En concert hier, aux Nuits Botaâ, Bruxelles.
Monterey Bay Aquarium

â
No title available
he wasn't even looking at me and he found me
No title available
we're not kids anymore.
đ

JVL

@theartofmadeline
NASA
Aqua Utopiaïœæ”·ăźćșă§èšæ¶ă玥ă
Cosmic Funnies
Sweet Seals For You, Always

Janaina Medeiros
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open

No title available
Fai_Ryy
Today's Document
d e v o n
Jules of Nature

seen from TĂŒrkiye

seen from United States
seen from United Kingdom

seen from United States
seen from Spain

seen from Germany
seen from TĂŒrkiye
seen from United States

seen from TĂŒrkiye
seen from TĂŒrkiye
seen from United States

seen from Malaysia
seen from United States
seen from United States

seen from United States

seen from United States

seen from Malaysia

seen from TĂŒrkiye

seen from Netherlands

seen from United States
@iwannamakelaughtoyou
En concert hier, aux Nuits Botaâ, Bruxelles.
âPoint.â
Je nâoublierai pas cette nuit-lĂ . Je nâoublierai pas cette derniĂšre nuit. Cette nuit en noir et blanc. Les rires et les essayages avec C., dans lâhĂŽtel tellement vide de clients, tellement vide de nous, que lâon essayait tant bien que mal de remplir de notre prĂ©sence, en vain. JâĂ©tais jolie, cette nuit-lĂ . Câest ce que je croyais. Câest ce que les yeux de R. me disaient. Et ses doigts qui caressaient les miens. Je nâoublierai pas lâenthousiasme dâĂȘtre avec tout le monde au restaurant, et les larmes en laissant partir A. et les enfants. Je nâoublierai pas le vin, lâassiette que je nâai pas terminĂ©e, le rire de P., les lapins en chocolat de MJ. Je nâoublierai sĂ»rement pas ce regard que tu mâas lancĂ©, qui mâa empĂȘchĂ© de respirer pendant une seconde. Ce regard qui voulait dire tellement de choses mĂȘme si jâignore quoi. Je nâoublierai votre Ă©chappĂ©e aprĂšs avoir embrassĂ© les âanciensâ, puis comme je me suis Ă©croulĂ©e sans prĂ©venir sur les genoux de C., dans la voiture, en vous voyant partir. Moi-mĂȘme, je ne mây attendais pas. Je nâoublierai pas le ciel Ă©toilĂ©, si beau et pourtant si cruel, de me narguer en me rappelant Ă notre bon souvenir, Ă notre Lautaret sous ces mĂȘmes Ă©toiles, Ă cette nuit glaciale et douce. Je nâoublierai pas la cigarette que jâai fumĂ©e, seule, assise prĂšs du terrain de pĂ©tanque, en me âmouchant dans les Ă©toilesâ, comme dirait Brel. Je nâoublierai pas les bras de R. Je nâoublierai pas toutes les larmes que jâai versĂ©es cette nuit-lĂ , Ă mâen Ă©touffer.
Tu lâas probablement laissĂ©e derriĂšre toi depuis bien longtemps, mais je nâoublierai pas cette nuit-lĂ , N.
CHOCAPIC MUSIQUE ET BITE
My motto
Jeux de reins, jeux de vilains.
Odezenne, Bouche Ă lĂšvres
Le garçon trĂšs grand Ă©tait lĂ . Il Ă©tait vraiment trĂšs beau, avec barbe, ses cheveux en bataille-mais-pas-trop et son regard quand il mâa souri.
France I
Mon âbateau-barâ prĂ©fĂ©rĂ© rouvre vendredi prochain. Celui oĂč lâon observe les couchers de soleil rosĂ©s du pont supĂ©rieur, un verre de vin blanc et une cigarette Ă la main. Celui oĂč le barman connaĂźt ma boisson favorite, oĂč les soirĂ©es sont bercĂ©es de rythmes espagnols ou de ces chansons françaises quâon aime tant. Celui oĂč le mĂ©tal nâa jamais Ă©tĂ© aussi chaleureux. Celui oĂč jâai rencontrĂ© le garçon trĂšs grand aussi. Sera-t-il lĂ vendredi ?
C'Ă©tait au temps oĂč Bruxelles rĂȘvait C'Ă©tait au temps du cinĂ©ma muet C'Ă©tait au temps oĂč Bruxelles chantait C'Ă©tait au temps oĂč Bruxelles bruxellait
