Rainy day in Kyoto
Three Goblin Art

titsay
No title available
macklin celebrini has autism

⁂
Monterey Bay Aquarium
Stranger Things
todays bird

shark vs the universe
Cosmic Funnies

Love Begins

izzy's playlists!

oozey mess
Claire Keane
will byers stan first human second
occasionally subtle

tannertan36
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open
h

pixel skylines

seen from United States
seen from United States
seen from Malaysia

seen from Indonesia

seen from Türkiye
seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from China

seen from United States

seen from United States

seen from United States
seen from United Kingdom

seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from Saudi Arabia
seen from United States
seen from United States
@iscambe
Rainy day in Kyoto
Ta voix.
Je ne sais pas à quel moment ma vie m’a échappé.
Mais je sature. Je ne peux plus. Je ne peux plus…
Déjà quand rien n’est dit, mon cerveau s’emballe et te place dans tous mes rêves.
Déjà quand tout est mort, mon esprit se rebelle et te drape de toutes mes pensées.
Quelques mots, une attention imprévue et mon cœur se s’emporte dans un espoir fou.
Je dois arrêter ça. Je ne sais pas comment faire. Je ne sais plus quoi faire.
Tu ne me sors pas de la tête.
Passer la porte ? Mais elle ne s’ouvrira jamais plus… elle ne peut plus s’ouvrir pour moi. Et c’est sûrement mieux comme ça, que je sois exclue, remisée dehors, interdite d’entrer.
Tu remplis mes rêves, tu remplis mes cauchemars. Toutes mes nuits sont habillées de toi. Plus j’essaie de te libérer de moi, plus je suis prise dans tes filets…
Je me rends la vie difficile et je ne sais pas pourquoi. J’aimerais disparaître sous Terre. J’aimerais n’avoir jamais existé.
J’aimerais que les choses soient autrement et je ne peux blâmer personne. À part moi.
Je ne demande pas de pardon. Même si on me le donnait, je ne le prendrais pas. C’est au-delà du pardonnable.
J’ai toujours tout gâché.
Hier, il m'est arrivé une interaction qui m'a amèrement fait regretter Clément...
On était au centre commercial, A. et moi sirotions nos chocolats chauds en flânant devant les vitrines. Je m'arrête devant une robe quelconque, rien de particulièrement raffiné, joli ou qualitatif. Je remarque son prix : 195€.
Je me fais un commentaire à moi-même : "200 balles pour une simple robe ? n'importe quoi..." et un groupe de jeunes femmes passe à ce moment-là à côté de moi et glousse moqueusement "on n'a pas tous les moyens de se la payer..." puis elles continuent leur chemin. Je n'ai évidemment rien dit parce que je n'ai à me justifier de mes moyens auprès de personne, je n'ai rien à prouver, et ceux qui savent savent (je sais ce que je peux ou ne peux pas acheter, ça me suffit amplement).
Mais j'aurais aimé que Clément soit vivant pour que l'on puisse décortiquer des heures le sous-jacent de cette interaction : se sentir valorisé quand on est moins pauvre qu'un autre (ou qu'on se perçoit comme moins pauvre qu'un autre), la société de consommation qui nous a poussé à quantifier notre valeur et uniquement, en plus, en fonction de ce que l'on peut ou pas acheter, la comparaison malsaine, etc, etc...
Du coup, j'ai décortiqué seule et j'ai l'impression de n'avoir fait que gratter la surface...
J'en peux plus d'entendre parler d'argent, de prix, de travaux, de fenêtres, de portes, de salle de bains. MATIN MIDI ET SOIR. TOUS LES PUTAINS DE JOURS. Merde, quoi. Je n'en peux plus. Au téléphone, dès que je rentre du boulot, aux repas, après les repas. Que ça !
J'en peux plus d'entendre soupirer dès que je fais un peu de bruit. Notamment ce soir avec le scotch pour emballer mes colis. Ou maintenant, parce que je tape sur mon clavier.
J'en peux plus des petites remarques sournoises. "J'ai acheté au fait le couscoussier. 50 balles sur Amazon. Ouais je savais que tu mettrais jamais 50 balles donc comme j'en ai besoin pour l'anniversaire de ton père, je l'ai pris."
Je voudrais crier, hurler, mais je ne peux pas. Ces cris, ces hurlements retenus me bouffent de l'intérieur.
S’appeler Guignard, ça c’est pas de bol !
😏
Je suis le genre d'adulte maintenant qui aime trouver ses affaires là où elle les avait rangées, avoir des crèmes pour le visage efficaces et tant pis si c'est cher. Je suis le genre d'adulte maintenant qui se hérisse vraiment quand les chaussures traînent, quand la chambre des enfants n'est pas rangée (ça rend la chasse aux araignées plus compliquée aussi... aura la référence qui peut), quand la chasse des toilettes n'est pas tirée. Le genre d'adulte qui se dit : oh tiens c'est vraiment classe cette tenue. "Classe, cette tenue" ?? Je ne supporte plus de porter un décolleté, ou quelque chose de court. Avant, je me souviens que j'essayais toujours d'avoir un voire deux éléments sexy parmi les suivants : presque transparent, très court, très moulant, décolleté... Je ne cherchais pas à être dévergondée non plus, mais clairement le "classe" n'était pas ma priorité du tout. Maintenant, je veux être soit confort, soit classe. Bizarre. Bon, honnêtement, je suis plus souvent confort qu'autre chose mais c'est compliqué de faire mieux avec une vieille garde-robe qui a entre 7 et 15 ans et qui avait d'autres priorités, n'est-ce pas...
Je vieillis, et une partie de moi déteste ça, autant que l'autre partie adore. Mes crèmes sentent bon, le rangement ça me clarifie l'esprit, mon gras je fais la paix avec petit à petit, je me sens mûrir de l'esprit comme mon corps qui s'avance dans l'âge, peu à peu. Je ne suis pas vieille, mais je vieillis. Je pensais que ce serait à la fois plus doux et plus violent.
J’ai rêvé que tu étais toujours vivant. J’ai rêvé que tu débarquais à Toulouse sans prévenir, et que c’était le choc le plus violent de ma vie. Tu avais beaucoup maigri, tu rayonnais, et tu étais couturé de partout. Mais je reconnaissais ta tignasse noire, tes lunettes rondes, ta voix grave. Je te voyais devant moi et je n’y croyais pas. Essayer de me réveiller ou te sauter dans les bras ? Te sauter dans les bras. Tu m’expliquais des procédures et des opérations médicales complexes qui t’avaient retenu 3 ans et demi. Sans donner de nouvelles, faisant croire que tu étais mort. Et c’était tellement cohérent ! Mais dans ce rêve, tu étais là et c’était si bon… Si naturel, si réaliste, si agréable. J’avais récupéré mon meilleur ami et je me faisais la promesse que je n’allais plus jamais te quitter des yeux, te surveiller pour que tu ne disparaisses plus jamais. J’ai mis du temps au réveil à réaliser que ce n’était pas réel. Je n’ai même pas pleuré. Jusqu’à maintenant. Est-ce que je peux écumer les hôpitaux pour vérifier ? Un vain espoir…