Méfions-nous, la "shock doctrine" c'est le fait que les gens mauvais profitent des temps de crise pour gagner du terrain. Les vrais charactères se révèlent !

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Méfions-nous, la "shock doctrine" c'est le fait que les gens mauvais profitent des temps de crise pour gagner du terrain. Les vrais charactères se révèlent !
Kaamelott modern AU - Arthur Pendragon
“«On m’a parfois reproché de ne pas être féministe. Dois-je rappeler que j’étais une des 343 salopes avec Marguerite Duras et Françoise Sagan qui a signé le manifeste “Je me suis fait avorter” écrit par Simone de Beauvoir ? L’avortement était passible de poursuite pénale et emprisonnement à l’époque. C’est pourquoi je voudrais dire aux conservateurs, racistes et traditionalistes de tout poil qui ont trouvé stratégique de m’apporter leur soutien que je ne suis pas dupe. Ils n’auront ni ma gratitude ni mon amitié, bien au contraire. Je suis une femme libre et je le demeurerai. Je salue fraternellement toutes les victimes d’actes odieux qui ont pu se sentir agressées par cette tribune parue dans le Monde, c’est à elles et à elles seules que je présente mes excuses.”
— Catherine Deneuve (via theoppositeofadults)
Encore une fois, pas du cinéma mais de la BD : une petite note sur Titeuf que j'ai réalisé dans le cadre de l'expo Héro(ïne)s qui se tiendra les 13-14-15 juin au palais du commerce durant le LyonBd Festival, puis à partir du 16 juin dans la mairie du 4ème arrondissement de Lyon !
Désolée, j'ai un peu peur que ce soit illisible, j'espère que si vous ouvrez l'image dans une nouvelle fenêtre on verra mieux !
“Je ne suis pas une victime. Mais des millions de femmes le sont. C’est un fait et non un jugement moral ou une essentialisation des femmes. Et en moi, palpite la peur de toutes celles qui, dans les rues de milliers de villes du monde, marchent la tête baissée. Celles qu’on suit, qu’on harcèle, qu’on viole, qu’on insulte, qu’on traite comme des intruses dans les espaces publics. En moi résonne le cri de celles qui se terrent, qui ont honte, des parias qu’on jette à la rue parce qu’elles sont déshonorées. De celles qu’on cache sous de longs voiles noirs parce que leurs corps seraient une invitation à être importunée. Dans les rues du Caire, de New Delhi, de Lima, de Mossoul, de Kinshasa, de Casablanca, les femmes qui marchent s’inquiètent-elles de la disparition de la séduction et de la galanterie ? Ont-elles le droit, elles, de séduire, de choisir, d’importuner ?”
—
Leïla Slimani
(via
theoppositeofadults
)
“Au cours de la dernière décennie, le seuil de tolérance a brutalement baissé. Les mecs « lourds » sont devenus des harceleurs. La drague intempestive dans les espaces publics est appelée harcèlement de rue. Un prof de fac qui « séduit » une étudiante est coupable d’abus d’autorité. […] Je constate que mes filles, leurs amies, mes nièces ne supportent plus ce que nous nous avions intégré comme un mal inévitable. Je questionne. Je découvre que des jeunes filles de mon entourage ne vont pas bien à cause de « ça ». Une première expérience sexuelle pas vraiment voulue, et surtout pas de la manière dont elle s’est passée. Elles regrettent d’avoir fait certaines choses qu’elles n’avaient pas décidé de faire, et ça ne passe pas par les pertes et profits de l’entrée dans la vie. Elles se sentent blessées, elles sont en colère. Elles en parlent entre elles. Je crois être sûre d’une chose, mais on pourrait tenter de me prouver le contraire: ce ne sont pas les hommes et les garçons qui ont changé et qui seraient devenus moins « respectueux ». Au contraire, ils sont nombreux à avoir entendu, compris, évolué. Ce sont les femmes et la société qui ont bougé. Il y a de moins en moins de troisième voie entre le viol et la relation consentie. L’expression « passer à la casserole » et ce qu’elle impliquait d’acceptation sociale d’un abus, n’est plus acceptable. […] Depuis quelques années, de plus en plus de jeunes filles et de femmes exigent qu’on sorte de cette zone grise. Pour certaines d’entre elles, il n’y a pas trois voies : le « vrai » viol, le « vrai » consentement et « le truc entre les deux ». Il y a viol ou pas. Accepter « le truc entre les deux », c’est cautionner la culture du viol. Cela nous oblige à revoir la portée du mot consentement. Il ne peut plus s’agir de ne pas avoir dit, ou crié assez fort « Non ! ». Consentir, ce n’est plus « céder », c’est quand on est OK.”
