SÉANCE #12 : Le digital labor et le Web affectif : regards sur l'économie numérique
Chers internautes,Â
Le développement du numérique transforme massivement l’économie et la manière dont nous travaillons. Les plateformes numériques, devenues incontournables, reposent considérablement sur le digital labor, ce travail non rémunéré effectué par les utilisateurs. Cet article explore le rôle majeur du digital labor dans l'économie numérique avec ses divers angles. Ce concept sera lié avec le Web affectif. Puis, ces réflexions soulèveront des interrogations sur la valorisation et la régulation du travail.
Tout d’abord, les plateformes numĂ©riques sont devenues un pilier central du monde virtuel. Elles sont devenues bien plus que de simples outils de travail. En effet, celles-ci reprĂ©sentent un modèle Ă©conomique majeur reposant sur la captation du digital labor. Ce concept concerne « les activitĂ©s numĂ©riques quotidiennes des usagers des plateformes sociales, d’objets connectĂ©s ou d’applications mobiles » (Cardon, 2015, paragr. 4). En ce sens, les plateformes exploitent ces diverses formes de travail pour alimenter leurs services, souvent sans aucune rĂ©munĂ©ration Ă©quitable. Il s’agit d’une source de profit et d’avantages de marchĂ© pour les entreprises de l’économie numĂ©rique (Cardon, 2019, paragr. 1). Contribuer Ă un article sur WikipĂ©dia, poster des photos de famille sur Facebook ou Ă©crire un commentaire dans un forum : toutes ces actions sont des exemples de digital labor (travail gratuit, en français) (idem).Â
Les microcontributions des utilisateurs, le microtravail, le crowdsourcing, et même les travailleurs du clic en font aussi partie. Selon Camille Alloing, les travailleurs du clic sont « des professionnels de la communication, des relations publiques ou du marketing qui œuvrent pour des organisations ou des entreprises, publiques et privées. Leur activité […] consiste à faire circuler sur les réseaux sociaux les contenus produits par leur employeur et […] à faire réagir les usagers » (Gauvreau, 2021, paragr. 3).
Le concept du digital labor peut être mis en lien avec le concept du Web affectif. Par exemple, l’usage d’émoticônes pour « taguer » des contenus Web est l’une de ces contributions involontaires des internautes, représentant la « dimension affective » du digital labor. Puis, ces données permettent de tracer un profil émotionnel complet de l’usager du Web (Alloing, 2017, paragr. 4).
En somme, le digital labor et son lien au Web affectif soulignent l'importance majeure des utilisateurs dans l'économie numérique, soulevant des questions fondamentales. Comment concilier la reconnaissance du travail des utilisateurs et  la conservation des plateformes ? Quelles mesures réglementaires pourraient équilibrer la rémunération juste et l’accès aux services en ligne ? Tant de questions me viennent en tête… Et vous, qu’avez-vous à dire sur ce sujet ?
Ă€ bientĂ´t!
BibliographieÂ
Cardon, D. (2015). Qu’est-ce que le digital labor ? https://larevuedesmedias.ina.fr/quest-ce-que-le-digital-labor
Cardon, D. (2019). Digital labor. https://www.cairn.info/culture-numerique--9782724623659-page-340.htm
Alloing, C. (2017). Une économie numérique des émotions. https://journals.openedition.org/rfsic/3511?lang=en
Gauvreau, C. (2021). Communiquer à l’ère du web affectif. https://actualites.uqam.ca/2021/communiquer-a-l-ere-du-web-affectif/










