon activité mentale, elle, battait son plein.
À une autre époque, j’ai essayé de me reposer en restant complètement inactive. Me mettre à off 15 minutes fait des miracles. (S’étendre sans stimulation (bruits etc) )
Après environ une heure par contre, j’avais surtout réussi à développer un sentiment de culpabilité très productif.
À l’inverse, certaines personnes trouveraient épuisante l’idée de passer leur journée à cuisiner ou à bricoler.
Nous sommes tous différents. Et c’est probablement une bonne chose.
Trouver sa propre recette
Avec le temps, j’ai compris quelque chose de très simple. Le vrai repos n’est pas ce que les autres trouvent reposant . Le vrai repos est ce qui vous redonne de l’énergie.
Parfois, c’est un bain. Parfois, c’est une randonnée. Parfois, c’est une journée entière à lire. Parfois, c’est un déjeuner de crêpes aux bananes nappées de sucre à la crème avec quelqu’un qu’on aime.
L’important n’est pas de suivre la recette parfaite. L’important est de découvrir la vôtre. Parce qu’au fond, le repos n’est pas une compétition.
Et heureusement, aucun règlement officiel ne nous oblige à méditer dans un bain en buvant une tisane.
Et toi c’est quoi ta recette du repos ?
L’impermanence et la crème glacée!
L’autre jour, en mangeant une crème glacée, je me suis surprise à penser à l’impermanence…oui je pense beaucoup!
Je n’ai jamais vu quelqu’un faire une crise existentielle parce que sa crème glacée fondait 😅 Sauf peut-être mon neveu de 3 ans. Sérieusement…Personne ne téléphone au service à la clientèle pour exiger un remboursement parce que son cornet est devenu une flaque après avoir passé une heure au soleil. Nous savons tous que c’est ce qu’une crème glacée fait : elle fond.
Nous acceptons sa nature telle qu’elle est.
Au contraire, c’est peut-être justement parce qu’elle fond que nous l’apprécions autant. Nous la dégustons pendant qu’elle est encore froide et crémeuse. Nous profitons du moment parce que nous savons qu’il ne durera pas éternellement.
Pourtant, dans le reste de notre vie, nous semblons oublier cette leçon.
Nous voulons que les bons moments durent toujours. Nous aimerions que nos vacances ne se terminent jamais, que nos proches restent les mêmes, que notre corps ne vieillisse pas, que nos habitudes et nos repères demeurent inchangés.
Et lorsque la vie suit son cours naturel, nous sommes parfois déçus, frustrés ou surpris. Comme si le changement était une erreur. Comme si les choses avaient rompu un contrat dont nous ignorions nous-mêmes l’existence.
L’impermanence, un enseignement central du bouddhisme, nous rappelle pourtant une vérité toute simple : tout change.
Les saisons passent. Les émotions vont et viennent. Les relations évoluent. Les difficultés finissent par se transformer. Même les parties de nous-mêmes que nous croyons immuables sont en constante évolution.
Au fond, notre vie ressemble davantage à une crème glacée qu’à une statue de pierre.
Cela peut sembler inquiétant au premier abord, mais c’est aussi une immense source de réconfort. Car si les moments heureux ne durent pas éternellement, les moments difficiles non plus. La tristesse passe. L’anxiété change de forme. Les périodes compliquées finissent par laisser place à autre chose.
Accepter l’impermanence ne signifie pas devenir indifférent. Cela signifie apprécier ce qui est là pendant que c’est là. Comme lorsqu’on savoure une crème glacée par une chaude journée d’été, sans exiger qu’elle reste parfaite pour toujours.
La prochaine fois que ma crème glacée commencera à fondre, j’essaierai peut-être de voir autre chose qu’un dessert en train de disparaître. J’y verrai un petit rappel de la vie elle-même : précieuse non pas malgré son caractère éphémère, mais précisément à cause de lui.
Leçons spirituelles du Dollarama
En introduction, oui, ça semble tiré par les cheveux de parler de spiritualité et du Dollarama dans la même phrase.
Pourtant, pour moi, aller là-bas est presque une expérience méditative.
L’autre jour, c’est l’allée des soins personnels qui m’a inspirée. Oui, devant une panoplie de mascaras, de crèmes hydratantes et de produits de beauté à petit prix. Je me suis alors rendu compte d’une chose : ça coûte cher entretenir un hologramme de soi-même.
Quelle pression aussi.
On nous vend constamment l’idée qu’il faut corriger, améliorer, lifter, camoufler et perfectionner. Comme si notre valeur dépendait de notre capacité à présenter une version toujours plus brillante de nous-mêmes. Et pourtant, devant ma petite crème hydratante à 5 $, j’ai compris le sens de l’expression : dans les petits pots les meilleurs onguents. Parce qu’au fond, ce n’est pas tant le contenant qui compte que le contenu.
Mon mascara coûte 3 $. Ce n’est peut-être pas un lash lift, mais c’est tout de même un moment où je prends soin de moi. Ce n’est pas une question de paraître parfaite. C’est une question de me rappeler que je mérite de l’attention et de la douceur.
Je ne suis peut-être pas Instagram worthy, mais comme dirait l’autre : je le vaux bien.
La véritable révélation n’était pas que le Dollarama vend de bons mascaras. La révélation, c’est que j’ai passé une partie de ma vie à croire que la valeur venait du prix, de l’apparence ou de l’impression qu’on laisse aux autres.
Aujourd’hui, je crois davantage à la richesse du contenu. Je préfère une personne authentique à une image parfaite. Je préfère une vie imparfaite mais sincère à une façade impeccable. Je préfère prendre soin de mon dedans et laisser mon dehors refléter cette paix-là.
