Aqua Utopia|海の底で記憶を紡ぐ
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Tsipras making a new friend, Davutoglu, while this one kills Kurds and supports the IS.
It’s a great day for the internet. #HackingTeam
Windows 10 ne démarre pas PAGE_FAULT_IN_NONPAGED_AREA
Sous la build 10162 de Windows 10 Preview, j’ai eu systématiquement l’erreur PAGE_FAULT_IN_NONPAGED-AREA après avoir tapé mon code pin pour ouvrir ma session. Un gros écran bleu de la mort.
Je venais de redémarrer après avoir changé plein de choses : J’avais adapté mes paramètres pour l’utilisation d’un disque SSD, à l’aide de Samsung Magician. Entre autres choses, ceci avait fortement réduit la taille de pagefile.sys. J’avais aussi installé Asus GPU Tweak et mis à jour les softwares NVidia. En cherchant Google, j’ai vu que ces trois softs provoquaient parfois ce type d’erreur. Indice supplémentaire, l’erreur survenait précisément à l’ouverture de la session.
Après avoir redémarré quelques fois en mode sans-échec, j’ai fini par comprendre que c’était Asus GPU Tweak qui foutait le bordel. En plus, il démarrait automatiquement à l’ouverture de la session.
Si vous n’arrivez pas à désactiver l’ouverture de GPU Tweak à l’allumage de l’ordi. Allez dans le dossier d’installation de GPU Tweaks (C:/Program Files/Asus/...), changez le nom du dossier. Une fois redémarré sans erreur, remettez son nom correct et désinstallez jusqu’à ce que Windows ou Asus fasse quelque chose.
Interview d’un combattant anarchiste à Kobané
Cet article est une interview d’un anarchiste végétarien et écologiste venu de Turquie et membre de Insurrection Sociale (Sosyal Isyan), qui combat dans les United Freedom Forces aux cotés des YPG/YPJ à Kobané. Cette interview a été réalisée par H. Burak Öz et est apparue à la base sur le site jiyan.org. L’interview a été traduite du turc à l’anglais par Ece Eldem. (Source: Insurrection News)
Des combattants anarchistes, végétariens et écologistes qui combattent à Kobané.
Nous sommes assis au QG des Forces Unies pour la Liberté (Birleşik Özgürlük Güçleri/United Freedom Forces) à Kobané. Je demande une cigarette à un combattant dans le but de faire connaissance avec lui. Alors qu’il me la tend, je lui demande combien de groupes forme les BOG. Il me dit que cette force regroupe des Salvationnistes (Kurtuluşçular), le MLSPB (Union Marxiste-Léniniste pour la Propagande Armée), le TDP (Parti de la Démocratie Commune) et des anarchistes, il précise qu’il est anarchiste aussi.
Quel est le but des anarchistes en combattant ici ?
Je suis l’un des fondateurs de Insurrection Sociale et leur porte-parole. Quand l’attaque d’ISIS a commencé à Kobané, au nom de la solidarité international, sans trop y penser, nous avons eu le projet de prendre sa défense, comme les Brigades Internationales dans la Guerre Civile Espagnole.
Les BOG ont été formées par différentes factions socialistes de Turquie. En tant qu’anarchiste, comment t’es tu retrouvé impliqué dans cette structure ?
Les BOG ont été formées quand nous sommes arrivés. Nous avons lancé un appel aux anarchistes et aux écologistes.
Est-ce-qu’il y a des anarchistes qui viennent d’ailleurs que de Turquie ?
Il y a des camarades d’Italie et d’Espagne. Il y a aussi un anarchiste argentin, mais il combat dans les YPG, pas avec nous.
Quand a été fondée Insurrection Sociale ?
Insurrection Sociale a été fondée en 2013 dans les tentes de la résistence à Tuzluçayır. (District d’Istanbul)
Pourquoi préférez vous le drapeau noir et vert ?
A la fois en mémoire des paysans de Makhno et aussi parce que nous sommes écologistes.
De quel genre de structure dispose Insurrection Sociale ?
Nous défendons la guerre de classe et rejetons l’anarchisme néo-libéral. Nous avons surtout des camarades de tradition anarchiste, makhnovistes et proudhoniens. En général, nous avons une vision plateformiste. On peut comprendre Insurrection Sociale comme ça : on ne prend pas Bakounine, Proudhon, Luigi, Galleani, Malatesta, etc. comme ils étaient. Nous avons examiné tous les anarchistes et avons ajouté nos propres idées, et nous nous sommes dit Insurrectionalistes Sociaux.
Quand êtes vous entré dans la lutte armée ?
