Sur ma blouse je sentais l’air faire partir le blues.
Le vent à travers le tissu a chassé le temps.
En quelques secondes le trouble est devenu plus net.

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@indescriptiblement
Sur ma blouse je sentais l’air faire partir le blues.
Le vent à travers le tissu a chassé le temps.
En quelques secondes le trouble est devenu plus net.
Ce soir mon coeur battait sur le rythme de tes pas,
Il se mélangeait avec les rires de la foule.
Ce soir ma peau moite sentait l’été,
Elle te désirait à m’en troubler l’esprit.
Ce soir l’été est revenu mais tu t’en es allée.
Je me sens tellement loin de là personne que j’essaye de devenir.
Le voyage
Après-midi ensoleillé,
Dans un train plutôt bondé.
Le soleil à travers la vitre sale,
Chasse mon teint pâle.
A toute vitesse je m’en vais,
Vers mon enfance.
Tous ces souvenirs bientôt retrouvés,
Traduisant ces moments d’errance.
L’enfant a disparu,
La jeune femme est apparue.
Comme ce train la vie avance,
Même si mes idées se balancent.
Loin de la grande ville,
Je retrouve ces paysages vert.
Ils se reflètent dans ma pupille,
Laissant s’échapper les vers.
J’ai l’impression de ne pas être entendue par mes proches, je sais pas si ils se voilent la face ou si je compte vraiment pour eux. Faut dire qu’ils sont pas habitués à ce que je dise ce que je ressens.
Aujourd’hui, ça fait 6 ans que tout s’est effondré dans ma vie. Je me sens toujours seule. J’ai avancé avec toutes ces épreuves. Mais aujourd’hui la force me quitte petit à petit.
Il est des soir où les étoiles s'effacent dans la lumière de la nuit, où les murs changent de forme, où les mots n'ont plus la même odeur. Il est des nuits où tout nous manque, jusqu'à nous même. C'est l'une de ces nuits.
Blanche, old letters.
“J'aime la nuit parce qu'on se déshabille de tout. C'est une mise à nu, une fois les lumières éteintes. Et pourtant, c'est là qu'on y voit le plus clair.”
— La Saveur Des Mots
“Et je sentis alors s'apaiser la tempête qui n'avait pas eu cesse aux abîmes du cœur pendant l'horrible nuit que j'avais traversée.”
— Dante Alighieri, La Divine Comédie (L'Enfer, Chant I)
“Tout est si obscur, oui je crois que je pars en raison de la force si terrible de cet amour que nous avons l’un de l’autre.”
— Marguerite Duras, Agatha
“Pour tromper le monde, je m'habille avec élégance chaque fois que je sors. J'allume mon sourire. Je maquille un peu ma tristesse puis je mets mes lunettes de soleil pour que personne ne remarque ton absence au fond de mes yeux.”
— Jón Kalman Stefánsson, Ásta (via boutsdelivres)
“Il y a un moment où la solitude, au-delà de toute tristesse, donne une telle impression de dureté minérale qu'on renonce à la combattre. On abdique, on devient insensible.”
— Guillaume de Sardes, L’Éden la nuit (via boutsdelivres)
Coupable.
Elle portait ce sourire en coin, cet air rêveur et ces envies de loin. Une certaine assurance, parfois maladroite, mais jamais de mauvais goût, toujours avec respect et sincérité. De la naïveté aussi, une constante peur d'être abandonnée au milieu du monde pour le reste des temps. Des souvenirs noirs, des pensées magnifiques et tristes, une sagesse bancale et une simplicité qui ne m'a jamais laissé indifférent. Et bien d'autres choses, tant de choses même que je n'arrive pas à les distinguer correctement. Je devine, j'imagine. Je me laisse porter par cette situation qui devient chaotique. J'aurais aimé ne jamais te rencontré. J'aurais aimé t'inventer dans mes rêves, rien de plus. Et là je me crève, avec ces espoirs a la con.©
Dim. 26 janvier 2020
C'était fatiguant, cette faculté à tout sentir, tout ressentir. A se laisser pénétrer par une intonation de voix, une remarque ironique, un haussement de sourcils. Elle ne parvenait pas à mettre de barrières entre les gens et elle. Un rien l'égratignait ou la rendait heureuse. Un rien l'abattait ou soulevait en elle une vague d'espoir et de chaleur.
Katherine Pancol
“Je t’avais préparé un monde différent, passionnant, un monde que l’on coud à l’intérieur de sa veste pour le garder contre son cœur.”
— Cécile Coulon, “Une chanson particulière” – Les Ronces