MĂȘme si c'Ă©tait Ă peine croyable, vous aviez fini par devenir "meilleurs amis", B.F.F., "Best Fried Forever", comme elle aimait te le rappeler en anglais. On vous surnommait la Belle et le bĂȘte. Tu n'en revenais pas qu'elle accepte ta prĂ©sence Ă ses cĂŽtĂ©s, sans te rendre compte, en bon loser omega que tu es, que cette princesse Alpha, tout B.F.F. qu'elle te disait ĂȘtre, ne te convoquait que pour te mettre aussitĂŽt Ă contribution d'une maniĂšre ou d'une autre. Elle n'aimait pas que tu l'appelles et prenait soin de mettre une Ă©ternitĂ© pour rĂ©pondre en deux ou trois mots Ă tes longs, trop longs messages, car, "contrairement Ă toi, son temps Ă©tait prĂ©cieux, contrairement Ă toi, elle avait des amis, une vraie vie, contrairement Ă toi, elle Ă©tait trĂšs populaire, trĂšs sollicitĂ©e, et devait accorder son attention aux gens qui en valaient vraiment la peine..." C'est pratiquement mot pour mot ce qu'elle t'a dit le jour oĂč tu lui as donnĂ© le coup de fil de trop... Ăa n'a pas suffi Ă te faire dessoĂ»ler... Au contraire, bien qu'humiliĂ© jusqu'Ă l'os, tu t'Ă©tais pliĂ© Ă cette cruelle exigence en prenant ton mal en patience, ce qui te laissait un temps interminable pour te masturber compulsivement en priant avec ardeur pour une prochaine et proche apparition de la pas si vierge Marie... Elle Ă©tait devenue ta nouvelle religion et tu en respectais avec soumission tous les codes, avec le zĂšle du dĂ©butant, puis plus tard, de l'intĂ©griste fou d'ELLE. Tu devais demeurer complĂštement inexistant, mais constamment joignable, disponible, et corvĂ©able Ă merci au cas oĂč elle t'appellerait par besoin de tes "services". Des services qui se sont vite accumulĂ©s, sans qu'encore une fois, con comme le balais Ă chiottes que tu es, tu ne le remarques. Ă moins qu'accepter sans un mot le fardeau "amical" qui s'alourdissait Ă©tait ta seule façon de te rĂ©aliser dans ta vie de merde, voire ta seule forme possible de "vie amoureuse".
BientĂŽt, tu faisais ses courses, son mĂ©nage, sa lessive, son linge dĂ©licat et sa lingerie sexy lavĂ©s Ă la main, notamment ses strings de salope fendus au niveau de son divin vagin pour pouvoir ĂȘtre prise plus vite par son mĂąle Alpha pressĂ© avec son Ă©norme pine de centaure dure comme l'acier. Tu Ă©tais en Ă©rection permanente le temps que durait cette corvĂ©e, ou plutĂŽt ce rituel sacrĂ© qui constituait ta seule vie sexuelle. Ces culottes avaient Ă©tĂ© au contact de la fente tant fantasmĂ©e mais inaccessible et sans doute trop large pour toi de ta DĂ©esse... Ton micropĂ©nis aurait nagĂ© dedans, tu n'aurais rien senti rien et elle non plus. Avec cette lessive Ă la main, elle savait ce qu'elle faisait... Et ce que tu faisais aussi, pas vrai ? Sniffer et lĂ©cher ses culottes sales, souvent souillĂ©es de sa mouille et du sperme de son mec qui, de visu et surtout au puissant goĂ»t salĂ© et amer, devait Ă©jaculer trĂšs abondamment, contrairement Ă tes deux ou trois gouttes clairettes quant tu te pignoles entre le pouce et l'index, gros loser... Le parfum des fluides sexuels n'Ă©tait pas toujours au rendez-vous, mais ce qui l'Ă©tait invariablement, c'Ă©tait les traces