Nous avons défendu la lutte armée dés la naissance de notre fondation. Nous étions spécifiquement influencés par par la vision de l’insurrectionalisme anarchiste d’Alfredo M. Bonanno. Nous avons créé notre propre théorie insurrectionaliste. Nous pensons que la révolution commencera par la lutte armée. D’abord c’était entre 3 et 5 actions armées dans les bidonvilles turques comme Okmeydanı, et cela nous a tous mené à Kobané. Mais avant tout, on en rêvait… si nous n’en avions pas rêvé et essayé de la pratiquer, on serait juste en train de boire des bières dans un bar à Kadıköy ou à Beyoğlu. Certains camarades sont restés comme ils étaient.
Quelle est l’approche du mouvement kurde envers vous à Kobané ?
D’une certaine façon, notre présence à Kobané montre que la lutte armée anarchiste ne s’est pas achevée avec la Guerre d’Espagne. Au début mes amis socialistes et apoïstes étaient surpris de voir des anarchistes avec des flingues ici. C’est une idée que les gens se font de l’anarchisme. En fait, les gens ne connaissent pas vraiment l’anarchisme ici. Ils connaissent les anarchistes comme “contre tout” et comme plein de sortes d’organisations. Il y a une chouette déclaration de Kropotkine “L’anarchie, c’est l’ordre”. On l’explique et on en prend la responsabilité. Même si parfois c’est difficile, on essaie de gérer ça.
A quel moment la théorie de l’éco-anarchisme et la pratique à Kobané se chevauchent-elles?
On a vécu de telles choses ici que nous n’avons pas pu déterminer pour quel mouvement nous devions agir, on n’a pas trouvé ça dans les livres.
Comme ?
C’est une guerre militaire. Par exemple, on rejette toute forme de hiérarchie, mais ici on est obligé d’avoir un commandant d’équipe. On ne peut pas donner des talkie-walkie à tout le monde et tout le monde ne peut pas faire ce qu’il veut à sa manière. Peut-être que c’est le naturel qui crée ses propres priorités. On comprend ce que la guidance de Malatesta ou l’autorité naturelle de Bakounine veulent dire ici, ce qu’on avait pas compris en les lisant. Il y avait de l’information et en la pratiquant nous avons obtenu de nouvelles informations.
Comment imaginiez-vous Kobané avant d’arriver et qu’y avez vous finalement trouvé ?
Je pensais que j’aurais des problèmes à propos des chaines de commandement, mais ça n’a pas été le cas. Je n’ai assisté à aucune tension ni à aucune difficulté entre les YPG et les BOG. Certains camarades ont crié en entendant siffler les balles dans des situations stressantes de guerre, mais c’est normal.
Des problèmes écologiques ont eu lieu ?
Il y a un point de vue oriental tel qu’il fallait des gens ici pour combler le fossé de conscience. Par exemple, des camarades d’Italie vulait importer de l’agriculture biologique mais il y a des gens qui connaissent déjà ça et qui l’appliquent. Ils parlent d’écologie. Un camarade espagnol a insisté pour “ne pas utiliser de diesel pour allumer un feu”. On est dans un endroit où le diesel coute 7cents. Le bois est plus cher et on ne peut pas en trouver puisque cet endroit est principalement désertique. Il y a bien des oliviers, mais ils sont planté pour l’agriculture, on ne peut pas les couper. Donc c’est absurde de dire aux gens “n’utilise pas de diesel, pourquoi en utilise tu pour te réchauffer ?”
Tu nous as dit plus tôt que les camarades des BOG avait demandé à des amis socialistes de ne pas manger de viande, et qu’ils s’excusaient envers les animaux tués. Mais quand on est coupé des vivres, on mange surtout de la viande. Tu peux en parler ?
Tant de choses se sont produites dans les montagnes. Les vivres n’arrivaient pas, on avait faim, il n’y avait rien d’autres que les canards abandonnés par les villageois. Quand les camarades ont commencé à découper les canards j’ai dit “Que faites vous, c’est un meurtre !” Mais je l’ai dit sans prendre en compte la réalité, par réflexe. Les choses qu’on faisait selon la théorie se sont effondrées.
Vous combattez avec des socialistes dans le même groupe. Il y a des discussions théoriques entre vous ?
Même quand c’est le cas, ce sont plutôt des plaisanteries, il n’y a jamais eu de problèmes. Nous sommes tous conscients d’être là pour la solidarité internationale. Nous agissons tous selon l’éthique révolutionnaire. On dort côte à côte et on mange ensemble. Nous essayons de nous comprendre. Peut-être que nous avons besoin d’une nouvelle théorie au XXIè siècle à laquelle cette pratique apporterait quelque chose, en termes de compréhensions les uns des autres.
Tu as dû voir la mort de près. A quoi tu pense dans ces moments là ?
Evidemment, mais sur la ligne de front, tu pense à tes camarades. Peut-être qu’il y a des moments de peur et de panique, mais quand tu entends le bruit des armes, tout ça disparaît. Je veux dire, tu développe des réflexes pour te protéger toi et tes camarades.
C’est quoi cette canette de Coca-Cola ?
N’y touche pas c’est une bombe artisanale !