3 années de travail 350000 caractères 75000 mots, Corps Chaos, mon premier livre, sortira cet automne aux éditions Mycélium et sera disponible en pré-vente dès la rentrée.

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@harriet-de-g
3 années de travail 350000 caractères 75000 mots, Corps Chaos, mon premier livre, sortira cet automne aux éditions Mycélium et sera disponible en pré-vente dès la rentrée.
[Sidequest] J'ai commencé la traduction un peu par hasard, par envie, besoin, que certain·es auteurices existent en français, parce que leurs mots résonnent, ou pour que la façon si particulière dont iels articulent les choses soit accessible ici. Souvent des auteurices pas, peu ou mal traduits, parce que queer, handies, racisées et particulièrement Noires. Et des écrits brillants qui n'attendent que d'être traduits, il y a beaucoup. C’était le cas de Rest Is résistance de Tricia Hersey, qui existe désormais en français sous le titre Reposez-vous : résistez à la broyeuse capitaliste. Loin d’être un énième bouquin de dév personnel, c’est un texte qui s’adresse à toutes les personnes épuisées, celles qui n’arrivent pas à s’arrêter, comme à celles à qui on a appris que le repos était réservé aux plus privilégié·es. C’est un appel, un manifeste, qui puise dans l’histoire et les écrits des grandes penseureuses afro-américaines, comme dans les imaginaires afrofuturistes pour nous rappeler que le repos n’est pas une question de mérite, mais d’émancipation collective. Il est une arme politique face à la broyeuse capitaliste et la suprématie blanche. Un immense merci aux éditions les Renversantes de m'avoir fait confiance pour rendre la richesse de ce texte hors de sa langue natale et d'avoir compris l'importance d'une traduction située🫶🏾. Disponible en librairie dès maintenant.
Dans le dernier numéro de la déferlante, j’ai participé à une conversation autour des récents débats sur l’aide à mourir en France. Cette version, éditée, ne contient pas les propos foncièrement validistes tenus lors de l’échange. Ils sont pourtant symptomatiques de l’état du débat, et une preuve supplémentaire que la loi sur la fin de vie, en l’état actuel, présente un danger pour beaucoup d'entre nous.
Jeux paralympiques : le prix de la diversité.
[Vous pouvez retrouver cet article sous forme de brochure sous le lien suivant en pleine page, ou en cahier]
Alors que les Jeux Olympiques s’apprêtent à gâcher l’été de milliers de personnes, je me suis dit qu’il pourrait être intéressant de revenir sur une facette dont on parle beaucoup moins : les Jeux Paralympiques. En effet, il est assez simple de trouver des critiques sur le modèle en général, mais assez peu sur les implications pour les personnes handicapées, qu’elles soient ou non athlètes. Si l’on en croit les discours officiels, les Jeux Paralympiques sont une véritable aubaine pour les handiEs. On se félicite de la construction de logements ou de services publics aux normes, sans trop interroger le fait qu’il ait fallu attendre jusque-là.
Extrait du twitter de Fadila Khattabi, Ministre déléguée chargée des Personnes âgées et des Personnes handicapées.
En termes de visibilité, c’est aussi LE moment de l’année où l’habituel paysage audiovisuel donne la place à plus de diversité, notamment pour le de handicap. Malgré toutes ces bonnes nouvelles, les Jeux Paralympiques, comme son équivalent à gros budget, sont une plaie. Ce texte est un rapide tour d’horizon des critiques qu’on peut y adresser.
Hollow
Hollow est une nouvelle futuriste, racontée depuis la place des handiEs. Dans un futur idéal, quelle place nous est donnée ou plutôt laissée ? Quand la plupart des utopies proposées ignorent complètement une partie de son humanité, difficile en tant que crip de se projeter dans un futur radieux et paisible. C’est l’histoire d’une résistance face au validisme et à l’eugénisme, l’histoire d’une communauté mise à l’écart qui continue de construire ses îlots de paix.
Découvrir puis traduire cette nouvelle de Mia Mingus a été une petite aventure en elle-même. Cette histoire est belle et importante parce qu'elle alimente nos imaginaires de solidarité, de débrouille et de soin crip. Elle est aussi difficile car la cruauté qui y est dépeinte n'est pas éloignée de nos réalités.
À l’heure où le débat sur l’euthanasie revient en force, et menace directement l’existence des personnes handies et malades, elle est plus que jamais d’actualité.
