C'est assez connu, le parler familier de Kaamelott est un mĂ©lange de patois lyonnais et du dauphinĂ©. Avec toutefois une petite nuance : le peuple (et notamment les paysans) s'expriment en gaga, le patois stĂ©phanois. Ce qui, en tant que stĂ©phanoise pure sang (sur 6 gĂ©nĂ©rations), Ă©veille Ă la fois un sentiment de hargne envers AA parce que bonjour le mĂ©pris lyonnais pour les stĂ©phanois et en mĂȘme temps, une joie tout enfantine d'entendre des personnages dans une sĂ©rie culte parler comme chez moi <3
Guethenoc, c'est mon grand-pĂšre. Je n'exagĂšre pas, Guethenoc parle exactement comme mon grand-pĂšre, jusque dans les intonations et les jurons. Tout y est. RĂ©cemment une amie me disait "On ne comprend pas ce que dit Guethenoc, mais c'est fait pour" et j'ai hurlĂ© de rire parce que comment ça tu le comprends pas ? Il parle comme tous les vieux que je croise Ă la messe, et souvent, soyons honnĂȘtes, moi aussi je parle comme lui. C'est le B.A.-BA du stĂ©phanois. Le niveau introductif. Toutes les bases sont lĂ , sans ĂȘtre dans l'excĂšs et c'est beau. (Vraiment, si vous voulez savoir Ă quoi ressemble l'accent stĂ©phanois, allez voir l'Ă©pisode "Le ProblĂšme du Chou" au livre I, c'est presque un cas d'Ă©cole. "Ben les cochons!" je pleure en pensant que j'ai cet accent)
Roparzh, son accent est plus prononcé. Tu sens déjà qu'il habite pas en ville lui. C'est le gars que tu vois sur le marché dans un petit village random de la Loire et qui te vend 1kg de légumes pour 1⏠avec un supplément vin/fromage, parce que tu vas la faire avec quoi ta fondue d'poreaux sinon ?
Belt, c'est le pire (et donc le mieux). Un nouveau cran a été franchi. Lui, c'est l'alcoolique qui n'a pas encore décuvé de la veille que tu croises au Casino en faisant tes courses un samedi matin. Il faut avoir le gaga en intraveineuse pour comprendre ce qu'il dit. De toute façon, tu préfÚres ne pas comprendre.
Le Tavernier, au contraire, il est plus civilisé. Il tient un commerce, lui. Il a toujours son accent, ses intonations, bien sûr. Il est fier de ses racines, c'est pas un bourgeois lyonnais, lui. C'est le patron du PMU avec qui tu discutes du match de la veille, qui te fait un prix sur le pùté aux pommes et qui salue bien le papa. Une pointe d'accent bien prononcée surgit de temps à autre, de façon aléatoire. (Son "ça donne de la prestAnce" est gravé au fer rouge dans ma mémoire, SAINT-ETIENNE RPZ)
Finalement, merci à M. Astier d'avoir préservé ce morceau du patrimoine français dans sa série <3




















