9 août. Bijoux
Aux premières lueurs du jour, tu recueilles précieusement les rêves de la nuit avant qu’ils ne s’estompent, comme on recueille assoiffée l’eau de la pluie, goutte à goutte au bout de la langue. Tu les consignes dans le cahier posé sur ta table de chevet. Tu te relis peu, et lorsque tu le fais, tu marmonnes à mi-voix des bribes étouffées : je reconnais alors dans les mots saisis au vol les formes que tu donneras plus tard à tes sculptures, à tes berceuses, à tes bijoux.