Jacques Brel (via desnuees)
Vas-y chĂ©rie fais moi la guerre Griffe-moi, couds moi les paupiĂšres Il est tard, on sâennuie Trouvons vite un hĂŽtel
Tes mains chahutent et se faufilent, oh oh Tes yeux gourmands me vandalisent, oh oh Ma jolie tu me vois venir, oh oh Dans ton viseur comme une cible, oh oh
Jâai une to-do liste Ă rallonge, pour les jours et semaines Ă venir, mais aussi concernant ma vie en gĂ©nĂ©ral. Elle comprend certaines envies un peu idiotes, par exemple : relire â4 filles et 1 jeanâ Ă Santorini, en GrĂšce.
Dans le bruit des conversations des bars
Tu te souviens, dis ? Quand tu mâas serrĂ©e dans tes bras pendant trĂšs longtemps, trĂšs fort, avec un soupir de soulagement et un grognement de satisfaction - de ceux qui signifient quâil nây a pas de meilleur ailleurs dâici.
Dis, tu te souviens ?
Jâaime bien Vincent Dedienne. DĂ©jĂ , parce quâil ressemble Ă un koala, ce qui lui confĂšre automatiquement une mignonnerie irrĂ©sistible. Ensuite, parce quâil me fait rire et mâĂ©meut, et quâil le fait bien. Il a une plume subtile, qui peut me faire rire aux Ă©clats comme me mettre la larme Ă lâĆil. Il a su donner une note parfaite Ă sa chronique lors des attentats de Charlie Hebdo, il a trouvĂ© les mots quâil faut pour parler Ă et de C. Taubira, et puis je suis Ă peu prĂšs certaine quâil a rĂ©ussi Ă rappeler Ă des messieurs trĂšs sĂ©rieux leur part dâenfance, et ça, câĂ©tait pas gagnĂ©.
Instant suspendu.
Charlotte Chauvin
Rue Saint-Nicolas
Les rue sont chargĂ©es dâHistoire, sont chargĂ©es dâhistoires. Et je pense quâinconsciemment, on a tous une rue qui nous parle plus que les autres. La mienne se situe dans ma ville natale. En y superposant des filtres temporels sur une dizaine dâannĂ©es, des images de moi se cĂŽtoieraient, dans la joie, la fougue et la tendresse. La Place de lâArbre Magique (de la Fourche) nous a accueillis durant nos annĂ©es lycĂ©ennes. Nos premiĂšres cuites, nos premiĂšres cigarettes, et les meilleurs kebabs de la ville (feu Le Figuier). On se sera tordu les chevilles sur les pavĂ©s. On aura chutĂ© aussi, parfois. Cette rue, nous la frĂ©quentons rĂ©guliĂšrement depuis la Seconde, et encore aujourdâhui alors que nous ne sommes plus Ă©tudiants, alors que nous avons quittĂ© cette ville. Câest contre cette porte, prĂšs de lâancienne boulangerie, que lâamoureux dâune autre mâavait plaquĂ©e pour mâembrasser Ă pleine bouche, aprĂšs une soirĂ©e Ă la Jacqueline. A quelques mĂštres Ă peines, lĂ oĂč la place et la rue se rencontrent, A. mâavait avouĂ© ces choses contenues depuis quelques annĂ©es dĂ©jĂ , dans lâodeur de la pluie, avant de mâembrasser doucement, debout sur les pavĂ©s mouillĂ©s. Et Ă lâentrĂ©e de cette mĂȘme rue, prĂšs du canal, un soir de fin dâĂ©tĂ©, B. entrelaçait ses doigts aux miens alors que nous nous apprĂȘtions Ă monter dans son appartement, dont les fenĂȘtres donnaient - si lâon se penchait assez - sur chacune de ces scĂšnes (ou presque). Ces instants de la Rue Saint-Nicolas. Ces moi qui se superposent, mes histoires qui sâentremĂȘlent la nuit, qui se distinguent, se rassemblent et se complĂštent. Mes histoires et, mon dieu, celles de toutes les autres personnes qui sont passĂ©es, qui sont restĂ©es, dans cette rue.
514.
Elle ne voulait plus ĂȘtre sage. Les filles sages ne sont pas celles que l'on retient, qui marquent l'esprit au fer rouge de souvenirs majestueux, grandioses, exaltants, vivifiants, puis douloureux.
Clochards Célestes.
Illustratrice : Helsauge.