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Edward Shape and the Magnetic Zeros / Le Trianon / 07.07.2013
(Believer)
Edward Shape and the Magnetic Zeros, je connaissais surtout leur chanson Home, par le biais d'un spot publicitaire (nous ne débattrons pas ici des liens musique/publicité/émissions de télé, disons simplement que parfois les publicitaires ont une bonne oreille musicale).
Quand mon amie Géraldyne a trouvé des places pour ce concert complet depuis des mois (décider d'aller voir un concert au dernier moment à Paris, c'est un peu comme ne pas faire la queue un dimanche à 13h pour un brunch au bord du canal : impossible), je me suis dit banco ! Géraldyne a toujours très bon goût, en matière de musique (mais pas que).
Et puis, ce nom, ce nom, j'aime les noms à rallonge, cela sent les mecs qui l'ont trouvé en se tapant un délire, sans penser à l'avenir. Remarquez sur le conducteur, ils étaient ESATMZ ; entre nous, je ne suis pas sûre que cela soit plus simple à dire.
Au Trianon, il faisait chaud, très chaud et au fur et à mesure que la foule arrivait : d'éclectique, l'ambiance devenait électrique. Public de passionnés, de fans, tous étaient déjà prêts pour accueillir cette bande de joyeux drilles, emmenés par un monsieur loyal roux à haut de forme et un couple de chanteurs qui donne un peu (beaucoup) envie d'être amoureux.
Come dance with me, Believer et tant d'autres, des inédites, des réorchestrations, des faux départs .... Une énergie communicative qui fait battre le pied, taper des mains et naître le sourire. Une musique entrainante, qui a conduit le plancher du Trianon à battre la chamade sous les sauts de la foule déchainée. Une ambiance de petit bal perdu, sous les plafonds de cette vénérable salle parisienne, avec des rondes en délire, des bourrées endiablées et des couples s'enlaçant dans l'obscurité. Une fin un peu abrupte, sans rappel, nous laissant un peu sur notre faim, comme l'époque où la permission de minuit arrivait avant la fin de la boum et que venait le temps de regagner la maison familiale.
 Home is wherever i'm with you...Ma maison, lundi était au Trianon. Avec Edward Shape and the Magnetic Zeros (et sur mon vélo, quand je chantais ce refrain à tue-tête, au retour).
The National / Point Ephémère / 24.06.13
(pink rabbits).
Alors oui forcément Fake Empire, avec ou sans orchestre symphonique. Et aussi Anyone Ghost’s, Slipping husband, Available, Fireproof… Finalement j’aime un peu, beaucoup tous les morceaux de ce groupe américain. Parce que quand je les écoute, ma mélancolie atavique se réveille et s’égaye. La musique idéale pour les journées où la pluie dégouline sur les vitres ou les larmes sur les joues.
The National, c’était un de mes concerts rêvés. Un de ceux dont on sait qu’on l’aimera tout de suite. Sauf que la date parisienne de la tournée accompagnant leur dernier opus Trouble will find me était au Zenith. Ou à Bercy. Je ne sais plus, en tout cas le genre de salle que je ne fréquente pas. Je suis une snob musicale, un concert c’est dans une salle où l’on peut voir l’artiste. Facilement. (et comme je mesure 1m58, le choix est assez restreint).
J’avais donc tiré une croix sur The National, jusqu’à ce qu’une âme bien attentionnée me prévienne d’un concert surprise au point éphémère le 24 juin, avec une mise en vente des billets le vendredi à midi.
le lendemain, donc, 1 752 appuis frénétiques sur F5 plus tard, j’avais deux places. Le monde m’appartenait.
Et leur monde m’a appartenu, l’espace d’un peu plus d’une heure. Si je connaissais leur musique, je ne connaissais pas le groupe (cela m’intéresse rarement de connaitre les hommes et les femmes derrière les artistes). J’ai découvert une bande de passionnés, amusants et décalés, emmenés par Matt Berninger (MATTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT #ahem), majestueux dans son jeu de scène avec son micro à pied, sa dégustation frénétique d’un liquide ambré dans des gobelets vite abimés qui le faisait tanguer, sa voix éraillé et chaude. Sans oublier bien sûr, les mélodies. Les mélodies, Ces mélodies qui laissent sans voix et qui chavirent le corps et le cœur (surtout le cœur). L’accent en français du guitariste qui rythmait leur morceaux. Leur joie de revenir aux sources dans une salle qui a accueilli un de leur premiers passages.
Avec en final, un bain de foule, une chanson en acoustique pour un public vibrant, acquis Ă la cause (The) National(e).