Nous serons rois demain
Mon amour toi et moi
J'irai trouver de l'or
Pour chacun de tes doigts
Et quand les océans
Viendront noyer nos terres
Nous suivrons les printemps
Nous suivrons la lumière
Saez - Rois Demain
The Stonewall Inn
Claire Keane
ojovivo
TMBGareOK. The Official They Might Be Giants tumblr
Sweet Seals For You, Always
Interview Vampire Daily
Show & Tell

No title available
One Nice Bug Per Day

Kiana Khansmith

No title available

❣ Chile in a Photography ❣

Jar Jar Binks Fan Club

shark vs the universe
YOU ARE THE REASON
I'd rather be in outer space 🛸
Mike Driver
The Bowery Presents
Keni
★
seen from Iraq
seen from Vietnam

seen from Russia

seen from Bangladesh

seen from Indonesia
seen from Venezuela

seen from Brazil
seen from United States
seen from Ecuador
seen from Canada
seen from Philippines

seen from Colombia
seen from Ecuador
seen from Chile

seen from Ecuador

seen from Argentina
seen from South Africa

seen from United Kingdom
seen from Ecuador
seen from United States
@jennlamelancholia
Nous serons rois demain
Mon amour toi et moi
J'irai trouver de l'or
Pour chacun de tes doigts
Et quand les océans
Viendront noyer nos terres
Nous suivrons les printemps
Nous suivrons la lumière
Saez - Rois Demain
On se refera quai de Seine, on se redira, oui, qu'on s'aime. On sera comme au premier jour, tu seras mon premier amour.
Amours noyés, quais des métros, nous les prendrons, oui, ces bateaux. Et tu verras, les chrysanthèmes auront le parfum des "je t'aime".
Mon amour, quand tu reviendras, je porterais à bout de doigts le monde, à tes doigts j'offrirai des chansons qui auront ton nom.
Saez - Quai de Seine
L'univers est fascinant.
Il peut être trouvé partout, pour qui veut bien le voir. Mais surtout, il est comme l'amour, le vrai : infini, ou bien peut-être qu'il a une fin, mais personne n'a eu l'occasion d'y arriver. Le véritable amour est infini. Il ne peut pas être éphémère, il est gravé dans nos cœurs, et lorsqu'on le trouve, alors c'est l'univers tout entier qui s'empare de notre âme.
Enfin... C'est ce qu'on m'a toujours répété lorsque j'étais môme.
C'est faux.
Je n'ai jamais trouvé cet univers. Et pourtant, le mien ne semble pas s'arrêter.
L'infinité me fait peur, parce qu'elle ne dit rien : on ne sait jamais quand ça s'arrêtera, si ça s'arrêtera un jour. Et lorsqu'on pense avoir trouvé l'infini, c'est l'éphémère qui prend place.
Pourquoi alors croire en un quelconque univers ?
Je ne crois que ce que je vois. Mais comme la réalité me fait peur, je préfère me réfugier dans les rêves.
Je cherche ces putain de pays, mais y'a rien. Du vide. Il faudrait que je le regarde un peu, peut-être que j'aurai moins le mal du pays d'ailleurs. La vie c'est un pays, un pays en guerre, en guerre des idées, des mélancolies, des pharmacies ambulantes, et puis de l'amour.
Le grand challenge que les faibles redoutent dès qu'ils comprennent que la vie c'est pas très démocratique quand on est pas comme tout le monde. Alors elle nous plaque par terre, la gueule dans la poussière on étouffe, on se prend des briques et on se retrouve en pleine tempête, et les phares, ils fonctionnent plus. Y'a plus personne, plus rien, plus de lumière pour nous guider, plus que des rochers et des déchets pour nous faire tanguer, puis couler. Et si on sait pas nager, alors c'est la fin. La fin de tout.
J'hésite à écrire la suite de mon monologue inutile et dénué de sens. En même temps je parle de la vie, pourquoi mes paroles auraient elles un quelconque sens logique ? Comment former des phrases logiques si on réfléchit ?
Parce que ça doit venir tout seul, sinon c'est malhonnête, ça pue la mauvaise foi. C'est pour ça que j'aime pas trop réfléchir. Les adultes, ils réfléchissent tout le temps. Alors je fais le gamin. Et je tente de réfléchir avec mon coeur plutôt qu'avec ma tête.
Dans un long soupir, mon cœur s'ouvre autant que mon esprit ravagé par mes pensées tordues, que je laisse lentement s'échapper au son de ma voix.
Mon univers se ferme, et ma voix résonne dans la pièce vide d'émotions. Elle s'en remplit lentement, comme des poumons se remplissent d'air, comme mes yeux se remplissent d'eau salée.
Je réfléchis trop. Mon manège tourne encore, toujours plus vite, un peu trop, ça donne mal au crâne et je vois déjà quelques vis se barrer aussi vite que mes moments de joie, alors j'en deviens mélancolique. Ça devrait être mon deuxième prénom ça... Mélancolie... ça fait prénom de fille. Le prénom d'une fille super jolie mais qui se trouve dégueulasse, et surtout super paumée, qui comprend pas ce qui lui arrive, qui n'a même pas envie de comprendre. Elle est juste comme ça, et c'est joyeux et triste en même temps, c'est le genre de fille qui sourit pour un rien et qui pleure pour n'importe quoi, qui se drogue aux médocs et dessine des univers sur un carnet à quatre-vingts-dix centimes, qui danse toute la nuit sur des morceaux de piano en criant le nom de ses amours mortes.