— “De la résignation au consentement, le problème de la « zone grise » entourant les rapports sexuels” - Blandine Grosjean (via theoppositeofadults)
Au cours de la dernière décennie, le seuil de tolérance a brutalement baissé. Les mecs « lourds » sont devenus des harceleurs. La drague intempestive dans les espaces publics est appelée harcèlement de rue. Un prof de fac qui « séduit » une étudiante est coupable d’abus d’autorité. […] Je constate que mes filles, leurs amies, mes nièces ne supportent plus ce que nous nous avions intégré comme un mal inévitable. Je questionne. Je découvre que des jeunes filles de mon entourage ne vont pas bien à cause de « ça ». Une première expérience sexuelle pas vraiment voulue, et surtout pas de la manière dont elle s’est passée. Elles regrettent d’avoir fait certaines choses qu’elles n’avaient pas décidé de faire, et ça ne passe pas par les pertes et profits de l’entrée dans la vie. Elles se sentent blessées, elles sont en colère. Elles en parlent entre elles. Je crois être sûre d’une chose, mais on pourrait tenter de me prouver le contraire: ce ne sont pas les hommes et les garçons qui ont changé et qui seraient devenus moins « respectueux ». Au contraire, ils sont nombreux à avoir entendu, compris, évolué. Ce sont les femmes et la société qui ont bougé. Il y a de moins en moins de troisième voie entre le viol et la relation consentie. L’expression « passer à la casserole » et ce qu’elle impliquait d’acceptation sociale d’un abus, n’est plus acceptable. […] Depuis quelques années, de plus en plus de jeunes filles et de femmes exigent qu’on sorte de cette zone grise. Pour certaines d’entre elles, il n’y a pas trois voies : le « vrai » viol, le « vrai » consentement et « le truc entre les deux ». Il y a viol ou pas. Accepter « le truc entre les deux », c’est cautionner la culture du viol. Cela nous oblige à revoir la portée du mot consentement. Il ne peut plus s’agir de ne pas avoir dit, ou crié assez fort « Non ! ». Consentir, ce n’est plus « céder », c’est quand on est OK.
“De la résignation au consentement, le problème de la « zone grise » entourant les rapports sexuels” - Blandine Grosjean (via theoppositeofadults)
Je ne suis pas une victime. Mais des millions de femmes le sont. C’est un fait et non un jugement moral ou une essentialisation des femmes. Et en moi, palpite la peur de toutes celles qui, dans les rues de milliers de villes du monde, marchent la tête baissée. Celles qu’on suit, qu’on harcèle, qu’on viole, qu’on insulte, qu’on traite comme des intruses dans les espaces publics. En moi résonne le cri de celles qui se terrent, qui ont honte, des parias qu’on jette à la rue parce qu’elles sont déshonorées. De celles qu’on cache sous de longs voiles noirs parce que leurs corps seraient une invitation à être importunée. Dans les rues du Caire, de New Delhi, de Lima, de Mossoul, de Kinshasa, de Casablanca, les femmes qui marchent s’inquiètent-elles de la disparition de la séduction et de la galanterie ? Ont-elles le droit, elles, de séduire, de choisir, d’importuner ?
Leïla Slimani
(via
theoppositeofadults
)
Quelques stats françaises…
Encore une fois, pas du cinéma mais de la BD : une petite note sur Titeuf que j'ai réalisé dans le cadre de l'expo Héro(ïne)s qui se tiendra les 13-14-15 juin au palais du commerce durant le LyonBd Festival, puis à partir du 16 juin dans la mairie du 4ème arrondissement de Lyon !
Désolée, j'ai un peu peur que ce soit illisible, j'espère que si vous ouvrez l'image dans une nouvelle fenêtre on verra mieux !
Histoire du féminisme en bande dessinée via Le Monde
Le Slut-Shaming est l’une des multiples formes que peut prendre le cyber-harcèlement.
Couvertures facebook féministes.
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Dans la série des témoignages qui font du bien, voici Amandine, qui a déja contribué au blog auparavant et qui nous livre aujourd’hui ce superbe témoignage, à visage découvert.