et la forte odeur de merde. Et tu Ă©tais un mange-merde religieusement dĂ©diĂ© Ă ta tĂąche, car tu savais que ce "caviar" provenait de l'orifice de ta DĂ©esse. Si ELLE n'Ă©tait pas lĂ , tu ajoutais Ă tes inhalations et tes coups de langue une bonne sĂ©ance de masturbation entre deux doigt, comme il se doit, vu ton gabarit minable, avec de gicler dans les chiottes et tirer la chasse sur ton A.D.N. foireux de ratĂ© de la vie. Tu lavais aussi sa vaisselle Ă la main. Elle avait un lave-linge, mais voulait Ă©conomiser l'Ă©lectricitĂ©, Ă moins que "tu ne payes toi-mĂȘme la facture"." Tu avais acceptĂ© sa proposition dans l'instant, ce qui l'avait fait Ă©clater de rire avant de te dire : "Non, loser de mon coeur, ce n'est pas dans tes petits moyens de larbin, je te dĂ©pouille assez comme ça au point que j'imagine que tu dois sauter pas mal de repas... Ce qui est bon pour un nain obĂšse de ton espĂšce... Je suis diĂ©tĂ©ticienne autodidacte, mais ma mĂ©thode est la meilleure du monde ! Alors oublie une bonne-fois pour toute ce lave-linge, Ă plus forte raison quand tu viens nettoyer aprĂšs une de mes folles soirĂ©e oĂč je prends soin de ne pas t'inviter car j'ai horreur de te dĂ©ranger pour rien, et surtout pour Ă©viter qu'une pĂ©tasse tombe amoureuse de toi et me vole mon chevalier servant. Donc mĂȘme s'il y a une tonne de vaisselle sale, tu laves Ă la main... Tu me ruinerais, sinon ! DĂ©solĂ©e, mon bon petit toutou adorĂ©, mais c'est ça, ĂȘtre populaire ! J'imagine qu'il n'y a qu'une seule assiette et un seul verre chez toi ! HA HA HA !!! Non, sĂ©rieux, rien ne vaut la bonne vieille huile de coude et j'aime te voir t'activer, je ne veux pas de B.F.F. fainĂ©ant... Fais ta vaisselle Ă la main comme le faisait ta connasse de grand-mĂšre et ne gaspille pas l'eau chaude, mon puceau d'amour !" ObjectifiĂ©, tu avais acceptĂ© ces insultes gratuites sans moufter.
Quelquefois, tu faisais mĂȘme la cuisine (elle n'y connaissait rien, bien sĂ»r...), en particulier quand elle invitait son mec Ă dĂźner pour dĂ©guster le repas que tu avais amoureusement concoctĂ© avec des ingrĂ©dients de qualitĂ© et trop chers pour toi, mais que tu avais nĂ©anmoins payĂ© de ta poche, comme le brave cave et esclave que tu Ă©tais. Ă chaque fois, elle promettait de te rembourser plus tard... Ă chaque fois, tu baissais les yeux en rougissant et en rĂ©pondant que c'Ă©tait hors de question et que tu tenais de tout ton coeur Ă offrir comme d'habitude ces dĂźners romantiques Ă ta "meilleure amie" et son fiancĂ©, et mĂȘme de faire le service si elle le voulait. Elle le voulait toujours, elle adorait ça, son mec aussi... Il avait un perpĂ©tuel sourire en coin Ă la bouche quand il t'observait galĂ©rer et suer pour les servir aux mieux... Les amants pouvaient ainsi se contenter de mettre les pieds sous la table et s'offrir un service de restauration de qualitĂ© Ă domicile, et surtout gratuit. Ma rĂ©munĂ©ration Ă©tait la montĂ©e de leur excitation. PrĂ©lude Ă l'amour... BientĂŽt, le mĂąle Alpha allait honorer ma DĂ©esse comme elle le mĂ©ritait, et j'entendrais tout en faisant la vaisselle en Ă©rection et en priant pour ne pas Ă©jaculer sans