Putain de monde, sans déconner... Quel bordel, il ressemble à mon esprit. Peut-être qu'il tourne à l'envers le monde, ou alors il est plat, ou carré, c'est peut-être pour ça que le vide nous attire tant.
Crédit : Jennlamelancholia
Combien tu vends ta liberté, dis, combien tu vends ta poésie ?
Moi j'ai même vendu mon âme au Diable pour ton sourire.
Saez - Il y'a ton sourire
Mélancolie.
Je ne sais pas si c'est le bon mot, je ne suis pas douée pour m'exprimer. Mais j'essaye, je fais de mon mieux pour essayer d'écrire quelque chose de potable et avec le moins de clichés possible, mais la vie est un cliché à elle toute seule.
Pourquoi un Artiste devrait toujours tout faire parfaitement dans les règles de l'art ? J'ai toujours pensé qu'un Artiste en était un parce qu'il ne pouvait rien faire d'autre. Un Artiste peut être peintre, dessinateur, écrivain, chanteur, musicien, danseur, cuisiner, acteur, sans avoir à être connu du grand public. Un Artiste peut être un Artiste sans vraiment en avoir l'air. Pas besoin d'être David Bowie pour être un Artiste. Juste à faire les choses avec honnêteté et vivre de son art.
L'art est une forme d'expression, il permet de créer ce que d'autres ne peuvent interpréter comme nous l'avons fait, parce que chacun est différent et que chacun imagine l'art de différentes manières. Je ne veux pas que les gens sachent pourquoi et dans quelles circonstances j'ai écrit telle ou telle chanson, car ça gâcherait la magie de l'interprétation personnelle. Il n'y a pas forcément de sens concret. Je veux qu'ils sachent penser par eux-mêmes. Pas comme moi. Surtout pas comme moi.
Il y a une chose qu'on ne peut pas changer chez l'Artiste : il est libre. Libre de penser. C'est ça un Artiste, non ? Être libre. Penser par soi-même, et penser, c'est être libre.
Et je suis une Artiste libre. Probablement. Parce que je ne suis pas heureuse. Pourquoi les Artistes ne sont jamais heureux ? Parce qu'ils sont trop lucides. Alors ils se créent leur propre monde. Jusqu'ici, tout va bien. C'est lorsqu'ils sont forcés de revenir à la réalité que ça devient difficile.
Etrangement, être « heureuse » me rend banale, tellement que j'ai l'impression de ne rien ressentir. D'être morte, sans vie.
La tristesse me rend vivante. Ça peut paraître triste à dire, mais elle me donne l'impression de mourir, mais pas entièrement. Comme si je vivais ma mort. Ainsi, je souffre, j'ai mal. Et je ressens autre chose que du vide. Parce que lorsque je ne ressens rien, je suis une coquille vide. Il faut que je souffre.
En fin de compte, c'est moi le problème.
Crédit : Jennlamelancholia
J'ai eu longtemps un visage inutile, mais maintenant j'ai un visage pour être aimé, j'ai un visage pour être heureux.
Paul Eluard (Poésies 1913-1926)
Je ressens toujours ce manque.
Et c'est un manque déchirant, il me transperce le cœur et les entrailles. Ma vie est supposée continuer sans toi. Mais pas la tienne. Et pourtant tu es toujours là, quelque part dans ce monde, au milieu de tous ces êtres qui puent la désespérance. Au milieu des astres peut-être, sûrement avec d'autres martyrs.
Les mêmes questions, la même culpabilité, la même rancœur, et toutes ces émotions qui ont traversé mon corps depuis ces quelques années. Je trouve des bouts de toi, toujours, partout, dans l'odeur du café noir, la lumière des abat-jour, la fumée de mes clopes. Dans les paroles des gens, dans leurs regards surtout, ainsi que dans leurs mensonges. Je pense à toi toujours, devant un bon vieux livre, puis chaque fois que je suis ivre. Dans chaque chanson que j'écoute, dans tous ces visages que je croise et dans lesquels je trouve une similitude avec le tien. Quand je suis seule dans mon cinquante mètres carré, à chercher ta voix dans le silence. À chercher l'espoir dans la détresse que je ressens chaque jour, ce sentiment de vide qui n'est dû qu'à l'absence de ton ombre.
C'est lorsque tu es parti que j'ai réalisé que même l'amour infini pouvait se passer de l'éternité. Mon empire s'est écroulé lorsque j'ai réalisé que tu n'en ferais plus partie.
Crédit : Jennlamelancholia
Au plaisir, au désir de tout quitter sur un soupir
Aux adieux, aux toujours, aux promesses, aux amours
Aux noirceurs à nos cœurs
Aux lueurs, à nos peurs
À ton cœur fatigué
À nos travers, nos libertés
Saez - Les Fils d'Artaud (Messina, 2012)