Comme tous les textes de ce blog avant lui, Hollow est disponible à la commande à prix libre, pour permettre de soutenir cette activité. Pour cela, il suffit de m’envoyer un message privé en précisant sa commande, le prix qu’on veut payer, son mail & selon le mode d’envoi : une adresse. Vous pouvez aussi le retrouver dans sa version imprimable ici (en pleine page) ou ici (en format cahier).
[Traduit de l’anglais (Canada) par Emma Bigé & Harriet de G. Originellement publié dans adrienne maree brown & Walidah Imarisha (dir.). Octavia’s Brood. Science Fiction Stories from Social Justice Movements, Chico (CA), AK Press, 2015. Publié en France dans la revue Multitude 94, Justice handie pour des futurs dévalidés.]
Les crip à l'assault de la ville : l'espace repensé par les luttes antivalidistes est disponible sous ce lien en PDF.
L'article aborde la réalité spatiale des personnes handies, notamment les difficultés à occuper un espace urbain pensé pour les mettre à l'écart. Il parle bien sûr du problème des institutions d'enfermement (IME, Ehpad, ESAT,...), mais plus largement des difficultés à percevoir le handicap comme un enjeu politique. L'une des conséquences étant l'exclusion d'espaces militants et plus généralement sociaux, qui nous sont pourtant vitaux et nécessaires.
Encore des rêves indociles de justice handie pour la fin du monde
[initialement publié dans la revue Multitude 94, Justice handie pour des futurs dévalidés, traduit de l’anglais (Canada) par Emma Bigé et Harriet de G. Texte Original et Image d'illustration de Leah Lakshmi Piepzna-Samarasinha]
Comme tous les textes de ce blog avant lui, il est disponible à la commande à prix libre, pour permettre de soutenir cette activité. Pour cela, il suffit de m’envoyer un message privé en précisant sa commande, le prix qu’on veut payer, son mail & selon le mode d’envoi : une adresse. Vous pouvez aussi le retrouver ci-dessous ou dans sa version imprimable ici (en pleine page) ou ici (en format cahier).
Cette liste est un extrait du chapitre sur "pour les proches" issu du zine «Toujours mal quelque part» 📖. Pour lire la suite, rdv sous ce lien
◽ À commencer par la base de la base : on ne remet pas en question quelqu’un·e qui exprime ses limites. Même si c’est frustrant parce que ça change les projets, même si ça veut dire aller plus lentement, même si on pense qu’elle pourrait faire un petit effort. Seule la personne concernée peut décider de qu’elle est ou non en capacité de faire.
Soutien mutuel : les bases
Un extrait du chapitre sur le soutien mutuel issu du zine «Toujours mal quelque part» 📖, plus d'informations sous ce lien.
Les réseaux de soutien mutuel sont un truc qu’on peut choisir de créer autour de soi avec ses proches, ou des gens avec lesquels on partage des affinités, parfois politiques ou identitaires. Pour beaucoup, ce sera la famille ou le couple qui fera office de réseaux de soutien. Si cela fonctionne pour certain·es, c’est aussi un terrain qui est propice aux abus et qui peut donner la sensation d’être coincé·e ou redevable. Le terme mutuel implique qu’il n’y a pas d’un côté les aidant·es et de l’autre les aidé·es. Tout le monde peut avoir besoin de soutien, et tout le monde a des ressources à partager. Il en existe des institutionnels comme les associations de malades ou les GEM (groupe d’entraide malade), mais aussi des plus informels. Si tu souhaites créer autour de toi un réseau de ce type, voici quelques bases, venues d’expériences diverses. Cette liste est loin d’être exhaustive, l’important étant d’en discuter.
«Petit» point sur le prix libre, tangente sur l’argent et le militantisme.
[ Initialement publié sur Instagram ]
Toujours mal quelque part
Avoir mal, quand ça dure depuis longtemps, c’est jamais juste avoir mal : c’est devoir adapter son quotidien, gérer l’incompréhension des proches, et faire plein de petits deuils, tout en gardant des espaces de joie. La douleur chronique est un truc qui touche énormément de gens. Pourtant, en dehors des recommandations médicales habituelles, peu de ressources s’attardent sur la gestion du quotidien. Comment on fait quand on n’a pas une thune ? Comment on en parle autour de soi, comment on adapte son existence à une donnée aussi imprévisible ?
Ce zine est un début de piste, qui s’adresse autant aux personnes qui vivent avec des douleurs chroniques, ainsi qu’à celle qui les entoure. Il te dira pas d’aller voir un médecin ou de faire du yoga, tu fais bien comme tu veux. Il existe juste pour te dire qu’il est possible de se rendre la vie plus facile et moins solitaire, même quand on a mal.