me toucher dans mon caleçon. Oui, mon talent de valet leur Ă©tait indispensable. C'Ă©tait trop fatiguant pour cette Princesse Alpha de remplir elle-mĂȘme son verre de vin, et son mec faisait plus dans la virilitĂ© que dans la galanterie. Son mec.... Un Alpha aussi, bien sĂ»r, grand et athlĂ©tique, un gros macho facho branchĂ© sport et bagnoles, un sale connard Ă l'entrejambe moulant si gonflĂ© que l'on voyait aisĂ©ment le relief de la taille hors-norme de son pĂ©nis outrageusement long et Ă©pais, bien qu'au repos. Tout comme ton entrejambe aussi plat que celui d'une femme trahissait ton micropĂ©nis, sous-merde. Le contraste Ă©tait dĂ©mesurĂ©... Son kif, c'Ă©tait de claquer des doigts une fois pour que te lui fasses un cafĂ© et deux fois pour que tu lui ramĂšnes illico une biĂšre bien fraĂźche, et malheur Ă toi s'il n'y en avait pas ou qu'elle Ă©tait tiĂšde... Souvent, quand IL jugeait que tu avais fait ou dit une connerie, il te collait mĂȘme une grosse baffe dans ta gueule rĂ©pugnante en t'ordonnant de le remercier pour cet honneur, ce que tu faisais les yeux humides et la joue Ă©carlate, sous le regard aussi amusĂ© qu'excitĂ© de ta DĂ©esse qui ne faisait jamais aucun commentaire, Ă part Ă©mettre un gloussement ravi. "Qui ne dit rien consent". En se contentant de claquer des doigts, ton Alpha n'avait pas Ă te gratifier de son regard intimidant et condescendant, ni s'abaisser Ă adresser la parole Ă un dĂ©chet humain comme toi. Pour lui, tu n'Ă©tais pas un homme (comment le contredire ?), mais un meuble ou un robot mĂ©nager. Pour sa "meuf" aussi, mais, fou amoureux d'elle comme tu l'Ă©tais, tu prĂ©fĂ©rais rester dans le dĂ©ni et refouler tout ce manque de respect et cette totale absence de rĂ©ciprocitĂ© dans ton inconscient... Le pire Ă©tait que quand IL venait, il te faisait ĂŽter ses chaussures et t'ordonnait d'aller les cirer pendant qu'il baiserait ton inaccessible DĂ©esse.
Avec le recul, tu lui es reconnaissant de t'avoir traitĂ© comme une merde, d'avoir eu l'honnĂȘtetĂ© de te juger Ă ta juste valeur et de t'avoir traitĂ© en consĂ©quence. Il Ă©tait ton gourou et t'initiait pour ton bien Ă renoncer Ă lutter contre l'humiliation et la honte d'ĂȘtre un omega et Ă te faire bien connaĂźtre ta vraie place. Ă ce jour, tu te branles encore souvent en pensant Ă lui, mĂȘme si tu n'es pas gay, juste un omega rendant hommage Ă un Alpha. Pour lui, elle n'Ă©tait qu'un plan cul. Pour l'omega que tu Ă©tais, ELLE Ă©tait l'amour de ta vie. Elle le savait trĂšs bien, trop bien, et prenait un plaisir pervers Ă tirer les ficelles de sa marionnette. Elle tenait Ă ce que tu sois toujours lĂ quand son Alpha venait la sauter... Alors tu t'exĂ©cutais, pour lui faire plaisir. Avec le recul, tu sais bien que ces deux-lĂ Ă©taient de mĂšche et tenaient Ă ta prĂ©sence pour t'humilier, Ă©picer ainsi leur vie sexuelle d'une pincĂ©e sado-maso, et du coup avoir des orgasmes Ă rĂ©pĂ©titions et plus puissants. Un rĂŽle sur mesure pour toi... Tu Ă©tais leur aphrodisiaque sur pattes. Et ce n'Ă©tait pas un maso omega qui allait se plaindre du traitement sadique que lui infligeaient ses MaĂźtres Alpha, bien au contraire !