Merci, mascara du Dollarama. Tu m’as rappelé que ma vraie valeur ne se trouve pas dans mon reflet.
Et sérieusement… 3 $ le mascara ? C’est quand même une aubaine.
Mon amour des livres fromagés …cheesy get it? 😂
Pendant longtemps, je ne lisais presque que des livres de thérapie, de spiritualité et de développement personnel.
J’apprenais à mieux me connaître. Je guérissais mon enfant intérieur. J’élevais mon niveau de conscience.
Tout ça est bien utile mais…
honnêtement ?
À un moment donné, je n’avais plus de plaisir à lire.
J’avais envie de quelque chose de léger. Quelque chose qui ne me demande pas d’analyser mes traumatismes ou de manifester l’abondance.
J’avais envie de romance.
J’ai donc commencé par Danielle Steel, qui écrit de très belles histoires bien ficelées.
Puis un jour, tout a basculé.
Lors d’une séance de thrifting, je suis tombée sur une étagère remplie de romans Harlequin.
Je connaissais le nom.
Je connaissais la réputation.
Je savais que j’entrais en territoire dangereux.
J’ai acheté un livre.
Et aujourd’hui, je suis obligée d’admettre que j’adore ça.
Je bâti ma réserve. Jamais assez de lecture fromagère 🧀 dans ma vie!
Les Harlequin sont tellement prévisibles que ça en devient un art. C’est pas nécessairement bon mais c’est addictif!
On sait déjà ce qui va arriver.
On sait déjà qui va tomber amoureux.
On sait déjà que le mystérieux milliardaire grec cache un lourd secret.
Et pourtant, on continue de tourner les pages.
Parce qu’on veut savoir jusqu’à quel niveau de fromage l’auteur est prêt à aller.
Par exemple :
Le prince grec qui tombe amoureux de la seule vétérinaire spécialisée du Montana.
Pourquoi ?
Aucune idée.
Mais je suis investie émotionnellement dans cette relation.
Et ce n’est même pas le plus beau.
J’ai récemment découvert qu’il existe plusieurs collections.
Oui.
Des collections.
Comme s’il s’agissait d’un domaine d’étude universitaire.
Black Rose pour le suspense romantique.
Historique pour les ducs, les châteaux et les robes à corset.
Blanche pour les romances plus douces.
Guys, c’est une véritable mine d’or.
Et parlons des couvertures.
Les couvertures sont des chefs-d’œuvre.
Un château.
Un ranch.
Un coucher de soleil.
Un homme ténébreux qui regarde l’horizon comme s’il portait le poids du monde sur ses épaules.
Tu sais exactement ce que tu achètes.
Aucune fausse publicité.
Et il y a quelque chose de profondément réconfortant là-dedans.
Quand j’ouvre un Harlequin, je sais exactement ce que je vais trouver :
Une romance.
Une intrigue que j’aurai devinée avant la page 12.
Un héros émotionnellement indisponible.
Et une quantité de fromage qui ferait rougir une fondue suisse.
Un personnage qui s’appelle Esteban mais en fait c’est Steve son vrai nom 😂
Bref, la lecture parfaite pour décrocher et s’amuser.
Je vous laisse avec la photo de ma dernière trouvaille de friperie : trois romans pour 2,99 $.
Vous comprendrez immédiatement ce que je veux dire quand je parle d’œuvres d’art en matière de couvertures.
Bonne lecture ! 📚🧀💕
L'équanimité au quotidien : rester au centre quand la vie bouge
Pendant longtemps, je croyais que l'équanimité signifiait ne rien ressentir. Être calme en tout temps. Ne jamais être dérangée. Ne jamais réagir.
Aujourd'hui, je comprends les choses autrement.
L'équanimité n'est pas l'absence d'émotions. C'est la capacité de rester présente à ce qui est, sans être constamment emportée par chaque vague qui traverse notre journée.
Dans la vraie vie, l'équanimité ressemble rarement à une image parfaite de sérénité. Elle ressemble plutôt à quelqu'un qui reçoit une critique et qui choisit de réfléchir avant de réagir. À quelqu'un qui vit une déception sans conclure que tout est perdu. À quelqu'un qui connaît une belle journée sans s'y accrocher désespérément.
La vie est faite de hauts et de bas. Certaines journées nous apportent des réussites, d'autres des imprévus. Certaines personnes nous apprécient, d'autres moins. Notre énergie varie. Notre humeur aussi.
L'équanimité nous rappelle que tout cela est normal.
Elle nous invite à accueillir les expériences agréables avec gratitude, sans nous y attacher, et les expériences difficiles avec ouverture, sans croire qu'elles dureront éternellement.
Depuis quelque temps, je remarque que l'équanimité se manifeste dans de petites situations très ordinaires. Quand une journée de travail est plus exigeante que prévu. Quand un projet ne se déroule pas exactement comme je l'avais imaginé. Quand je manque de temps pour faire tout ce que j'aimerais faire.
Je ne réussis pas toujours parfaitement. Mais je m'efforce de revenir à cet espace intérieur où je peux observer ce qui se passe sans immédiatement me laisser définir par ce qui se passe.
L'équanimité n'est pas la perfection. C'est un retour constant à l'équilibre.
Peut-être que ce n'est pas une destination à atteindre, mais une pratique à cultiver, un jour à la fois.
Et parfois, la plus grande preuve d'équanimité consiste simplement à se rappeler que cette journée, qu'elle soit magnifique ou difficile, finira elle aussi par passer.