Ressources autour de la gestion de la douleur.
Cette Bibliographie est issue du zine "Toujours mal quelques part" sortie en janvier 2024. Les catégories reprennent les différents chapitres de celui-ci. La liste est régulièrement mise à jour et complétée. N'hésitez pas à partager vos propres ressources pour la faire évoluer!
À la base, il s’agissait juste de compiler les textes du blog dans un zine, parce que c'est bien pratique. Puis, évidemment, j'ai pas pu m'arrêter à un truc simple. J’ai ressorti l’aquarelle du placard, passé beaucoup trop de temps à chercher LA bonne typo, eu des grands débats avec l’imprimeur… Bref, y a des réflexes qui partent pas.
Ce bien bel objet est donc désormais disponible à prix libre. Ce qui veut dire que chacun·e paye ce qu'iel veut ou peut.
Où le trouver?
Elles sont là, elles sont de toute beauté et me rendent très fièr·e. Ça faisait longtemps que j’en avais envie et ça y est ! Les textes du blog ont enfin une forme papier ! Un format brochure existe pour chaque texte et un joli zine compile un certain nombre d’entre eux. Tout ça est disponible à prix libre ou gratuitement.
Où les trouver?
[Initialement publié via Instagram le 3/10/2021]
ll y a des textes, comme celui-ci, qui se baladent dans mes tiroirs depuis un long moment déjà. Des réflexions sans grandes prétentions, avec des fautes dedans, mais qui ont peut-être besoin vivre en dehors du perfectionnisme de leur auteure, enjoy🌱. Caramels, Je crois qu'on est beaucoup parmi les marginaux de cette société à au fond avoir très envie de relations affectives/amoureuses/romantiques chouettes, tout en étant tellement désabusées qu'on apprend à se construire avec l'éventualité que ça n'arrivera peut-être jamais.
À qui profite la chasse aux “faux handicapés” ?
[Vous pouvez retrouver ce texte dans sa version imprimable ici & dans une version zine avec plein d'autres.]
Affiches de propagande de l'allemagne nazi : l'affiche de droite rappelle qu'un patient atteint d'une maladie héréditaire coûte en moyenne 50 000 Deutschmarks (DM) au moment où ils atteignent 60 ans, à gauche on peut lire " 60 000 Deutschmarks, c'est ce que nous coûte cette personne handicapée au cours de sa vie. Cet argent est aussi le vôtre ".
En période de crise économique, les groupes les plus vulnérables se retrouvent souvent à jouer les boucs émissaires. Plutôt que d'aller creuser sur les origines desdites crises, on porte l'attention sur la façon dont chacunE contribue ou non à « l'effort national ». Les discours sur la fraude aux allocations sont récurrents dans les médias1, et entretiennent une défiance qui se ressent au quotidien. Dirigée en premier lieu vers les allocataires du RSA, ou des allocations familiales, cette suspicion touche aussi les personnes handicapées ou en invalidité. À la différence que dans ce cas-ci, ce serait d’abord un acte moral, la justification est différente.
Happy #PrideMonth, à tous les #crip, freaks, torduEs, estropiéEs, fatiguéEs, fols. à toutes celleux qui cette année encore seront excluEs des marches des fiertés parce que trop lentEs, trop bruyantEs, trop gênantEs, trop inadaptéEs pour faire partie de la fête.
Le validisme n’est pas juste une oppression à ajouter sur la liste pour la déco, c’est un truc concret qui prend de la place et qui nous empêche nous, handiEs, de prendre la nôtre.
Cette année encore, l’immense majorité des Prides, même celles qui revendiquent être à la marge, radicale ou politiques laisseront sur le carreau celleux incapables de performer la validité : qui ne peuvent pas « faire avec » et qui ont besoin d’adaptations concrètes plus que de vœux pieux et d’excuses bidons.
Les handicapéEs queers existent et ont aussi besoin de se retrouver, d’exprimer leur fierté sans que ça représente autant de risques. Iels ont aussi des revendications politiques, des choses à exprimer. Déjà souvent exclu·es des espaces queers/TPG en général, le mois de juin devient juste un énième rappel, alors que ça pourrait être un mois de célébration.
On n’avait pas dit, pas de fierté pour certain·es d’entre nous, sans la libération de tout le monde? (« no pride for some of us without the liberation for all of us » Masha P Johnson) D’ici là, joli mois de juin, vous êtes fantastiques dans toutes vos étrangetés 🌈