Ainsi Ă©tais-tu passĂ© du loser qui subit son sort au loser qui en jouit. Un loser Ă©clairĂ©, un vrai omega qui s'accepte. Tu n'avais jamais Ă©tĂ© aussi heureux. Cette femme Alpha avait donnĂ© un sens Ă ta pathĂ©tique vie de loser : la servir et servir son mec en leur rendant la vie la plus agrĂ©able possible. C'Ă©tait devenu tes seuls et uniques objectif et ambition. Tu as mĂȘme cessĂ© de mater du porno en te branlant. Tu te secouais ta nouille risible exclusivement sur les photos qu'elle te laissait prendre d'elle en guise de "salaire" pour tes innombrables jobs dĂ©gradants Ă toute heure du jour oĂč de la nuit, sans prĂ©venir Ă l'avance, puisqu'elle savait que tu n'avais pas de vie... Elle savait aussi ce que tu faisais de ces photos et ça l'amusait autant que ça la faisait mouiller d'alimenter ainsi ton culte, ton excitation et ta frustration vis-Ă -vis d'elle.
Jusqu'Ă ce jour oĂč, va savoir pourquoi, tu as perdu la tĂȘte et commis l'erreur fatale de casser ta tire-lire pour l'inviter dans un restaurant chic et, en fin de dĂ©jeuner (le "dĂźner", elle l'avait refusĂ©, c'Ă©tait rĂ©servĂ© uniquement Ă ses amoureux) lui confesser Ă moitiĂ© ivre et les yeux baissĂ©s sur son fabuleux dĂ©colletĂ©, que tu Ă©tais fou amoureux d'elle depuis le premier jour, que ça avait Ă©tĂ© un coup de foudre instantnĂ©, que tu pensais Ă elle jour et nuit, qu'elle Ă©tait la plus belle femme que tu aies connu, et que mĂȘme si tu savais qu'elle mĂ©ritait bien mieux qu'un loser comme toi, tu lui faisais la promesse de faire du sport pour maigrir et rĂ©ussir dans la vie pour la mĂ©riter et qu'elle consente Ă te faire perdre ta virginitĂ© cruellement tardive... Sa rĂ©ponse est sur la photo ci-dessus. Ses mots t'ont laissĂ© sans voix. Puis, elle t'a invitĂ© Ă aller payer Ă la caisse et Ă quitter le restaurant sans te retourner. D'un ton glacial, en dĂ©tournant le regard. Tu as obĂ©is, pour la derniĂšre fois de ta vie rĂȘvĂ©e. Depuis, elle n'a plus jamais rĂ©pondu Ă tes appels, tes SMS, tes mails et t'a bloquĂ© et supprimĂ© sur tous ses rĂ©seaux sociaux.
Depuis, tu ne l'as plus vue ni entendu parler d'elle, jusqu'Ă cette heure oĂč tu te masturbes avec frĂ©nĂ©sie en passant en revue toutes ses photos et en te remĂ©morant cet Ă©pisode humiliant et dĂ©vastateur pour ton fragile Ă©go de puceau imbaisable. En plus, tu as peut-ĂȘtre gĂąchĂ© ta seule chance de servir une femme Alpha et de t'en tenir lĂ . Elle a dĂ» trouver un autre larbin omega depuis, tout comme tu as retrouvĂ© ta juste place, plus seul, isolĂ© et frustrĂ© que jamais, tout en bas de la hiĂ©rarchie socio-sexuelle, celle des omega comme toi. Et bien Ă©videmment, tu te masturbes souvent en pensant Ă elle et Ă son "vrai mec", en particulier sur les photos oĂč les deux divins Alpha apparaissent, enlacĂ©s ou se roulant une pelle. Ce dĂ©jeuner "romantique", durant lequel tu as pris l'ultime photo de ta DĂ©esse, aura Ă©tĂ© Ă la fois le sommet et naufrage de ta vie amoureuse. Si prĂšs... et si loin Ă la fois.
P.S. : sur la photo, la DĂ©esse Alpha fume dans le restaurant. Ă l'Ă©poque de cette histoire, c'Ă©tait autorisĂ© et c'Ă©tait mĂȘme l'usage en fin de repas... Autres temps, autre moeurs.




















